Bonsoir,

Je vous avais promis la suite rapidement. Et le voilà.

Je vous laisse de suite avec Edward et Bella.

Je rappelle que je ne suis que la traductrice de cette fiction écrite par ExiledEddie.

Bonne lecture.

Chapitre 35

Deux mois plus tard.

Je sortis de l'ascenseur et trouvai Tamora assise à son bureau. Elle était concentrée sur le texte affiché sur l'écran de son ordinateur. Je déposai devant elle, le café que je lui avais acheté. Elle leva les yeux, surprise.

"M...Merci, Monsieur Cullen" balbutia-t-elle.

"C'est pour le trajet de retour. Ne restez pas tard, aujourd'hui."

"Vous...Vous souhaitez que je parte, Monsieur Cullen? Oh, mon Dieu! Vous me virez?" hurla-t-elle.

"Bien sûr que non. Je veux juste que vous preniez un peu de temps pour vous. Rentrez chez vous et ne revenez que la semaine prochaine. Vous le méritez bien."

Tamora fronça les sourcils puis sourit.

"J'ai déjà utilisé mes congés payés."

"Ce n'est pas grave. Rentrez chez vous. Prenez cette semaine."

"Je vous remercie Monsieur" répondit-elle en me souriant.

Je n'eus pas le temps d'ajouter autre chose qu'elle filait déjà hors du bureau, oubliant même d'éteindre son ordinateur. Je ne pus résister à l'envie de rire. Je fis le tour de son bureau afin de l'étreindre moi-même. Il n'y avait plus personne. Il était tout de même 3 heures du matin. J'avais travaillé aussi tard tous les jours durant les deux derniers mois. J'avais besoin de m'occuper pour ne pas penser à Bella. Elle me manquait tellement. Je savais qu'elle avait déménagé et repris sa vie en main. Et puis, si elle souhaitait me voir, elle aurait appelé comme elle l'avait fait sans arrêt durant la première semaine. Pour ma part, j'avais accepté ce qu'il s'était passé entre nous mais je ne pouvais pas me résoudre à prendre le téléphone et l'appeler.

J'éteignis l'ordinateur de Tamora ainsi que sa lampe de bureau. Ensuite, je me dirigeai vers mon bureau. Il était plongé dans le noir et je dus me retourner afin d'allumer les lumières.

Mon souffre se coupa lorsque je me retournai. Elle se tenait devant mon bureau, tenant quelque chose dans la main. Isabella. Elle portait un jean bleu foncé et un chandaille au logo de l'Université de Seattle. Ses longs cheveux étaient relevés en queue de cheval très haute.

"Isabella?" murmurai-je.

"Bonsoir Edward."

Elle souriait timidement. Je lui rendis mais ne pouvais que la regarder bêtement.

"Je souhaite te parler" expliqua-t-elle d'un ton qui sonnait très professionnel.

Mon sourire s'effaça et je me déplaçai pour prendre place à mon bureau en lui présentant le siège face à moi.

"Assied-toi."

Contrairement à moi, elle garda son sourire en plongeant la main dans sa poche. Lorsqu'elle la ressortit, je vis qu'elle tenait un petit collier. Elle le posa devant elle et il fit un petit tintement lorsqu'elle le lâcha. Je levai les yeux vers elle en fronçant les sourcils. Je lui avais donné ce bijou au début de notre histoire. Il me semblait qu'il y avait une éternité. Je l'ai pris en main, regardant le "E" qui y était accroché. Par ce geste, elle me signifiait qu'il n'y avait plus rien entre nous. C'était bel et bien fini.

"Je voulais te le rendre avant que je ne parte."

"Partir?"

"Oui, je vais à New York. Je me rends directement à l'aéroport en sortant d'ici.

"Pourquoi vas-tu à New York?" ne pus-je m'empêcher de demander. Ma voix vibrait d'une peur dont j'ignorais la cause.

"Mon manuscrit est sélectionné. J'ai gagné le concours, Edward. Je l'ai gagné avec mon second article."

"Je pensais que le gagnant obtenait un stage au magazine?"

"C'est exacte mais Monsieur Banner a tenu sa promesse. Il m'avait certifié que si je gagnais, je pourrais éditer mon roman sur les vampires. Donc, je ne vais pas faire de stage."

J'hochai la tête, lui montrant que je comprenais. Pourquoi s'attarderait-elle dans ce magazine alors que son souhait était de devenir écrivain et qu'on lui donnait sa chance.

"Je suis heureux pour toi, Isabella" répondis-je sans émotion dans la voix. Je me penchai, pris le collier que je glissai dans ma poche.

Elle m'observa en fronçant les sourcils.

"Merci Edward. Pour tout. Et je suis désolée aussi. Pour tout."

J'acquiesçai de la tête alors que mon coeur se serrait et tombait au fond de mon estomac.

"Je voulais aussi te donner ceci."

Je levai les yeux et vis ce qu'elle tenait en main depuis son entrée. Ce que j'avais pris pour un livre était en fait, un exemplaire du magazine Lifestyle. Elle me le tendit. Je l'acceptai mais le jetai sur le bureau sans ménagement.

"Je t'aime toujours, Edward."

Je restai silencieux un moment et me tournai vers mon ordinateur.

"As-tu terminé? J'ai du travail."

Je la regardai un instant et vis une larme couler. Elle hocha la tête.

"Oui j'ai terminé."

Bella se leva et se dirigea vers la porte. Avant de la franchir, elle s'arrêta et me regarda.

"Si c'était à refaire. Je referais la même chose. Je voudrais te connaître et être avec toi."

"Au revoir, Isabella" répondis-je simplement en fermant les yeux.

"Adieu mon amour."

Elle venait de me donner le surnom que j'utilisais pour elle les derniers temps. Quand j'ai entendu la porte se fermer, je plongeai mon visage dans les mains et restai un long moment prostré. Quand je me redressai, je fixai l'écran de mon ordinateur près de 10 minutes avant de saisir le magazine. Je trouvai rapidement l'article.

Ma soumission. Par Isabella Swan.

Je déglutis et commençai ma lecture.

Mon nom est Isabella Swan. J'ai 21 ans et ma manière de vivre n'est que mensonge. Cet article ne parle pas d'un style de vie différent du mien, mais de moi et de mon amant. Ou plus exactement du Maître de ma vie. C'est un dominant et possède l'un des clubs le plus prisé de Seattle sur le thème du sadomasochisme.

Quand je l'ai rencontré, je n'étais pas une soumise. Je lui ai menti afin de me renseigner sur ce monde, cette façon de vivre. Tout ça pour écrire cet article.

Je lui ai menti. J'ai admis être une soumise. Il m'a consacré des heures de son temps à m'entraîner, à m'apprendre ce style de vie. Mais à la fin, il ne pouvait me considérer comme une soumise ordinaire. Notre attirance mutuelle état trop forte pour être ignorée. Je me suis alors renseignée sur le monde des dominants et soumises via internet.

J'ai découvert que le réel pouvoir dans ce type de vie était détenu par la soumise. Et fait, ce n'est pas un rapport de pouvoir d'une personne sur une autre mais un partage. Le partage de pouvoir. Celui de sentir et de comprendre les besoins et attentes de l'autre. De savoir par un simple geste, ce que l'autre désire.

Je suis une soumise et j'ai perdu mon dominant en brisant sa confiance.

Je ne me pardonnerai jamais les torts que je lui ai faits. Mais je m'efforcerai, chaque jour de vivre avec.

Edward restera à jamais mon seul et unique Maître.

Je voulais écrire cet article pour toutes les femmes soumises qui s'ignorent à travers le pays. J'espère que cela m'apportera la rédemption.

Je lus très rapidement la partie où elle expliquait les signes de la soumission. C'était détaillé et clair. Cet article ressemblait à ce que j'aurais voulu qu'on écrive sur mon monde. Sa manière de décrire ce style de vie correspondait exactement à ce que je voulais. Elle arrivait à faire ressentir ce que je vivais. Elle était ma voix. Puis j'arrivai à la fin de l'article.

Je n'ai pas écrit cet article pour gagner le concours. Je l'ai écrit afin d'avouer ma soumission, pour me faire le porte-parole de ce monde de Dominant/Soumise et crier à la terre entière que ce n'est pas mal.

Nous ne sommes pas des fous de sexe. Nous ne sommes pas là pour montrer notre pouvoir sur autrui ni pour solliciter la pitié. Nous ne sommes pas des gens qui aimons blesser les autres. Nous sommes juste des hommes et des femmes qui sommes attirés les uns par rapport aux autres. Exactement de la même manière qu'un mari et une femme sont attirés l'un l'autre.

Nous sommes comme un mari et sa femme, heureux de nous retrouver après le travail ou la fin de semaine. Nous sommes comme des fumeurs accros à leurs cigarettes. Nous sommes attirés par ce mode de vie. Nous sommes tous dans le même bateau à souhaiter le bonheur avec l'autre.

Je voudrais profiter de cet article pour remercier Edward Cullen. Il est le plus grand Maître et ami que l'on puisse souhaiter.

Je t'aime Edward. Je veux que tu le saches. Que tu saches que ce qu'il s'est passé a été un enseignement pour moi.

Je me levai et reposai ma chaise loin derrière moi. Mon cœur tambourinait. Je devais la voir. Tout de suite.


Ils se sont revus mais ce n'est pas exactement ce que vous attendiez, je sais.

Edward la rattrapera-t-il? ou pas?

Se retrouveront-ils ou pas?

La suite bientôt.

Bisous

Eli