YoungJae secoua la tête et regarda à nouveau les paires de chaussures. Noon, il avait dû halluciner certaines paires, puisqu'en ce moment, il dormait mal. Il allait simplement retourner se coucher et…

- YoungJae, tu peux venir voir, deux minutes ?

Il avait entendu la voix d'HimChan qui l'appelait. Alors il se dirigea directement vers la cuisine et à ce moment précis, il espérait sincèrement que tout ne soit qu'un cauchemar et qu'il allait se réveiller au plus vite, bien au chaud dans ses draps et qu'il ne serait pas en retard pour aller en cours…
Alors tranquillement, il s'inclina puis remonta dans sa chambre s'allonger dans son lit. Oui, il devait être fatigué. Il était bien, là.
Puis quelqu'un frappa à sa porte.

- Je dors…

- Pas tant que ça puisque tu me réponds.

YoungJae tourna légèrement la tête et vit HimChan. Ce dernier avait un sourire triste sur ses lèvres et s'installa au pied du jeune homme et lui frotta doucement le dos.

- Tu peux redescendre avec moi, s'il te plait ?

- Pourquoi ?

- Ils veulent te parler.

- Qui ça ?

Il vit une lueur de tristesse traverser les yeux de l'aîné des deux garçons.

- Tes parents, YoungJae.

- Je ne veux pas les voir.

- S'il te plait, ne rends pas ça plus difficile pour nous aussi…

Il soupira et se leva.

- Si je fais ça, c'est bien pour vous.

Et il se rendit vers les escaliers et descendit, suivi d'HimChan. Il entra dans la cuisine et s'installa sur une chaise à côté de YongGuk, sans répondre aux salutations de l'avocat, ni ceux de sa mère ou de son père.

- Qu'est-ce que vous voulez ?

Il ne tournait pas autour du pot, c'était le peu qu'on pouvait dire. Son regard, froid, était posé dans celui de sa mère. Et la voir faire cette moue ne l'attendrissait pas une seule seconde.

- Est-ce vraiment une façon de parler à ses parents ? Demanda le père d'un ton sec.

- Je n'ai plus de parents.

- Alors que sommes-nous ?

Madame Yoo l'observait, des larmes aux yeux.

- Des étrangers qui viennent embêter mon grand frère et m'empêcher de dormir. Quoi d'autre ?

La mère sembla éclater en sanglot, mais le regard du garçon ne perdit en rien de sa froideur, visiblement impassible aux sentiments exprimés par sa mère.

- Monsieur Yoo YoungJae ?

- Encore vous ?

- Je suis l'avocat de la famille Yoo. Votre famille.

- Vous vous trompez à mon sujet.

- Ah bon ?

- Je n'appartiens à la famille Yoo que de par mon nom de famille.

L'avocat sembla ignorer la dernière réplique de YoungJae et reprit la parole.

- Vous avez quitté le domicile familial il y'a quatre ans, c'est cela ?

- Oui.

- Etant mineur et toujours relié à vos parents, ceci est considéré comme une fugue ou un enlèvement puisque Monsieur Bang YongGuk ici présent n'est pas votre tuteur légal.

- S'il faut signer des papiers pour qu'il le devienne, tendez-moi les papiers et un crayon et je serai on-ne-peut-plus ravi de les signer.

- Là n'est pas la question.

- On peut régler cette question au plus vite ? Il faut que je retourne au bureau. Dit Monsieur Yoo d'une voix courroucée.

- Va-y, on ne te retient pas. Embarque ta charmante petite épouse qui est en train de tremper le carrelage de ses fausses larmes et ton avocat avec toi par la même occasion et ne revenez plus nous taper sur le système.

YoungJae se leva et se rendait vers la porte de la cuisine quand la voix du père se fit entendre à nouveau.

- Tu ne vas nulle part, Yoo YoungJae.

- Ah oui ? Et qui es-tu pour te permettre de me dire ce que je peux faire ou pas ? Tu n'es pas chez toi ici !

- Nous sommes là pour venir te rechercher YoungJae. Dit la mère d'une voix tremblante.

- Non merci, je décline l'offre.

Il posa la main sur la poignée.

- YoungJae, cesse ce petit jeu, va chercher tes affaires et on s'en va.

Ce dernier se retourna vers monsieur Yoo et prit la parole.

- J'ai une seule question à vous poser.

- Laquelle ?

- Pourquoi maintenant et pas quatre ans avant ?

Madame Yoo se retourna et voulut prendre la main de YoungJae mais le jeune homme retira sa main de là, comme s'il avait peur d'être sali.

- On t'a cherché, tu sais, mon chéri.

Les yeux de l'adolescent brillaient, mais pas de tristesse. D'amusement.

- Oh vraiment ?

Elle hocha la tête, des larmes coulaient toujours le long de ses joues et son mascara avait coulé. Aux yeux de YoungJae, elle ressemblait à Cruella d'Enfer… Donc elle était au plus près de sa vraie nature.

- Oui. On a retourné le pays complet. On a envoyé des appels au secours à la radio, à la télévision…

- C'est vrai ? Sur quelle chaîne ? Je suis curieux de voir ça.

- Toutes les chaînes.

Elle se leva et voulut prendre son fils dans ses bras pour refermer ses bras sur du vide. YoungJae était revenu vers YongGuk.

- YoungJae, cesse de faire l'enfant, va chercher tes affaires, on s'en va.

- C'est le plus gêné des deux qui s'en va, Monsieur Yoo.

Ce dernier se leva et sembla vouloir frapper YoungJae qui ne bougea pas un cil.

- Qu'est-ce que tu comptes faire ? Me frapper ? Ne te gêne pas, mais ça ne joue en rien en ta faveur.

YongGuk se leva.

- Vous vous permettez de vous inviter chez moi pour me parler de YoungJae, passe encore. Mais au grand JAMAIS vous n'abaisserez votre main sur la joue de mon petit frère sous mon toit, me suis-je bien fait comprendre ?

- Ton frère, YongGuk, vraiment ?

Ce dernier regardait cet… homme d'un regard froid.

- En te mettant avec… ça et en faisant cette demande d'émancipation, tu as perdu toute ta famille. Tu n'as plus ni père, ni mère, ni frère.

- Je t'interdis de décider à ma place si j'ai un frère ou pas. Tonna YoungJae.

- Aux yeux de la loi… Commença l'avocat.

- Vous, on ne vous a pas sonné !

L'avocat referma aussitôt la bouche.

- Vous savez où est la porte, je crois que je n'ai pas besoin de vous la montrer.

YoungJae sortit de la pièce en furie. Son père le rattrapa dans le couloir et s'apprêtait à parler mais l'adolescent prit la parole en premier.

- Quatre ans de recherche et aucune trouvaille en sachant que je n'ai jamais changé d'école et que c'était on-ne-peut-plus facile de me trouver à la sortie des cours.

Madame Yoo sanglota de la cuisine.

- On a vraiment fait ce qu'on a pu…

- Entre deux voyages pour Pékin et Bangkok ?

- Ne nous manque pas de respect, jeune homme !

Tous étaient réunis dans le couloir, à présent.

- Vous êtes pathétiques ! Vraiment !

- On a déjà perdu un fils… S'il te plait, reviens…

- Pour rien au monde !

Il y'avait un échange de regard noir entre le père et le fils qui faisait à présent sa taille.

- YoungJae, tu n'es pas majeur, tu n'as aucun choix. Tu nous suis et tu te tais !

- Il est hors de question que je t'écoute, vieux croûton ! Maintenant, va-t'en.

- J'ai l'impression de perdre mon temps.

- Tu le perds. Maintenant, retourne à tes petits papiers et fous-moi une paix royale, comme celle que j'avais ces quatre dernières années.

- Tu préfèrerais rester avec ces… erreurs de la nature, plutôt que de revenir chez nous où tu aurais tout ce que tu veux ?

- M'appâter avec des promesses vides. Je n'ai plus quatre ans, ça ne marche plus avec moi !

Madame Yoo s'avança jusque YoungJae et pleura à son oreille.

- On ne refera plus les erreurs du passé, je te le promets, mon chéri, s'il te plait…

- Non.

- Pourquoi ?

- Parce que vous n'êtes plus rien pour moi.

Elle pleura encore un peu.

- Mais je suis ta mère…

- Tu veux une médaille pour te féliciter ?

- Je veux récupérer mon YoungJae. Je me souviens quand tu as fait ta première rentrée, tu pleurais et t'accrochais à ma jupe parce que tu ne voulais pas me quitter…

- C'était YongGuk, ça. Pas moi. Ma première rentrée, c'est YongGuk qui m'y a emmené et est arrivé en retard à l'école après. Tu l'as grondé et puni pendant trois semaines suite à ça.

Elle leva les yeux au ciel.

- Mon pauvre cerveau n'est plus ce qu'il était…

- Malheureusement, j'existe encore dans ton cerveau. YongGuk est le seul qui a été là pour moi depuis toujours. HimChan et lui prennent vraiment soin de moi. Vous n'avez pas le droit de m'enlever à eux !

Monsieur Yoo s'avança vers YongGuk et lui tendit des billets.

- C'est pour les frais de scolarité de YoungJae ces dernières années.

Le regard de YongGuk était froid.

- Cet argent, vous pouvez vous le mettre où je pense. Jamais je n'accepterai une seule chose de votre part.

- Pourtant, tu as accepté de t'occuper de notre fils pendant quatre ans. Sourit sadiquement monsieur Yoo.

- Je suis lié à YoungJae par le sang, que ça vous plaise ou non.

Il s'approcha de son frère et posa sa main sur son épaule. Ce dernier lui fit un sourire.

- YoungJae. Tu ne voudrais pas que je porte plainte contre lui pour enlèvement ?

- Qu'est-ce que c'est que ces conneries encore ?

- C'est ce que je vous ai dit, Monsieur Yoo… Soupira l'avocat. Monsieur Bang irait en prison si cela se produisait.

YoungJae pâlit alors que Monsieur Yoo affichait un sourire sadique de triomphe.

- Cependant, il y'a une alternative pour que ça n'arrive pas.

- Laquelle ?

- Reviens avec nous sans faire d'histoire.

L'adolescent sembla réfléchir et regarda son frère et HimChan. Il était si bien ici, depuis toutes ces années. Il avait enfin eu la sensation d'avoir une famille. Et la dernière chose qu'il souhaitait, c'était qu'ils aient des ennuis.

- Alors ?

Le jeune homme garda encore un peu le silence. Sacrifier sa liberté pour que son frère n'ai pas d'ennuis semblait la seule solution. Alors il monta prendre ses affaires de cours et redescendit.

- Et tes autres affaires ?

- Je les laisse ici. On ne sait jamais.

Monsieur Yoo leva les yeux au ciel.

- C'est pathétique le peu de choses que tu as.

- YongGuk et HimChan n'ont jamais eu à me payer des choses pour obtenir ce qu'ils veulent de moi.

- Dis-leur adieu, et on s'en va. Dit Madame Yoo.

Le père et la mère partirent à la voiture avec l'avocat. YoungJae resta en retrait et prit HimChan dans ses bras.

- Je suis désolé…

- Tu pourras revenir quand tu veux, d'accord ? Tu as toujours ta chambre en haut.

- Je ne veux pas que vous ayez des ennuis à cause de moi.

Puis il se libéra de l'étreinte d'HimChan à contrecœur pour prendre son frère dans ses bras.

- Tu vas me manquer, frérot.

- Pas autant que toi.

- N'oublie pas. S'il y'a le moindre problème comme avant avec eux, reviens ici. On peut t'aider, peu importe les conséquences.

- Tu sais bien que si tu m'aidais, vous pourriez dire adieu à tout ce que vous avez : votre boulot, votre maison… Tout.

- Peut-être, mais on pourra dormir sur nos deux oreilles et tu seras en sécurité.

Il ne voulait pas lâcher son frère. Mais il le devait car dehors, ils l'appelaient. Alors il se sépara de lui et traîna son sac de cours jusqu'à la porte et monta dans la voiture non sans un autre coup d'œil à son frère et son beau frère. Ils allaient lui manquer, c'était certain. La voiture se mit en marche et il observait son frère disparaître au loin. Puis il se retourna dans la voiture qui ressemblait plus à une limousine qu'à une voiture normale, d'ailleurs. Madame Yoo était assise juste à côté de lui.

- Tout va rentrer dans l'ordre, d'accord mon chéri ?

Elle tenta de lui caresser les cheveux mais il s'écarta autant qu'il put. Elle eut un sourire triste. Il avait envie de pleurer mais il se refusait de pleurer devant eux. Ca leur ferait trop plaisir.
Au bout de vingt minutes de trajet, la voiture se gara dans une grande allée, puis un valet vint lui ouvrir la porte. Il descendit et regarda la grande demeure qui s'étendait devant ses yeux. La porte de la voiture claqua derrière lui et Madame Yoo le traîna avec elle jusqu'à la maison. A l'intérieur, des dizaines de bonnes étaient là, en rang et s'inclinèrent quand ils entrèrent.

- Maître YoungJae, ça nous fait plaisir de vous revoir.

Il hocha la tête car il ne pouvait pas dire pareil. Puis Madame Yoo retira un produit pour les yeux de son sac.

- Ca pique ce machin là !

YoungJae l'ignora.

- Viens avec moi. Tu ne dois plus te souvenir où est ta chambre.

Elle l'entraîna de force jusqu'à une pièce avec des grandes fenêtres munies de barreaux à présent. Sa chambre avait changé. Elle était équipée de la technologie moderne, des jeux les plus récents mais plus que jamais, il regrettait sa petite chambre confortable chez YongGuk. Elle eut un sourire sadique.

- A lundi matin.

Elle lui envoya un baiser au loin et referma la porte derrière elle.

Pitié, que ce soit un cauchemar et qu'il se réveille bien au chaud dans ses draps chez son frère…


Bonsoir !
Comme promis, voici le chapitre :D

Vous ne m'aidez pas vraiment avec vos " Tous" sont vos couples préférés ... Enfin, merci quand même :D
J'ai eu mon année, donc je suis contente :D

Merci à toutes les personnes [guests ou non] de me laisser des reviews. J'ai la pêche pour la journée, après :D
Je ne vous embête plus :D

Bonne soirée et à très vite !

Bisouxxxxxxxxxxx
Myinahla