Rozenn regardait le paysage défiler sous ses yeux. Pour la première fois depuis des mois, elle volait avec Ebène. Doran était né il y' a un mois et elle avait passé toutes ses journées avec lui. Bien qu' elle avait hâte de partir avec son dragon, cela avait été difficile pour elle de laisser son fils au château. Mais Oberyn et les filles lui avaient assurés qu' ils resteraient avec lui. Rozenn savait parfaitement qu' elle pouvait compter sur eux mais elle ressentait une peur irrationnelle à l' idée de s' éloigner de Doran.

Cette peur s' était nettement atténuée quand Ebène avait commencé à s' élever dans les airs. Le sentiment de bien-être et de liberté dont elle rêvait depuis des mois lui faisait un bien fou. Elle regardait la mer qu' ils survolaient, les dunes au loin. Rozenn réalisa pour la première fois que ces endroits magnifiques étaient à elle, vraiment à elle. En tant que princesse, elle régnait sur Dorne, mais c' était un concept assez abstrait pour elle. Elle savait qu' elle avait la responsabilité, avec Oberyn, de prendre de sérieuses décisions pour leur peuple, mais elle n' avait pas vraiment réalisée ce qu' elle possédait. Les plages, les dunes, les villages. Tout était à Oberyn et elle. Et un jour tout sera à leur fils. Elle ferait tout pour qu' il soit un prince comme son père. Un prince bon et à l' écoute de son peuple, qui ne sera pas assoiffé de pouvoir. Et elle sentait déjà qu' il serait un prince magnifique.

Ebène l' a fit voyager pendant quelques heures avant de la ramener à Lancehélion. Elle ne voyait jamais le temps passer quand elle était sur son dragon. Une fois arrivés, elle ne put s' empêcher de serrer son dragon dans ses bras. Elle ne pouvait évidemment pas faire le tour de son corps avec ses bras mais elle les posa au niveau de ses ailes. Il se laissa faire quelques secondes puis repartit vers le ciel.

Rozenn passa les gardes qui la saluèrent chaleureusement et entra sur la place. Elle vit Nyméria et Lorkas qui se tenaient à l' entrée du marché. Ils sourirent en la voyant arriver.

_ On dirait que ta promenade s' est bien passée. Dit Lorkas avec un sourire moqueur.

_ Oui très bien. Cà se voit tant que cà ?

_ Entre tes cheveux tout emmêlés et tes yeux brillants, oui ça se voit. Dit Nyméria.

Rozenn se passa une main dans les cheveux tout en riant.

_ Je me demanda comment j' ai fait pour m' en passer aussi longtemps. Dit-elle.

Ils discutèrent un moment puis Rozenn retourna au château. Elle se dirigea directement à la nursery. Elle y trouva Oberyn assit sur un fauteuil avec Doran dans ses bras. Rozenn ne se lassait pas de ces moments-là. Voir son mari tenir leur fils était une image qui lui procurait de l' émotion à chaque fois. Elle se plaça derrière lui et lui passa affectueusement sa main dans les cheveux. Elle débordait tellement d' amour pour les deux hommes de sa vie que parfois c' en était douloureux.

_ Cela t'a fait du bien de remonter sur Ebène ? Demanda Oberyn.

_ Oui. Tu avais raison, j' en avais besoin.

Il se leva et lui tendit Doran. Rozenn avait du mal à croire que cela faisait déjà un mois qu' il était né. Tout était encore si frais dans son esprit. La douleur, les heures de travail, le premier cri puis le bonheur de voir et tenir son bébé pour la première fois. Elle était encore très sensible sur le sujet. A chaque fois qu' elle y pensait ou en parlait, les larmes lui montait aux yeux.

_ Je te l' avais dit. Puis cela nous a fait du bien de passer du temps entre hommes.

Rozenn rit à cette remarque. Oberyn essayait de ne pas passer tout son temps avec leur fils. Il disait qu' il ne fallait pas l' étouffer ou créer une relation fusionnelle. Mais la vérité c' est que, comme Rozenn, il ne se lassait pas de voir son garçon. Rozenn savait aussi que ce n' était pas bon d' étouffer leur enfant mais il n' était qu' un bébé pour l' instant, il n' y avait aucun mal. Quand il grandirait, ils feraient plus attention.

_ Les Stark doivent arriver d' ici quelques semaines, non ? Demanda Rozenn.

_ Oui, normalement.

Le lendemain de la naissance de Doran, les corbeaux avaient été envoyés aux quatre coins du royaume. Ils avaient reçus beaucoup de réponses de félicitations et, encore, des proposition d' alliance. Comme promis, Jon Stark s' était mis en marche vers Dorne pour leur rendre visite. Rozenn avait très hâte de revoir les Stark.

Obara leur avait envoyé ses félicitations et des nouvelles de Cassana. Et à la plus grande surprise de Rozenn, sa nouvelle grossesse. D' après le mestre, elle était enceinte de deux mois. Rozenn avait été étonnée qu' Obara soit retombée enceint si rapidement mais Oberyn lui avait expliqué que c' était courant pour les familles royales. Le royaume doit avoir un héritier mâle.

Rozenn se sentait chanceuse d' être mariée à Oberyn. Elle savait combien il aimait avoir des enfants mais il ne lui faisait aucune pression pour la bousculer. Elle lui avait qu' elle n' était pas prête à avoir un autre enfant tout de suite, qu' elle voulait profiter de Doran et qu' elle ne se sentait pas capable de retraverser une grossesse pour l' instant. Il comprenait tout à fait et ne voyait aucune objection à ce qu' elle reprenne du thé de lune le lendemain de leurs ébats. Elle savait que de toute façon, Oberyn ne la forcerait jamais à rien mais le fait de savoir qu' il la comprenait et la soutenait lui faisait du bien.

Ils restèrent là presque une heure quand Nyméria arriva l' air alarmé.

_ Nos hommes ont arrêté le lutin à quelques kilomètres d' ici.

_ Qu' est-ce qu' il fait là ? Demanda Oberyn.

Rozenn voyait qu' il s' était tendu. Elle avait beaucoup entendu parler du lutin. Tyrion Lannister. C' est pour le défendre qu' Oberyn s' était battu face à la montagne. Il avait profité du sort de Tyrion pour venger sa famille. Bien qu' il se foutait du sort de cet homme, Oberyn lui avait avoué que pour un Lannister, Tyrion avait beaucoup de qualités. Mais homme bien ou pas, Oberyn ne se lierait jamais à un Lannister.

_ Il dit qu' il veut vous parler. Répondit Nyméria.

Oberyn regarda Rozenn et elle hocha la tête. Elle appela une des nourrices et reposa Doran dans son berceau puis suivit Oberyn et Nyméria hors de la pièce. Elle devait admettre qu' en dépit de son nom de famille, Rozenn était très curieuse de rencontrer ce Tyrion. Si même Oberyn trouvait du bien à dire de lui, c' est qu' il devait être un homme bien.

_ Il est seul ? Demanda Oberyn à Nyméria.

_ Oui. Nos hommes l' ont trouvé sur son cheval, près des dunes.

Rozenn voyait qu' Oberyn était nerveux. Elle lui prit la main et la serra tendrement. Il la regarda et lui fit un sourire rassurant. Ils arrivèrent sur la place du château et Rozenn vit un attroupement d' hommes armés de lances. Même si ils étaient là pour leur sécurité, elle trouvait ridicule de se trouver à cinq ou six autour d' un nain désarmé.

Nyméria rejoignait Lorkas, tandis qu' Oberyn et Rozenn s' approchaient des hommes. Ils s' écartèrent et l' un d' eux poussa Tyrion en avant.

Rozenn regarda l' homme qui se tenait devant elle. Il avait une masse de cheveux blonds qui était sales et emmêlés. Une barbe qui devaient avoir plusieurs semaines et des yeux clairs. Une longue balafre traversait son visage. Rozenn fut surprise de lui trouver beaucoup de charme. On ne pouvait pas dire que c' était un bel homme mais il possédait un charme certain. Et malgré sa taille, elle trouvait qu' il se dégageait de lui un charisme plus grand que chez certains hommes de taille normale.

_ Princesse Rozenn, prince Oberyn. Les salua Tyrion.

Rozenn lui fit un signe de tête poli. Elle aurait voulu le saluer plus chaleureusement mais elle savait que trop bien ce que ressentait Oberyn pour les membres de la famille Lannister et elle tenait à lui faire comprendre qu' elle était de son côté. Peu importe ce que lui inspirait Tyrion.

_ Puis-je savoir ce qui vous amène ici ? Peut-être vous êtes-vous perdu ? Demanda froidement Oberyn.

_ Non, j' ai toujours eu un très bon sens de l' orientation. Quand à l' objet de ma venue, peut-on en parler en privé ?

Oberyn prit quelques secondes avant de faire un signe de tête à ses hommes pour qu' il le détache. Rozenn n' avait même pas remarqué qu' il avait les mains liées par une corde. Elle ne savait pas si elle devait éprouver de la fierté ou de l' hilarité devant les précautions que prenaient leurs hommes.

Tyrion les suivit jusqu'au château. Ils se dirigèrent immédiatement dans la salle de conseil. Ils s'installèrent tandis qu' un servant leur servait du vin. Rozenn buvait très peu d' alcool mais elle n' avait plus bu de ce merveilleux vin dornien pendant toute sa grossesse. Elle soupira intérieurement quand le liquide coula dans sa gorge. Tyrion avait l' air de ressentir la même chose, à son plus grand amusement.

_ A la vue de votre taille fine, j' imagine que Dorne a son héritier. Toutes mes félicitations.

_ Merci. Dit gentiment Rozenn.

_ Je suis curieux, les Dieux vous ont-ils fait enfin grâce d' un garçon ou à nouveau d' une fille ? Demanda-t-il à Oberyn.

_ Un garçon, Doran.

Oberyn essayait de garder un ton froid mais Rozenn percevait l' affection pour leur fils dans sa voix.

_ Je suis content pour vous. Doran est un très bon choix de prénom.

Oberyn ne répondit pas mais il remplit à nouveau le verre de Tyrion.

_ Nous feriez-vous l' honneur de nous dire ce que vous faites là. Redemanda Oberyn.

Tyrion but une gorgée et regarda au loin. Il avait l' air d' hésiter.

_ Je cherche quelqu'un à conseiller.

Un silence s' abattit dans la pièce. Rozenn observa Oberyn qui ne cachait pas sa surprise.

_ Vous souhaitez devenir l' un de nos conseillers ? Demanda Oberyn, incrédule.

_ Oui. Je conseillais Daenerys Targaryen jusqu'à ce que la ville se retourne contre nous.

Rozenn et Oberyn était très surpris à cet annonce.

_ J' ai du mal a y croire. La fille Targaryen avait autant de raisons que moi de vous mépriser. Dit Oberyn.

_ Au début elle voulait me faire tuer. Mais elle a vite compris que comme elle, et vous, je méprise ma famille.

_ Vraiment ? A quel point ? Demanda Oberyn.

_ Au point de tuer mon père.

La phrase avait claqué dans l' air lourd de la pièce.

_ Alors c' est vrai ? Vous l' avez transpercé à l' arbalète.

_ Oui.

Tyrion tentait de rester indifférent mais on voyait une culpabilité se dégager de lui.

_ Vous avez tué votre neveu aussi ?

Tyrion sourit.

_ Non. Mais je maintiens ce que j' ai dit lors du procès. J' aurais aimé le faire.

Rozenn se souvint de ce qu' Oberyn et les autres lui avaient dit à propos du roi Jeoffrey. Un roi d' une grande cruauté et stupidité. Un roi assassiné à son propre mariage. Oberyn s' était toujours demandé si Tyrion était vraiment innocent.

_ Vous n' avez vraiment aucun idée de qui aurait pu s' en prendre à lui ?

_ Au début j' ai pensé à vous, le poison étant une de vos spécialités. Mais cela aurait beaucoup trop manqué de subtilité.

Oberyn eut un petit sourire.

_ Et à part moi ?

_ Je ne sais pas. La seule personne que je ne soupçonnais pas était ma soeur. On pouvait tout lui reprocher sauf de ne pas aimer ses enfants, surtout Jeoffrey.

_ Vous avez appris ce qui est arrivé à votre soeur ?

_ Oui. D' après les hommes de Stannis se sont bien amusés avec elle avant de lui trancher la gorge.

_ Je suis navré de vous dire que c' est vrai.

Rozenn frissonnait d' horreur. Oberyn lui avait épargné les détails mais effectivement, Cersei Lannister n' a pas quitté ce monde en douceur. Tyrion fit une moue désolé mais ne montrait aucune tristesse pour sa soeur.

_ Pour en revenir à votre neveu, je pensais à votre femme. Dit Oberyn.

Il regarda Rozenn et lui lança un regard d' excuse. Il savait à quel point elle appréciait Sansa. Mais d' après ce qu' elle avait entendu Sansa avait toutes les raison du monde de tuer ce monstre.

_ Non. Je sais qu( elle le détestait mais elle n' aurait pas été capable de faire une chose pareille.

On sentait l' affection qu' éprouvait Tyrion pour la jeune rousse à sa façon de parler d' elle. Ils avaient été mariés pendant un court moment. Sansa lui avait dit que Tyrion n' avait jamais posé la main sur elle et qu' il s' était toujours montré respectueux avec elle. Rien que pour cela, Rozenn éprouvait un certain respect pour Tyrion.

_ Pourquoi voulez-vous nous conseiller ? Votre neveu et votre frère se trouve à Casterly rock. Demanda Rozenn.

_ Je suis légèrement en froid avec mon frère. Et mon neveu est entre les mains des Tyrell. Bien que je n' ai aucune affection pour cette famille, je pense que Margaery aura une bonne influence sur lui.

Oberyn ne put retenir un ricanement.

_ Si Stannis avait accepté, Margaery aurait quitté votre neveu sans ciller pour être reine des sept couronnes.

_ Je n' en doute pas, la fille n' a jamais caché son désir de devenir reine.

Aucun ne prononça un mot pendant quelques secondes. Rozenn gardait les yeux sur Tyrion qui s' agitait légèrement.

_ J' ai vécu quelques temps près des dragons à Meereen. J' ai été très troublé d' apprendre que l' un d' eux obéissait à la nouvelle princesse de Dorne.

_ Que savez-vous sur Dorne ? Je veux dire depuis votre départ de Meereen. Demanda Oberyn.

_ J' ai appris pour votre frère, votre nièce et votre neveu. J' en suis sincèrement désolé.

_ Mes neveux.

Tyrion se figea.

_ J' ai cru comprendre que Trystan avait réussi à s' enfuir.

Rozenn ressentit un pincement au coeur. Il croyait que Trystan et Myrcella s' en étaient sortis.

_ Ils se sont sauvés. Mais pas assez vite, pas assez loin. Je suis désolé. Dit Oberyn.

Tyrion luttait pour rester impassible mais un chagrin immense se lisait sur son visage. Avant Tyrion, Myrcella avait été la seule Lannister que Rozenn avait rencontré. La fille n' était que gentillesse et douceur. Sur beaucoup de côtés, elle lui faisait penser à Shireen.

Oberyn s' était détendu au cours de la conversation mais restait sur ses gardes.

_ C' est pour cette raison que vous êtes venu ici. Vous vouliez veiller sur votre nièce. Dit Rozenn.

_ En partie, oui. Mais aussi pour vous aider. Les gens parlent de vous en très grand bien ma princesse. Vous aussi prince Oberyn, mais la nouvelle princesse qui possède le dragon qui a sauvé Dorne fait beaucoup parler d' elle.

Rozenn ne savait pas quoi répondre à cela. Elle regarda Oberyn qui avait l' air pensif. Elle ne se prononcerait pas sur la demande de Tyrion avant Oberyn. Même si elle savait déjà qu' elle était partante pour accueillir Tyrion parmi leur conseillers. Elle sentait que cet homme était particulièrement intelligent et qu' il avait bon coeur. Et même si elle était princesse de Dorne, elle laisserait cette décision à Oberyn. Les Lannister on massacré une partie de sa famille il y' a vingt ans et une autre partie récemment. Elle savait qu' il était déchiré intérieurement. Accepter la présence et les conseils d' un Lannister, lui imposait de mettre sa haine et sa rancoeur de côté.

Voyant qu' Oberyn ne semblait pas se décider, Rozenn prit les devants.

_ Mon mari et moi allons réfléchir à votre proposition. En attendant, vous êtes le bienvenu pour passer la nuit ici. Je vais demander à ce qu' on vous prépare une chambre.

Tyrion lui souria gentiment.

_ Je vous remercie pour votre hospitalité. Je vais vous laisser tranquille. Répondit-il.

Sur ce, il se leva et quitta la pièce. Rozenn alla s' installer sur les genoux d' Oberyn qui l' enlaça tendrement.

_ Tu ne sais pas quoi faire. Dit Oberyn.

_ Non. Sa famille a causé des souffrances inimaginables à la notre. Je me sens mal à l' idée de le tolérer ici.

_ Je comprends mon amour. Et c' est à toi de décider. Mais je tiens à te dire que c' est injuste que quelqu'un soit tenu pour responsable des actes de sa famille. Je sais que tu aimerai le voir partir à cause de ce que sa famille t' a fait mais Tyrion n' en est pas responsable. Comme ne l' était pas Myrcella.

Oberyn l' a serra un peu plus fort.

_ Je sais. C' est ce que j' ai dit à Tywin. Peu importe la pourriture qu' était Jeoffrey il n' était pas responsable des actes de son grand-père.

Rozenn souffrait de voir Oberyn ainsi. Se retrouver face à Tyrion avait tout fait remonter en lui. La perte de sa soeur, son frère et de leurs enfants. Et sans Ebène, Oberyn et Rozenn seraient morts aussi. Seules les filles s' en seraient sorties, ce qui sur le moment, avait été une grande consolation.

Rozenn se souvenait de la peur qui l' animait le jour de la bataille de Dorne. La peur de perdre Oberyn, le désespoir de le voir disparaître. Et cette fiole qui avait représenté pendant un temps la solution à tout. Elle ressentait elle-même de l' aversion pour ces lions qui avait fait tant de mal à son mari, à sa famille. Elle renoncerait sans hésiter à son statut de princesse si Oberyn pouvait retrouver ses proches. Elle ne voulait rien d' autre que son bonheur. Et paradoxalement, elle était sûr que Tyrion pourrait l' y aider. Malgré son nom de famille, ce petit bout d' homme serait utile pour Dorne.

_ Tu veux qu' il reste. Dit Oberyn.

Ce n' était pas une question. Il voyait qu' elle s' était déjà fait une opinion sur Tyrion.

_ Oui. Mais pas si tu ne veux pas. Je veux que ce soit ton choix.

_ Tu es princesse de Dorne. Nous prenons ce genre de décisions ensemble.

_ C' est un cas spécial Oberyn.

Il approcha son visage et l' embrassa tendrement.

_ Je t' aime.

_ Moi aussi je t' aime. Dit Rozenn.

Elle sentit Oberyn lui embrasser les cheveux. Ils restèrent l' un contre l' autre pendant un long moment sans rien dire. Juste à se câliner et à s' embrasser. A cet instant, il n' était pas le prince de Dorne. Il était juste un homme qui avait besoin de réconfort, un homme qui ne s' était toujours pas remis de la perte de sa famille. Les années servaient juste à alléger la douleur mais elles n' effaceraient jamais le traumatisme. Elle sentait son amour pour lui enfler douloureusement dans sa poitrine. Peu importe ce que cela lui coûterait, elle ne laisserait personne blesser à nouveau son mari.

Il leva les yeux et la regarda intensément. Il n' avait pas besoin de parler pour qu' elle le comprenne. Il ferait les choses bien. Il ferait tout pour protéger sa famille et leur maison.

Même si cela devait commencer par faire confiance à un petit lion.