Nouveau chapitre enfin posté :-) merci pour vos reviews (avec un merci particulier à mes 2 lectrices les plus fidèles ;-)) Sinon, que pensez-vous du Bamon de la série ? Leurs scènes m'ont donné plein d'idées pour des O.S. :-)
Bonne lecture et merci à tous :-)
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO
— Je crois que tu t'es mis dans de sacrés ennuis, déclara Enzo, l'air innocent.
Damon tourna la tête, le regard interrogateur. Tout le monde s'était dispersé et il ne restait plus qu'eux deux dans le salon.
— Comment est-ce arrivé ? demanda le vampire avec curiosité.
— De quoi est-ce que tu parles ?
— De Bonnie et toi, répondit son ami en levant les sourcils d'un air suggestif.
— Il ne s'est rien passé ! s'exclama Damon.
Le visage d'Enzo exprimait le doute.
— Vraiment ?
Après une longue hésitation, Damon fit signe à Enzo de le suivre à l'extérieur.
— Qu'est-ce que tu fais ?
— Si on doit avoir cette conversation, je vais avoir besoin d'alcool. De beaucoup d'alcool.
— Très bien, c'est parti, dit le vampire en mettant le contact, en direction du bar le plus proche.
Quelques minutes plus tard, ils étaient tous les deux installés au comptoir devant un verre de bourbon.
— Je t'écoute, dit calmement Enzo.
— D'abord, tu dois me promettre de ne parler de ça à personne.
— Juré, répondit son ami avec un sourire amusé.
— Pas même à Blondie.
— Et pourquoi est-ce que je parlerais de toi à Caroline ? demanda Enzo, sur la défensive.
— Je ne sais pas... pour avoir un sujet de conversation et passer plus de temps avec elle ? suggéra Damon en roulant les yeux. Elle est la seule à ne pas avoir remarqué que tu avais le béguin pour elle.
— Je n'ai pas le béguin pour elle ! s'exclama-t-il, tandis que Damon rigolait.
— C'est ça, répondit l'ancien vampire avant de boire une gorgée de bourbon.
— N'essaie pas de changer de sujet, nous sommes venus ici pour parler de Bonnie et toi.
— Très bien, répondit-il en redevenant soudain sérieux. On s'est embrassés.
Enzo ouvrit grand les yeux.
— Et ?
— Et c'est tout, compléta Damon en haussant les épaules. Cela n'ira jamais plus loin.
— A cause d'Elena, c'est ça ? devina son ami.
— Bonnie refuse de lui faire ça, elle m'a même demandé d'éteindre mes sentiments pour elle quand je redeviendrai un vampire.
— Tu lui as dit oui, je parie...
— J'avais accepté, mais c'était avant que toute cette histoire avec Esther ne nous revienne en pleine figure.
— Oh, tu veux dire avant que tu ne suggères à Bonnie de redevenir un vampire avec toi ? ironisa Enzo.
— Qu'est-ce que tu aurais fait, à ma place ? s'énerva-t-il.
— J'admets que le vampirisme me manquerait aussi.
— Il ne s'agit pas seulement de cela. Si Bonnie et moi n'étions pas condamnés d'avance, si nous n'avions pas la certitude de mourir lorsque nous serons à la moitié de notre vie humaine, j'aurais... j'aurais peut-être accepté de rester humain, à la condition qu'elle veuille bien de moi.
Le vampire en resta sans voix.
— Tu réalises ce que tu viens de dire, Damon ?
— Oui, je sais, répondit-il, un peu mal à l'aise.
— Tu aurais accepté de rester humain... avec elle ? répéta Enzo, incrédule.
— Et pourquoi pas ? s'écria Damon, énervé qu'Enzo mette sa parole en doute. J'ai déjà vécu plus d'un demi-siècle, et j'ai gâché la plupart de mes années à chercher une femme qui ne m'aimait pas. Ensuite, j'ai brisé la relation de mon frère avec Elena...
— Mais tu l'aimais ? le coupa Enzo. Tu aimes toujours Elena, pas vrai ?
— Je l'ai toujours aimée, répondit Damon, pensif. J'ai ressenti de la tendresse à son égard dès le moment où je l'ai aperçue, confia-t-il à son ami avec un petit sourire. Au début, je l'ai prise pour Katherine, avant de réaliser qu'elle était humaine. Cela m'avait fait comme un électrochoc, je n'avais pas revu Katherine depuis des années et je ne vivais que pour le moment où je pourrais enfin la sortir de cette tombe où je la croyais enfermée.
— Mais Katherine t'a menti, poursuivit Enzo.
— Elle n'avait pas besoin de moi, ajouta amèrement Damon. Le jour où j'ai réalisé qu'elle n'était pas avec les autres vampires, j'ai eu l'impression de mourrir à nouveau. Au début, j'ai refusé d'y croire. Mon cerveau refusait d'admettre qu'elle m'avait menti, que j'avais perdu tout ce temps à la chercher pour rien. Alors oui, j'ai peut-être transféré une partie de mes sentiments envers Katherine sur Elena, car elle lui ressemblait et que c'était la petite amie de Stefan. J'ai fini par tomber amoureux d'Elena, je l'aime toujours, mais je ne suis pas assez stupide pour croire que notre relation fonctionnera.
— Tu aurais pu t'en rendre compte avant, finit par dire Enzo.
— Je ne voulais pas l'admettre, reconnut Damon en jouant avec son verre. Je ne voulais pas vivre un nouvel échec alors que j'avais... eu la fille.
— Quelle horrible expression, soupira son ami.
— Rick ne dirait pas ça.
— Rick est un crétin ! s'exclama Enzo, un peu jaloux de leur amitié. En parlant de lui, pourquoi m'as-tu choisi moi comme confident ?
— Je n'ai pas envie de le mettre dans une situation délicate par rapport à Elena.
— Je comprends. Donc, reprit Enzo, tu aurais été d'accord pour vivre ta vie d'humain avec Bonnie.
— Peut-être bien, répondit Damon, voulant minimiser l'impact de ce qu'il avait dit plus tôt mais cela ne fonctionna pas car Enzo le connaissait bien et savait quand il était sincère.
— C'est fou, murmura-t-il en secouant la tête.
— Quoi qu'il en soit, la question ne se pose plus. Nous ne pouvons pas rester humains, ce serait du suicide.
— Vous transformer pourrait aussi vous tuer, je te rappelle. Sans compter que j'imagine mal Bonnie en vampire.
— Et moi, je ne l'imagine pas sans moi.
Enzo laissa échapper un petit rire.
— Quoi ? s'énerva Damon.
— Rien, c'est juste qu'avant, tu aurais dit que tu ne t'imaginais pas sans elle. Tu aurais voulu qu'elle se transforme pour ne pas la perdre.
— Je ne veux pas la perdre, murmura Damon. Mais j'ai encore moins envie qu'elle ne vive qu'à moitié. Je veux qu'elle soit heureuse, et je sais qu'elle peut l'être avec moi.
Enzo poussa un soupir avant de finir son verre cul sec.
— Je confirme, tu t'es vraiment fourré dans les ennuis jusqu'au cou, répondit-il, tandis que Damon regardait pensivement devant lui.
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO
— Elena ?! s'exclama Matt, étonné de voir la jeune femme errer seule dans les rues.
— Salut, Matt, dit-elle avec un sourire triste.
— Qu'est-ce qui ne va pas ?
— Tout va bien, je t'assure, répondit-elle en se forçant à prendre un ton joyeux.
Il fronça les sourcils.
— Elena Gilbert, depuis quand est-ce que tu me caches des choses ?
Cette fois, elle sourit vraiment.
— C'est juste que... j'avais besoin de réfléchir, avoua-t-elle tandis qu'ils marchaient côte à côté.
— Est-ce que ça concerne Damon ?
— Bingo ! répondit-elle tristement.
— Tu es triste qu'il soit toujours humain, c'est ça ?
— En fait, c'est un peu plus compliqué. Je crois qu'il est amoureux de Bonnie, ajouta-t-elle après une courte pause.
Matt hocha la tête sans rien dire.
— Tu ne sembles pas surpris, constata Elena.
— Disons que je ne le suis qu'à moitié. Tu m'avais dit toi-même que Damon l'aimait, d'une certaine manière. Tu t'en souviens ?
— Oui, murmura-t-elle. Oui, je m'en souviens, mais à ce moment-là, je venais de perdre Jeremy et tout ce que j'avais en tête, c'était l'idée qu'il allait se réveiller grâce à sa bague. Et surtout...
— Et surtout ? répéta Matt pour l'inviter à poursuivre.
— Je ne pensais pas que c'était réciproque.
Voyant qu'Elena semblait sur le point d'éclater en sanglots, Matt la prit dans ses bras.
— Bonnie et Damon ont traversé une épreuve terrible ensemble, ça crée des liens, murmura-t-il en caressant son bras.
— Cela va plus loin, répliqua-t-elle. Ils sont différents quand ils sont ensemble. Et le pire, c'est que je ne peux pas en vouloir à Bonnie : c'est moi qui lui ai demandé d'aider Damon à gérer son humanité. J'ai... j'ai pris conscience que je ne pourrai jamais représenter pour lui ce qu'elle représente.
— Elena, tu es bouleversée, tu devrais essayer de te calmer, dit gentiment Matt.
— J'ai fait une grave erreur en sortant avec les frères Salvatore, déclara-t-elle en essuyant ses larmes. Est-ce trop demander de trouver quelqu'un qui m'aime pour ce que je suis, et pas parce que ma ressemblance avec Katherine l'a intrigué ?
— Hé bien, tu m'avais moi, mais tu m'as jeté, plaisanta Matt dans l'espoir de la faire rire, ce qui fonctionna. Je préfère te voir ainsi, ajouta-t-il comme Elena riait malgré ses yeux rouges.
— Il... il y a autre chose, Matt, ajouta-t-elle en redevenant soudain sérieuse.
— Que se passe-t-il ?
— Caroline m'a téléphoné pour me dire qu'ils venaient d'apprendre une nouvelle terrible et elle m'a demandé de rentrer mais j'ai refusé et j'ai demandé qu'elle me dise tout par téléphone : Damon et Bonnie ne peuvent vivre qu'une demi-vie humaine, car Sheila s'est sacrifiée uniquement pour Bonnie, Damon n'était pas censé mourir.
— Mais c'est horrible ! s'écria le jeune homme.
— Je sais, c'est pour ça que j'aimerais trouver un sort qui permette à Damon de redevenir un vampire sans risquer d'y laisser sa peau.
— Elena... je ne crois pas que ce soit une très bonne idée.
— Pourquoi ?
— J'ai parlé avec le Shériff, le Conseil à l'intention de mettre en place une nouvelle brigade afin de lutter contrer les créatures surnaturelles.
— Quoi ? Mais c'est stupide, les habitants sont en sécurité en ville !
— Mais pas à l'extérieur, ajouta Matt. Ils peuvent se faire attaquer à la frontière.
Elena réfléchit quelques instants.
— Alors quoi, nous devons partir, c'est ça ?
— C'est la seule solution, pour le moment. J'en ai déjà parlé à Caroline et à Tyler.
— Non, non et non !
Elle secouait vigoureusement la tête.
— Nous nous sommes déjà faits jeter hors de notre ville à cause des Voyageurs, nous n'allons pas fuir à nouveau. Mystic Falls est notre foyer, Matt. C'est l'endroit où nous avons tous nos souvenirs d'enfance.
Elena soupira tristement.
— Je me sens déjà assez coupable d'avoir brûlé ma maison, alors je n'abandonnerai pas ma ville. Pourquoi est-ce que tu me regardes fixement ?
— Parce que quand tu parles ainsi, j'ai l'impression que tu es redevenue la Elena humaine que j'ai toujours connue.
— Quoi ? C'est ridicule, Matt. Je n'ai pas changé, je suis toujours la même.
Son ami évita son regard.
— Oui, probablement.
— Atttends, tu trouves que j'ai changé ?
— Elena... Je crois que ce n'est pas le moment d'avoir cette conversation.
— S'il te plait, je veux savoir, insista-t-elle.
— Tu vas mal le prendre, je le sais.
— Non, je te promets que j'écouterai sans protester.
— Elena, je n'ai pas envie de me disputer avec toi.
— Matt, on ne se disputera pas, je te le jure !
Il plongea son regard dans le sien et vit qu'elle était sincère.
— Très bien, tu l'auras voulu.
Il s'éclaircit la gorge.
— Ne vas pas croire que je dis ça parce que Damon et moi ne sommes pas les meilleurs amis du monde, mais je te trouve différente depuis que tu es avec lui.
— En moins bien, j'imagine ?
Lentement, Matt acquiesça.
— Hé bien... j'ai promis de t'écouter alors... continue, s'il te plait.
— Au début, quand tu es sortie avec Stefan, j'étais jaloux car je t'aimais encore, mais j'ai fini par réaliser qu'il t'apportait ce que tu voulais : après la mort de tes parents, tu avais besoin d'une personne aimante, compréhensive, protectrice... bref, tout ce que je n'étais pas.
— Matt, je... je suis désolée, bafouilla-t-elle. Je n'ai jamais voulu...
— C'est du passé, la coupa-t-il avec un sourire rassurant. Stefan a été là pour toi à un moment de ta vie où tu avais besoin de lui. Ensuite, votre histoire s'est terminée et tu es sortie avec Damon. Ne le prends pas mal mais... Damon a cette facheuse tendance à ne rien prendre au sérieux et à agir avant de réfléchir. Et je dois admettre que depuis que tu es avec lui, tu as fini par adopter certains de ses comportements.
— Je... je ne m'en rendais pas compte.
— Je sais, répondit son ami. Je ne dis pas que c'est de sa faute, mais quand vous êtes ensemble, le reste du monde n'existe plus.
— Notre amour nous rend égoïstes, pas vrai ? demanda-t-elle tristement.
— Je suis désolé.
— Ne sois pas désolé, Matt. Je le sais depuis longtemps. Je me suis sentie tellement coupable de n'avoir pas remarqué que Stefan avait disparu tout l'été à cause de Silas, ou que Bonnie était morte. Je sais que Damon et moi sommes... étions trop exclusifs, se reprit-elle. Mais il m'a donné tout ce que je voulais : de la passion, du danger, de l'aventure. Je ne vois mon futur qu'avec lui et je n'arrive pas à m'imaginer ce que sera ma vie si je le perds !
— Tu as tes amis, Lena. Tu as Jeremy.
— Je ne sais pas si je pourrai continuer à vivre sans lui, murmura-t-elle d'une voix étranglée. Il est tout pour moi. Il m'apporte ce que je veux, Matt.
— Je le sais, mais peut-être qu'un jour, tu ne désireras plus ce que tu désires aujourd'hui.
Elena le regarda avec attention.
— Comme je te l'ai dit, Stefan t'a apporté ce dont tu avais besoin à un moment de ta vie. Ensuite, tu as grandi et son amour n'était plus suffisant. Qu'est-ce qui te fait croire qu'un jour, tu n'en auras pas marre du danger, de l'aventure, de la passion ?
— Je... je ne sais pas, balbutia-t-elle.
— Les gens changent, Elena. Leurs désirs changent. Leurs besoins changent. Je ne dis pas que tu ne te remettras jamais avec Damon, mais ne te mets pas en tête l'idée que ta vie est fichue sans lui. Tu dois vivre pour toi-même, pas à travers tes histoires d'amour.
Elle sourit faiblement.
— Tu as toujours été la voix de la raison, répondit-elle avec tendresse.
— Je sais, répondit son ami avec un clin d'oeil. Sans moi, tu n'aurais jamais eu l'autorisation de suivre ton stage de danse pendant l'été, tes parents t'auraient probablement privée de sortie pour avoir fait le mur avec Caroline et Bonnie.
— J'ai quand même manqué une super soirée en suivant tes conseils, et je n'étais pas présente lors de la première cuite de Bonnie.
— Mais tu as été élue meilleure danseuse lors du concours organisé au lycée.
— C'est vrai, répondit Elena.
Ils se regardèrent en souriant, puis Elena serra impulsivement son ami dans ses bras.
— Merci, Matt. Merci d'avoir toujours été là, malgré tout ce qu'il s'est passé entre nous.
— De rien, répondit-il d'une voix grave.
Il passa ensuite son bras autour de ses épaules et ils continuèrent à se promener en parlant.
— J'aimerais tout de même te rappeler que parfois, c'était toi qui nous incitait à faire des bêtises, comme la fois où tu avais pris cette bouteille chez toi et que...
— Je savais que tu allais remettre cette histoire sur le tapis ! s'exclama le blond en riant. Ce n'était pas moi.
— Bien sur que c'était toi, rétorqua Elena avec un grand sourire. Tu n'as qu'à demander à Caroline.
— Je sais bien qu'elle te soutiendra par solidarité féminine.
Elena éclata de rire, et ils continuèrent à se remémorer des souvenirs d'enfance tout en marchant jusqu'à la maison qui leur servait de quartier général.
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO
— Est-ce que je peux entrer ? demanda Vanessa à Bonnie en entrouvrant légèrement la porte de la chambre de la sorcière. J'ai frappé, mais je n'ai pas entendu ta réponse.
— Désolée, je ne t'ai pas entendue, j'étais en train de réfléchir, répondit gentiment Bonnie en invitant Vanessa à s'asseoir sur le lit à côté d'elle. Est-ce que je peux t'aider ?
— A vrai dire... c'est plutôt moi qui aimerais t'aider, dit Vanessa en s'asseyant. Je suis vraiment désolée pour le rôle que j'ai joué dans cette histoire et j'aimerais trouver un moyen de me racheter.
— Tu n'as pas à le faire, je t'assure. Ces gens t'ont manipulée, toi aussi. Ils ont utilisé ta maladie pour que tu leur viennes en aide.
— Peut-être, mais je n'aurais jamais du piéger Tyler. J'ai été idiote.
— N'en parlons plus, d'accord ?
Bonnie sourit à la jeune femme qui lui sourit en retour.
— Tu sais, j'ai fait de nombreuses recherches dans le domaine surnaturel. Je possède beaucoup de grimoires et j'ai de nombreux contacts à travers le monde. Demande-moi ce que tu veux et je t'aiderai, Bonnie.
— C'est très gentil, Vanessa, mais je t'assure, tu ne nous dois rien.
— Je veux faire quelque chose pour vous aider... à moins que tu aies décidé de tenter le coup et de devenir un vampire toi aussi ?
Aucune des deux n'avaient entendu Damon et Enzo rentrer de leur petite virée quelques minutes plus tôt, ni Damon s'arrêter sur le seuil de la porte de la chambre de Bonnie.
— J'imagine que je n'aurai pas le choix, dit Bonnie en haussant les épaules, tandis que Damon avait collé son oreille contre la porte pour écouter.
— Mais ce n'est pas ce que tu veux, devina Vanessa.
— Ce que je veux..., murmura lentement Bonnie. J'aurais aimé que les choses restent comme avant. Être une sorcière et ne pas avoir cette menace qui place au-dessus de ma tête. Comment vivre en sachant que je suis condamnée ? Damon a raison, vivre ainsi est horrible, mais devenir un vampire l'est tout autant.
— Si j'avais un moyen de t'aider, je te jure que je le ferais, Bonnie.
— Je sais, répondit la sorcière.
Entendant cela, Damon fit demi-tour puis revint sur ses pas en faisant volontairement du bruit.
— Je crois qu'il y a quelqu'un, dit Bonnie en fronçant les sourcils.
Elle se leva et ouvrit la porte.
— Damon ?! s'exclama-t-elle comme il était devant elle.
— Salut, Bon-Bon ! cria-t-il en prenant l'air plus ivre qu'il ne l'était réellement. Je viens d'aller boire un verre avec Enzo et j'ai eu une idée géniale !
— Damon, combien de verres as-tu bu ? demanda-t-elle en l'attirant dans sa chambre.
— J'ai fini par arrêter de compter, mais peu importe, répondit-il avant de faire un petit signe à Vanessa.
— Enzo n'aurait pas du te laisser boire autant, dit Bonnie avec contrariété. C'est un vampire et tu es humain, tu ne peux pas boire la même quantité d'alcool que lui.
— Justement, en parlant de vampire, dit-il en exagérant sa gueule de bois, mon idée devrait te plaire.
— Vu ton état, j'en doute, rétorqua-t-elle, les bras croisés. Enzo va m'entendre.
— Avant de monter sur tes grands chevaux, écoute-moi, Witchy : est-ce que tu aimerais redevenir humaine et vivre une vie entière ?
— De quoi est-ce que tu parles ?
— Réponds à ma question, s'il te plait.
— Hé bien, oui, mais...
— Génial, l'interrompit-il. Alors, voilà le plan, et Vanessa va pouvoir nous dire si c'est possible : je me transforme en vampire, et au même moment, une sorcière te lance un sort pour que ma demi-vie humaine te revienne.
Bonnie le regarda la bouche ouverte.
— Alors ? demanda Damon, l'air assez satisfait de lui.
— Je... oui c'est possible, finit par dire Vanessa car Bonnie ne disait rien.
— Et toi, Bon-Bon, qu'en penses-tu ?
— Non.
Son ton était ferme.
— Non ? répéta Damon, oubliant un instant qu'il était censé faire semblant d'être saoul.
— C'est hors de question.
— Mais pourquoi ?
— J'y ai déjà pensé, Damon. Si on se transforme tous les deux et qu'on donne chacun notre moitié de vie à ma grand-mère, son âme sera sauvée et les gens ne l'oublieront pas.
— Bonnie, qu'est-ce que c'est que cette histoire, encore ? lui demanda-t-il en sortant complètement de mon rôle.
— Je viens de te le dire, Damon : je vais me transformer avec toi pour sauver le souvenir de ma grand-mère.
— C'est ridicule, ne put-il s'empêcher de répondre sous son regard indigné. Avec tout le respect que je dois à ta grand-mère, jamais elle ne cautionnerait une chose pareille.
— Alors, premièrement, arrête de parler comme ça, tu ressembles à ma mère, déclara-t-elle tandis qu'il grimaçait. Deuxièmement, c'est le comble que tu refuses alors que c'est toi qui m'a demandé de devenir un vampire avec toi !
— C'était avant que je ne songe à la possibilité de te rendre à nouveau complètement humaine, répliqua-t-il. Je croyais que c'était ce que tu voulais ?
— Peu importe, Damon. C'est mon choix et je ferai ce que je veux.
— Quelle tête de mule ! s'exclama-t-il.
— Et toi, tu deviens complètement instable à cause de ton humanité et tu changes d'avis et d'humeur toutes les cinq minutes !
— Je... je crois que je ferais mieux de vous laisser, dit Vanessa en sortant rapidement de la chambre et en refermant la porte derrière elle.
— Tu l'as mise mal à l'aise, dit Bonnie d'un ton accusateur.
— Pas du tout, répliqua Damon. Je ne te comprends plus, Bonnie. Qu'est-ce que tu veux ?
— Comment ça, qu'est-ce que je veux ?!
— Il y a cinq minutes, tu disais à Vanessa que tu voulais que tout redevienne comme avant.
— Tu as écouté aux portes ?! s'exclama-t-elle, furieuse.
— Ne change pas de sujet, d'accord ? Je t'apporte la solution sur un plateau et toi tu m'envoies paître !
— Te suicider n'est pas une solution. C'est stupide.
— Ce n'est pas du suicide. Pas plus que le fait que tu veuilles prendre le risque de te transformer en vampire avec moi pour sauver la mémoire de ta grand-mère.
— Ce n'est pas pareil.
— Vraiment ?
— Ma grand-mère mérite que je fasse cela pour elle. Elle mérite qu'on se souvienne d'elle.
— Et toi, tu ne mérites pas qu'on fasse cela pour toi ?
— Damon... c'est différent, répondit-elle avec nostalgie. Ma grand-mère, c'est ma grand-mère, tu comprends. Elle m'a pratiquement élevée, elle a été là pour moi quand ma mère était partie, elle m'a aidée à gérer ma magie. Elle a veillé sur moi depuis l'Autre Côté, elle m'a soutenue lorsque je suis morte et elle s'est sacrifiée pour que je connaisse la paix. Elle est tout pour moi et je l'aime plus que tout, tu comprends ?
Damon avait écouté sa réponse en la regardant droit dans les yeux. Avant même qu'il ne parle, Bonnie savait ce qu'il allait répondre, et elle ne pouvait pas le laisser dire ça. D'une part parce qu'elle ne pouvait pas y croire, d'autre part parce qu'il y avait Elena.
— Moi aussi, je..., fut tout ce que Damon parvint à dire avant que Bonnie ne pose son index sur sa bouche pour le faire taire.
— Ne dis rien, chuchota-t-elle.
— Tu peux me faire taire si tu veux, mais tu ne peux pas m'empêcher de penser ce que je pense ni de ressentir ce que je ressens, Bonnie, répondit-il en enlevant son doigt de sa bouche avant de poser un baiser délicat dessus. Je te laisse réfléchir à tout cela, je serai en bas, si tu as envie d'en parler.
Longtemps après qu'il soit parti, Bonnie continuait à fixer la porte qui s'était refermée sur lui.
« Moi aussi, je t'aime plus que tout ».
Voilà ce qu'il avait l'intention de lui répondre, et cela effraya Bonnie autant que cela la bouleversa.
