Bonjour à tous,
la fin du match qui a bien failli pas arriver à temps!
Sahrtorian, je m'excuse de ne pas te l'avoir envoyé pour la correction mais je viens juste de le finir ce chapitre. J'ai eu très, mais alors très peu de temps cette semaine :-)
Le fameux Quai 54 où je devais aller a été annulé à la dernière minute pour raison de sécurité. J'étais verte!
C.C. Fan de tous,
désolée, dans le premier post, j'ai oublié de répondre à ton comm'. J'espère que tu liras l'update! Un grand merci pour ta fidélité à toutes mes histoires. Je ne parle presque à personne de mes petites histoires parce que ça n'intéresse personne dans mon entourage. Donc si un jour tu as du temps sur Paris, peut-être qu'on pourra se rencontrer, parler basket et écriture :-)
J'espère que la suite te plaira.
Et j'en profite pour remercier le guest anonyme pour sa review. Toutes les review, longue ou courte me font très plaisir. Un grand merci à toi
Trêve de bla bla et bonne lecture à tous.
Hôtel Hanabi
Salle commune de l'équipe d'Argentine
Alors qu'il expose ses derniers préparatifs pour son prochain match contre la Chine, Ginobili jette un dernier coup d'œil à ses joueurs :
- Tout le monde a bien compris ?
Tous acquiescent avec sérieux.
Presque tous.
- Coach ? demande Gabriel avec une impatience rare. Est-ce qu'on peut y aller maintenant ?
Et contrairement à la première cette fois, tous ses équipiers ont fini par se faire contaminer par l'enthousiasme de leur sixième joueur. L'hôtel est à deux pas du gymnase, leur prochain match ne se déroule que demain et le quatrième quart temps n'avait pas dû encore commencer.
- On y va tous ensemble, annonce Ginobili.
Le grand argentin s'amuse de la façon dont les yeux de son passeur étincellent et du fait qu'il tente par tous les moyens de pousser ses équipiers à presser le pas. Mais ils finissent par coopérer de bonne grâce et tous se dirigent rapidement vers le grand gymnase de Tokyo.
Une fois arrivés dans l'arène, Ginobili jette un coup d'œil rapide au tableau d'affichage. Les deux équipes sont quasiment à égalité. Puis il observe la foule dans les tribunes qui attend fébrilement que le dernier quart temps démarre. Il n'y avait pas eu autant de monde pour leur propre match. Jouer à domicile a ses petits avantages.
Il regarde du coin de l'œil Matias, son capitaine passer son bras sur les épaules de son sixième joueur :
- Ne t'inquiète pas, les français n'ont aucune chance face à une équipe qui a pour passeur le rival du grand Gabriel Vitoria, dit-il d'un ton un peu narquois.
Gabriel continue à sourire. Lui qui d'ordinaire s'énerve des attitudes un brin protectrices et moqueuses de ses équipiers qui se prennent un peu tous plus pour ses grands frères que ses équipiers parce qu'il est le plus jeune et le plus petit de l'équipe, pour ne pas dire le plus frêle, ne pense même pas à sortir de l'emprise du grand brun qui s'amuse à le taquiner. Puis il se tourne vers lui :
- Coach, vous pensez vraiment que ça ira ?
Ginobili réfléchit sérieusement à la question :
- Les deux équipes sont à peu près du même niveau, dit-il. Mais les français sont persuadés qu'ils vont gagner alors que les japonais ont tout à prouver à ce stade de la compétition. Ferry est loin d'être un idiot mais il sous-estime le Japon et leur coach. C'est une erreur qui lui coûtera la victoire.
Il sourit à ses joueurs :
- C'est une erreur que je ne ferai pas.
Banc du Japon
D'un coup d'œil, Louise observe avec attention ses joueurs. Midorima supporte avec stoïcisme son rôle ingrat, Takao a déjà dépassé depuis longtemps ses limites et Kagami est épuisé.
Sa plongée la tête la première dans les limbes les plus profonds de la première zone avait puisé dans ses dernières forces. Il pourrait tenir encore deux, peut-être trois minutes sur le terrain avant de s'effondrer. Mais elle ne souhaite pas le pousser jusqu'à ses dernières limites à deux jours d'un match contre l'Argentine.
- Kise, Kuroko, vous prenez la place de Kagami et Takao.
Bien que déçus de ne plus être sur le terrain, Kagami et Takao tendent leurs poings avec un petit sourire un peu forcé à leurs remplaçants et pour une fois Kise est trop sérieux pour laisser éclater son exubérance habituelle.
- Le jeu va s'accélérer et ce sera une course aux points.
Louise pose une première main sur la tête de Midorima…
- Ils ont eu un mal fou à gérer un Midorima…
Toute l'équipe rigole sous cape de la familiarité que se permet la coach malgré la gêne évidente de Midorima qui baisse nerveusement la tête.
… puis une seconde sur celle de Kise …
- Voyons voir comment ils en gèrent un second.
Banc de la France
Tous les joueurs français observent leur coach avec appréhension.
Il est silencieux depuis presque une minute, les yeux fermés, tentant visiblement de reprendre son calme. Un spectacle aussi rare que mémorable.
Ferry prend une longue inspiration et pose un regard noir sur ses joueurs.
Dans un silence de plus en plus pesant, tous les regards se tournent vers lui dans l'attente de ses instructions.
- De la première à la dernière seconde de ce quart temps, on joue à fond.
- Mais, commence Laurent dans une tentative pour protester, pour l'Argentine, on …
- Pas de mais, je me suis laissé aveuglé par mon propre ego en pensant que quoi qu'il arrive, on ne pouvait pas perdre contre cette gamine qui leur sert de coach et encore moins contre le Japon. Je pensais qu'ils allaient faire l'erreur de jouer sur notre terrain, que leur inexpérience et le manque de compétition de ce pays qui n'a jamais eu de vrais joueurs avaient grandement exagéré leur réputation. Je pensais les avoir à leur propre jeu et c'est moi qui ait fait une grave erreur de calcul.
Ses joueurs inquiets partagent un furtif regard en coin devant cette avalanche d'aveux plus qu'inhabituelle chez leur coach.
- Si on ne joue pas à fond, continue Ferry, il n'y aura pas d'Argentine ni d'autres matchs.
San Antonio
Stéphane jette un regard en coin à sa coach qui ne peut cacher sa déception lorsqu'elle s'aperçoit que Kagami reste sur le banc.
Becky Hammon fait la petite moue qu'elle affiche toujours lorsque Popovitch prend une décision qui ne lui plaît pas mais qu'elle ne peut qu'accepter car c'est la seule possible.
- Si leur coach veut le faire jouer pour le match suivant, c'est sûrement la seule chose à faire, tente-t-elle de se convaincre elle-même en pensant à haute voix.
Puis elle se tourne vers Stéphane :
- Ils ont intérêt à être bons, le blondinet et la crevette !
Stéphane étouffe un petit éclat de rire devant la répartie de sa coach :
- Crois-moi, ils sont étonnants.
Terrain
00 : 00
72-71
Le match commence sur les chapeaux de roue.
Concentrant tous les ballons sur Shintaro et sa copie, les trois points s'enchaînent mais pas uniquement dans le camp japonais. Une véritable course aux points comme l'avait annoncé Louise.
A chaque panier mis d'un côté, que ce soit de la main de Shintaro ou Kise grâce aux passes improbables de Kuroko ou la parfaite vision du jeu d'Akashi, les français répliquent de la même façon.
Les deux défenseurs, Lally et Dary qui marquaient Midorima, sont presque méconnaissables.
Plus rapides, plus agiles, plus précis.
Plus dangereux.
Midorima commence à comprendre qu'ils étaient loin d'utiliser tout leur potentiel pendant le match. Les deux français qui arrivaient à peine à le marquer pendant le dernier quart temps sont à deux doigts de les bloquer tous les deux, Kise et lui.
Alors qu'il voit le ballon prendre une courbure étrange sous la main de Kuroko et atterrir dans les mains de Kise qui lance le ballon dans une courbe parfaite, Midorima a l'étrange impression de voir sa propre image se superposer sur Kise.
Mais il voit aussi que Dary manque de peu le ballon et que Faure commence lentement à s'habituer à la présence fantomatique de Kuroko.
Machinalement, il regarde le compteur.
03 : 30
84-83
A peine quatre minutes et il est déjà hors d'haleine.
Et le score est toujours aussi proche.
Il doit se battre sur chaque ballon, sur chaque passe, sur chaque attaque, chaque défense.
Il doit tout donner et Kise qui mime le moindre de ses gestes fait de même.
L'espace d'un instant, leurs regards se croisent.
L'étincelle qui embrase dans le fond des prunelles dorées de Kise s'enflamme, dévore ses yeux d'or et comme dans un reflet se mettent à consumer son propre regard.
Personne, pas même ces français qui se dressent entre lui et le panier ne pourront l'arrêter.
Tribunes
03 : 43
84-86
Ginobili ne quitte pas des yeux la combinaison Kise Midorima sur le terrain.
Pour la première fois depuis le début du quart temps et sûrement depuis le début de la partie, l'équilibre est en train lentement de basculer et les ballons volent dans des courses folles et ridiculement hautes jusqu'aux paniers.
Cet arrière et son clone sont plus dangereux qu'il ne le croyait.
Pas parce qu'ils ne loupent jamais un panier ou que lentement, ils arrivent enfin à dominer leurs adversaires. Non, c'est parce que même profondément plongés dans la zone, ils sont tous les deux encore coordonnés avec leurs passeurs.
Midorima et Akashi d'un côté, Kise et Kuroko de l'autre.
Deux facettes si parfaites qu'il en oublie un instant le compte des points et le temps qui s'écoule.
Et comme il s'y attendait, Ferry demande un temps mort.
Temps mort demandé par la France
05 : 01
90-95
Banc de la France
Ferry croise les bras, tentant de réprimer sa rage devant les événements qui lui échappent.
- Faure, Laurent, vous m'arrêtez ces splash brothers (1) miniatures par tous les moyens. Je peux gérer des paniers dans la raquette mais pas cette avalanche de trois points délirants.
Ils acquiescent d'un hochement de tête, conscients que le moindre mot ne ferait qu'alimenter la colère de leur coach.
Banc du Japon
Louise évalue d'un rapide coup d'œil l'état de fatigue de Kise et Midorima. Ils ne tiendront pas plus d'une minute ou deux à ce rythme. Heureusement, leurs adversaires ne le savent pas et vont tout faire pour les arrêter, libérant l'emprise des défenseurs sur Aomine, Akashi et Kuroko.
- Midorima, Kise, je veux que vous mettiez vos dernières forces pendant la prochaine minute. Ils doivent penser que vous pouvez tenir le rythme jusqu'à la fin du match.
Ils acquiescent d'un même mouvement, tentant encore de reprendre leur souffle.
- Akashi, Kuroko, dès que la défense française aura muselé nos trois points, Aomine se retrouvera de nouveau face à Claire. Et croyez-moi, quand il se mettra à jouer à fond, il ne pourra s'en sortir que grâce à ta vision du jeu, dit-elle en se tournant vers Akashi, et tes passes dit-elle à Kuroko. Une fois que Claire sera lancé, vous ne serez pas trop de trois pour le contrer.
Louise prend un instant pour regarder chacun de ses joueurs :
- Le chemin qui mène à notre victoire n'a jamais été aussi clair sous nos pas. Alors allez me gagner ce match !
05 : 01
90-95
Tribunes
Ginobili comprend dès la première seconde le bluff de Louise.
Kise et Midorima n'auraient jamais pu jouer comme ils l'avaient fait jusqu'à la fin du match. Mais Ferry et ses joueurs le croient et ils sont tous les deux marqués par deux joueurs tandis que l'ailier fort assure toute l'attaque.
Et ce français est un véritable monstre de puissance qui lui donne froid dans le dos. Seul, il se retrouve face à Aomine qui n'arrive à faire face que grâce aux passes de Kuroko et à la vision d'Akashi. Un duel sans merci qui rend la foule hystérique.
Un instant, il se demande si, à la place de Ferry, il se serait fait avoir par la petite stratégie de Louise. Assister au match dans les tribunes ou sur le banc en tant que coach n'a rien de comparable et permet de prendre un certain recul sur les directions prises par les deux coachs.
C'est comme observer une partie d'échec entre deux joueurs, on comprend toujours mieux les intentions de chaque joueur lorsqu'on est libéré de la pression du jeu et des conséquences de ses propres décisions.
Et il se dit que c'est une réponse qu'il aurait bien assez tôt.
06 : 51
94-97
Aomine contre Claire.
Une démonstration de basket époustouflante où les paniers s'enchaînent dans un équilibre parfait où chaque attaque, chaque mouvement trouve son pendant dans un ballet incroyable.
Plus les secondes s'écoulent et plus Aomine plonge profondément dans la zone.
Il peut presque voir la porte de la seconde zone.
Et contrairement à toutes les autres fois où il avait plongé dans la zone, il est conscient de ses équipiers sur le terrain.
Non, pas ses équipiers.
Mais de Tetsu. Et Akashi.
Le temps semble s'attarder à chacun de leurs mouvements, de leurs passes. Et il sait que sans leur aide, il se ferait ridiculiser face au français.
Son adversaire est meilleur. Et cela le remplit d'une telle joie qu'il a l'impression que son cœur va exploser.
A vrai dire, sous son regard, le seul qui bouge au moins aussi vite que lui n'est autre que ce français qui se dresse sur son chemin.
Et plus leur duel s'éternise et plus leur pas s'imbriquent dans une joute terrifiante qui lui donne un sourire un peu plus grand à chaque seconde.
Lorsqu'une passe entre les français déviée par Kuroko sort du terrain, il tourne la tête vers le banc du Japon.
Le banc où Izuki tente par tous les moyens de ne pas montrer sa peine de ne plus pouvoir jouer avec eux.
Curieusement, cette seule pensée le fait plonger encore plus dans la zone et il se tourne vers Akashi en fixant son adversaire avant la remise du ballon en jeu :
- Capitaine, dit-il, tu peux traduire pour moi ?
Surpris, Akashi hoche la tête.
- Demande-lui, dit-il en montrant son adversaire, pourquoi ? Alors qu'il est meilleur que moi, qu'il est plus rapide et encore plus précis que moi, il joue comme ça ? Il accepte de faire de tels coups bas ? Izuki s'est donné à fond pour jouer à notre niveau, pour trouver des techniques. Il voulait tellement jouer contre vous, l'Argentine, avec nous ? Alors pourquoi ?
Claire se tourne vers lui après que Akashi ait rapidement traduit l'essentiel de ses paroles :
- Tu ne sais même pas de quoi tu parles alors tu ne pourrais même pas comprendre ma réponse.
- C'est sûr, ironise Akashi, on est tellement bêtes…
Claire soupire en levant les yeux au ciel.
- Pour des japonais, vous n'êtes pas mauvais. Mais je pense que vous avez jamais vraiment eu de challengers parce que votre pays n'a jamais eu un joueur digne de ce nom. Chez nous, des joueurs meilleurs que toi, que lui, dit-il en se tournant vers Aomine, y en a au moins une dizaine. La compétition est féroce mais pour ceux qui se distingueront tout est possible, les plus grands clubs, la NBA, les meilleurs clubs européens, toutes les portes sont ouvertes. Je ne joue pas pour gagner, pour la victoire ou même cette coupe. Je joue pour saisir tout ce que ce sport a à m'offrir.
Il se pose devant Aomine tout en sachant que cette fois, il n'aurait pas besoin d'une traduction pour comprendre :
- Et rien ni personne ne m'empêchera de prendre tout ce que j'ai à prendre.
Akashi ferme les yeux une seconde avant de se reprendre :
- Maintenant, dit-il, je sais que nous ne pouvons pas perdre ce match.
- Parce qu'on ne joue pas des bisounours pour l'amour du basket, comme vous, ironise Claire.
Akashi a bien du mal à traduire le mot « bisounours » à Aomine mais il comprend à peu près l'idée.
- Non, dit-il parce que la seule chose dont j'avais peur, dit Akashi, c'est que vous commenciez à jouer comme une équipe. C'est la seule et unique chose qui aurait pu me faire douter de notre victoire.
Et c'est la seule et unique chose que vous êtes incapables de faire, pense-t-il.
Tribunes
Ginobili ne perd rien du spectacle. Ses joueurs aussi.
Kise et Midorima se sacrifient pour l'équipe en occupant presque toute le camp adverse. Et plus ils les regardent et plus il trouve leur petit bluff convainquant. Quant au trio Aomine, Kuroko, Akashi, il fonctionne parfaitement et arrive à faire jeu égal avec Claire plongé dans la zone.
Chaque joueur a sa place dans l'équipe, une équipe d'individualités fortes mais au moins aussi soudée que la sienne.
Et pour la première fois depuis qu'il les regarde évoluer sur le terrain, un doute, un doute aussi affreux qu'enivrant le rend aussi euphorique qu'impatient.
Parce que l'issue de ce match ne fait plus aucun doute à cet instant.
Le Japon a gagné.
Pendant les dernières minutes, les français jouent le tout pour le tout en lançant attaque sur attaque. Mais contrairement aux japonais, ils n'arrivent pas à construire une stratégie bien soudée. Et Kise a encore quelques réserves et met un trois points à moins d'une minute de la fin qui creuse un peu plus l'écart au score.
Alors oui le Japon a gagné ce match. Mais l'issue du Japon/Argentine qui se tiendra dans deux jours devient soudain plus incertaine qu'il ne l'aurait cru.
09 : 21
103-109
San Antonio
Becky Hammon est plus surprise par le spectacle de son impassible meneur qui passe par toutes les couleurs à mesure que les secondes s'écoulent que par le match. Stéphane tremble à chaque nouvelle attaque.
Et là, à quelques secondes de la fin, les français ont le ballon en main.
- Avec six points d'écart, tente Becky Hammon, le match est …
- Je n'ai pas peur qu'ils perdent, j'ai peur qu'un autre joueur se retrouve à terre.
Les français tentent un trois points qui rebondit sur l'arceau mais Claire prend le rebond et claque un dunk qui fait trembler le panier et la foule.
09 : 37
105-109
Les japonais ne tentent en rien de temporiser le jeu et foncent à leur tour vers le panier adverse.
Stéphane secoue la tête devant une erreur qu'il aurait sûrement fait à quelques secondes de la fin d'un tel match.
Sa coach de son côté commence à comprendre l'étrange ballet qui se joue sous ses yeux. Depuis deux, peut-être même trois minutes, les français tentent des coups en douce que les japonais esquivent d'une façon si fluide que cela rend les tentatives françaises presque grotesques.
Mais elle comprend sans peine que c'est un jeu bien dangereux et qu'un seul faux pas leur serait fatal. L'équipe japonaise ne peut pas se permettre de perdre un nouveau joueur sur le terrain.
- Je me demande bien comment ils arrivent à bouger comme ça ? se demande tout haut Becky Hammon.
Stéphane sourit en repensant aux entraînements de parkour que Louise leur avait fait subir.
- Si je te le disais, coach, ça te donnerait beaucoup trop d'idées…
Et toute l'équipe me haïrait !
L'attaque japonaise est contrée par Faure mais le temps tourne et plus les secondes s'écoulent et plus la victoire des japonais devient évidente.
Electrisée, la foule s'est levée pour égrener à haute voix les dernières secondes du match alors que la victoire japonaise s'annonce.
Même les argentins se prennent au jeu.
Et toute la foule explose lorsque le sifflet final retentit sur la deuxième victoire du Japon.
10 : 00
105-109
Note de l'auteur :
1 : les splash brothers, c'est Stephen Curry et Klay Thompson des Warriors qui alignent des trois points qui font "splash" dans le filet... Un fan les a surnommé ainsi dans un tweet et les Warriors ont adopté le surnom qui est repris par tout le monde maintenant.
Greg Popovitch, c'est le head coach des Spurs. Becky Hammon n'est que le "coach assistant".
Quant à la petite tirade de Claire, sachez qu'actuellement il y a 11 joueurs français en NBA et qu'il y en a eu 4 draftés au dernier draft de la NBA. Il n'y a pas un club d'envergure européenne qui n'ait pas un ou plusieurs français dans leurs titulaires. La France est le troisième pays qui a envoyé le plus de joueurs en NBA, juste derrière la Serbie et le Canada.
Enfin, les JO de Rio vont bientôt commencer et pour les curieux, jetez un œil aux matchs de la France et des US... Ca va être grandiose! Je pense que l'équipe masculine française a des chances de faire un podium et que l'équipe féminine a des chances de prendre sa revanche sur les USA. Elle a perdue en finale aux derniers JO contre les States!
