Aaaah lala ! Comment je suis désolée ! Presque trois mois ! Je sais pas ce que je vais pouvoir faire pour me faire pardonner, je suis pas dans la merde, tiens ...
En tout cas, on a régler le problème des sauvegarde des fichiers, j'ai pu ré-écrire une grosse partie de ce que j'ai perdu, l'ordi à l'air de pas trop faire chier son monde et ma connexion internet re-fonctionne CORRECTEMENT ! Je vais pas vous le cacher ... Je commençait légèrement à en avoir plein le c** ! Bon, sinon ...
A part ça, j'espère que vous êtes toujours là, si oui j'ai décidé de vous poster tous les chap' restant cette semaine pour me faire pardonner mon absence et rattrapper la connerie de ce put*** d'ordinateur portable à la mort-moi-le-noeud.
Enfin, bref, il reste deux chapitres et un épilogue ;) et la fin alternative, je la commencerai la semaine prochaine :)
Allez, je vous laisse là ... Parce que j'ai aussi de la lecture et de la review à rattraper :s je verrai ça demain ;) lol
En espérant que vous n'ayez pas trop envie de me couper la tête: je vous souhaite une bonne lecture ! ;)
°°o°° Chapitre XXXV °°o°°
Terre, Caen.
Le plan « trop pourri, quoi » du Colonel Sheppard avait porté ses fruits, au grand dam du Capitaine Coureau qui s'était, à l'origine, littéralement payée la tête de son supérieur. La jeune Française avait dû simuler un malaise et l'Américain s'était époumoné pour attirer l'attention de leur geôlier.
Les prisonniers avaient aperçu un furtif éclat de panique dans les yeux du jeune Genii qui avait observé Julie s'écrouler, tremblant de tous ses membres, sans savoir comment réagir.
Devait-il ouvrir la grille et lui porter secours après avoir prévenu le Commandant ou devait-il laisser l'Atlante se débrouiller seule avec son petit souci de santé ?
Alors que leur gardien avait semblé débattre intérieurement pendant une longue minute, John s'était rapidement fait la réflexion que la jeune métisse avait un sacré talent d'actrice … Poussant le vice jusqu'à se baver dessus. Souci du détail. Il allait devoir se méfier, à l'avenir.
Il n'empêche que son plan des plus obsolètes, comme l'avait fait remarquer la métisse en question, avait sacrément bien fonctionné. Le gardien, un assez jeune soldat, sans doute nouvelle recrue, s'était décidé à pénétrer dans la cellule afin de savoir ce qui se tramait, arme au point.
Le tout, en oubliant de prévenir qui que ce fût. Kolya allait faire une de ses têtes en apprenant cette étourderie de la part d'un de ses hommes … Le jeune Genii avait pourtant bien pris soin de tenir ses prisonniers en joue, contre le mur du fond, pour jeter un œil à la Française qui semblait se tordre de douleur à ses pieds.
La jeune femme hurlait comme un porc qu'on égorge, tendue à l'extrême, et ne semblait plus pouvoir se contrôler. Le gardien, quand même un peu inquiet, était persuadé d'avoir pris toutes ses précautions …
C'était sans compter Sheppard qui lui avait sauté dessus sans crier gare. Le Genii n'avait pas eu le temps de réagir qu'il s'était retrouvé cloué au sol, le bras droit bloqué dans le dos, et son arme avait changé de propriétaire.
L'un des Atlantes l'avait assommé et la dernière chose qu'il avait entendu avant de sombrer avait été la voix désabusée de la jeune femme qui était en train de mourir, quelques secondes plus tôt.
« Okay, au temps pour moi … Mais franchement, je maintiens, c'est super pourri. Ou alors, ce mec est un gros débile. »
O
Après avoir libéré la deuxième cellule, les Atlantes s'étaient élancés dans le couloir sombre, tentant de se repérer du mieux qu'ils pouvaient. La seule défense dont ils disposaient était deux armes prises sur leur geôlier qu'ils avaient enfermé.
Coureau soupira de soulagement en voyant Andrea marcher toute seule, sans appui, même si elle boitait fortement. Julie fermait la marche avec Thomas et elle jeta un œil sur John qui progressait aux côtés de Johann, en tête.
Elle avait la sensation de tourner en rond et ils n'étaient encore tombés sur personne. Elle commençait à se demander si les Geniis feraient réellement sauter leur réacteur depuis ce bunker.
Suffit que tu retrouves le labo, espèce de gourde !
Julie haussa un sourcil … Pas bête comme idée. Le hic était qu'elle n'avait pas la moindre idée de l'endroit où ils se trouvaient par rapport au dit laboratoire.
Le Capitaine stoppa net en voyant les deux hommes, en tête, s'arrêter et John lever le poing. Ils se regroupèrent au milieu du couloir et laissèrent l'Américain s'avancer vers une porte métallique entrebâillée qui laissait filtrer un rail de lumière. A mesure qu'il avançait, le Colonel pouvait entendre des voix.
Il se plaqua sur le mur et passa un œil dans la fine ouverture de la porte … Il y avait trois hommes attablés et John pouvait apercevoir leurs effets dont ils avaient été dépouillés. C'était visiblement une salle de permanence, à proximité des cellules. Et si les Atlantes pouvaient, au moins, récupérer leurs armes et les radios …
Sheppard se retourna et fit signe à Steinbeck, détenteur de la deuxième arme de poing, de s'approcher. Le Lipsien vint se mettre face à son supérieur qui lui donna le signal … Et Johann lança un vif coup de pied dans le bas de la porte qui s'ouvrit avec fracas, surprenant les soldats.
Les trois Genii se firent descendre sans avoir eu le temps de faire un geste, à peine celui de se lever.
« Oh, génial, mon sac ! » S'écria bêtement Julie en pénétrant dans la pièce sécurisée par ses collègues.
John choisit ce moment pour lui lancer son fusil accompagné de son capteur cardiaque.
« Est-ce que vous avez une idée de l'endroit où il faut aller ? » Demanda-t-il en repositionnant son oreillette.
Coureau activa son détecteur et acquiesça.
« Je pense qu'il suffit qu'on se focalise sur la plus grosse concentration de signe de vie. »
Johann et Thomas, ayant récupéré leurs armes, surveillaient l'entrée et l'interrogèrent du regard.
« Plus y a de Genii, plus c'est là que ça va péter. »
« Ah, ouais, là c'est plus clair. » Fit Steinbeck en hochant la tête avant de traduire à son nouvel équipier.
« On peut y aller ? » Lança John qui perdait patience avant de voir son équipe opiner du chef.
Julie allait passer devant, se guidant à l'aide du détecteur, lorsque John l'arrêta. Ses équipiers adressèrent des regards surpris à l'Américain qui portait la main à son oreillette, une expression de pure stupeur sur le visage.
« Ne nous dites pas qu'on a un contact, Monsieur. » Lança Andrea, n'osant y croire.
« Attendez … »
Sheppard écarquilla les yeux en les fixant sur ses subordonnés. Effectivement, une voix sortait de sa radio … Coureau fronça les sourcils, stupéfaites, en le voyant répondre.
/ Oui, Colonel, je vous reçois … Je ne sais pas comment ça se fait mais je vous entends. /
Julie posa les yeux sur Johann qui chuchota un bref « Caldwell » avant de reporter son attention sur son supérieur. La jeune métisse sentit une main se poser sur son épaule et avisa Thomas.
« Que se passe-t-il ? » Demanda-t-il en français.
« Je sais pas comment on fais mais on capte. » Devant les yeux circonspects de son compagnon, elle poursuivit. « Le Dédale. On réussit à l'avoir. »
« Je croyais que c'était impossible, ici. »
« Moi aussi … » Elle renifla et grimaça avant d'expliquer. « Non, mais laisse tomber. Avec nous, faut pas trop chercher à comprendre. »
Heinrich haussa un sourcil avant d'hocher la tête … Il y avait des tas de choses qu'il ne cherchait plus à comprendre depuis bien longtemps. Ils firent volte-face en avisant John qui les rejoignait.
« Qu'est-ce qu'il se passe, mon Colonel ? » Anticipa Andrea.
« On doit ça aux petits miracles de McKay. Il s'est arrangé pour que les ondes radios du vaisseau passent le sol de la Terre. »
« Comment vous avez du bol de l'avoir … » Grommela Julie, mauvaise.
Sheppard grimaça en lui lançant un regard perplexe, vite suivi par les autres.
« Bah, quoi ? »
« Bref … » Eluda rapidement l'Américain. « Voilà le plan. On met la main sur le cocktail de Kolya et on s'arrange pour que le Dédale puisse le téléporter à bord du vaisseau Ruche. »
« Ah … Radical. On fait ça comment ? » Interrogea Johann.
« L'un d'entre nous va devoir se délester de sa balise. »
Puce sous-cutanée permettant la localisation d'un membre de l'expédition, cette technologie servait surtout à la téléportation mais Julie savait que même sans, n'importe qui pouvait être rapatrié … Il suffisait de se trouver à portée d'une de ses balises.
Elle vit Johann faire la moue et ne pas réfléchir très longtemps avant de s'avancer en haussant les épaules.
« Moi, je veux bien. »
Restait maintenant à extraire la dite puce … Étape la moins agréable du processus. Il grimaça par anticipation en voyant Sheppard se munir de sa trousse de secours.
O
Un plan facile, qu'il a dit. Ça devrait se passer sans accros, qu'il a dit … Espèce de pauvre gland !
Julie Coureau fulminait dans le couloir, sous les tirs nourris de gardes geniis qui bloquaient le chemin au laboratoire. Le Capitaine se pencha à un angle pour répliquer tout en poursuivant ses malédictions à l'encontre du Colonel Sheppard.
On ne devrait rencontrer personne, ils ne savent pas encore qu'on s'est évadés … Et gna gna gna ! Parodiait Julie dans sa tê laissa échapper un rire ironique en voyant les soldats ennemis les arroser sans merci.
Visiblement, l'alerte avait été donnée sans que les Atlantes se rendent compte de quoi que ce fut. Ils se dirigeaient vers le laboratoire de Kolya –Julie se souvenait de son emplacement- lorsque l'embuscade avait eu lieu. Les Terriens n'avaient plus que quelques couloirs à parcourir.
C'était sans compter leurs nouveaux compagnons de jeu …
« Coureau ! » Entendit la jeune Française sous les rafales de tirs.
Julie se retourna pour faire face à son supérieur Américain … qui n'inspirait pas vraiment confiance sur le moment. Le Capitaine déglutit en se faisant la réflexion qu'elle était plus ou moins chanceuse de ne pas appartenir à l'autre camp.
Le Colonel la sortit de sa rêverie.
« Capitaine, je vais avoir besoin de vous ! »
Nouvelle réplique de feu en direction des Geniis et Julie lui répondit ...
« Hu ? »
… Comme elle le pouvait.
« Prenez Gärtner avec vous et suivez-moi ! » John hocha la tête de l'autre côté du couloir où se trouvait Thomas, Johann et Andrea. « On est couverts ! »
La jeune métisse opina du chef et fit signe au jeune Alexander de les suivre, d'un geste de la main. Il était devenu sensiblement plus aisé de communiquer avec le jeune Allemand compte tenu des circonstances belliqueuses.
Gärtner obéit à l'ordre silencieux de la jeune femme et la suivit avec l'Américain.
« Bon courage, les mecs ! » Entendit Julie derrière elle mais ne perdit pas de temps pour répondre et continua à courir.
Dans leurs dos, les armes à feu poursuivaient leur argumentation … Et Julie s'arrêta net. Se retournant, elle scruta le couloir du regard et vit Thomas –qui avait capté son attention- lui envoyer un regard confiant suivit d'un petit sourire.
La Française déglutit.
« Coureau ! » Entendit-elle aboyer dans son dos.
La jeune femme ferma les yeux quelques secondes pour se reprendre et emboita le pas critique de son supérieur hiérarchique, sans se retourner.
O
« Pour l'amour du ciel, fermez cette putain de porte ! »
« Vous croyez que je fais quoi, bordel ? »
La tension était déjà sensiblement élevée entre Atlantes et Geniis mais la situation rendait l'atmosphère tout aussi tendue entre Terriens … Et le langage entre l'Américain et la Française devenait de plus en plus fleuri. Les deux officiers étaient coutumiers des situations dites extrêmes mais conservaient tout de même leurs nerfs d'êtres humains.
Julie tentait de fermer proprement la porte du laboratoire tout en faisant de son mieux pour éviter une balle perdue. Alexander et John encadraient la porte pendant que Julie travaillait dessus.
« Saloperie de ta race ! » Jura la Française en dégainant un coup de pied. « Les gonds sont pétés ! » Informa-t-elle.
Cinq soldats geniis leurs étaient tombés dessus alors qu'ils arrivaient en vue du laboratoire aperçu par Julie lors de sa première visite. Les trois Terriens étaient parvenus à atteindre la zone de recherche avant l'ennemi, réussissant à en éliminer trois sur leur passage.
Seulement, les deux Geniis restant étaient extrêmement insistants, obstinés, téméraires et … qui sait s'ils n'avaient pas reçu du renfort entre temps ? Les Terriens étaient aveugles dans le laboratoire.
« Putain de merde ! » Jura Julie en français, perdant ses moyens devant une vulgaire porte.
« Ne bougez pas d'ici, je vais m'en occuper. » Intervint John. « Occupez-vous du générateur. » Sur ce, il sortit rapidement la balise extraite de Johann pour la lui planter dans la main.
Avant que Coureau ne puisse répondre, le Colonel s'était jeté dans le couloir, semblant vider ce qui lui restait de munition dans le P-90. Julie sentit le sang quitter son visage en voyant son supérieur foncer à découvert.
Toujours aussi taré.
Elle se souvenait brièvement d'une anecdote lue dans un rapport concernant l'attaque d'une flotte Wraith qui avait eu lieu durant la première année de l'expédition Atlantis. Le Yankee s'était amusé à transporter une bombe nucléaire à bord d'un Jumper pour aller gentiment se cracher sur un vaisseau Ruche … (1)
Coureau haussa un sourcil en secouant la tête, atterrée.
Elle n'était pas particulièrement proche de Sheppard, mais de là à dire qu'elle se fichait royalement de l'avenir des miches de son patron … Le Capitaine posa brièvement le front contre la froide paroi de la salle et inspira profondément. A ce moment, une constatation incongrue -et surtout importune- la frappa.
Elle ne portait pas de sentiments particuliers à son supérieur –ni amicaux, ni autres- et elle commençait à stresser en ayant ce genre de pensées … La Française osait à peine imaginer ce que vivait et ressentait quotidiennement l'équipe phare. Soudainement, elle plaignait profondément McKay, Dex et Miss Emmagan.
Les deux aliens et le petit génie–qui formaient une famille pour l'Américain- avaient dû être victimes de plus d'un ulcère en près de cinq ans de vie avec Sheppard.
Ouais … Ils ont quand même une vie de merde ces trois-là.
Elle sentit une présence à ses côtés et avisa Alexander qui l'observait d'un air expectatif et un peu inquiet. Julie se mordit la lèvre et, serrant la balise dans la main, pris un air déterminé, oubliant son supérieur.
« Okay. » Fit-elle à l'intention du jeune germain. « On doit trouver une bombe, pour y poser ce truc. » Elle tendit la petite puce sous le nez de Gärtner. « Et l'envoyer direct chez ce fils de chien de Michaël. T'as pigé ? »
C'est en voyant les sourcils arqués et l'air perdu d'Alexander que Julie gémit.
Moi aussi, j'ai une vie de merde.
« Bon, ça fait rien … » Elle souffla et posa une main rassurante sur l'épaule du jeune soldat. « On va y arriver. »
OoO
(1) Si je dis pas de connerie, ça doit être l'épisode "The Siege" Saison 1.
Encore une fois, mille fois pardon ! *maintenant je vais me cacher*
