Bonjour,
Me voici de retour pour le 34ème chapitre et il contient une scène de sexe et ... le retour d'Alastair même s'il n'est pas physiquement présent dans ce chapitre.
Je ne vais pas vous raconter ma vie car vous vous en fichez probablement (;-)) mais j'ai eu la mauvaise surprise avant hier de voir mon ordinateur me lâcher. Et avec lui tous les chapitres que j'avais écrit ... la fin de cette histoire et les quelques 20 chapitres de la suivante ! Vous imaginez ma joie bien sûr. J'ai donc du réécrire ce chapitre et le suivant et oh miracle ce matin, mon ordinateur s'est réveillé. Je me suis donc empressée de faire une sauvegarde de tout ce que j'avais écrit. Mais j'ai gardé la nouvelle version de ce chapitre que je trouvais finalement meilleure ! Un mal pour un bien ?!
Bref, j'arrête de vous ennuyer avec ma vie ! Merci de continuer à me lire et à m'écrire.
Bonne lecture et à lundi
Sydney8201
Musique du chapitre :
Everybody hurts de REM
Chapitre 34 : Attaque
« Pour aider quelqu'un, l'aider vraiment, il faut prendre des risques, mettre sa tranquillité en danger. »
Dominique Muller
Castiel choisit de prévenir Gabriel de l'interview que Dean avait donnée à Bella. Il continuait de penser que le plan de son petit ami était brillant. Il était convaincu que ce qu'il avait dit à la jeune journaliste ferait rapidement sortir Alastair de ses gonds. Cela le pousserait à passer à l'acte. Il prendrait des risques. Sortirait de sa cachette. Castiel pourrait enfin lui tomber dessus. Il aimait l'idée d'être celui qui mettrait une balle dans la tête de ce monstre. Il en avait envie. Il rêvait de le voir mourir lentement et douloureusement. Mais il était prêt à renoncer à cette idée pour assurer la sécurité de Dean. Il avait besoin de renfort. Alastair ne viendrait pas seul. Et s'il parvenait à trouver l'adresse de la maison où Dean et lui se trouvaient, il était fort probable qu'il débarquerait avec une armée. Castiel ne pourrait pas les affronter seul.
Il était temps pour lui de se montrer raisonnable. De prendre les bonnes décisions. Celles qui allaient dans le sens de la sécurité de son petit ami. La situation était trop grave pour se montrer prétentieux.
Gabriel accueillit sa demande avec un enthousiasme et un soulagement évident. Il avait probablement espéré recevoir ce coup de fil depuis leur départ. Castiel avait sans doute attendu trop longtemps pour demander de l'aide. Il avait heureusement agi avant que les choses ne dégénèrent pour de bon.
Gabriel tenta de le rassurer sur le fait qu'Alastair serait probablement incapable de trouver l'endroit où ils se cachaient. Il lui assura que l'adresse ne se trouvait dans aucun fichier ni dans aucun ordinateur. Il n'y avait qu'une infime probabilité pour qu'il finisse par les localiser. Castiel le savait. Mais c'était en prévision d'une telle situation qu'il avait choisi de demander du renfort. Après ce que Dean avait fait, Alastair serait plus déterminé encore à le retrouver. Et il était puissant. Castiel ne pouvait pas prendre de risque.
Faire accepter l'idée à Dean fut plus difficile que de la faire accepter à Gabriel. Quand Castiel lui expliqua que plusieurs employés et connaissances de Gabriel étaient en route pour l'aider à surveiller la maison, le jeune acteur ne dit rien mais quitta la pièce sans attendre. Il s'enferma dans la salle de bains durant deux heures avant d'en ressortir, le visage fermé et les yeux froids.
Castiel choisit de lui laisser le temps de digérer l'information. Il pouvait comprendre la réaction de son petit ami. Il se sentait sans doute trahi. Il pensait certainement que Castiel avait agi dans son dos. C'était peut être un peu le cas. Mais il l'avait fait uniquement parce que c'était nécessaire. Et il espérait sincèrement que Dean finirait par le comprendre à son tour. Et par accepter que pour une fois, Castiel ait choisi d'agir avant tout en garde du corps et non plus uniquement en tant que petit ami.
Les renforts devaient arriver le lendemain matin tôt. Castiel savait qu'une fois les gardes présents, Dean et lui seraient obligés de se montrer plus discrets. Ils devraient s'adapter à leur présence. Composer avec eux à tout moment de la journée. Ils ne pourraient plus faire l'amour dans toutes les pièces de la maison. Ils ne pourraient plus vivre ouvertement leur amour. Ils ne se cacheraient pas. Mais ils allaient devoir se montrer plus discrets.
Et Castiel avait réellement envie de profiter des dernières heures de solitude avec son petit ami. Il en avait besoin. Il savait que la machine était lancée et que tout risquait de s'accélérer dans les prochains jours. Il n'avait plus que quelques heures seul avec Dean. Il refusait de les passer à se disputer avec le jeune acteur. Il voulait les utiliser pour le serrer contre lui et pour lui rappeler encore et encore combien il l'aimait. Combien il était heureux de l'avoir dans sa vie. Et qu'il ferait en sorte que rien ne vienne jamais s'interposer entre eux.
Castiel prit donc son courage à deux mains et partit retrouver son petit ami sur le balcon. Il le trouva appuyé contre la rambarde, le regard perdu dans le vague et une cigarette entre les lèvres. Il semblait perdu dans sa contemplation des arbres entourant la maison. Perdu dans ses pensées également.
Castiel se racla la gorge pour l'avertir de sa présence. Il ne voulait surtout pas lui faire peur. Et si Dean ne réagit pas aussitôt, il sut toutefois qu'il l'avait entendu à la façon dont ses épaules se tendirent et se redressèrent immédiatement.
Castiel ne savait pas vraiment quoi dire pour arranger les choses. Il n'était même pas sûr qu'il existait des mots qui pourraient convaincre son petit ami de lui pardonner. De l'écouter. Dean pouvait être incroyablement têtu quand il pensait avoir raison. Peu importait alors qu'il se trompe. Peu importait qu'il ait en réalité totalement tort. Il restait braqué et les choses finissaient toujours mal. Castiel allait devoir agir avec intelligence. Et avec finesse.
Il fit un pas en direction de son petit ami. Il avait envie de le toucher. De poser une main sur son épaule pour établir un contact. Mais il était presque sûr que Dean ne le prendrait pas bien. Il choisit donc de s'immobiliser dans le dos de son petit ami. Il posa ses yeux sur la nuque du jeune homme et attendit une seconde avant de prendre la parole.
- Je sais que tu es en colère Dean. Je sais que tu m'en veux mais … tu dois essayer de comprendre que je n'ai pas fait ça pour te contrarier. Je n'ai pas agi dans ton dos et je n'ai absolument pas voulu trahir ta confiance et la promesse que je t'avais faite de ne pas te forcer à engager quelqu'un d'autre.
Il s'interrompit ensuite pour laisser le temps à Dean d'analyser et de digérer ce qu'il venait de lui dire. Il prit ensuite une grande inspiration avant de parler à nouveau.
- Ce que tu as fait avec cette journaliste est extrêmement courageux mon amour. Et je continue de penser que c'était une bonne idée pour faire sortir Alastair de sa cachette. Mais c'est également un risque. Car maintenant, il est fort probable qu'il fasse en sorte de nous localiser. Il a des relations et il est extrêmement puissant. Je ne peux pas prendre le risque qu'il nous trouve et qu'il vienne accompagné. Je ne serais pas capable de te défendre seul.
Il savait qu'il avait pris la bonne décision. Il était convaincu que Dean finirait également par le comprendre. Mais pour le moment, son petit ami était en colère et cela l'empêchait clairement de se montrer raisonnable. Il devait réussir à le convaincre. Il devait parvenir à le calmer également.
- Je sais que tu ne veux pas voir d'autres inconnus s'immiscer dans ta vie en ce moment … surtout pas après Gadriel mais je peux te garantir que tu peux avoir confiance en ces hommes. Gabriel n'enverra que ceux dont il est sûr qu'ils ne feront rien pour le trahir. Et si toutefois, tu ne parviens pas à avoir confiance en eux, aie confiance en moi. Je ne prendrais aucune décision pouvant te mettre en danger.
Dean soupira alors longuement avant de retirer sa cigarette de sa bouche pour l'emprisonner entre ses doigts. Castiel observa le mouvement du coin de l'œil. Il ne savait pas vraiment quoi dire de plus. Mais il devait essayer. Il refusait de baisser les bras.
- Dean, je ne peux pas te perdre. Tu le sais. Ma vie n'a … elle n'a aucun sens si tu n'en fais pas parti. Je t'aime et je veux … je ne pourrais jamais me le pardonner si toutefois je prenais une décision qui te mettait en danger. J'aurais préféré pouvoir assurer ta sécurité seul mais soyons réaliste. Tu as provoqué Alastair ouvertement et tu l'as probablement rendu totalement furieux. Il va passer à l'action et il ne le fera pas seul. J'ai besoin d'aide.
Castiel s'interrompit alors et se passa une main sur le visage. Il était presque sûr que Dean allait lu hurler dessus à présent. Qu'il allait lui faire des reproches et prendre la fuite sans lui laisser une chance de le convaincre qu'il avait raison. Mais à sa grande surprise, le jeune acteur se contenta de se retourner pour lui faire face et le dévisagea une seconde. Il tira ensuite une bouffée de sa cigarette et expira lentement la fumée par le nez. Castiel soutint son regard malgré l'angoisse qui le rongeait littéralement de l'intérieur.
- Je ne suis pas en colère Cas, déclara finalement Dean après de longues secondes.
Castiel fronça les sourcils, surpris. Il inclina ensuite la tête sur le côté. Il ne trouvait rien à dire et choisit donc de rester silencieux. Dean hocha alors la tête puis tira une nouvelle bouffée de sa cigarette.
- Ou plutôt si, je suis en colère … mais pas contre toi. Ou du moins plus maintenant. Je l'ai été environ trente secondes après m'être enfermé dans la salle de bains. Et puis j'ai pris le temps de réfléchir et … je sais que tu as pris la bonne décision. Je sais que tu ne peux pas assurer ma sécurité seul maintenant.
Castiel acquiesça parce qu'il ne voyait pas vraiment quoi faire d'autre. Il était totalement abasourdi par ce que Dean était en train de lui dire. Il refusait toutefois de lui demander des explications. Il ne voulait surtout pas l'interrompre.
- Je suis en colère contre moi. Je sais que tu penses … que tu crois que cette interview était une bonne idée. Mais elle … elle pourrait avoir des conséquences dramatiques et je commence juste à en avoir conscience. Je regrette de l'avoir faite parce qu'elle t'a poussé à demander de l'aider et à te sentir coupable de le faire … elle … elle pourrait me coûter la vie ou pire encore … me coûter la tienne. Et je … je ne pourrais pas me le pardonner.
Castiel était définitivement choqué par ce qu'il entendait. Il n'avait pas imaginé une seconde que son petit ami pourrait en venir à de telles conclusions. Parfois, il ne comprenait pas vraiment comment son cerveau fonctionnait. Comment il pouvait toujours réussir à s'en vouloir pour tout et n'importe quoi.
- Je m'en veux parce que cet endroit … cet endroit était notre chance d'être un peu seuls tous les deux … en sécurité et sans personne pour nous empêcher d'en profiter pleinement. J'ai l'impression d'avoir tout gâché. Et c'est idiot parce qu'on a toute notre vie pour être ensemble … toute notre vie pour en profiter. Je voulais juste … j'espérais que cela durerait un peu plus longtemps c'est tout. Et … je suis juste fatigué.
Castiel sut alors que son petit ami avait définitivement besoin de lui à cet instant précis. Pas uniquement de ses mots et de ses explications. Il avait besoin de son petit ami. De réconfort et de proximité. Il parcourut donc la distance qui les séparait et attrapa la cigarette entre les doigts de son petit ami. Il l'écrasa rapidement dans le cendrier sur la table puis passa ses bras autour de la taille de Dean. Il l'attira ensuite à lui jusqu'à ce que le jeune acteur pose sa tête dans le creux de son épaule. Il remonta ensuite ses mains dans son dos.
- Tu as pris la bonne décision mon amour. Et je sais que tu as peur des conséquences … je mentirais si je te disais que je n'ai pas peur aussi. Mais je suis convaincu que ton plan va fonctionner. Et quand Alastair passera à l'action, on le neutralisera pour de bon. Ensuite … ensuite, je peux te garantir qu'on prendra du temps pour nous. On partira quelque part où personne ne pourra nous trouver. Et on laissera ce cauchemar derrière nous pour de bon.
Dean acquiesça doucement contre son épaule et Castiel sourit, soulagé. La situation n'était pas parfaite mais le garde du corps était convaincu que tout finirait bien. Gabriel semblait convaincu qu'Alastair serait incapable de trouver la maison. Il n'était pas réellement inquiet au téléphone. Et ils auraient bientôt du renfort.
- J'ai besoin de toi Cas … j'ai besoin de toi, souffla Dean dans son cou.
Castiel savait exactement où son petit ami voulait en venir. Les mots étaient inutiles dans ces circonstances. Le jeune acteur avait besoin de preuves. Et Castiel savait exactement comment les lui donner. Il l'attira à l'intérieur puis le conduisit doucement jusqu'à leur chambre. L'après midi était déjà bien avancée et le soleil ne tarderait pas à se coucher. Il ne leur restait plus que quelques heures pour profiter du calme de la maison. Castiel avait bien l'intention de les passer à prouver à Dean combien il l'aimait. Et qu'il serait toujours là pour lui.
Il commença par guider son petit ami sur le lit jusqu'à ce qu'il soit allongé sur le dos. Il lui retira ensuite doucement ses vêtements. Quand Dean fut enfin nu, il se déshabilla à son tour et s'allongea sur lui. Il était inutile de précipiter les choses. Le temps leur était peut être compté mais ils en avaient suffisamment pour ne pas avoir à sauter des étapes.
Castiel prit donc tout son temps pour embrasser le jeune acteur. Il étudia les moindres recoins de sa bouche avec sa langue, mémorisa la texture de celle de Dean puis prit le temps de mordiller doucement ses lèvres. Il savait combien le jeune acteur attachait de l'importance aux préliminaires. Il ne le lui avait jamais dit clairement. Il pensait sans doute que c'était ridicule. Que c'était honteux. Mais Castiel trouvait au contraire cela incroyablement adorable. Il n'avait toutefois pas dit à son petit ami qu'il avait compris. Il se contentait à la place de faire durer les préliminaires autant que possible. Et il adorait voir Dean prendre du plaisir sans chercher à retenir ses gémissements.
Castiel embrassa ensuite le cou du jeune acteur puis ses épaules. Puis il déposa des baisers sur son torse et son ventre jusqu'à son nombril.
Quand il atteignit son entrejambe, Dean posa une main à l'arrière de son crâne. C'était un encouragement et Castiel sut aussitôt ce que son petit ami attendait de lui. Il lisait clair en lui quand ils étaient sur le point de faire l'amour. Dean avait passé des années à se construire une carapace. A donner une autre image de lui à toutes les personnes qui l'entouraient. Il ne se permettait que rarement d'être lui même. Il était souvent sur la défensive. Il avait fini par ne plus se cacher derrière ses barrières avec Castiel. Mais il continuait à être difficile à lire en temps normal. Pendant le sexe, toutefois, les choses étaient différentes. Dean oubliait tout le reste. Il s'ouvrait totalement à Castiel et s'autorisait enfin à laisser tomber toutes ses défenses. Et Castiel pouvait alors lire en lui comme dans un livre ouvert. C'était sans nul doute ce qui rendait le sexe si incroyable entre eux. Au delà de la connexion physique évidente, Castiel se sentait lié à Dean émotionnellement. Psychologiquement. Comme deux pièces d'un seul ensemble. Comme si leurs deux âmes ne formaient plus qu'une. Cela bouleversait Castiel à chaque fois. Il espérait que ça ne changerait jamais.
Le garde du corps referma finalement sa bouche autour du sexe de Dean et apprécia de l'entendre gémir bruyamment. Il mit en application toutes les choses qu'il avait apprises au fil des semaines. Il savait à présent parfaitement ce que le jeune acteur aimait. Ce qui lui faisait totalement perdre la tête. Et ce qu'il devait faire pour qu'il lâche enfin prise. Castiel mit donc tout ceci en application et obtint le résultat espéré. Dean commença doucement à bouger ses hanches pour accompagner ses mouvements. Et quand il grogna quelque chose, probablement pour avertir Castiel qu'il était sur le point de lâcher prise, il relâcha son sexe aussitôt. Il ne laissa toutefois pas le temps à Dean de lui faire le moindre reproche et attrapa ses cuisses pour le forcer à les écarter. Il fit ensuite glisser sa langue le long de son périnée avant de presser le bout contre le muscle caché là. Dean poussa un énième gémissement, visiblement surpris par son initiative. Ce n'était pas quelque chose qu'ils faisaient souvent. Mais Castiel savait parfaitement combien Dean aimait ça. Combien il prenait du plaisir quand le garde du corps prenait le temps de le préparer avec sa langue avant d'y ajouter ses doigts.
Il passa de longues secondes à faire aller et venir sa langue à l'intérieur du corps de son petit ami. Puis quand le muscle fut suffisamment détendu, il ajouta un premier doigt. Dean se tendit une seconde avant d'accompagner ses mouvements. Rapidement, il ajouta un deuxième doigt puis une troisième. Et après de longues minutes, Dean lui attrapa le bras pour attirer son attention.
- Je suis prêt, assura t-il.
Il avait la voix rauque et le souffle court. Castiel retira ses doigts de son corps puis se redressa doucement. Il regarda ensuite son petit ami dans les yeux pour être sûr qu'il était réellement prêt. Quand Dean lui adressa un petit sourire, il eut sa réponse. Il attrapa les jambes du jeune acteur pour les passer autour de sa taille avant de guider son sexe d'une main.
Il pénétra son petit ami avec douceur. Il n'ignorait pas que la douleur était inévitable. Peu importait qu'il ait pris le temps de préparer Dean. Peu importait le nombre de fois où ils avaient fait l'amour. Les premières secondes étaient toujours inconfortables. Dean se tendit en grimaçant. Castiel lui laissa le temps de s'habituer avant de pousser lentement ses hanches en avant.
- Ce ne fut que lorsque ses hanches furent collées contre Dean qu'il laissa échapper le souffle qu'il ne se souvenait pas d'avoir retenu jusque là. Il ferma les yeux une seconde pour apprécier les sensations avant de les rouvrir pour regarder son petit ami.
Dean avait les yeux rivés sur lui. Il ne grimaçait plus et semblait totalement fasciné par ce qu'il voyait. Castiel n'avait jamais lu une telle admiration dans les yeux de l'un de ses partenaires par le passé. Il n'avait jamais eu la sensation d'être le centre de l'univers de quelqu'un. Il aurait cru que se retrouver dans une telle situation lui ferait peur. Mais c'était tout le contraire. Il était fier et heureux. Il était soulagé aussi quand il avait une nouvelle preuve que ses sentiments étaient réciproques.
- Cas, s'il te plaît, murmura finalement Dean.
Le garde du corps hocha la tête, conscient qu'il avait suffisamment attendu. Il recula finalement les hanches doucement avant de les propulser de nouveau en avant. Il imposa rapidement un rythme soutenu. C'était ce qu'ils préféraient tous les deux. Dean aimait que Castiel se montre tendre. Il aimait les caresses délicates et les longs préliminaires. Mais quand le garde du corps était enfin en lui, il voulait le sentir. Il voulait entendre le bruit de leurs deux corps s'entrechoquant. Il avait besoin que les sensations soient intenses. Et Castiel partageait ses préférences.
Rapidement, Dean recommença à gémir sans tenter de se retenir et Castiel commença à en faire de même. Il accéléra un peu plus encore le rythme de ses hanches puis saisit le sexe de Dean dans une main. Il commença à le masturber rapidement. Il avait besoin que le jeune acteur jouisse avant lui. Pas uniquement pour se prouver quelque chose. Pas par orgueil. Mais parce qu'il aimait regarder Dean lâcher prise pour de bon. Il aimait voir son visage déformé par le plaisir qui l'envahissait. Il aimait enfin sentir son corps se contracter autour de son sexe.
Après quelques secondes, Dean jouit finalement entre ses doigts. Il arqua le dos en poussant un long cri et presque aussitôt, le muscle autour du sexe de Castiel se referma complètement, l'emprisonnant à l'intérieur du corps du jeune acteur. Il serra alors les dents avant de lâcher prise à son tour. Il se répandit longuement en Dean alors que son corps semblait s'embraser. Il eut la sensation que son orgasme durait des heures et il finit par tomber doucement en avant. Il eut la présence d'esprit de soutenir une partie de son poids avec ses mains pour ne pas écraser son petit ami. Il posa ensuite son visage dans le creux du cou de Dean et ferma les yeux.
- Je t'aime Cas … je t'aime tellement que ça m'effraie parfois.
Castiel fronça les sourcils, surpris par ce qu'il entendait. Il n'ignorait pas la force des sentiments de son petit ami. Mais jamais avant il n'avait mis ainsi des mots sur ce qu'il ressentait. Castiel n'était même pas sûr de savoir pourquoi il le faisait maintenant. Ce qui l'avait poussé à s'ouvrir ainsi à lui.
- Ça m'effraie parce que … quand je pense au fait que j'ai pu te mettre en danger en donnant cette interview, je … je réalise que je me fiche totalement des risques que je cours moi. Je me fiche de ce qu'Alastair pourrait me faire du moment que tu es toi en sécurité. Et franchement Cas, ça me fiche un peu le trouille.
Castiel était surpris de constater qu'il comprenait parfaitement ce qu'il ressentait. Il le comprenait parce qu'il ressentait exactement la même chose. Il avait pris conscience depuis un moment maintenant que la force de ses sentiments pour Dean était probablement un handicap pour sa mission. Qu'il n'hésiterait pas une seconde à donner sa vie pour le jeune acteur. Et pas uniquement parce que c'était ce que son métier exigeait mais parce qu'il préférait mourir que de perdre son petit ami. Et il était évident que Dean pensait la même chose. Ce n'était peut être pas normal. Certainement pas sain. Mais il refusait de renoncer au jeune acteur simplement parce qu'il était trop amoureux de son petit ami. Ils allaient devoir apprendre à composer avec.
- Je ressens la même chose Dean et même si … même si tu as probablement raison d'avoir peur, je peux te garantir que rien ne va t'arriver. J'en suis sûr parce que je ferais en sorte que ce soit le cas. Je ne laisserais jamais rien ni personne te faire du mal. Et si pour ça je dois engager toute une armée de gardes du corps, je le ferais. J'ai compris mes erreurs Dean. J'ai compris que j'avais été stupide de penser que je pouvais assurer ta sécurité seul. Cette fois, on va faire les choses bien.
Dean hocha alors la tête et Castiel releva la sienne pour le regarder dans les yeux. Ils étaient toujours à l'intérieur de lui et il recula sensiblement pour se retirer. Dean grimaça aussitôt et Castiel s'excusa en déposant un rapide baiser sur ses lèvres.
- Je veillerais sur toi et tu veilleras sur moi mon amour. Ensemble, nous sommes indestructibles.
Castiel n'était pas totalement sûr de croire ce qu'il disait mais il aimait l'entendre. Et il sut à la façon que Dean eut de sourire qu'il avait aimé l'entendre lui aussi.
- Indestructibles, répéta Dean en souriant de plus belle.
Castiel hocha alors la tête avant de l'embrasser à nouveau. Ils restèrent ensuite quelques minutes serrés l'un contre l'autre avant de se séparer pour prendre une douche. Le soleil était couché quand ils en ressortirent. Après avoir avalé un sandwich pour le dîner, ils retournèrent se coucher. La nuit serait probablement courte. Les nouveaux gardes seraient là tôt le lendemain et Castiel voulait être parfaitement reposé à leur arrivée.
Le garde du corps s'endormit rapidement, Dean allongé contre lui, son visage posé sur son torse.
Quand il se réveilla en sursaut quelques heures plus tard, il eut besoin de quelques secondes pour comprendre ce qui l'avait tiré du sommeil. Il cligna plusieurs fois des paupières alors que ses oreilles sifflaient bizarrement. Ce ne fut que lorsque Dean se réveilla à son tour qu'il réalisa que le sifflement ne venait définitivement pas de ses oreilles. Il venait de la maison. Et c'était plus qu'un sifflement. C'était une alarme. L'alarme de la propriété.
Castiel se tourna brusquement sur le côté sans attendre une seconde de plus pour prendre son arme sur la table de nuit. A côté de lui, Dean était déjà sorti du lit. Castiel se leva à son tour et jeta un coup d'œil à son petit ami. Il avait les mains appuyées contre ses oreilles pour se protéger de la force de l'alarme qui résonnait autour d'eux. Il était visiblement totalement paniqué.
Il avait toutes les raisons de l'être. Castiel devait reconnaître qu'il était terrifié lui aussi. Il devait toutefois conserver son calme. Il était temps pour lui de redevenir le garde du corps. D'oublier un instant qu'il était également le petit ami de Dean. Il devait garder la tête froide.
- Je veux que tu t'enfermes dans la chambre et que tu n'en sortes que quand je viendrais te chercher. Tu vas garder une arme avec toi et tu tireras sans hésiter si toutefois quelqu'un essaie d'entrer.
Dean ne répondit pas et Castiel sentit alors la panique le gagner à son tour. Si son petit ami était incapable de suivre ses instructions, il ne pourrait pas le laisser seul. Il ne pourrait pas vérifier que quelqu'un était effectivement entré dans le périmètre et avait déclenché l'alarme. Et il devrait rester avec lui, pris au piège en attendant que l'intrus ne finisse par les trouver.
- Dean, écoute moi. Il est fort probable qu'il s'agisse d'une fausse alerte. Un animal a parfaitement pu couper le faisceau et déclencher l'alarme. Le vent peut également être responsable. Mais je dois en avoir le cœur net. Tu dois m'aider … j'ai besoin que tu m'aides d'accord ?
Dean fronça alors les sourcils avant de secouer la tête. Ce n'était pas la réponse que Castiel avait espéré obtenir mais le simple fait que son petit ami réagisse était déjà une bonne chose. Il fit un pas dans sa direction et lui saisit les bras.
- Dean, s'il te plaît.
- Non, il … il va te tuer, lança le jeune acteur dont les yeux étaient à présent remplis de larmes.
Castiel pouvait comprendre que son petit ami soit inquiet pour lui mais il n'avait pas de temps à perdre à tenter de le rassurer. Il devait le mettre en sécurité avant d'aller voir ce qui avait déclenché l'alarme.
- Non, Dean … non, je ne vais pas le laisser me faire du mal. Je vais juste vérifier qu'il n'y a personne dans la maison. Pendant ce temps, tu vas préparer nos affaires et te tenir prêt. Je te jure que je ne prendrais aucun risque. Je ne vais pas me mettre en danger.
Dean ne semblait pas convaincu mais Castiel ne pouvait pas rester plus longtemps avec lui. Il le relâcha donc et recula d'un pas.
- Je compte sur toi Dean. Promets moi que tu ne sortiras pas d'ici avant mon retour et promets moi que tu ne tenteras rien même si tu entends quoi que ce soit. Je sais ce que je fais Dean. C'est mon métier et je le fais bien. Mais je ne peux pas le faire seul. J'ai besoin de toi. Je peux compter sur toi ?
Dean finit par hocher la tête. Les larmes roulaient sur ses joues et il semblait réellement sur le point d'éclater en sanglots. Castiel déposa alors un baiser sur son front.
- Je suis sûr qu'on s'inquiète pour rien, assura t-il.
Il fit ensuite volte face et sortit de la chambre. Il attendit d'entendre son petit ami verrouiller la porte derrière lui avant de s'éloigner. Il vérifia rapidement les pièces à l'étage. Il était presque sûr que personne ne s'était introduit dans la maison. L'intrus avait probablement pris la fuite en entendant l'alarme. Ou attendait patiemment qu'il sorte pour lui tomber dessus. Castiel tendit l'oreille en s'approchant de l'escalier. Il était difficile d'entendre quoi que ce soit avec le bruit de l'alarme. Le garde du corps soupira puis descendit doucement les marches de l'escalier. Une fois au rez de chaussée, il avança prudemment, en vérifiant soigneusement les moindres recoins de la maison.
Quand il fut absolument sûr que personne ne se cachait à l'intérieur, il approcha de la fenêtre et jeta un coup d'œil à l'extérieur. Gabriel avait installé des projecteurs tout autour de la maison. Ils étaient programmés pour s'allumer si toutefois quelqu'un approchait. Castiel sentit un frisson le parcourir quand il vit que tous s'étaient déclenchés. Il était évident que le vent n'était pas responsable du déclenchement de l'alarme. Quelqu'un ou quelque chose s'était effectivement approché de la maison. Castiel déglutit avec peine. Il devait agir avec intelligence. Courir à l'extérieur pour trouver le responsable était stupide. Il risquait de se faire surprendre. Il s'éloigna de la fenêtre puis jeta un coup d'œil au panneau de commande de l'alarme. Il appuya sur les touches adéquates pour savoir quel capteur s'était déclenché. Il sentit un nouveau frisson le parcourir en réalisant qu'il s'agissait de celui situé juste devant la porte d'entrée. Il ferma les yeux une seconde pour retrouver un semblant de calme. Il vérifia ensuite que son arme était chargée et la sécurité retirée avant de couper l'alarme. Il prit ensuite la direction de la porte d'entrée. Il jeta un coup d'œil par le judas. Il n'y avait personne de l'autre côté. Mais ce n'était pas réellement une surprise. Il prit une grande inspiration puis déverrouilla la porte. Il l'ouvrit doucement, tous ses sens en alerte.
Quand il fit un pas à l'extérieur, il tendit l'oreille. La lumière des projecteurs éclairait tout le périmètre et lui permettait de voir suffisamment loin pour s'assurer qu'il n'y avait personne. Il fit un pas en avant et sentit presque aussitôt son pied heurter quelque chose. Il baissa les yeux et sentit son cœur s'accélérer quand ses yeux se posèrent sur le paquet qu'on avait déposé devant la porte.
Il avait la réponse à sa question. Et elle était terrifiante. Elle confirmait ses soupçons et prouvait qu'Alastair avait réussi à les retrouver. Avant que les renforts ne soient là. Avant que Castiel ne soit réellement en mesure de protéger Dean s'il les attaquait. Castiel attrapa le paquet sans réellement s'en rendre compte puis rentra à l'intérieur de la maison. Il n'y avait pas une seconde à perdre. Il devait conduire Dean loin de la maison. Loin du danger. Il jeta le paquet sur le canapé prêt à partir chercher son petit ami. Quand il fit volte face, il se retrouva toutefois nez à nez avec le jeune acteur. Il ne l'avait pas entendu arriver.
- Dean, je croyais t'avoir dit de … commença t-il furieux de constater que Dean ne l'avait pas écouter.
Le jeune acteur ignora son reproche et s'approcha du paquet. Il avait visiblement laissé son arme à l'étage et ne semblait pas avoir conscience du risque qu'il avait pris en descendant. Castiel avait envie de lui hurler dessus. Mais il n'en eut pas le temps. Car Dean, qui semblait définitivement ne pas se rendre compte de la stupidité de ce qu'il venait de faire et de ce qu'il était en train de faire, était déjà penché sur le paquet et tentait de l'ouvrir.
C'était une erreur. Castiel ouvrit la bouche pour le lui dire. Alastair pouvait avoir piégé le colis d'une façon ou d'une autre. Il n'eut une nouvelle fois pas le temps de dire quoi que ce soit. Devant lui, Dean avait finalement réussi à ouvrir le paquet. Et quand ses yeux se posèrent sur ce qui se trouvait à l'intérieur, il pressa une main contre sa bouche et tomba à genoux.
Castiel s'approcha de lui et jeta aussitôt un coup d'œil à l'intérieur du carton. Des dizaines de photos avaient été rangées à l'intérieur. Toutes mettaient en scène Dean et lui. Dans différentes pièces de la maison et à différents moments de la journée. Sur certaines, ils étaient entièrement nus et en train de faire l'amour. Castiel réalisa alors avec horreur qu'ils avaient été surveillés. Depuis leur arrivée dans la maison, quelqu'un avait gardé les yeux sur eux. Ils s'étaient crus à tort en sécurité. Il était évident à présent qu'Alastair avait clairement de l'avance sur eux. Castiel repoussa le carton jusqu'à ne plus pouvoir voir à l'intérieur avant de se tourner pour reporter son attention sur Dean. Le jeune homme était penché en avant, les bras refermé autour de sa taille. Il se basculait d'avant en arrière doucement, visiblement totalement envahi par la panique et l'angoisse.
Castiel se mit à genoux à son tour. Il aurait aimé avoir le temps de parler avec son petit ami pour l'aider à sortir de l'état dans lequel il se trouvait. Mais ils devaient partir.
- Dean, je sais que tu as peur. Je sais que tu es terrifié mais on doit absolument partir d'ici le plus rapidement possible. Il nous surveille et rien ne nous garantit qu'il ne va pas tenter de passer à l'acte ce soir.
Le jeune acteur continua ses mouvements d'avant en arrière sans se redresser. Il n'entendait probablement pas Castiel. Il était perdu quelque part dans son propre esprit. Dans ses souvenirs. Castiel ne pouvait pas l'atteindre dans cet état. Et il n'avait pas de temps à perdre à essayer. Il passa donc ses bras sous ceux du jeune acteur pour le forcer à se redresser.
- Il est plus fort que nous … il est plus fort que toi. Il va gagner … il gagne toujours, lâcha finalement Dean.
Castiel refusait de l'écouter. Il était lui aussi terrifié. Et il était furieux d'avoir pensé que s'éloigner de tout et de tout le monde était le meilleur moyen de mettre Dean en sécurité. Il avait sous estimé Alastair. Encore. Cette fois, c'était la dernière. Il ne se laisserait plus surprendre. Il ne se contenterait plus d'attendre. Il allait passer à l'action et débusquer ce monstre avant qu'il ne tente quoi que ce soit. Mais avant tout, il devait mettre Dean en sécurité.
- Il va te tuer et il … il me gardera avec lui jusqu'à ce que je le supplie de mettre fin à mes jours … il … on ne peut pas lui échapper, jeta le jeune acteur quand Castiel tenta vainement de le remettre sur ses pieds.
Castiel commençait réellement à perdre patience. Il savait que s'en prendre à Dean quand il était le seul responsable était injuste. Mais à cet instant précis, il ne supportait plus de voir le jeune acteur incapable d'y mettre un peu du sien. Il fit alors quelque chose qu'il regretterait probablement jusqu'à la fin de sa vie. Il gifla son petit ami suffisamment fort pour le faire réagir.
- Dean, écoute moi. On ne peut pas rester ici et j'ai besoin que tu m'aides un peu. Je te demande juste quelques minutes … juste le temps de rejoindre la voiture. Ensuite, je te promets que je te laisserais tranquille. Mais tu dois m'aider.
Dean fronça les sourcils en portant une main à sa joue. Elle était déjà légèrement rougie par la claque reçue. Castiel aurait probablement du le frapper un peu moins fort. Mais il était trop tard pour revenir en arrière et il n'avait de toute façon pas de temps à perdre à s'excuser. Il tira à la place de toutes ses forces sur les bras de son petit ami pour lui faire comprendre ce qu'il attendait de lui.
- Cas, je … murmura alors ce dernier.
Castiel se remit debout sans lâcher les bras de Dean. Il fut soulagé de voir le jeune acteur bouger enfin. Il se redressa doucement et vacilla une seconde une fois sur ses pieds. Castiel passa un bras autour de sa taille pour le stabiliser. Il l'entraîna ensuite jusqu'à la porte de la maison.
Il aurait aimé pouvoir récupérer ses autres armes dans la chambre ou attraper des vêtements pour couvrir Dean. Il n'en avait toutefois pas le temps. Il avait enfilé ses chaussures avant de sortir de la chambre mais son petit ami était pieds nus et uniquement vêtu d'un pantalon de survêtement et d'un fin tee shirt. Il serait probablement frigorifié en rejoignant leur véhicule. Castiel se promit de mettre le chauffage dans la voiture pour le réchauffer.
- Ok Dean, tu peux marcher seul ?
Castiel avait besoin d'avoir les mains libres au cas où il devait se servir de son arme. Il fut soulagé quand son petit ami hocha la tête. Il le relâcha alors et sortit en premier de la maison. Les projecteurs étaient toujours allumés et éclairaient la voiture. C'était le moment où jamais. Castiel fit signe à Dean de passer devant lui. Le jeune homme tituba une seconde avant de faire ce qu'il lui demandait.
Castiel garda les yeux rivés sur les alentours jusqu'à atteindre la voiture. Il ouvrit la portière pour laisser Dean s'installer sur le siège passager. Il prit ensuite place côté conducteur. Il avait heureusement pour lui eu la présence d'esprit de prendre les clefs avant de sortir de la maison. Il ne perdit donc pas une seconde avant d'allumer le moteur. Il était presque sûr qu'Alastair choisirait ce moment pour surgir de l'obscurité et les empêcher de fuir. Mais à sa grande surprise, rien ne se passa. Il put reculer dans l'allée de la maison sans qu'on tente de lui bloquer le passage et personne ne s'interposa alors qu'il faisait demi tour.
Ce ne fut toutefois que lorsque la voiture fut engagée dans le chemin conduisant à la route principale que Castiel s'autorisa à jeter un coup d'œil à Dean.
- Tu es toujours avec moi ? Lui demanda t-il un peu bêtement.
Le jeune acteur était recroquevillé sur lui même, les yeux perdus quelque part devant lui. Il ne semblait pas réellement conscient de ce qui l'entourait. Et il n'avait de toute évidence pas entendu Castiel lui parler. Il avait également une main posée sur sa joue endolorie et il ne put s'empêcher de se sentir coupable.
- Dean, parle moi, exigea t-il ensuite.
Il n'était pas sûr que brusquer ainsi son petit ami était une bonne idée. Mais il ne savait pas quoi faire d'autre. Et il était à bout de patience. A bout de force également. Il était terrifié et l'état de Dean ne faisait que l'inquiéter plus encore. Il avait besoin que son petit ami reprenne le dessus. Qu'il réagisse enfin.
- Dean, tenta t-il à nouveau.
Il était tenté de détourner l'attention de la route devant lui. Mais il devait rester concentré sur ce qu'il faisait. Il devait être sûr que personne ne les suivait. C'était sa seule priorité pour le moment. Il espérait que Dean pourrait le comprendre.
- Ok, tu ne veux pas me parler et je le comprends. Mais fais moi au moins le plaisir de t'attacher. Je ne te demande pas de dire quoi que ce soit … juste de passer ta ceinture de sécurité.
Castiel fut surpris de voir son petit ami faire ce qu'il lui demandait aussitôt. Il attacha sa ceinture avant de reprendre sa position initiale. Il porta à nouveau une main à son visage et reposa ses yeux sur le pare-brise devant lui. Castiel n'était pas sûr de pouvoir considérer cela comme une victoire.
- Parfait Dean, c'est parfait.
Il ne savait pas si encourager ainsi son petit ami lui était réellement d'un grand secours mais puisqu'il ne pouvait rien faire d'autre, il choisit de continuer. Il ne supportait pas le silence dans la voiture. Il avait la sensation de perdre la tête sans la voix de son petit ami pour remplir l'espace autour de lui. L'angoisse devenait trop forte quand le silence durait. Il ressentait donc le besoin de le briser.
- Voilà ce qu'on va faire Dean. Je vais nous conduire jusqu'à la prochaine ville et trouver le commissariat. Je leur expliquerais tout et ils nous mettront en sécurité. Ensuite, j'appellerais Sam pour qu'il nous rejoigne. Quand il sera là, j'expliquerais tout à Gabriel. On va retrouver ce salopard. Et quand il sera en prison, on partira en vacances tous les deux. On partira loin de tout et de tout le monde. On passera nos journées à ne rien faire d'important. On profitera l'un de l'autre et personne ne pourra rien pour nous en empêcher.
Il s'interrompit quand il aperçut du mouvement sur le siège passager. Pendant une seconde, il crut bêtement avoir réussi à atteindre son petit ami en lui parlant ainsi. Mais quand il tourna le visage vers lui, il réalisa qu'il avait eu tort d'espérer. Et son cœur se brisa aussitôt dans sa poitrine. Car Dean ne s'était pas tourné vers lui. Il n'avait pas décollé sa main de sa joue. Il s'était tourné vers la vitre passager, tournant le dos à Castiel. Il avait remonté ses jambes contre lui sur le siège et avait gardé sa main serrée sur sa joue. Il se renfermait entièrement sur lui même et quand Castiel entendit un sanglot briser le silence de la voiture, il dut retenir ses propres larmes. Il était totalement impuissant à aider son petit ami. Il se sentait inutile et idiot. Il ne s'était jamais autant détesté de sa vie.
- Je suis désolé Dean. Je n'aurais jamais du lever la main sur toi. Je sais que j'ai eu tort et j'espère que tu pourras me le pardonner. Je te jure que je m'en veux. S'il te plaît … tu dois me croire.
Il n'eut d'autres réponses qu'un nouveau sanglot déchirant. Il ne savait pas si Dean pleurait en raison du retour d'Alastair ou si c'était du à son comportement. Peut être était ce un peu des deux. Mais il était évident que ses excuses ne servaient à rien. Dean n'était pas prêt à les entendre. Il opta donc pour une autre méthode.
- Ok, Dean … ok. Je comprends. Et tu sais quoi … prends ton temps. Prends tout le temps dont tu as besoin pour te reposer. Ferme les yeux si tu en as besoin. Je serais là à ton réveil. Je serais toujours là pour toi. Parce que je t'aime Dean.
Il n'aurait pas pu jurer que son petit ami l'avait entendu mais quand il n'y eut pas de nouveau sanglot, il se surprit à espérer que ses mots avaient enfin atteint le jeune acteur. Il pria pour que les choses s'arrangent rapidement avec Dean. Mais pour le moment, il avait d'autres problèmes sur lesquels se concentrer. Il avait une voiture à conduire et il était important qu'il garde l'œil ouvert pour s'assurer que personne ne les suivait. Il s'occuperait de Dean ensuite. En espérant que d'ici là, son petit ami aurait repris le dessus par lui même.
