Disclaimer:

Je ne possède ni l'univers de Tokyo Ghoul ni les personnages qui le composent, tout ceci est la propriété de l'auteur du manga, Sui Ishida.

Par ailleurs, je renonce à tirer quelconque bénéfice (financier) en postant cette fiction, c'est à but NON lucratif que je la poste, seulement pour en faire profiter les lecteurs.


An 2050

La jeune femme était en train de faire visiter le musée de l'événement qui avait pris le nom de « La guerre du Dragon » ; tout cela s'était déroulé il y a dix-neuf ans et depuis dix-huit ans, ils s'étaient évaporés. Ce musée prenait place dans un ancien immeuble qui avait été abandonné, goules comme humains refusaient de vivre là-bas… De fait, un des appartements… était celui des Souverains Borgnes.

Alors, on y avait construit un musée, pour rappeler aux habitants de Tokyo cette triste période… Des reliques du CCG, de V et d'Aogiri y avait été entreposées… Toutes ces organisations qui aujourd'hui n'existaient plus, remplacées par l'unique CST : Comité de Sécurité de Tokyo. Les Souverains Borgnes avaient anéanti V ainsi qu'Aogiri, et les inspecteurs restants du CCG étaient pour la plupart devenus agents du CST. Cette agence était dirigée par nul autre que Hideyoshi Nagachika, l'homme qui avait su établir une cohabitation durable entre les hommes et les goules.

Après tout, il n'y avait personne de mieux placé que lui pour, son père était un inspecteur décédé, et son meilleur ami le Roi Borgne. Il avait toujours été à cheval sur ces deux mondes… Sortant de sa rêverie, elle pointa du doigt un costume :

« Voilà la tenue qu'arboraient les goules d'Aogiri, une tunique cramoisie et un masque rappelant un squelette. Toutefois, ceux qu'on appelait les cadres n'étaient pas vêtus ainsi, vous pouvez voir par ici le masque de la goule Tatara, un des rois d'Aogiri, il portait toujours une longue tunique blanche… »

Elle invita ensuite les visiteurs à la suivre puis désigna les armes stockées derrière une vitrine :

« Voici les quinques qu'utilisaient autrefois les inspecteurs. Les agents du CST en portent des similaires et ceux-ci ne sont plus utilisés car leur puissance de feu est jugée trop grande… Les recherches sur la fabrication d'armes à partir de kagune sont désormais prohibées et seul un personnel restreint est autorisé à travailler là-dessus. Aujourd'hui, on favorise les avancées médicales grâce à l'utilisation des cellules RC, c'est tout. »

Elle et les autres guides avaient été particulièrement bien formés, certaines choses ne devaient en aucun cas être dites, surtout à propos des Souverains Borgnes… Ils ne savaient presque rien sur eux, et faire des recherches sur eux était suicidaire, de suspicieuses disparitions avaient été notées ces dernières années… La nouvelle Tokyo était radieuse comparée à il y aune vingtaine d'années, mais elle n'était pas une utopie. Tout n'avait pas été révélé, on avait fait endosser beaucoup de choses aux morts, afin de faire avaler la pilule plus facilement… Il y avait beaucoup de ressentiment chez les habitants… V a été un excellent moyen de le leur faire oublier, ces agents du ténèbre qui dévoraient les cadavres des inspecteurs morts aux combats, et qui disposaient de la ville comme d'une marionnette…

Des Souverains Borgnes, on n'avait guère beaucoup de souvenirs, on savait seulement qu'ils étaient puissants et très amoureux l'un de l'autre. Mais ils étaient surtout sauvages, et désillusionnés, ils n'avaient plus d'amour pour le monde, seule la présence de l'autre leur permettait de sourire. La mort de leur fille avait été les prémices de la guerre du Dragon, ils avaient pratiquement annihilé le CCG au cimetière impérial Musashi, là où ils l'avaient enterrée… Aujourd'hui, la tombe était toujours là, elle était devenue un lieu de recueillement, ironiquement, on aurait pu comparer cette jeune femme à une sainte, elle était la preuve même que les goules n'étaient pas toutes sanguinaires… Tout cela avait bien failli échouer lorsque les Rois Borgnes se rendirent sur sa tombe et la découvrirent souillée par de l'urine et des excréments… Les kagune avaient jailli mais ils avaient finalement ordonné que celui qui avait fait cela se dénonce, et que le cas contraire, il acceptait de reconnaître les goules comme ses égales. Personne ne s'était dénoncé, en quelque sorte, c'était une victoire…

Les Borgnes avaient entièrement nettoyé la tombe d'eux-mêmes, ils ne permettaient pas que quiconque pose la main là-dessus ; mais la tombe fut à nouveau souillée… une ultime fois. Ils avaient fait comme à leur habitude et s'étaient cachés en attendant qu'un réfractaire ne se montre. Lorsqu'ils le trouvèrent, c'en fut terminé de lui : les larmes, les excuses, les supplications ; rien n'y fit. Les Souverains Borgnes savaient être des monstres lorsque la situation l'exigeait, ils le traînèrent au milieu de la ville et l'exécutèrent sommairement sur la place publique. Ce fut le premier 'exemple' de la cohabitation, beaucoup d'autres exécutions se produisirent pour finalement aboutir à une situation paisible ; cette période sombre d'une année avait été totalement annexée des archives de Tokyo.

Néanmoins, la question principale qui demeurait était de comment nourrir les goules ? Autoriser la cohabitation revenait à arrêter de chasser des humains, autrement, cela aurait été totalement impossible. La décision fut difficile à prendre mais durant les deux premières années, une loi s'imposa vigoureusement. Enterrer les défunts avait été proscrit, toute la nourriture était fournie aux goules ; il en fut de même pour les goules qui durent manger leurs semblables. C'était contre-nature et horrible, mais nécessaire… Aujourd'hui, de la nourriture synthétique était en vente, c'était le fruit du travail acharné de Kimi Nishino, désormais Nishio. Le goût était bien médiocre au départ, mais peu à peu, les recherches avaient fait leur œuvre et la nourriture synthétique s'était diversifiée au point qu'il existait de nombreux plats aux goûts variés ! Par ailleurs, la firme Tsukiyama était devenue prépondérante dans ce marché, on savait depuis longtemps qu'ils étaient des goules, mais c'était parfait ainsi.

Avec cela, les meurtres au début légion était devenus très rares, il y en avait un ou deux par mois, pas plus, et il ne s'agissait pas forcément de goules. Il fallait bien avouer que la terreur instaurée par les Souverains Borgnes était toujours présente, la première année, ils avaient sévèrement tué les meurtriers, et quiconque qui s'opposait farouchement à la cohabitation. Cela n'avait fait qu'accroître la peur et la haine que les gens avaient envers eux, surtout envers le Roi Borgne. De la Reine, on se souvenait qu'elle avait prêté main-forte aux goules et aux humains lorsque le Dragon ravageait la ville. Alors, elle était relativement appréciée mais une unique règle faisait loi, elle n'avait absolument aucune pitié envers la personne qui dénigrait son mari ; la population avait dû s'y faire, le Roi Borgne était intouchable.

Aujourd'hui, les goules sortaient sans honte aucune, elles avaient tout de même une carte qui stipulait leur différence, mais c'était tout… Le conflit avait pris fin de façon très rapide, la haine s'était envolée ou du moins… déportée sur les Souverains Borgnes. Il y eut une grande vague de mariages interraciaux lorsque la cohabitation fut proclamée mais un problème subsistait… les goules Borgnes. Celui-ci se résolut de lui même, les goules Borgnes étaient stériles, et la politique menée ne visa aucunement à tenter d'y remédier. Les goules Borgnes pouvaient exister, mais leurs parents savaient qu'ils donneraient naissance à un enfant qui n'aurait pas la chance d'avoir une descendance, c'était leur choix…


La jeune femme continua la visite lorsqu'elle vit deux personnes s'introduire discrètement dans la seule salle interdite au public, l'appartement des Souverains Borgnes. Elle les avait remarqués depuis un bout de temps déjà, ils étaient assez étranges, toujours collés l'un à l'autre… Un regard morne qui s'illuminait à la vue de l'autre… Depuis le début de la visite, ils étaient restés à l'écart et parlaient entre eux en désignant certains artefacts… Tous deux portaient des lunettes, ils semblaient être faits l'un pour l'autre tant ils se complétaient mutuellement. Étrangement, la jeune femme en vint à penser que ces deux-là avaient plus leur place dans la vitrine qu'en dehors… Quelle drôle d'idée…

Toutefois, la zone dans laquelle ils s'étaient faufilés était prohibée et les personnes qui y entraient encouraient une peine de prison de dix ans, ce choix d'Hideyoshi Nagachika avait été implacable, on ne s'appropriait pas ce qui appartenait aux Souverains Borgnes. Alors, elle se hâta d'entrer et s'écria :

« Halte ! Vous n'avez pas le droit d'entrer ! Sortez tout de suite et je ferai mine de n'avoir rien vu ! »

L'intruse fit la moue avant de déclarer :

« Justement, c'est vous qui n'avez pas le droit d'être ici. »

Un kakugan flamboyant s'éveilla dans la pénombre…

Goule Borgne

Au départ, la jeune femme pensa qu'il s'agissait des Souverains Borgnes, mais c'était impossible. Ils s'étaient littéralement évaporés, et puis le garçon ne semblait pas être une goule… Soudain, un homme bredouilla par l'entrebâillement :

« Monstre… » Les goules borgnes restaient encore très rares, et goules comme humains avaient du mal à les accepter.

Une voix glaciale se fit entendre :

« Non. Reine… ou déesse… Je ne tolérerai rien d'autre. » Un second kakugan s'illumina, un couple de Borgnes… D'autant plus… qu'ils étaient relativement âgés, la jeune femme devait avoir plus de vingt-cinq ans tandis que le jeune homme tournait autour de vingt-deux ou vingt-trois ans… Donc, ils étaient nés avant la cohabitation… Elle ne savait que trop en penser, était-ce une farce ou la situation était-elle vraiment critique ?

La jeune femme aux cheveux smaragdins finit par s'exclamer :

« Mon Ken adorééééé ! Toujours à me protéger ! » Elle l'embrassa doucereusement sans aucune gêne.

Le jeune homme ne put s'empêcher de rougir, il ne s'attendait certainement pas qu'elle l'embrasse aussi soudainement, mais c'était loin d'être désagréable, bien au contraire…

La guide ne savait plus quoi faire, elle était totalement désarçonnée ; ces goules Borgnes, si ce n'était pas de simples lentilles rouges, étaient vraiment étranges… Il allait sans dire qu'une complicité mystique les reliait ; ils faisaient comme s'ils étaient seuls… Et puis, elle devait bien le reconnaître, la femme aux cheveux verts n'avait rien d'un monstre, mais plutôt l'allure d'une déesse ; d'une déesse qui s'était éprise d'un mortel… Comme dans les contes des temps anciens, une divinité qui décidait de partager sa vie avec un humain, une personne lambda.

C'en était vraiment déroutant, la jeune femme était si attentionnée envers le garçon, qui plus est, elle était indéniablement plus âgée ce que la société voyait comme une hérésie… Un œil attentif le distinguait sans mal, tandis que le jeune homme se blottissait contre la jeune femme, celle-ci avait plutôt tendance à enrouler ses bras autour de lui, elle le protégeait… comme la prunelle de ses yeux…

La guide finit par s'énerver :

« Je n'y comprends plus rien ! Déclinez votre identité ! Je compte bien appeler la sécurité et croyez-moi, ce ne sont pas des tendres ! »

Cette fois-ci, les deux inconnus adoptèrent une mine particulièrement sérieuse, la jeune femme prit la parole :

« Eh bien… C'est que j'ai plusieurs identités pour ainsi dire… Mais je pense que l'on me connaît le mieux sous le nom de… Reine Borgne. »

Le jeune homme se présenta à son tour :

« Quant à moi, on me surnommait antan… Roi Borgne. »

Deux goules borgnes se dressaient debout, face à tous les autres encore une fois, face au monde, rien ne changerait jamais décidément. Néanmoins, la guide ne paraissait pas convaincue, après tout, les Souverains Borgne avaient disparu pendant si longtemps…

Eto rit doucement :

« Pour vous en assurer, vous voulez peut être qu'il se transforme en Dragon… »

Elle n'était pas sérieuse pour un sou, d'autant plus qu'elle serait morte d'inquiétude si son mari se transformait à nouveau… Instinctivement, elle se serra contre lui, cela lui rappelait de mauvais souvenirs, tant et si bien qu'elle en venait à regretter sa pique…

Kaneki constata cela, Eto n'aimait pas parler de cette période, cela avait été terriblement difficile pour elle… Délicatement, il déposa un petit bécot sur sa tête, la faisant fortement rougir à son tour. Eto le regarda d'un air surpris, puis esquissa un grand sourire heureux, elle avait visiblement apprécié ! Chaque jour, en se réveillant à ses côtés, elle ne pouvait s'empêcher de remercier le ciel d'avoir mis Kaneki sur son chemin… Elle savait pertinemment que si elle ne l'avait pas rencontré avant sa torture par Yamori, elle ne l'aurait jamais aidé ; au contraire, elle en aurait longuement ri… Elle aurait adoré le voir seul, brisé… en train de pleurer… Peut être qu'il aurait fini par la tuer, à moins que cela ne fut-ce le contraire…

Néanmoins, grâce à cette simple entrevue un jour pluvieux, ce double Mac Guffin si elle eut pu ainsi dire, un jeune homme nommé Ken Kaneki se réveillait chaque jour dans le même lit qu'elle, dans ses bras aimants et protecteurs. Il était le seul qu'elle s'acharnait à protéger, le seul qui comptait pour elle, l'unique qu'elle aimait. C'en était fini des caprices puérils d'avoir un enfant, voilà où cela les avait menés… Eto regrettait profondément tout ce qu'elle avait jamais pu offrir à Usami mais surtout… d'avoir laissé Ken seul pour dormir avec lui.

Plus jamais.

Désormais, il n'y avait plus que Kaneki, le beau jeune homme aux cheveux noirs charbon, au sourire un peu triste, et au regard amoureux qu'il portait constamment sur elle. Eto était si heureuse… Elle avait toujours été persuadée que ce monde ne lui apporterait rien, qu'elle le changerait quitte à en mourir… Et puis, elle avait rencontré une goule Borgne qui avait autant souffert qu'elle, si ce n'est plus… Très rapidement, elle sut qu'elle voulait passer le restant de ses jours avec lui…

Kaneki détailla sa dulcinée, il lui arrivait sans cesse de se perdre dans sa contemplation… Elle était si… parfaite. Outre l'amour sans bornes qu'elle lui témoignait, sa beauté était… insaisissable. Ses cheveux de couleur émeraude lui tombaient jusqu'au milieu de la nuque où ils formaient de petites bouclettes. Son visage était magnifique, radieux ; ses lèvres fines et ciselées avec précision, ses grands yeux smaragdins le regardaient toujours avec émerveillement ; il adorait son nez fin sur lequel il avait déjà déposé de nombreux baisers acharnés. Il raffolait de sa peau d'albâtre, de son cou découvert qu'il avait envie d'enserrer tendrement de sa mâchoire… Kaneki la trouvait magnifique de la pointe de ses orteils jusqu'au bout de ses mèches rebelles.

Éblouissante

Il nageait dans un bonheur perpétuel dont il savourait chaque instant ; durant les dix-neuf dernières années, il avait vécu tranquillement avec sa femme, un long tour du monde en guise de lune de miel ! Ils avaient rencontré d'autres cultures, savouré des mets succulents, rencontré d'autres goules, mangé d'autres goules… Dans certains pays, bien qu'ils ne soient jamais restés longtemps, ils se forgèrent une image dantesque lorsqu'ils réduisirent de grandes organisations de goules à néant. Dès lors qu'on les dérangeait, ils tuaient. Ils en avaient eu assez de laisser passer, cela ne leur avait apporté que du malheur… De même qu'Eto ne supportait plus qu'on lui fasse des avances lorsque Kaneki était à ses côtés ; elle trouvait cela désobligeant au possible, cette pensée qu'ils avaient de lui offrir plus que Ken lui avait donné, la rendre plus heureuse, la révulsait… Elle avait à chaque fois l'impression d'entendre Usami, alors, elle ne montrait aucune clémence…

Ken et Eto n'avaient pas vieilli, la surconsommation de cellules RC en était responsable ; ils étaient bien partis pour faire encore un bon bout de chemin ensemble.

L'amour qui les liait depuis bientôt trente ans était toujours aussi fort, ils étaient inséparables, si le Roi Borgne était présent alors la Reine Borgne était forcément à ses côtés. De fait, Kaneki était foncièrement dépendant d'Eto, la catastrophe était imminente lorsqu'elle n'était pas présente pour le rassurer… Il pleurait toujours autant dans ses cauchemars, le fait de la voir mourir le rendait fou de chagrin… Il sanglotait comme un enfant blotti contre elle, humant son odeur, pour peu à peu s'apaiser… La seule femme qui soit capable de le consoler, qui puisse poser la main sur lui pendant ses crises sans pour autant qu'il se mette à hurler de plus belle… Il ne voulait qu'elle dans ces moments, elle était la clé de son bonheur, de son réconfort…

D'ailleurs, il n'avait toujours voulu qu'elle pour partager sa vie ; ce choix, il l'avait fait depuis longtemps… Cette peur de la voir disparaître, il l'avait déjà expérimentée tant de fois… avec Yamori… lorsque son élève l'avait embrassé… quand Eto avait été internée à la Cochlée… et surtout… lorsqu'elle avait été décapitée… Kaneki veillait sur elle avec le plus grand soin, il la choyait plus que quiconque, elle était sa Reine… tout comme il était son Roi.


Ne jamais rater une occasion

Il avait décidé qu'il en serait ainsi, que chaque instant était précieux… Se tournant vers la jeune femme qui se tenait à ses côtés, Ken Kaneki se pencha sur elle puis lui susurra dans le cou :

« Je t'aime tellement… très très très fort… Ma Eto… L'amour de ma vie… Ma Reine… Ma dulcinée… Ma Chouette… Ma femme ! »

Eto sentit la mâchoire du Roi Borgne étreindre délicatement son cou frêle jusqu'à ce de minuscules gouttes de sang y perlent… Elle ne pouvait pas le voir, mais elle était persuadée d'être rouge comme une pivoine ; elle adorait lorsque Kaneki lui disait de telles choses, cela la rendait toute chose, se sentir ainsi aimée… c'était fabuleux.

La jeune femme se laissait faire, Kaneki adoptant un caractère dominant, c'était chose rare et même si elle était réputée indomptable, elle devait bien reconnaître qu'elle laissait avec plaisir Kaneki asseoir sa domination sur elle… Elle voulait lui appartenir, être SA femme. Une chaleur familière vint doucement fourmiller dans son bas-ventre, elle ne savait que trop de quoi il s'agissait. Eto en rougit d'autant plus belle, elle ne s'était pas imaginée se retrouver dans un tel état… Se levant sur la pointe des pieds, elle murmura à l'oreille de son mari :

« C'est de ta faute… si je suis dans cet état. Viens éteindre ce brasier qui sommeille en moiiiii… »

Cette fois-ci, ce fut au tour de Kaneki de rougir devant le sens implicite de ces paroles… Mais il était bien d'accord, lui aussi commençait à se sentir particulièrement enclin à… Ken et Eto se fixèrent avant d'acquiescer de concert.

Une explosion de cellules RC se produisit, d'une part un kagune rouge sombre avec une multitude de bouches et d'yeux scandant :

« Dehors ! Dehors ! Dehors ! Tranquilles ! Tranquilles ! Loveyyy Doooveeyyy ! » et d'autre part, une griffe crochue de jais serpentant sur le sol de l'appartement. Le kagune noir repoussa doucement la guide vers la porte, cette histoire ne la concernait pas, les Souverains Borgnes voulaient être seuls…

D'une simple poussée, la porte se ferma.


The End


C'est parti pour l'énorme note d'auteur (histoire de faire croire que ce chapitre est long :P )

Alors tout d'abord, je tiens à vous remercier chaleureusement de m'avoir accompagné dans ce long périple !

Merci à tous ceux qui ont posté une review, et même à ceux qui ont arrêté de poster (ce n'est pas un souci ! ) :

Isabella-57, Guest, Chocolat68, antenesis, kirista, eragon56, Ezequiel Kirishiki

Rajout du lecteur: GoldeN ViZionZ merci pour tes reviews!

Merci à chacun d'entre vous pour avoir posté une review, ça m'a fait très très plaisir (même si je ne l'ai pas montré, j'aurais probablement dû le faire remarquer ) et sans vous, je sais que je n'aurais pas continué, ou du moins avec beaucoup moins de plaisir, ma fiction.

Pour ce qui est de cet épilogue : Zutto Zutto est une expression souvent retrouvée au Japon dans les phases de forte émotion et signifie : Pour toujours et à jamais !

Dans ce cas-là, cela serait : Zutto Zutto dai suki dans le sens : « je t'aimerai pour toujours et à jamais », pas besoin d'expliquer pourquoi :D

Sinon, effectivement, je n'ai pas détaillé le futur des personnes autres que Ken et Eto, c'est un choix personnel, au lecteur de décider ce qu'il en est advenu, ma fiction est seulement EtoKen !

J'aurais une dernière demande qui me tient à cœur ! Pour ceux et celles qui ont suivi l'histoire (qui ont tout lu), cela me ferait très plaisir que vous postiez une ultime review pour avoir votre avis général sur la fiction, pas seulement sur le dernier chapitre ! Ça serait cool mais si vous n'avez pas envie, ce n'est pas grave !

Voilà, et enfin, étant donné que tu m'as suivi de A à Z, je peux finalement dire que :

« Je te dédie cette fiction Isabella-57 »

Pour conclure, quelques mots qui m'ont toujours fasciné :

« Première classe ou non, [vous avez]fait de moi [un auteur], sans aucun doute. » (Sen Takatsuki)

Cordialement !

N.B : Je supprimerai la fiction dans un temps indéterminé, s'il vous plaît :

-ne le postez pas à nouveau même en me citant ;

-pas de traduction dans une autre langue

Mille mercis !