Spoilers : Aucun.
Commentaires : Bonjour les enfants! Vous avez vu, j'ai mis un peu plus de deux semaines à poster au lieu d'un mois! Je fais des progrès! *esquive les briques* Bref, le problème du prochain chapitre se pose... Je ne sais pas quand je le publierai. Il n'est écrit qu'à moitié, et je voudrais garder un minimum d'avance en retournant en cours (Oui, je viens de me rendre compte que les vacances sont bientôt terminées. C'est douloureux.), donc tout dépend de mon inspiration. Si elle daigne se montrer pendant les prochains jours, tout va bien, je posterai! (Dans le doute, n'hésitez pas à lui faire des offrandes *sort* Non je plaisante, vos adorables reviews la boostent suffisamment ;))
(Oh, et, présence de scènes à caractère sexuel, au fait.)

Bonne lecture!


Lorsqu'ils rentrent de l'hôpital, Rachel est déjà revenue de l'école. Maintenant que ses parents resteront à la maison toute la journée, ils n'auront besoin de l'aide de Marina qu'en de rares occasions – par exemple, un rendez-vous médical qui les empêche d'aller chercher la petite fille à l'école. Cuddy et sa baby-sitter versent toutes les deux une larme en se disant au revoir.

Après avoir fait couler un bain chaud à la future maman, House s'assoit sur le canapé avec Rachel, et lit quelques histoires avec elle. Sa mère les rejoint une demie-heure plus tard, vêtue de son pyjama, s'étale sur les coussins et se serait immédiatement endormie si elle ne devait pas expliquer à sa fille qu'elle n'ira pas travailler pendant quelques mois. Malgré sa sieste quelques heures plus tôt, l'épuisement la gagne. Elle espère que mettre les rouages de l'hôpital au clair avec Wilson après le dîner ne prendra pas trop de temps.

En effet, après avoir partagé le repas avec ses amis et pris note des conseils de sa patronne tandis que le diagnosticien mettait Rachel au lit, Wilson s'en va à neuf heures et demie. Cuddy se brosse les dents et va directement au lit, s'endormant avant même que House ne la rejoigne quelques minutes plus tard. Afin d'éviter une fausse couche ou un accouchement prématuré, elle sait qu'elle va devoir rester alitée la plupart du temps, jusqu'à son terme prévu à la mi-février. Pour elle qui ne peut pas se passer de son travail, le repos est proche de la torture; néanmoins, elle n'avait qu'une hâte : se blottir dans ses draps et dormir.

Elle est tirée de son sommeil par le réveil. House avait programmé l'alarme à sept heures et demie, pour qu'il puisse réveiller Rachel et l'emmener à l'école.

« Je t'avais dit de pas me réveiller avant la semaine prochaine. » grogne Cuddy. Il finit par tendre le bras et couper la sonnerie.

« Tu sais, je resterais bien là. » Les jambes de Cuddy sont emmêlées aux siennes, son bras agrippe désespérément ses épaules et sa tête repose sur son biceps. « Mais je dois me lever. »

« Encore cinq minutes. »

Il rit. « C'est marrant. D'habitude, c'est moi qui te supplie pour ces cinq minutes supplémentaires. » Elle ne bouge pas d'un pouce, profitant de sa présence à ses côtés. « Comment se porte Progéniture ? » demande-t-il, caressant doucement son ventre du bout de ses doigts.

« Arrête de l'appeler comme ça. » dit-elle en gardant les yeux fermés.

« Elle n'a pas encore de nom. Comment tu veux que je l'appelle ? »

Elle se met à glousser joyeusement. « On va avoir une fille. »

« Si tu continues avec ça, je te jure que je m'en vais. » menace-t-il, pas sérieux pour un sou.

Cuddy émet un petit rire. « Tu n'oserais pas. »

« Tu veux parier ? »

« Oui. » le défie-t-elle. Il abandonne en moins d'une seconde.

« C'est bon, tu gagnes. »

Un silence paisible s'en suit. House s'interdit de cligner des yeux, craignant de se rendormir. Le confort du lit qu'il partage avec sa femme, qui porte sa fille, est bien trop tentant. Il voudrait se fondre dans ce nuage de douceur, enlaçant Cuddy, et en profiter jusqu'à la fin des temps. Mais il doit se lever et s'occuper de Rachel.

Peut-être que c'est ça, être papa. Mettre ses envies de côté afin d'être présent pour son enfant.

Il sourit, trouvant cela bizarrement agréable. Il va être papa. Cette idée paraît tellement étrangère, et pourtant elle n'a jamais été aussi réelle.

« Je prendrai ta tension avant de partir. » dit-il à Cuddy. Elle acquiesce. En jetant un œil au réveil, il découvre que sept minutes se sont écoulées. Merde. A cette heure-là, il devrait déjà être en train de donner le bain à Rachel.

House embrasse délicatement son front, avant de retirer lentement son bras de sous sa nuque.

« Je dois faire pipi. » lâche-t-elle soudainement, sa voix teintée de panique. Son lourd ventre pèse dangereusement sur sa vessie. Ce n'est plus qu'une questions de secondes.

Le rituel matinal de House consiste à avaler deux pilules d'ibuprofène et masser sa cuisse. Celui de Cuddy nécessite de rouler prudemment au bord du lit, pousser sur ses bras pour s'assoir, et respirer profondément avant de se hisser sur ses pieds. Sans cela, elle perd son équilibre et retombe sur le lit, avec pour récompense un coup de pied mécontent de la part de Progéniture. Elle l'a appris à ses dépens.

Ce matin, cependant, elle tente d'accélérer ce rituel autant que possible. Tant pis pour les probables dommages collatéraux !

« Sérieusement ? » ronchonne House, s'emparant du flacon contenant ses cachets. « Je suis déjà en retard, faut que je pisse aussi ! »

« Je te jure que si je ne suis pas assise sur le trône dans les cinq secondes qui suivent, je fais au lit. » menace-t-elle en se préparant à se lever. « Et c'est toi qui vas changer les draps puisque ta progéniture est un peu trop volumineuse pour que je puisse le faire. »

« Après toi, je t'en prie. » dit-il, mort de peur. Elle court presque jusqu'à la salle de bains. Quelques secondes après qu'il ait entendu le claquement caractéristique de l'abattant rencontrant le réservoir, Cuddy pousse un gémissement de pur extase. « Oh, mon Dieu, oui ! »

« Je rêve où tu as un orgasme ? » lui crie-t-il, la faisant pouffer de rire.

« J'ai joui. » confirme-t-elle. « Deux fois ! »

« Howwws ! » braille Rachel depuis sa chambre, s'inquiétant qu'aucun de ses parents ne soit venu la chercher.

Massant sa jambe à la hâte, il finit par se lever. « Le devoir m'appelle, chérie. » dit-il à Cuddy à travers la porte.

« J'ai entendu. Comment tu viens de m'appeler ? »

« T'endors pas sur le siège. » lance-t-il en s'éloignant.

« J'essaierai, chéri. » se moque-t-elle.

Cinq minutes plus tard, il entre dans la salle de bains avec la petite fille. Fort heureusement, Cuddy a déjà disparu. Avant de fermer la porte, il regarde dans leur chambre, et la voit étalée sur le lit, probablement rendormie.

« Howwws, dépêche-toi, on va être en retard ! » entend-elle sa fille vociférer. Ouvrant les yeux, elle découvre House assis au bord du lit, son manteau sur le dos.

« Donne ton bras. » dit-il en brandissant un tensiomètre.

« Ça peut pas attendre ? » grogne-t-elle, s'exécutant toutefois, tout en se redressant. Il gonfle rapidement le brassard. « Tu veux bien aller me chercher un verre d'eau après ça, s'il te plait ? »

Il s'apprête à répondre, mais est interrompu par les bruits de pas de Rachel qui court vers la cuisine.

« Ta tension est un peu haute. » commente-t-il en retirant le bandeau de son bras.

« Mais pas trop haute. »

« Mal à la tête ? Au ventre ? »

« Tout va bien. »

House pousse un soupir. « J'aime pas te laisser toute seule. »

« Tiens, Maman. » les coupe l'enfant, son petit bras se faufilant entre House et la table de nuit. Cuddy sourit et s'empare du verre que lui tend sa fille.

« Merci, ma puce. » Elle en avale une gorgée. « Tu montes m'embrasser ? » Rachel hoche la tête joyeusement. House la saisit par les aisselles et la pose sur le lit.

« Maman, t'es malade ? » demande-t-elle après l'avoir embrassée longuement sur la joue.

« Non, je t'ai dit, je suis juste fatiguée. Je reste au lit jusqu'à ce que le bébé sorte de mon ventre. »

« Tout le temps ?! » s'exclame Rachel, à la fois horrifiée et incrédule.

« Non, pas tout le temps. »

« Quand ta mère doit faire pipi, par exemple. » intervient House. « Elle fait pas au lit comme toi. »

« C'est pas vrai ! » s'insurge la petite fille.

« Je sais. » Il lui ébouriffe tendrement les cheveux. « Je te taquinais. »

Rachel fait la moue. « T'es bête. »

Avec un sourire, Cuddy serre sa fille dans ses bras. « Tu vois, je peux me lever quand j'en ai besoin. » Puis, à House, « Relax, c'est juste vingt minutes. Il va rien m'arriver. Tu n'as pas besoin d'appeler la baby-sitter. » Il esquisse un sourire.

« Il est quelle heure ? » laisse échapper Rachel, se souvenant soudainement de l'école.

« Huit heures dix. » lit Cuddy au réveil.

« Je suis en retard ! »

« Mais non, l'école commence dans vingt minutes. » tente-t-il de la rassurer. En vain. Rachel se tourne vers lui, le dévisageant comme s'il venait de dire la chose la plus improbable et la plus consternante qui soit.

« Hows, je peux pas me permettre d'être en retard et tu l'sais ! »

Il fait de son mieux pour ne pas éclater de rire, songeant qu'elle lui rappelle bien quelqu'un... « D'accord, on y va. »

Rachel embrasse tendrement sa mère. « Au revoir, Maman. »

« A ce soir, ma puce. » La petite fille se laisse glisser jusqu'au sol et se hâte vers l'entrée.

« On dirait toi quand tu étais trop fatiguée pour conduire et que tu me demandais de t'emmener à l'hôpital. » dit-il, faisant rire Cuddy.

« Tu as réussi à rattraper ton retard ? »

« Ouais, je ne lui ai pas lavé les cheveux pour gagner du temps, d'où la queue de cheval. J'y arrive pas, de toute façon. » soupire-t-il. « Soit elle a du shampooing dans les yeux, soit c'est de l'eau dans les oreilles. »

« Je t'apprendrai. »

« Howwwws ! » vocifère Rachel à l'autre bout de la maison.

« J'arrive ! » répond-il, avant de se baisser pour embrasser Cuddy et de se relever.

« Elle te mène à la baguette. » le taquine-t-elle alors qu'il s'éloigne.

« Oh, chut ! » geint-il, disparaissant dans le couloir. Elle rit de bon cœur.

xxx

« Il n'y a plus qu'une serviette. » cria Cuddy depuis la chambre, où elle se trouvait, précisément devant l'armoire ouverte.

« Dépêche, je vais attraper un rhume ! » répliqua-t-il du même ton, assis dans la baignoire vide. Elle revint vers lui avec la serviette blanche pliée sur son bras, quelques rares gouttelettes d'eau tombant de ses cheveux mouillés pour s'écraser au sol, glissant tranquillement le long de son corps nu au passage. House n'eut pas d'autre choix que celui d'admirer la vue qui s'offrait à lui.

« J'ai mis tes vêtements sur le lit. » dit-elle en posant la serviette sur les toilettes. « Pourquoi tu as emmené tes serviettes chez nous ? J'en avais bien assez pour nous quatre... » Elle se rectifia, « Pour nous tous. »

Il se saisit de la main qu'elle lui tendait et, avec l'aide supplémentaire du bord de la baignoire, se leva et posa ses pieds sur le carrelage de la salle de bains. « Si tu veux que ce soit chez nous et pas que chez toi, il faut bien que j'amène mes affaires. »

« Bien vu. » admit-elle.

« J'ai laissé une serviette ici juste au cas où. »

« Eh bien, Dieu merci, elle est grande. » dit Cuddy en dépliant le large morceau d'éponge. Elle pourrait facilement le draper autour d'eux deux.

« Oh, je t'en prie, tu peux m'appeler Greg. » Elle eut un petit rire, se pressa contre lui et enroula la serviette autour du dos du diagnosticien, puis du sien. Ils se retrouvèrent empaquetés ensemble.

House réprima un grognement. Comme si la vue de son corps nu n'était pas suffisant, il fallait qu'elle presse ses seins contre son torse, son bas ventre contre le sien. Il sentit son sang affluer vers son érection naissante.

« Et maintenant ? » demanda-t-elle, le tirant de ses pensées.

« Hein ? »

« On va pas rester là toute la journée. »

« Ah, oui. » Il tendit le bras et s'empara du peigne posé sur l'étagère. « Lit. »

Après avoir jeté un œil derrière elle, elle recula, House la suivant de près. A chacun de ses pas, son entrecuisse frottait contre la sienne. Il fit de son mieux pour ne pas gémir. Mais tout de même, elle devait forcément le sentir pointer contre son ventre !

Une fois dans la chambre, elle se tourna vers lui et lui adressa un sourire mutin, roulant délibérément le bassin.

« Besoin d'un coup de main ? » demanda-t-elle d'une voix sensuelle. Il eut un fin sourire.

« Pourquoi pas ? Il faut que je garde ma paire de chaussettes propre, c'est la dernière. »

Elle les fit pivoter, de manière à ce qu'il tourne le dos au lit, puis se dressa sur la pointe des pieds, afin de mordiller légèrement sa lèvre inférieure, tout en enlevant la serviette nouée autour d'eux.

« Assieds-toi. » murmura-t-elle près, tout près de sa bouche. Il s'exécuta volontiers, lui lassant la place de se tenir debout entre ses cuisses. « Pourquoi tu ne demandes pas, tout simplement ? » s'enquit-elle en se baissant pour l'embrasser. « Il n'y a pas si longtemps, tu te serais jeté sur moi. »

« Ça me paraît, » répondit-il entre des baisers brefs mais ardents. « Un peu. Inap. Proprié. »

Elle soupira. Sa main se posa sur sa joue et s'aventura vers son cou. « Pourquoi ? Je suis toujours capable de m'envoyer en l'air avec toi. »

« Je sais. » Elle l'embrassa à nouveau. « Je veux pas que tu te sentes forcée, ou quelque chose comme ça. » Ses doigts parcoururent son torse, s'approchant dangereusement de son entrejambe. Il saisit sa taille.

« Pourquoi c'est si compliqué entre nous, maintenant ? » Sa bouche chaude suivit le même itinéraire que sa main, mais nettement plus lentement. Ses doigts fins s'enroulèrent autour de son sexe déjà dur, et se mirent à le caresser tranquillement de bas en haut. Il grogna et recouvrit sa main de la sienne.

« J'en ai aucune idée. » réussit-il à articuler, sachant que ce serait la dernière phrase cohérente qu'il parviendrait à formuler pendant les prochaines minutes.

Elle sourit, frottant son nez au creux de son cou. Elle prit son temps pour dévorer sa peau à coup de petits baisers, le mordant de temps en temps, puis l'apaisant d'un autre baiser. Elle glissa sur sa clavicule, puis son torse, qu'elle caressa lascivement de sa main libre, accélérant à peine le rythme avec lequel elle flattait son membre. Cette lenteur le tuait. Elle prit un de ses tétons en bouche et finit par s'agenouiller entre les jambes de House. Son sexe pulsait désespérément dans sa main et, entendant ses gémissements, elle savait qu'il voulait qu'elle se presse un peu plus. Elle laissa son téton de côté, se frotta contre son sternum et glissa vers son nombril, qu'elle lécha, tandis que House emmêlait ses doigts dans sa chevelure mouillée. La langue de Cuddy poursuivit son chemin jusqu'à son aine gauche, là où sa hanche rencontrait sa cuisse. Elle embrassa sa peau délicatement, caressant son sexe toujours à la même allure. Il gémit, s'agrippant à ses cheveux. Sa langue serpenta vers ses bourses. Sa queue dans sa main et son scrotum titillé par sa langue, elle leva les yeux vers lui. La bouche du diagnosticien était entrouverte, laissant échapper sa respiration anarchique, et sa tête légèrement penchée en arrière. Leurs regards se rencontrèrent. Celui de House brillait d'une lueur sauvage. Tout comme celui de Cuddy. Ses yeux rivés aux siens, elle engloba l'une de ses testicules dans sa bouche chaude. C'en était trop pour lui. Il ferma les yeux, rejeta sa tête en arrière et gémit bruyamment. Il ne sentait plus que cette moiteur tiède entourant la partie la plus sensible de son corps, et cette main entourant sa verge, tout ça grâce à cette femme magnifique agenouillée à ses pieds.

Elle porta son attention sur son autre bourse et la suça aussi lentement que son homologue. « Cuddy. » souffla-t-il, la poussant à accélérer le mouvement, ce qu'elle fit. Sa langue se glissa sur son sexe, suivant sa main de près, jusqu'à en atteindre l'extrémité, que Cuddy flatta de son pouce. Ce faisant, elle lécha sa verge, le long des veines qui la parcouraient. Finalement, elle le lâcha et entoura son gland de ses lèvres, arrachant un grognement guttural à House. Ses mains caressant l'intérieur de ses cuisses, elle le titilla de sa langue en promenant cette dernière autour de son gland en un mouvement circulaire. Les hanches du diagnosticien tressautèrent et s'avancèrent vers sa bouche, quémandant plus. Elle entama un mouvement de va-et-vient, prenant un peu plus de lui dans sa bouche à chaque fois, afin de laisser la tension s'accroître. Il songea qu'il ne pouvait plus attendre, mais elle était tellement douée qu'il savait que la conclusion serait d'autant plus époustouflante.

Il avait raison. Elle se recula avec un bruit de succion, mais se fit rapidement pardonner en caressant ses bourses brièvement, avant d'insinuer sa main un peu plus bas.

« Oh, la vache. » lâcha-t-il, amenant ses hanches au bord du matelas et maintenant son équilibre en posant une main sur le lit derrière lui.

« Tu aimes ça ? » demanda-t-elle en décrivant des cercles derrière ses testicules.

« Oh que oui. » Il peinait à trouver ses mots, peinait à penser. Elle entoura à nouveau son sexe de ses doigts libres, le parcourant de sa langue.

« Suce-moi. » grogna-t-il en tirant impatiemment sur ses cheveux. Il voulut faire croire à un ordre, mais elle savait aussi bien que lui qu'il la suppliait. Elle lui obéit, sa bouche engloutissant la majeure partie de son membre tandis qu'elle continuait de masser sa prostate. Elle reprit son mouvement de va-et-vient, mais à un rythme bien plus soutenu qu'auparavant. Il était proche du point de non-retour et elle était consciente qu'il n'en pouvait plus d'attendre. Elle gémit en accentuant ses caresses buccales. Elle aimait ça autant que lui.

Il faillit jouir quand cette pensée lui traversa l'esprit.

Elle lâcha des sons gutturaux incontrôlés en accélérant le rythme, remuant sa langue sous son sexe. Lorsqu'elle leva les yeux et les plongea dans les siens tandis qu'elle le baisait avec sa bouche, il se sentit partir. Etant donné la façon dont il s'accrochait à ses cheveux, elle savait qu'il se retenait de donner un coup de rein, alors elle l'enfonça dans sa gorge autant qu'elle le pouvait. Elle eut un léger haut-le-cœur, mais pressa tout de même son visage contre son pubis.

« Oh, putain, Cuddy ! » cria-t-il entre deux râles de plaisir. Tout son bas-ventre était en feu. Ses yeux se fermèrent convulsivement, tandis qu'il se laissait submerger par cette intense sensation d'extase parcourant chacun de ses nerfs. Il se sentit se déverser en elle en de longues et brûlantes salves, jouissant si fort qu'il crut que ça ne s'arrêterait jamais. Sa gorge était si étroite qu'il voulait s'y enfouir pour toujours. Cuddy avala la semence qui s'insinuait en elle. Son sexe envahissant sa bouche l'empêchait de respirer correctement, mais elle le garda en elle jusqu'à ce qu'elle ne tienne plus et doive se reculer pour reprendre son souffle, le laissant cependant se déverser encore sur sa langue. Sa main s'accrochant à ses cheveux la relâcha, et ses gémissements s'estompèrent. Alors qu'il revenait doucement à la réalité, Cuddy posa sa tête sur sa cuisse valide. House retomba mollement sur le lit. Elle se hissa au-dessus de lui, recouvrant son corps du sien.

« C'était génial. » souffla-t-il, se saisissant de ses hanches. Elle sourit et embrassa ses lèvres. Se redressant sur son coude et posant son menton au creux de sa paume, elle l'observa. Il avait fermé les yeux, et laissé un léger sourire apparaître sur son visage, tandis que sa respiration rapide revenait à un rythme plus paisible. Elle était émerveillée.

House reprit conscience au bout de plusieurs minutes passées à caresser distraitement l'échine de sa compagne du bout de ses doigts, dessinant des motifs absurdes et aléatoires sur sa peau. Ses yeux, emplis d'amour et de reconnaissance, s'ancrèrent aux siens, avant qu'il n'entraine Cuddy dans un long baiser envoûtant. Elle le laissa faire, lui rendit son baiser. Cependant, elle se recula lorsque sa main se fraya un chemin vers sa poitrine.

« J'ai pas très envie. » dit-elle en déposant une bise sur ses lèvres, afin de lui faire savoir qu'elle avait néanmoins apprécié que sa langue se mêle à la sienne.

Il acquiesça, sa main glissant vers son omoplate. Un sourire se dessina sur les lèvres, auquel elle répondit. Il adorait ces moments d'intimité entre eux, ces moments où ils oubliaient l'existence même du monde et profitaient simplement l'un de l'autre. Et il détestait quand son estomac lui rappelait sa présence, comme ce dernier venait de le faire. Cuddy eut un petit rire en l'entendant gargouiller.

« Qu'est-ce que tu veux déjeuner ? » demanda le diagnosticien. Elle haussa les épaules. « Ça veut dire que tu t'en fous ou que t'as pas faim ? »

« M'en fous. Et je meurs de faim. »

Il acquiesça, et ses yeux se mirent à briller comme ceux d'un enfant qui imaginait ce que le Père Noël déposerait au pied du sapin pour lui. « Une pizza, ça te dirait ? »

« Ça me va parfaitement. » Elle sourit et roula sur le matelas, afin qu'il puisse ramper vers sa table de nuit. Il s'empara de son téléphone portable et alluma ce dernier, qui vibra, à sa grande surprise. Qui aurait pu vouloir le joindre au beau milieu de la nuit ? Peut-être son équipe affolée par la complexité de leur nouveau cas.

Pas de messages de ses médecins; en revanche, il avait manqué trois appels. De la part d'Arlene.

Et merde.

« Ta mère a appelé. » dit-il à Cuddy. « Trois fois. » Intriguée, elle se glissa vers lui et jeta un œil à l'écran, frictionnant ses cheveux humides avec la serviette. Tout d'un coup, l'appareil se mit à sonner, les faisant sursauter tous les deux. « En parlant du loup. » marmonna-t-il en consultant le numéro appelant, avant que la réalité ne le frappe. « Oh merde, c'est elle! C'est elle ! » brailla-t-il, un tantinet paniqué, puis prit une grande respiration et répondit. « Allô ? »

« Enfin je vous ai au bout du fil ! Pas trop tôt ! Qu'est-ce que vous fabriquiez ? » le 'salua' Arlene d'un ton exaspéré.

« Vous m'en voyez navré. » s'excusa-t-il, n'en pensant pas le moindre mot. Il ignorait si elle le croirait ou pas, et honnêtement, il s'en fichait pas mal. « On, euh, dormait. »

« A deux heures de l'après-midi ? »

« Comment ça, deux heures ? » Il se tourna vers son réveil et Cuddy l'imita. En effet, il était deux heures dix. « Oh. » Puis il fronça les sourcils. Son interlocutrice était censée déposer Rachel chez eux dans l'après-midi. Elle devait bien appeler pour une raison. « Pourquoi vous m'appelez ? »

Arlene soupira. « A votre avis ? Je suis devant chez Lisa ! »

« Devant ? Pourquoi pas à l'intérieur ? »

« Parce que je n'ai pas de clé ! » râla-t-elle. « Dieu merci, j'ai pris ma voiture. Sans le chauffage, Rachel aurait attrapé un rhume à coup sûr ! Ça fait une heure qu'on attend, vous voyez. »

Cuddy, qui avait appuyé son oreille contre le téléphone afin d'écouter la conversation, poussa un soupir las et s'empara du cellulaire.

« Maman, il y a un double sous le pot de fleurs à côté du paillasson. » intervint-elle. Comme elle s'y attendait, sa mère se mit à se plaindre.

« Lisa, tu ne devrais pas laisser des doubles de tes clés si près de ta porte d'entrée ! Tu as une fille. Ce n'est pas sûr. C'est comme si tu laissais ta porte grande ouverte ! »

House récupéra son téléphone. « Bon, on arrive dans vingt minutes. »

« Et pourquoi n'êtes-vous pas déjà à la maison ? »

Cuddy lui adressa un regard paniqué. Il hocha la tête, lui promettant ainsi que son secret serait bien gardé, et qu'il inventerait un mensonge. Si Arlene venait à savoir que sa fille avait séjourné à l'hôpital, ne serait-ce que brièvement, elle en déduirait que House n'était pas un homme assez bien pour elle, et ne les laisserait plus jamais tranquille. Durant la grossesse de Cuddy, il avait prouvé qu'il était capable de prendre soin d'elle, et sa mère avait fini par l'accepter. Il ne pouvait pas se permettre de trahir sa confiance, même si, comble de l'ironie, cela signifiait lui mentir. « Eh bien, vu que vous gardiez Rachel, on s'est dit qu'on passerait la nuit à mon appartement, et – »

« Où vous dormez, quelle importance ça a ? » le coupa-t-elle. « Que ce soit chez vous ou chez elle, c'est pareil ! Vous êtes censés être à la maison quand je dépose Rachel ! »

« Ouais, dans l'après-midi ! » répliqua-t-il. Cesserait-elle un jour de se plaindre ? « Je me trompe peut-être, mais une heure, c'est un tout petit peu trop tôt. »

« Je ne peux pas garder la petite toute la journée, j'ai des choses à faire, cet après-midi ! »

Il se retint de lui faire part d'un commentaire des moins sympathiques. Peut-être qu'il devrait mettre fin à la conversation s'il voulait éviter un incident. Arlene était naturellement pénible, mais ce jour-là, elle avait battu son record. « Vingt minutes. » dit-il avant de raccrocher.

Il posa l'appareil sur la table de nuit. Cuddy et lui poussèrent un long soupir.

« Tant pis pour la pizza. »

« Oui, on n'aura pas le temps. On dirait bien qu'on va devoir manger à la maison. » répondit-il, avant de s'exclamer, « Oh, merde ! J'aurais dû demander à ta mère de nous préparer quelque chose. »

« Ça va pas, tu veux mourir ? » se moqua-t-elle, le faisant rire. Elle sourit et ramassa le peigne gisant au pied du lit.


TBC...