Chapitre 33 : Il a fait quoi !

Forêt Interdite

Yami passait une assez bonne journée. Aussi bonne qu'elle pouvait l'être quand il essayait de raisonner avec des centaures à la tête dure. Comme il l'avait promis à Firenze, il jouait le rôle de médiateur entre le troupeau et le paria, essayant de ramener tout le monde du même côté.

- Nous sommes prêts à donner à Firenze une période de probation, déclara Magorian, le chef des centaures. Il aura le reste de l'année pour continuer la tâche que Dumbledore lui a confiée. Nous le lui permettrons tant que l'homme ne nous a pas fait de mal et que c'est pour contrarier la sorcière maléfique.

- Firenze sera heureux d'entendre ça, dit Yami.

- Mais il n'est pas le seul à devoir faire ses preuves, continua Magorian.

Yami le regarda avec intérêt.

- Les humains ont besoin de prouver leur valeur. Nous respectons Dumbledore et Hagrid parce qu'ils savent comment nous traiter. Pour que les actions de Firenze soient complètement pardonnées, les humains devront montrer qu'ils en valaient la peine.

Yami fronça les sourcils.

- Je n'ai aucun contrôle sur ce que font les sorciers. Vous le savez.

- En effet, mais cela ne change rien au fait que nous ne reprendrons Firenze que si les humains peuvent prouver leur valeur. Après tout, ce sont eux que Firenze a choisis à notre place. Les étoiles ne leur sont pas favorables.

Yami soupira, levant les yeux vers le ciel bleu vif. La lecture des étoiles était une capacité remarquable parmi les centaures, quelque chose que ni lui ni sa Cour ne pouvaient faire, mais ce n'était pas toujours exact.

- Dois-je vous amener ma propre voyante ? Elle n'a pas eu tort pendant de nombreux siècles. Peut-être pourrait-elle donner un autre avis.

Les centaures se hérissèrent.

- Ça ne sera pas nécessaire, dit Magorian.

Soudain, Yami sentit une vague de détresse découler de son lien avec Yûgi. Confus et inquiet, il a essaya de l'interpeller.

'Yûgi ?! Quel est le problème ? Est-ce que tu vas bien ?'

Il n'y eut pas de réponse. Il se tourna vers les centaures qui semblaient curieux de la façon dont le Pharaon s'était soudainement raidi.

- J'ai peur de devoir partir. Quelque chose d'urgent est arrivé.

Magorian hocha la tête.

- Vous pouvez donner à Firenze notre réponse. Il peut nous approcher sur des terrains neutres pour discuter d'autres détails. La zone de Forêt mise de côté pour vous et votre Cour conviendra.

Yami approuva et se pressa, suivant le lien de pensées avec Yûgi. Il fit irruption dans les appartements des Mages, pas tout à fait sûr de ce à quoi il s'attendait, mais il savait que ce n'était pas ce qu'il trouva.

Bakura se vociférait et délirait, Shizu semblait prête à jouer quelqu'un, Seto regardait sur le côté avec une expression sévère et Yûgi essayait de les empêcher de faire quelque chose.

- Je vais le tuer ! hurla Bakura en essayant de repousser Yûgi.

- Personne ne tuera personne ! protesta Yûgi, barrant le chemin à Bakura.

- Laisse-nous au moins le jouer, grogna Seto. Il le mérite tant.

- Que se passe-t-il au nom de Râ ? demanda Yami.

Il tourna son regard vers Yûgi dont le visage s'était affaissé à la question.

- J'ai senti que tu étais en détresse, dit-il à l'hikari.

- Blâme Potter, dit Bakura.

- Qu'est-ce que -

- Il est allé chercher plus d'informations sur Bataille Ville, expliqua Yûgi. Il est retourné à la Salle sur Demande alors que la majorité de l'école était à Pré-au-Lard aujourd'hui.

- Et au lieu d'informations sur Mai, il a trouvé des trucs sur Wheeler, continua Seto depuis le mur contre lequel il s'était appuyé.

- À propos de Joey ? répéta Yami, abasourdi, commençant à avoir une idée de l'origine de la détresse de Yûgi.

Avoir des rappels de quelqu'un qui était autrefois son meilleur ami abandonné si soudainement n'avait pas pu être une expérience agréable. Yûgi acquiesça solennellement.

- Son journal...

Yamile regarda un moment avant de demander :

- Comment a-t-il trouvé ça ? Ne l'avons-nous pas caché ?

- Apparemment non, mon Pharaon, dit Shizu, sa voix vibrant colère. Et malheureusement, Potter a commencé à le lire, allant même jusqu'à le sortir de la Salle et à le ramener à son dortoir pour continuer à le lire plus tard. De toute évidence, le Prince était présent lorsqu'il a lu la première entrée...

Yami se retourna vers Yûgi, comprenant maintenant pleinement les sentiments venant de son hikari.

- J'avais oublié combien de douleurs Joey avait libéré dans ces premières pages, dit doucement Yûgi, les larmes menaçant s'échapper du coin de ses yeux.

Yami se dirigea rapidement vers lui et passa un bras autour de ses épaules.

- Je peux le tuer maintenant ? demanda Bakura d'un ton bourru.

- Non, dit fermement Yami.

Il était heureux que ses amis soient prêts à aller aussi loin pour aider son hikari, mais en même temps, c'était son hikari qui avait été blessé par les actions de Potter et donc sa responsabilité de le traduire en justice.

- Pas de jeu non plus, dit-il rapidement, coupant la question suivante de Bakura et de Seto. Pas encore.

- Que veux-tu dire par «pas encore» ? siffla Bakura, pointant Yûgi qui se réconfortait dans la proximité de son double sombre. Cet idiot a -

_Je sais ce qu'il a fait, coupa Yami brusquement. Et peu importe à quel point j'aimerais envoyer ce garçon aux Ombres, nous devons attendre. Il n'a directement enfreint aucune de nos règles. Il ne connaît pas notre lien profond avec Joey et les événements de cette époque. Et il ne savait pas que Yûgi regardait.

- Il ne connaît pas ta connexion avec lui, ni aucune avec nous d'ailleurs. Mais il soupçonne que nous sommes liés à Bataille Ville et que l'un d'entre nous était l'ancien Roi des Jeux, l'informa Seto.

- Comment ? demanda Yami.

- Potter était à l'origine allé à la Salle sur Demande pour chercher les dossiers de Bataille Ville, pour voir s'il pouvait trouver des informations sur nous, expliqua Yûgi. Mais nos noms ont été supprimés de tous les rapports, laissant cinq emplacements vides dans l'alignement général et le tableau des finales. Il sait que nous étions là à cette époque parce que tu lui as dit dans la bibliothèque il y a quelques temps. Il n'en faut pas beaucoup pour faire le lien.

- Et puis il y a le fait que Wheeler ait adressé son journal à Yûgi, même s'il ne l'appelle pas par son nom, ajouta Bakura. Il l'appelle toujours le Roi des Jeux dans le journal, donc Potter peut facilement déduire que l'un d'entre nous était cette personne.

- Et avec toute la souffrance qu'ils ont enduré après que nous soyons tous tombés dans la clandestinité, il était clair sur le visage de Potter qu'il pensait que nous les avions tous abandonnés sans raison, finit tristement Yûgi.

- Je vois, dit Yami, resserrant son emprise sur Yûgi, ne voulant rien de plus que pouvoir le protéger des vieilles cicatrices émotionnelles qui avaient été négligemment rouvertes.

Après un moment d'attente pour la réaction de Yami et l'absence de celle-ci, Bakura rompit le silence.

- Ça change ton avis ?

- Non, répondit avec force Yûgi avant que Yami ne le puisse.

- Yûgi a raison, approuva Yami avec réticence avant qu'aucun d'entre eux ne puisse protester. Il continuera à lire le journal, mais sa curiosité ne connaît pas de limites et ça causera sa perte. Je n'ai aucun doute qu'il «compatira» avec Joey et tentera de nous confronter plus tard pour «défendre de sa mémoire».

- Et puis, on le jouera, sourit sauvagement Bakura.

- Je le jouerai, annonça Yami, adressant un regard perçant à Bakura qui se renfrogna. À partir de maintenant et jusqu'à cette heure, je prendrai seul la responsabilité de surveiller le garçon. Personne d'autre ne doit s'approcher de lui. Surtout toi, Yûgi.

- Pourquoi moi ? demanda-t-il, offensé.

Seto leva les yeux au ciel.

- S'il commence à lancer des accusations, il traitera probablement l'un d'entre nous de traître, d'hypocrite ou de quelque chose du genre.

- Bien que nous ayons tous travaillé sur ces sentiments il y a longtemps et que nous ayons tourné la page, ça ne fait pas moins mal quand ces accusations nous sont lancées au visage, continua doucement Shizu.

- Je ne veux pas que tu sois blessé, dit doucement Yami.

Yûgi hocha la tête en signe de défaite, sachant que Yami avait tout le monde de son côté dans cette bataille et qu'il n'avait aucune chance. Yami se tourna vers Bakura et Shizu.

- Faites savoir à Marek et Ryô ce nouveau développement et de tout ce qui concerne cette situation.


Salle commune des Gryffondors

- Eh oui, tout le monde ! Les boites à flemme sont officiellement prêtes pour les précommandes ! S'il vous plaît, formez une ligne ordonnée et préparez vos gallions !

Deux semaines après le jeu de Malfoy, les jumeaux se tenaient dans le coin de la salle commune de Gryffondor, entourés d'un groupe d'étudiants enthousiastes. De l'autre côté de la pièce, cependant, Hermione était assise avec Ron et Harry à une table, essayant d'étudier.

- Tu ne peux pas les arrêter ? siffla-t-elle finalement à Ron.

Ron la dévisagea comme si elle était folle.

- Fred et George ? Hermione, tu sais comment ils sont. J'ai plus de chance d'arrêter un train à mains nues !

- Ils vont avoir des ennuis ! Et tous ceux qui achètent leurs produits stupides aussi.

- Mais tu vois, Hermione, dit George en entendant ce qu'elle disait, Fred et moi avons décidé que nous ne nous soucions plus d'avoir des ennuis.

- Parce qu'avant oui ? demanda sèchement Harry.

- Bien sûr, fit Fred en les rejoignant.

- Nous n'avons pas encore été expulsés, n'est-ce pas?

- Nous avons toujours su où était la limite.

- Et peut-être mis un orteil dessus.

- Mais nous savons toujours quand arrêter.

- Mais maintenant -

- Avec notre nouvelle directrice -

- Nous avons décidé qu'elle avait besoin d'excitation.

- Vous serez expulsés ! haleta Hermione. Et vos A.S.P.I.C.s arrivent !

Fred balaya ses paroles d'un signe de main.

- Nous avons décidé que nous ne nous soucions plus des diplômes. Nous sommes prêts à faire des affaires par nous-mêmes.

- Nous nous sommes enfin fait une petite place sur le Chemin de Traverse, ajouta George. La seule raison pour laquelle nous sommes restés, c'était Dumbledore.

- Maintenant qu'il est parti, plus rien ne nous retient.

Les jumeaux s'éloignèrent, laissant le trio stupéfait. Enfin, Ron et Hermione étaient stupéfaits. Harry enfonça son nez plus profondément dans son livre qui dissimulait la carte des Maraudeurs, essayant d'éviter le contact visuel, bien qu'il ait eu une autre raison. Il suivait les mouvements d'Ombrage et de la Brigade Inquisitoriale, notant les endroits où ils patrouillaient le plus. Pour une raison quelconque, elle ne montrait pas les Mages à moins qu'ils ne soient dans les couloirs. S'ils étaient dans leurs chambres ou cachés dans les Ombres, ils disparaissaient de la carte. Il pensait que ça devait avoir quelque chose à voir avec la magie des Ombres.

- Où ont-ils obtenu les fonds pour s'installer sur le Chemin de Traverse ?! demanda Hermione, abasourdie.

- Sais pas, répondit Ron, tout aussi perplexe. Je sais qu'ils n'ont pas gagné assez avec les ventes qu'ils ont faites ici. Tu ne penses pas qu'ils ont fait quelque chose d'illégal, n'est-ce pas ?

- Ils ne feraient pas ça ! Si ?

- Ils parlaient avec Mondigus Fletcher il y a quelque temps, dit pensivement Ron.

Harry soupira. Il avait espéré éviter de le dire à qui que ce soit, mais si Ron et Hermione pensaient que les jumeaux trempaient dans des activités illégales, il devrait remettre les pendules à l'heure.

- Ils n'ont pas obtenu leur argent illégalement.

- Comment le sais-tu ? demanda Ron.

- Parce que c'est moi qui leur ai donné, admit Harry. Je leur ai donné mes gains du Tournoi des Trois Sorciers. Je n'en voulais pas ni n'en avait besoin. De plus, Fred et George seront géniaux avec un magasin de farces et attrapes.

Ron poussa un soupir de soulagement.

- Au moins, ils n'ont pas vendu de chaudrons volés ou quelque chose comme ça. Quand maman écrira et demandera pourquoi je les laisse abandonner leurs études, je vais lui dire que c'était de ta faute.

Lentement, les gryffondors montèrent dans leurs dortoirs pour aller se coucher. Harry attendit que Ron parte en premier, prétextant vouloir étudier la carte un peu plus. En réalité, il voulait pouvoir lire davantage le journal de Joey en paix.

Hermione avait avidement lu toutes les informations que Harry lui avait données concernant le tournoi de Bataille Ville et ses règles. Elle partageait sa théorie selon laquelle les cinq noms manquants appartenaient aux Mages, mais il était impossible de dire lesquels. Faire des accusations aveugles leur ferait certainement gagner leur propre Yami no Games.

Il avait réussi à garder le journal secret, lisant une ou deux entrées chaque nuit. Il y avait tellement d'émotions écrites en elles que Harry avait du mal à lire plus que ça en une seule fois. Jusqu'à présent, Joey avait parlé beaucoup de son entrée à l'université, allant même jusqu'à expliquer certains de ses cours. Il avait beaucoup plus parlé de son travail pour la Kaiba Corporation. Apparemment, il y avait beaucoup de stress à être le Roi des Jeux et un employé de la compagnie en même temps, mais il semblait toujours avoir un esprit optimiste à ce sujet. Il y avait une entrée où il avait décrit son mariage avec Mai ! Pas étonnant qu'ils aient semblé si proches sur cette photo qu'il avait trouvée ! Chaque entrée, cependant, semblait être adressée à une personne spécifique que Joey n'avait pas encore nommée.

Soupirant, Harry monta dans son dortoir, soulagé de voir que les autres garçons s'étaient endormis ou avaient fermé leurs rideaux. Il récupéra le journal sous son matelas, ferma ses propres rideaux et ouvrit le livre là où il s'était arrêté.


Les cinquième années se réveillèrent le matin suivant avec des annonces postées dans leurs salles communes. Harry se traîna à contrecœur vers le tableau, redoutant un autre décret éducatif. À sa grande surprise, celui-ci était signé par le professeur McGonagall.

CONSEIL D'ORIENTATION : TOUS LES ÉLÈVES DE CINQUIÈME ANNÉE RENCONTRERONT LEUR DIRECTEUR DE MAISON CE VENDREDI POUR DISCUTER DE LEURS FUTURES CARRIÈRES. DES FEUILLES SERONT FOURNIES DANS CHAQUE SALLE COMMUNE DÉCRIVANT DIVERS EMPLOIS DANS LA SOCIÉTÉ MAGIQUE.

- Merlin ! s'exclama Ron. Je n'ai pensé une seconde à ce que je veux faire après Poudlard. Et toi, Harry ?

- Pas vraiment, répondit Harry.

En vérité, le seul travail auquel il avait vraiment pensé était celui d'Auror, ce qui était étrange parce que l'idée avait été soufflée par un mangemort déguisé.

- Pourquoi est-ce qu'ils le font pour nous maintenant ? demanda Ron à haute voix. Ce serait plus un truc pour les septième années.

- Parce que nos B.U.S.E.s affectent les cours que nous pourrons prendre en sixième et septième année, fit la voix d'Hermione derrière eux.

Les garçons se retournèrent pour la voir avec un regard exaspéré.

- Et ? demanda Ron.

- Et si vous voulez un travail qui nécessite une certaine matière mais que vous ne pouvez pas la prendre parce que vous n'avez pas fait d'effort dans cette B.U.S.E., alors vous pourrez dire au revoir à votre travail.

- Oooook, fit Ron avec un signe de tête embarrassé alors qu'Hermione commençait à s'énerver.

- Je ne sais pas comment je pourrai choisir un domaine ! Il y en a tellement d'intéressants ! Bien que je suppose que c'est ce que pour ça que le conseil d'orientation est là.

- Mouais, dit Harry, pas vraiment d'humeur à entendre Hermione réciter les pour et les contres de chaque métier du le monde sorcier. Je descends prendre le petit déjeuner avant que tout disparaisse et que nous devions aller classe l'estomac vide.

Cela semblait attirer l'attention de Ron et d'Hermione, même si cette dernière parla encore d'emplois en cours de route.

- Je veux dire, je veux aller dans un domaine qui aide les gens, mais je ne pense pas être guérisseuse ou médicomage. Peut-être quelque chose dans les relations moldues. Mes deux parents sont des moldus après tout. Je pense que je pourrais aider avec certaines des idées fausses que les sorciers semblent avoir à propos d'eux.

Harry ignora la plupart de ses divagations, donnant parfois un signe de tête ou deux afin qu'elle ne pense pas qu'il l'ignorait totalement, bien qu'à son avis, elle devait être habituée à ça maintenant. Ron semblait en avoir assez aussi.

- Hermione! Tu vas arrêter ? s'exclama-t-il, agacé. Tu ne peux pas au moins attendre que nous ayons mangé avant de nous casser les oreilles ?

Hermione renifla, offensée, mais arrêta de parler alors qu'ils entraient dans la Grande Salle et trouvaient des sièges. Elle recommença, mais cette fois-ci à propos des cours.

- Vous aurez besoin de bonnes notes si jamais vous voulez un bon métier, dit-il. La façon dont vous agissez tout les deux laissent beaucoup à désirer. Si vous vous appliquiez un peu plus plutôt que de vous distraire avec d'autres choses -

- Autres choses comme Mai et le tournoi de Bataille Ville ? lui lança Ron. Ou les Mages ? Nous avons essayé de trouver des informations plus solides sur eux !

- Tu as juste besoin d'une meilleure gestion de ton temps, contra Hermione. J'ai plus de devoirs que vous et je réussis toujours à avoir du temps libre pour des recherches supplémentaires !

Alors que Ron et Hermione se querellaient, Harry en profita pour regarder autour de lui. Ombrage était arrivée et était en train de picorer et de manger son petit-déjeuner. L'incident avec les mouches était apparemment encore frais dans son esprit. Personne n'avait revendiqué la blague et les jumeaux Weasley étaient catégoriques sur le fait qu'ils ne l'avaient pas fait.

Il n'y avait pas de Mage visible ce matin, ce qui surprit un peu Harry. Depuis qu'Ombrage avait pris le pouvoir, les Mages avaient fait en sorte que leur présence ne soit pas oubliée. Pas qu'il s'en soucis vraiment. Sa vie se passait mieux sans eux de son point de vie. En tout cas, elle était certainement plus détendue sans leur présence constante.

La Brigade Inquisitoriale continuait à patrouiller entre des tables, attendant juste l'occasion de prendre des points à quelqu'un. Malfoy n'était toujours pas parmi eux. Le choc de son jeu s'était dissipé et la Brigade Inquisitoriale était aussi mauvaise qu'avant. Ils étaient encore plus méchants quand les Mages n'étaient pas là.

Il garda la tête baissée pendant que l'un des membres passait près d'eux, remarquant que Ron et Hermione s'étaient également tus. Ils restèrent ainsi jusqu'à ce qu'il les ait complètement dépassés.

- Ils sont horribles, murmura furieusement Hermione, le regardant furieusement. Et Ombrage est horrible de les laisser faire.

- On le sait, approuva misérablement Harry, mais que pouvons-nous faire ? Si nous disons ou faisons quoi que ce soit, nous serons en retenue avec Ombrage avant même de comprendre ce qui nous arrive.

- De plus, nous ferons perdre encore plus de points à notre maison, ajouta Ron. Nous sommes déjà à la dernière place à cause d'eux.

- Je sais ça ! cracha Hermione. Cela ne veut pas dire que je ne peux pas souhaiter que nous puissions faire quelque chose !

- Qu'avons-nous comme premiers cours ? demanda Harry, changeant de sujet avant qu'ils ne soient surpris en train de parler de ça.

Ron vérifia son emploi du temps.

- Défense, gémit-il. Puis métamorphose, et puis nous sommes libres jusqu'à ce soir quand nous devrons aller à la tour astronomie.

- Bien, dit Hermione. Nous aurons du temps cet après-midi pour regarder les tracts de carrière dans la salle commune.

- Ouais, super, dit Harry avec aigreur.

Il avait une autre leçon d'occlumencie avec Rogue ce soir. Il ne pourrait même pas retourner dans la salle commune et se détendre avant d'aller au cours suivant. Il savait que Rogue n'allait pas être content de lui car il n'avait rien fait pour l'aider à fermer son esprit. Pas depuis qu'il avait trouvé le journal de Joey.

Soupirant, il se résigna à son sort. Peut-être qu'il pourrait faire des exercices de dernières minutes cet après-midi. S'il avait de la chance, sa leçon avec Rogue serait écourtée en raison de l'astronomie.