Avant dernier chapitre. Bonne lecture ! (et désolée pour les larmes...)
Lien de la version originale : www fanfiction s /7696724/ 1 / Sideways
The silence isn't so bad
'til I look at my hands and feel sad
'Cause the spaces between my fingers
Are right where your's fit perfectly.
[Le silence n'est pas si mal
Jusqu'à ce que je regarde mes mains et me sente triste
Parce que les espaces entre mes doigts
Sont exactement là où les tiens s'adaptent parfaitement.]
...
And I'll forget the world that I knew
But I swear I won't forget you
Oh, if my voice could reach back through the past
I'd whisper in your ear,
"Oh, darling I wish you were here"
[Et j'oublieraile monde que je connaissais
Mais je jure que je ne t'oublierai pas
Oh, si ma voix pouvait remonter dans le passé
Je murmurerai dans ton oreille,
"Oh, chérie, je voudrais que tu sois là"]
Vanilla Twilight - Owl City
Chapitre 36
- Papa. Dit Kurt une fois que Burt décrocha le téléphone.
- Hey, Kurt. Dit joyeusement Burt. Comment ça va ?
- Bien. Dit-il. Où est-il ?
- Dans ta chambre. Soupira But.
- Ça lui arrive de sortir ?
Chaque fois que Kurt appelait, But lui disait que Blaine était dans sa chambre. Il refusait de lui parler, ne décrochait jamais le téléphone et Kurt n'avait eu aucune nouvelle de lui depuis qu'il était parti deux semaines plus tôt.
- Quand il a faim, dit Burt, et quand il va au travail.
Kurt leva les yeux au ciel.
- Tu ne peux pas lui faire un tour ? Lui faire croire que quelqu'un d'autre est au téléphone et il sera obligé de me parler ?
- Kurt. Dit Burt sur un ton d'avertissement.
- S'il te plait, papa ? Supplia Kurt. J'ai besoin de savoir qu'il va bien.
- Je t'ai dit qu'il va bien. Lui assura Burt. Arrête de t'inquiéter.
- Essaye. Pressa Kurt. C'est important.
Kurt avait essayé d'envoyer des textos à Blaine, lui disant qu'il avait désespérément besoin de lui parler, mais c'était comme si Blaine savait. Il n'avait eu aucune réponse.
- D'accord. Soupira Burt avec fatigue, puis il cria : Blaine ! Téléphone !
Quelques minutes plus tard, Kurt entendit la voix étouffée de Blaine à l'autre bout du fil.
- Je sais que c'est lui. Dit-il. Je ne lui parlerai pas.
- Papa, mets le haut parleur.
Burt mit le haut parleur et Kurt se sentit soudainement nerveux.
- Connard. Fut le premier mot qu'il dit. Tu sais quel jour on est ?
- Je vais vous laisser tranquille. Dit doucement Burt, et Kurt entendit du bruit et une porte se fermer. Ce n'était plus que Blaine et lui à présent.
- Je sais quel jour on est. Dit faiblement Blaine. C'était agréable d'entendre à nouveau sa voix. C'est pourquoi je raccroche et retourne en bas.
- N'essaye même pas ! Dit rapidement Kurt. Je t'ai appelé tous les jours depuis que je suis parti.
- Et je t'ai dit que je n'allais pas répondre.
- Tu as dit que tu répondrais si j'avais besoin de toi. Remarqua Kurt.
- Ouais, mais je savais pourquoi tu avais si besoin de me parler aujourd'hui. Répliqua Blaine. Et je ne veux pas te parler.
- Tu es ridicule. Lui dit Kurt.
- Peut être, marmonna-t-il, mais c'est mieux comme ça.
Il y eut un silence complet pendant quelques secondes, puis Kurt parla.
- On ne dirait pas que ça fait un an, pas vrai ?
- Oui et non. Répondit Blaine. J'ai l'impression que je t'ai rencontré hier, mais j'ai parfois l'impression que je te connais depuis toujours.
Kurt sourit tristement. Cela lui avait manqué, la façon dont Blaine parlait, les choses qu'il disait auxquelles Kurt ne s'attendait jamais. Il aurait voulu qu'il ne l'évite pas, qu'il cède et lui reparle.
- Parle-moi pour aujourd'hui ? Demanda Kurt. Pour fêter qu'on se connaît depuis un an ?
- Je ne crois pas-
- S'il te plait, Blaine ? Dit Kurt. Décroche s'il te plait.
Il y eut encore un silence, puis Kurt entendit plus de mouvement, un fort bip, suivit du faible son de respiration.
- Je t'écoute.
- Tu me manques.
- Ne dis pas ça.
Kurt se renfonça dans son lit en soupirant.
- Pourquoi ? Demanda-t-il. C'est vrai.
- Comment c'est là-bas ? Demanda Blaine, comme si Kurt n'avait pas parlé. Enfin, ça se passe bien ?
- Ouais. Acquiesça Kurt, oubliant que Blaine ne pouvait pas le voir. C'est différent du lycée, évidemment, mais ça va. Et toi ?
- Je vais bien.
- Vraiment.
- Ouais. Dit Blaine. Ecoute, après ça, tu peux arrêter de m'appeler ? Je sais que ça semble horrible, mais je ne peux pas- Kurt, je ne peux pas, d'accord ?
Kurt se rendit compte que c'était la première fois qu'il prononçait son nom, le mot semblant si différent venant de ses lèvres comparé à comment les autres le disaient.
- Je souffre aussi, tu sais. Dit doucement Kurt. Je sais que tu penses que c'est à propos de toi, Blaine, et je sais que tu traverses beaucoup de choses, mais c'est loin d'être facile pour moi. Alors arrête d'agir comme si tu étais le seul à être affecté ?
Blaine fut silencieux, puis il dit :
- Je suis désolé. Kurt ne dit rien, espérant qu'il continue. Je pense juste qu'on est mieux comme ça. Dit-il à Kurt. Je ne cois pas que s'accrocher à quelque chose qui- qui ne signifie plus rien soit une bonne idée.
Kurt sentit son cœur se briser en de petits morceaux dans sa poitrine. Il était partagé entre vouloir enfoncer sa tête dans se oreillers et pleurer, et vouloir prendre l'affreuse lampe dont il voulait se débarrasser, qui avait été laissé dans l'appartement et la jeter contre le mur.
- Qui ne signifie plus… D'accord. Dit-il. Okay, bien, Blaine. Vas te faire foutre.
Puis il raccrocha.
Et il le regretta immédiatement.
1 NOUVEAU MESSAGE DE : KURT
Pardon. Ne m'ignore pas, pas aujourd'hui.
Blaine grogna et jeta son portable sur le côté, puis attrapa un oreiller et le mit sur sa tête. C'était inutile, il sentait comme Kurt. Partout où il regardait lui rappelait Kurt et tout ce qu'il voulait faire était oublier, car même si c'était horrible et affreux, cela serait beaucoup plus facile.
Il aurait voulu retourner en arrière et tout changer, parce que toute sa vie semblait s'être écroulée autour de lui et elle ne pouvait pas être réparée, même si tout avait été des conséquences de son bon choix.
Le fait était que fait le bon choix craignait parfois.
Kurt n'eut pas de nouvelles de Blaine jusqu'à une semaine avant Noël (c'était techniquement faux car il avait eu une simple « Joyeux Anniversaire » pour son anniversaire, mais rien de plus), bien que ce n'était pas pour ne pas avoir essayé. Kurt l'avait appelé tous les jours, pour ne pas aider. Son cœur bondit dans sa poitrine lorsqu'il vit le nom de Blaine sur son téléphone avec « appel entrant » en dessous.
- Blaine. Dit-il un peu trop rapidement, mais il s'en fichait, Blaine appelait.
- Non. Dit doucement Blaine. Je veux juste savoir si tu rentres à la maison pour les vacances de Noël, pour que je puisse m'arranger pouur être ailleurs.
Le cœur de Kurt sombra et il fronça les sourcils.
- T'es sérieux ?
Il avait compté sur les vacances de Noël pour que Blaine lui parle. C'était prévu. Si Blaine le voyait en face, peut être qu'il changerait d'avis, il réaliserait qu'il l'aimait toujours. Apparemment, cela n'allait pas arriver.
- Oui. Fut tout ce que Blaine dit.
- Je… Kurt s'arrêta. Je resterai ici.
- Ne reste pas là à cause de moi.
- Ce n'est pas à cause de toi.
Ça l'était.
- D'accord. Dit Blaine, ne voulant clairement pas parler à Kurt plus que nécessaire. Il s'arrêta et Kurt se demanda s'il avait raccroché, mais il ne l'avait pas fait. Tu… Comment tu, hum, vas ?
- Bien. Dit calmement Kurt en ignorant l'envie de lui crier dessus parce qu'il ne lui avait pas parlé depuis des mis. Je… Et toi ? Tu vas bien ?
- Je suppose.
- Blaine-
- Non. Dit Blaine en semblant fatigué.
Kurt se demanda s'il avait assez d'heures de sommeil. Il ne voulait pas s'énerver et que Blaine lui raccroche au nez, car il était possble qu'il attende trois autres mois pour lui reparler et c'était la dernière chose dont il avait besoin.
- Il y avait un temps où tu m'aimais. Dit Kurt.
Il entendit Blaine soupirer et il sut qu'il voulut dire quelque chose, mais il ne dit rien. Il raccrocha simplement.
Dix minutes plus tard, le portable de Kurt vibra sur la table basse.
1 NOUVEAU MESSAGE DE : BLAINE
C'est toujours le cas.
- Blaine !
Blaine s'assit et se frotta les yeux. Il sortit du lit de Kurt et monta les escaliers comme s'ils étaient un énorme obstacle qu'il ne pouvait pas surmonter. Quand il atteignit le haut, il vit Burt se tenir là.
- Hey, gamin. Dit-il. A table.
Blaine lui sourit à moitié. Il se sentait horrible d'être un tel fardeau pour Burt, qui était censé profiter de son temps à lui. Il avait proposé de payer le loyer, mais Burt ne lui permettrait pas. Il disait qu'il était heureux de le faire. Cela étonnait Blaine que des personnes comme telles existaient danc ce monde, de bonnes personnes qui ne demandait rien en retour de leur gentillesse. Le monde avait besoin de plus de Burt Hummel.
Ils s'assirent et commencèrent à manger, et Burt le regarda avec attention.
- Alors, Blaine. Dit Burt après un moment. Tu as eu des nouvelles de Kurt ?
- Non.
- Il a dit qu'il t'a appelé.
- Oui. Affirma Blaine. Quelques fois. (Au moins une centaine de fois). Je- je ne peux pas.
- Non, je comprends. Dit Burt en prenant une gorgée de son verre d'eau. Je ne crois pas que tu te fasses du bien à ne pas lui parler.
Blaine ne dit rien, il bougea juste ses petis poids dans son assiette avec sa fourchette.
- Tu as parlé à tes parents ?
Blaine leva les yeux.
- Non. Dit-il honnêtement. Je n'ai pas eu de nouvelles d'eux.
- Tu ne crois pas que tu devrais les contacter ? Leur faire savoir que tu vas bien. Demanda Burt. Je parie qu'ils s'inquiètent pour toi.
- Tu penses… Non. Blaine secoua la tête. Non, s'ils étaient inquiets, ils m'auraient déjà trouvé.
- Parfois, les gens sont trop têtus pour chercher. Burt haussa les épaules. Peut être devrais-tu mettre ton propre entêtement de côté et trouver une solution.
Blaine fixa sa purée de pomme de terre et eut le sentiment que Burt ne faisait pas seulement allusion à la situation avec ses parents.
- Kurt, lâche le téléphone. Dit Rachel en entrant dans son appartement.
Kurt leva les yeux et fronça les sourcils face à sa visite à l'improviste et à comment elle était habillée. Son pull blanc avait la silhouette d'un renne dessus et il détourna le regard avant qu'il puisse analyser son bas.
- Où est Finn ?
- En haut. Dit-elle en s'asseyant. Elle attrapa un magazine sur la table et le feuilleta. Il est dans la douche.
Kurt acquiesça et réappuya sur le bouton vert de son portable, recomposant le numéro de Blaine.
- Il ne répondra pas, tu sais.
- Tais-toi, Rachel.
- Ne t'en prends pas à moi !
- Je peux si ça me plait, tu es chez moi. Rétorqua Kurt.
- Tu es trop tendu. Dit-elle en souriant. Sors et trouve-toi un gentil garçon qui répondra à tes appels, Kurt.
Il se demanda quand il devrait abandonner et faire cela. Kurt leva les yeux au ciel et refit le numéro.
Il n'abandonnait pas, pas encore.
Blaine accrocha son tablier du Lima Bean et dit au revoir à la fille qui venait de prendre son poste (il pensait que son nom était Sandra, mais il n'était pas sur). Il ouvrit la porte et sortit dans l'air frais de janvier. Il serra sa veste contre son torse et frissonna, avant de tourner pour se diriger vers sa voiture, mais quelque chose l'arrêta en route.
Blaine observa son père arrêter sa voiture sur le parking, se tourner vers la personne à côté de lui, dire quelque chose, puis sortir de sa voiture. Blaine partit rapidement du café pour ne pas que son père le voit et le regarda entrer dans le Lima Bean. Blaine regarda la voiture de son père, espérant voir sa mère assise là, mais il savait au fond de lui que cela allait être quelqu'un d'autre du sexe féminin et qu'il ne connaissait probablement pas. Il avait raison. La femme assise sur le siège passager était plus jeune qua sa mère, peut être la vingtaine, début trentaine. Elle avait les cheveux roux et à part cela, Blaine ne pouvait pas voir beaucoup plus. Il sentit son sang bouillir car même s'il savait depuis longtemps que son père couchait à droite à gauche, il ne l'avait jamais vu directement. Il voulait se précipiter à l'intérieur et crier sur son père, lui dire de retourner à sa femme, mais Blaine pensa qu'il serait virer et son travail était la seule chose qui le faisait sortir de la maison désormais. A la place, il serra les poings, mordit sa langue et rejoignit sa voiture. Il entra dedans et conduisit jusqu'à chez Kurt.
Lorsqu'il arriva, il trouva un mot de Burt sur le frigo, disant qu'il devait rester tard au garage, mais de manger ce qu'il y avait. Blaine fit un sandwich, en mangea la moitié, puis redescendit dans la chambre de Kurt et s'allongea sur le lit pendant une demie heure. Kurt appela deux fois pendant ces trente minutes, Blaine ne décrocha pas. Il commença ensuite à être agité car il continuait de rejouer les mauvaises choses encore et encore sa tête. Finalement, il se leva, grogna et sortit de la maison.
Blaine avait la tête qui tournait, assis là derrière le Breadstix. Il faisait un froid glacial, il aurait vraiment dû rentrer à la maison et dormir. Il était assis, sirotant sa deuxième canette de bière (du moins, il pensait que c'était la deuxième), ignorant les employés qui le regardèrent d'un air désapprobateur quand ils sortirent les poubelles.
- Tu n'as pas une maison où aller ? Demanda un des gars.
Blaine s'adossa contre le mur et oublia. Il ne s'en rappelait pas vraiment.
- Tu as déjà perdu quelque chose que tu ne pourras jamais retrouver. Marmonna-t-il. Non, vraiment. Alors ?
- Je… Le garçon leva un sourcil et eut l'air confus. J'ai perdu mes clés se matin ? Il en fit une question.
- L'amour est comme… La tête de Blaine martelait. Qu'est-ce qu'il racontait ? Comme… L'amour est comme les ordures, mec.
- Okay… Je dois y a-
- Enfin, ça ne commence pas comme les ordures. Radota Blaine. Ça commence bien, tu sais ? Puis c'est parti. Ça termine dans une poubelle et c'est écrasé, et ça se décompose.
Le gars regarda Blaine comme s'il avait trois têtes.
- Et bien, dit pensivement Blaine en prenant une autre gorgée de sa canette, peut être que c'est pas vraiment comme les ordures.
- D'accord. Dit doucement le garçon. Je vais y aller. Bonne continuation, mon gars.
Il disparut dans le restaurant. Blaine rit seul. Il n'avait pas besoin de compagnie. Il avait besoin de plus d'alcool et peut être de Dragibus. Des Dragibus seraient bons maintenant.
- Anderson ?
Blaine se tourna et vit un visage familier qui le regardait.
- Rentre… Rentre chez toi, Kenny. Je ne t'aime pas.
Il détestait Kenny. Il voulait se lever et vider sa bière sur sa tête, mais ça gâcherait de la bière.
- Mec, t'es déchiré.
- Va te faire foutre.
- J'ai proposé de te prendre et tu as refusé. Sourit Kenny. L'offre ne tient plus. En plus, tu es trop petit pour moi, ça ne marcherait jamais. Qu'est-ce que tu fais de toute façon ?
- Je fais la fête. Sourit Blaine. C'était la meilleure fête qu'il n'avait jamais organisé. Les gens étaient tellement surfaits. Des fêtes en solo. Pourquoi n'y avait-il pas pensé plus tôt ? C'est mon anniversaire.
- Oh. Joyeux anniversaire alors, Blaine. Dit Kenny en s'asseyant à côté de lui sur le béton dur et froid. Mec, rentre chez toi.
- J'ai pas de maison.
- Je croyais que tu restais chez Hummel.
- Ah oui ? Dit Blaine en souriant. Cool. Je devrais remercier Burt pour me laisser rester, pas vrai ? Il est genre, le plus gentil gars, sérieux. Tu l'as rencontré ? Cet homme est un saint. Hey, t'as des Dragibus ?
- Euh, non. Kenny avait l'air amusé. Je passais juste chercher des lasagnes pour la mère de Puck. T'as besoin que je te conduise ?
- Non, j'ai perdu mon vélo. Et mon père n'a pas encore enlevé les petites roulettes !
- Il n'a pas enlevé les… Okay. Kenny secoua la tête. Combien de verres as-tu bu ?
- Oh ! Blaine se redressa. Mon portable sonne ! Où… Ah, voilà ! Allô ? Allôôôôôô ?
- Blaine ? Dit Kurt avec surprise. Il ne s'attendait pas à ce qu'il réponde. Tu es… Tout va bien ? Tu as l'air-
- Kurt ! Dit Blaine, tout excité. Kurt, c'est toi ? Kurt, rentre à la maison s'il te plait. Je ne veux plus dormir seul. Il fait trop froid.
Il était saoul. Kurt soupira et retomba contre le mur. Il avait espéré que Blaine restait loin de l'alcool, car cela lui attirerait des ennuis. Il avait aussi espéré que Blaine avait décroché parce qu'il le voulait, pas parce que être saoul lui faisait oublier qu'il ignorait Kurt.
- Blaine, où es-tu ?
- Dans la Forêt des Rêves Bleus, Jean-Christophe !
Kurt aurait rit les circonstances avaient été différentes, mais il était beaucoup trop inquiet pour cela.
- Blaine, dit Kurt en essayant de rester calme, que vois-tu autour de toi ?
- Des murs. Dit gaiement Blaine. Des murs et- une poubelle. Beaucoup de poubelles. Ça sent vraiment mauvais. J'aimerai que tu sois là.
Kurt ne voyait pas où Blaine pouvait être, parce que cela ne donnait pas beaucoup.
- Hum, d'accord. Dit-il prudemment. Que vois-tu d'autre ?
- Kenny. Dit Blaine, et Kurt écarquilla les yeux. Va-t-en, Kenny ! Kurt et moi ne voulons pas de toi !
Kurt entendit une voix étouffée à l'autre bout du fil.
- Tu peux passer le téléphone à Kenny pour une seconde ? Dit-il.
- Non, dit Blaine en semblant arrogant, je veux te parler.
- C'est juste pour une minute, okay ? Le calma Kurt. Donne le téléphone à Kenny et on reparlera après, d'accord ?
- D'accord.
Il y eut du mouvement, puis Kenny parla.
- Hey, Hummel. Dit-il, et Kurt pouvait voir son petit sourire satisfait, ses yeux noirs remplis d'amusement.
- Où êtes-vous ? Demanda Kurt en ignorant son ton dragueur.
- J'ai trouvé ton homme à l'extérieur du Breadstix, assis au mileu des poubelles. Complètement bourré. Rit Kenny. Il ne connait probablement pas son propore nom là.
- Merde. Chuchota Kurt. Tu peux le ramener chez moi ?
- Je dois rentrer, Hum-
- Tu me dois un service, Kenny. Remarqua Kurt. J'ai eu les côtes couvertes de bleus pendant des semaines à cause de toi. Alors lève-le, mets-le dans ta voiture et emmène-le chez moi.
- Mon Dieu, d'accord, Hummel. Grogna Kenny.
- Repasse-le-moi quand il sera dans la voiture.
Kurt attendit et il entendit à nouveau la voix de Blaine à l'autre bout du fil environ cinq minutes plus tard. Il entendit une porte claquer et une voiture démarrer.
- Kurt ? Dit Blaine en semblant endormi. Kurt, t'es là ? Kurt ?
- Shh. Dit doucement Kurt. Je suis là, Blaine. Je suis là.
- Kurt, tu me manques. Lui dit Blaine, et il ne semblait plus excité, mais fatigué et triste. Je- veux que tu reviennes et que tu m'aimes encore.
Kurt fronça les sourcils et sa poitrine se serra un peu.
- Tu me manques aussi. Lui dit Kurt. Tu me manques tous les jours.
- Je t'aime tellement, bébé. Lui dit Blaine. Je- je t'aime et je ne peux pas arrêter. Pourquoi tu ne m'aimes plus ?
- Jésus Christ, Anderson. Kurt entendit Kenny dire. Il leva les yeux au ciel et l'ignora.
- Blaine, dit doucement Kurt. Il avait l'impression que son cœur se brisait dans sa poitrine. Je t'aime, je le promets.
- Alors pourquoi es-tu loin ? Demanda Blaine avec un soupir.
- Je suis obligé. Lui dit Kurt. Blaine, écoute-
- Qu'est-ce que tu fous, Anderson ? Dit for Kenny. Tu pleures ?
Kurt se sentait impuissant parce qu'il voulait prendre Blaine dans ses bras et le tenir jusqu'à ce qu'il aille bien de nouveau. Il ne savait pas quoi faire.
- Non ! Tais-toi, Kenny. Dit Blaine.
- Ignore-le, Blaine. Dit Kurt. Ignore-le et parle-moi, d'accord ?
- Tu me manques, Kurt. Dit tristement Blaine. Tenir ta main et regarder les étoiles avec toi et t'embrasser et te faire rire me manque.
- Tout ça me manque aussi. Lui dit Kurt. Hey, joyeux anniversaire au fait. J'ai essayé de t'appeler plus tôt.
- Tu te rappelles l'année dernière, Rachel m'avait offert un bon Build-a-Bear ? Dit Blaine en semblant un peu plus joyeux. Je ne l'ai jamais utilisé…
- Je me souviens. Sourit un peu Kurt. Je t'avas dit de ne pas laisser passer la date d'expiration.
- Je sais. Dit Blaine. Je suis bête. Kurt rit un peu. Hey, Kurt ?
- Hmm ?
- Tu m'aimes vraiment toujours ?
- Plus que jamais. Lui dit honnêtement Kurt. Tu me brises le cœur, Blaine. Je voudrai que tu répondes à mes appels.
- Je veux répondre.
- Tu devrais. Pressa Kurt. Ne pas te parler me fait souffrir.
- Ça me fait souffrir aussi. Lui dit Blaine. Je t'aime, bébé.
- Je t'aime aussi, babe. Sourit Kurt, mais il avait l'impression que son cœur était arraché de sa poitrine.
- Je t'aime tellement. Lui dit Blaine, sans articuler. Quand est-ce que je te revois ?
- Tu voudrais me revoir ? Demanda Kurt. Il savait que c'était la boisson qui parlait, mais cela signifiait tout de même quelque chose. Forcément.
- Tu es tout ce que je veux voir.
- Mon Dieu. Dit Kenny. Aie ! Jésus, Anderson ! Tes coudes sont pointus ! Mince !
- Ils lui servent bien. Sourit Kurt. Hey, Blaine ?
- Oui ? Dit Blaine. Je t'aime, tu le sais, hein ?
- Je sais. Acquiesça Kurt. Je t'aime aussi. Ecoute, quand tu arrives à la maison, tu vas directement au lit, d'accord ? Je t'appellerai demain. Tu décrocheras ?
- Ouais. Lui dit Blaine. J'accrocherai la voiture du voisin.
- C'est bien, Blaine. Dit Kurt en toussant un peu. Tu es presque arrivé ?
- Kenny, c'est la maison de Kurt !
- Non, c'est la prochaine. Dit Kenny à Blaine. Vas-tu arrêter de tirer ma manche ?
- Kurt. On est chez toi maintenant. Lui dit Blaine, et Kurt entendit le moteur s'arrêter. Kenny, laisse-moi ! Je ne veux pas de tes sales pattes sur moi ! J'ai un copain, arrête !
- Il va juste t'accompagner à l'intérieur, d'accord ? Dit Kurt à Blaine, s'émerveillant secrètement sur le fait qu'il l'appelait toujours son copain. Relaxe.
Quelques minutes plus tard, Blaine parla à nouveau.
- Salut, joli garçon.
- Hey, Blaine. Sourit Kurt, son cœur faisant un petit saut. Ce surnom lui avait manqué. Où es-tu ?
- Dans ta chambre. Lui apprit Blaine. Je suis sur ton lit et il sent comme toi. J'aimerai que tu sois là.
- Moi aussi. Dit Kurt, et il le pensait car autant qu'il aimait New York, Blaine était toujours son repère. Va au lit et je resterai jusqu'à ce que tu t'endormes, d'accord ?
Kurt attendit jusqu'à ce que les bruits de mouvement s'arrêtent et que Blaine respire à l'autre bout du fil.
- Au lit ?
- Mm hmm.
- Ferme les yeux.
- C'est fait.
- Bien. Sourit Kurt. Tu n'es pas obligé de parler, écoute-moi juste, d'accord ?
- Mm hmm. Redit Blaine. Kurt.
- Oui ?
- Je ne veux pas être comme ça pour toujours. Dit-il doucement.
- Comme quoi ?
- Seul. Dit Blaine, la voix semblant étouffée. Mes parents pensent que quelque chose ne va pas chez moi. Peut être. C'est vrai ?
- Il n'y a pas de problème chez toi, Blaine. Lui assura Kurt. Crois-moi.
- Okay. Dit Blaine. Personne ne tient à moi. Je ne suis rien.
- Je tiens à toi. Dit rapidement Kurt. Tu es tout pour moi.
- Je t'aime.
- Et je t'aime. Répondit Kurt, se sentant malade. Blaine semblait abandonner.
- Que se passera-t-il quand tu arrêteras ?
- Je ne vais pas arrêter.
- Si, dit Blaine, comme tout le monde.
- Pas moi. Dit Kurt en se sentant un peu paniquer. Blaine, tu es-
- Je t'aime. Dit doucement Blaine, et il se mit à ronfler doucement en moins de deux secondes. Kurt l'écouta pendant longtemps avant de sentir ses propres yeux se fermer.
- Moi aussi. Murmura-t-il finalement, puis il raccrocha et se coucha, incertain de comment il devrait se sentir. D'abord, il avait enfin parlé à Blaine et il l'aimait toujours, mais Blaine se brisait et il ne pouvait rien y faire.
Blaine était déchiré et Kurt était inutile, mais ils s'aimaient et cela comptait pour quelque chose, non ? Kurt l'espérait.
- Salut. Dit Kurt à l'autre bout du fil.
Il avait fallut une demi journée à Blaine pour prendre son courage à deux mains et l'appeler pour s'excuser pour la veille.
- Salut. Répondit-il. Je suis, hum, désolé pour hier soir.
- Pas moi. Dit Kurt. C'est la première que tu m'as correctement parlé depuis que je suis parti.
- J'étais saoul.
- Ce qui veut dire que tu disais la vérité. Remarqua Kurt.
- Ça ne change rien. Dit Blaine. Je ne veux toujours pas te parler.
- C'est faux. Dit Kurt, et Blaine soupira. Tu peux arrêter tes conneries. Je sais ce que tu fais. Ne pas répondre à mes appels ne veut pas dire que tes sentiments vont partir. Blaine ne dit rien car Kurt avait raison. Il avait toujours raison. Pourquoi n'admets-tu pas que tu m'aimes toujours et me parler normalement ?
- Parce que j'ai peur que si on parle tous les jours, tu finiras par trouver quelqu'un d'autre et tu ne voudras plus me parler, et ça me fera souffrir. Admit Blaine. Je ne sais pas si tu as remarqué, mais ma vie n'est pas vraiment marrante en ce moment, et ce depuis presque un an maintenant. J'arrête de me mettre dans des situations qui me coincent. Donc c'est le dernier appel. Si tu as de sérieux problèmes, évidemment, appelle-moi, je serai là. Je serai toujours là, mais à part ça, je ne peux pas le faire. Je ne peux pas.
- Alors quoi, tu vas juste me raccrocher au nez ? Blaine resta silencieux parce qu'il était sur le point de raccrocher. C'est hilarant comme tu prétends tellement m'aimer, mais à la seconde où je te dis ce que je ressens, tu raccroches comme si ça ne signifiait rien pour toi. Vas-y, Blaine, raccroche. Fuis. C'est ce que tu as fait pendant des années, n'est-ce pas ?
Blaine ne dit rien.
- Pardon. Dit Kurt après quelques secondes. Ce n'était pas juste. Je… Tu me manques, d'accord ? Te parler me manque et je comprends ton inquiétude, mais je veux que tu comprennes à quel point ça me fait souffrir, okay ? Je ne sais pas quoi faire, Blaine. Je veux te parler. D'accord, si tu ne veux vraiment pas me parler, alors ne le fais pas, je respecte et je ne t'appellerai plus, mais si tu souffres autant que moi, réponds, okay ?
- Je ne peux pas. Gémit Blaine. On peut arrêter maintenant ? Je veux juste avancer.
- Alors c'est fini ? Demanda Kurt, et Blaine souhaitait juste aller au lit et dormir. Il ne pouvait plus supporter cela.
- Kurt, dit prudemment Blaine, je ne suis pas aussi fort que toi. Je ne sais pas comment gérer ça. J'ai besoin de temps, d'accord ?
- Okay. Dit Kurt, et sa voix s'était adoucie. Je suis désolé. Je… Tu me manques.
- Moi aussi. Lui dit Blaine. Mais je vais raccrocher maintenant, okay ?
- D'accord. Soupira Kurt. Avant que tu partes, je t'aime. Je veux juste que tu le saches. Tu peux raccrocher maintenant.
Blaine s'arrêta, son estomac tournoyant.
- Je t'aime aussi.
Il raccrocha et ferma les yeux, son cœur martelant douloureusement sa poitrine. Mais son portable sonna à nouveau. Il regarda l'écran et ses yeux devinrent aussi ronds que des soucoupes lorsqu'il vit l'identité de l'appelant.
Appel entrant : Papa
Blaine prit une grande inspiration et pressa le bouton vert. Il porta le téléphone à son oreille et dit, la voix un peu rauque :
- Allô ?
Le dernier chapitre sera en ligne vendredi prochain. A très vite !
