Chronologie : 11 août - 25 août 1982.
Trente-troisième chapitre : A petits pas...
« On est aussi responsable de ses choix
que l'on fait que des choix que l'on ne
fait pas »
Molly s'assura que tout était en place avant de rejoindre sa famille dans le salon du Terrier. Arthur portait la petite Ginny, qui souriait joyeusement, dévoilant les petites dents qui avaient poussé récemment. Bill, Charlie et Percy surveillaient Ron et les jumeaux, installés dans le parc. Tout était prêt. Il ne manquait plus que les invités.
Un an ! pensa-t-elle avec nostalgie. Sa petite fille avait un an aujourd'hui. Elle se souvenait de son accouchement aussi parfaitement que celui de ses fils, même si celui-ci avait une note particulière. Après tout, Ginny était la seule fille de cette famille et également le dernier né des Weasley. Molly aurait évidemment aimé donner un frère ou une sœur à sa fille, mais le manque de place dans le Terrier l'avait dissuadé d'avoir un nouvel enfant.
D'ailleurs, l'endroit était déjà bien trop petit pour neuf personnes. Les trois garçons étaient obligés de partager une même chambre, et Ron se retrouvait avec sa sœur. Évidemment, les choses seraient un peu moins pénible lorsque Bill irait à Poudlard à la rentrée prochaine. Sous peu.
Molly poussa un discret soupir et jeta un regard en direction de son aîné. Il jouait gentiment avec son petit frère Ron. Ses cheveux roux avaient été attacher en une queue de cheval. Il avait adopter cette coiffure depuis le jour où il avait l'autorisation de jouer au Quidditch, sport qu'il comptait bien jouer à Poudlard, et dans l'équipe de Gryffondor, si possible.
La jeune femme ne se faisait aucun soucis quant à la maison dans laquelle son fils serait envoyé. Elle et Arthur étaient tout deux d'anciens Gryffondor et leurs parents avaient également porter les couleurs rouge et or. Et même si Bill allait chez Serdaigle ou Poufsouffle, elle serait contente. Serpentard... elle n'osait même pas y penser.
Alors qu'elle se disait qu'ils allaient devoir se rendre bientôt sur le Chemin de Traverse pour acheter les fournitures scolaires de leur fils, l'âtre se mit à luire d'une lueur verte et quelques secondes plus tard, James faisait son apparition, avec un petit Harry dans les bras.
Le petit garçon se mit à couiner mais son père se dépêcha de lui enlever la suie qu'il avait sur le visage.
― C'est fini bonhomme, dit James en le posant au sol, non loin de Ron qui scrutait les moindres faits et gestes de son copain.
― Aime pas ! déclara férocement Harry.
Molly sourit avant d'aller embrasser le petit garçon. Lily ne mit pas longtemps à les rejoindre.
― Bonjour ! lança-t-elle joyeusement.
Molly l'embrassa à son tour avant de poser Harry dans le parc avec les garçons.
― Sirius est encore à la traîne ? plaisanta James.
Le carillon d'entrée retentit au même instant. Molly s'empressa d'aller ouvrir à Sirius, Heïlen et Remus, chacun avec un paquet dans la main.
― Vous n'étiez pas obliger ! dit-elle. Nous ne fêtons pas les anniversaires de nos enfants pour qu'ils reçoivent des cadeaux !
Heïlen lui assura qu'ils voulaient simplement faire plaisir à la petite fille dont c'était le tout premier anniversaire.
Molly récupéra les paquets qu'elle posa sur la table du salon.
― Ta tante Muriel ne devait pas venir ? s'enquit Lily en suivant la jeune femme dans la cuisine.
Les garçons entamèrent une discussion sur les derniers projets de la Potter entreprise.
― Elle est malade, expliqua Molly. Du moins, selon ses propres dires.
Lily hocha la tête d'un air entendu. Muriel utilisait souvent cette excuse pour ne pas rendre visite à sa nièce et sa ribambelle d'enfants.
― Une tante d'Arthur nous a envoyé une lettre, ce matin, continua Molly. Elle nous rendra visite prochainement, avec ses enfants.
― Encore des Weasley roux ? plaisanta Heïlen.
Molly acquiesça avec un sourire.
― Il me semble que seules quelques tantes éloignées d'Arthur ont les cheveux noirs.
― La génétique est un phénomène véritablement complexe, commenta Heïlen. J'espère quand même que mon bébé aura les cheveux de son père. Ils sont tellement beaux.
Molly et Lily échangèrent un regard ravi. Leur amie était tellement heureuse depuis qu'elle se savait enceinte. Ses doutes sur l'acceptation du bébé par Sirius étaient définitivement bien loin derrière elle, à présent.
― Dommage qu'on ne puisse pas savoir le sexe du bébé à l'avance, ajouta-t-elle. Parce que comme ça, je saurai si je dois dire à ma mère d'arrêter de me donner tous les cartons de naissance pour fille qu'elle a, ou contraire si elle doit continuer.
Molly éclata de rire. Sa mère avait fait exactement la même chose lorsqu'elle attendait Bill.
― James voulait que je passe une échographie moldue, dit Lily. Mais j'ai refusé. Je voulais avoir la surprise jusqu'au bout.
― Et la magie et l'électricité ne font pas bon ménage... ajouta Molly.
Elle raconta à ses amies la dernière expérience moldue d'Arthur.
― Un frigo ? commenta Lily avec ébahissement. C'est plutôt ingénieux et dangereux.
― Une partie de la grange est partie en fumée, soupira Molly, d'un ton qui laissait clairement entendre ce qu'elle pensait des activités de son époux. Heureusement qu'il avait sa baguette avec lui.
― C'est quoi, un frigo ? demanda Heïlen.
Lily entreprit de lui expliquer dans les moindres détails, les fonctions d'un réfrigérateur et son utilité auprès des moldus. Molly ne put s'empêcher de la comparer à un professeur expliquant un point difficile de sa leçon à un élève.
― Ah ! fit Heïlen. Dommage que nous n'ayons pas ça chez nous ! Ce serait bien plus pratique que d'aller faire nos achats tous les jours.
― C'est pour ça que la plupart des familles Sang-Pur ont des elfes de maison, dit Lily. Pour ne pas qu'ils aient à se salir les mains.
― On devrait en avoir un, nous aussi ! s'écria tout à coup Heïlen. Pas pour arrêter de se salir les mains, mais avec les enfants, ce n'est pas forcément facile de nettoyer une grande maison.
Molly se dit que l'idée de son amie était excellente.
― Ils sont très chers, lui fit-elle remarquer.
― On pourrait en prendre qui viendrait sur les quatre maisons, fit Lily. Comme ça, le prix serait réduit par foyer.
Molly déclina la proposition de ses amies, expliquant qu'elle préférait s'occuper elle-même de sa maison. Que c'était son moyen de s'occuper l'esprit lorsque les enfants étaient à l'école et les petits à la sieste.
― Je vais en parler à Sirius, dit Heïlen, visiblement ravie de cette trouvaille.
Molly et Lily la suivirent, portant chacune un plateau rempli de victuailles.
La proposition de Heïlen fut mise de côté le temps d'aider les enfants à remplir et boire correctement leur verre de jus de citrouille. Pour l'occasion, on autorisa même Bill et Charlie à goûter la Bierraubeure.
― C'est trop bon, déclara l'aîné.
On offrit également quelques petits gâteaux au petit Ron qui mourrait de faim.
Lorsque les enfants furent occuper chacun de leur côté et que la couche de Ginny fut propre, Heïlen relata son idée à son époux et à ses amis.
― Ce n'est pas si bête que ça, admit son mari. Ça te permettra de t'occuper uniquement du bébé, lorsqu'il sera avec nous.
― L'un d'eux nous pourrait également lui offrir un endroit où dormir, ajouta Lily. Il faudrait aussi instaurer un programme pour qu'il sache par quel manoir commencer.
― Dans ce cas, autant prendre deux elfes, lui fit remarquer James. Car, il y a aussi l'entretien des jardins à prendre en compte.
― Il faudrait que vous délimitiez des zones derrière vos maisons, intervint Arthur. Le reste du terrain serait à votre charge, hormis les petits jardins que vous aurez fait construire pour vos usages personnels.
― Ça coûte assez cher, nota Remus.
Molly l'approuva.
― James et moi, on pourrait les acheter, proposa Sirius. Vu que tu n'utilises pas toutes les pièces de ta maison, l'elfe aura moins de superficie à nettoyer. Donc, tu n'as pas besoin de payer.
Remus voulut protester mais Lily et James appuyèrent la proposition de Sirius.
― Alors, c'est réglé, déclara Heïlen, avec un grand sourire.
[...]
Albus Dumbledore pénétra dans la chaumière encore vide qui servait de quartier général aux membres de l'Ordre, lorsqu'un pop caractéristique de transplanage se fit entendre dans la nuit noire, par la porte ouverte de la maisonnette.
― Bonsoir, lança poliment James en s'approchant du directeur.
Albus lui rendit son salut et l'invita à prendre place autour de la table ovale qui trônait au centre de la pièce. Il agita également sa baguette magique et un feu se mit à brûler dans l'âtre de cheminée, illuminant un peu plus la pièce.
Le directeur de Poudlard remarqua immédiatement la mine grave de son ancien élève.
― Tout va bien ? s'enquit-il.
― Lily et Harry vont bien, lui assura James. Ce n'est pas d'eux, dont je voulais vous parler. Mais plutôt de ça.
Le jeune homme sortit un carnet noire d'une des poches de sa robe de sorcier.
Albus sentit immédiatement que l'objet était fait de magie noire. Il ne le toucha pas, mais ordonna à James de le poser sur la table.
Le carnet était sans artifice, d'un noir complet, avec seulement quelques dorures sur les bords. Il n'y avait aucune inscription sur l'avant.
― Où as-tu trouvé ça ? demanda-t-il.
― Dans le manoir des Nott, répondit James. Dans une bibliothèque, dans laquelle Sirius et moi, on s'est réfugié, le jour de l'attaque.
À l'aide de sa baguette, Dumbledore retourna l'objet. Il remarqua immédiatement l'inscription à moitié effacée en bas de page.
― En voyant l'inscription au dos, je n'ai pas pu m'empêcher de penser que l'objet pourrait être un Horcruxe, ajouta durement James.
Albus hocha la tête et ouvrit le journal. Les pages vierges ne l'étonnèrent pas.
― Il n'y a absolument rien, dit James. J'ai tourné toutes les pages. Il n'y a aucune inscription ni tâche d'encre.
― Pourquoi ensorceler un objet s'il est vide ? se demanda Albus.
James haussa des épaules.
― Je me suis dis que, peut être, le morceau d'âme qui vivrait dedans aurait effacer les mots pour nous inciter à écrire.
Dumbledore trouva son hypothèse fort intéressante.
D'un mouvement habille de sa baguette, il fit venir à lui l'encrier et la plume qui reposaient sur le contour de la cheminée. Il les tendit à son ancien élève.
James commença à écrire quelques mots qui s'effacèrent aussitôt qu'il eut fini de gratter le papier avec sa plume.
Ils soupirèrent de concert, ne comprenant pas pourquoi les mots disparaissaient. James allait fermer le journal lorsqu'une tâche noire se matérialisa sur le parchemin.
Non pas une tâche, remarqua Dumbledore, mais des mots.
Bonjour, jeune inconnu, disaient-ils. Je suis Tom Elvis Jedusor. Et toi ?
― Vous croyez qu'il faut que je réponde ? s'inquiéta James. Que je dévoile ma véritable identité ?
― Non, lui assura le directeur. Mens-lui. Je suis certain qu'il s'agit du troisième Horcruxe créé par Voldemort.
James lui jeta un regard grave.
― Mais vous ne savez toujours pas comment on fait pour les détruire, nota-t-il.
Dumbledore soupira de dépit. Le jeune homme acquiesça, la mine encore plus grave qu'à son arrivée et se pencha de nouveau vers le journal.
Je suis Charlus Black.
Les mots s'effacèrent et d'autres apparurent encore.
Enchanté de faire ta connaissance, Charlus. Es-tu un élève de Poudlard ? Si oui, de quelle année ?
Serdaigle, répondit James. Septième année.
Quelle année sommes-nous, au moment où tu inscris ces mots ? demanda le journal.
1982. Septembre.
Ils durent attendre deux longues minutes avant que le Jedusor du carnet ne réponde.
Ah ! fit-il. Voilà bien longtemps que je ne suis plus élève à l'école de magie. Connais-tu mon nom ?
Non, mentit James. Je devrais ?
Peut être. Je suis un sorcier plein d'ambitions.
Comment ça ?
Ils n'obtinrent aucune réponse.
― Vous pensez qu'il est capable de se rendre compte que nous sommes entrain de lui mentir ? demanda James en refermant le carnet.
― Peut être, répondit Albus. S'il s'agit véritablement d'un Horcruxe, alors le morceau d'âme de Voldemort qui vit dedans doit comprendre qu'il se trame quelque chose.
― On devrait continuer à lui écrire, proposa le jeune homme. Pour essayer d'en obtenir plus sur le moment où Jedusor a décidé de recourir aux Horcruxes.
Dumbledore acquiesça.
― D'accord. Je suppose que tu souhaites t'en occuper ?
Ce fut autour de James d'acquiescer.
― Comme tu voudras, accepta Dumbledore. Mais je veux que tu fasses cela en présence d'une autre personne. Lily, Kingsley ou moi. La magie noire qui coule dans ses pages peut être néfaste à long terme.
James promit de le faire.
― Les autres ne vont pas tarder, ajouta Dumbledore. Tu devrais mettre le carnet en lieu sûr.
En effet, moins de dix minutes plus tard, d'autres membres de l'Ordre firent leur apparition.
[...]
― Bonsoir à tous, lança le professeur Dumbledore. Je suis ravi que vous ayez pu venir aussi nombreux.
Andromeda Tonks jeta un regard circulaire autour d'elle. C'était la deuxième fois qu'elle assistait à une réunion de l'Ordre du Phénix et elle remarqua qu'il y avait plus de monde que la dernière fois.
Sirius, assit à sa droite, lui serra la main. Elle le remercia d'un sourire, se demandant comment son cousin pouvait être aussi perspicace sur son angoisse d'être loin de son foyer.
― Avant de vous donnez les détails de l'opération que nous avons mis en place il y a une semaine, je tenais à vous informer que Thomfil Nott avait été jugé à perpétuité par le Magenmagot ce matin. Yaxley a également été jugé. Au vu de son passé, et pour le meurtre d'un journaliste dont on l'accuse, sa sentence a été rapidement donné.
― Et les autres ? demanda Emmeline Vance. Les trois Mangemort que nous avons arrêter ?
― Ils ne seront juger que la semaine prochaine, expliqua Dumbledore. Le Ministère pense qu'ils sont moins impliquer que Nott et Yaxley dans les assassinats des dix dernières années.
― Comment ça ? s'étonna Hestia Jones avec un froncement de sourcils. Pourquoi ne les jugent-ils pas comme tous les autres ?
― Car ce ne sont des Mangemort que depuis un an, ajouta McGonagall. Ils étaient encore élèves à l'école, il y a deux ans. Mais ils seront juger sous Veritaserum, pour être certain que le Ministère ne se trompe pas sur leur cas.
Cela rassura Sirius.
― Vous avez des informations sur eux ? demanda Remus à Kingsley.
― C'est la Police Magique qui s'occupe de leurs cas, pour le moment, répondit l'Auror. Tant que nous n'aurons pas prouver qu'ils ont au moins un meurtre sur la conscience, le dossier ne nous appartient pas.
― On essaiera tout de même d'en apprendre plus, promit Fol Œil.
Dumbledore le remercia.
― Nous avons également pu mettre la main sur certains comptes rendus de leurs réunions, continua-t-il.
Sirius sentit l'appréhension le gagner. Il imaginait déjà des rapports complets sur la façon dont les Mangemort torturaient leurs victimes. Heureusement que sa femme était restée à la maison, avec le petit Harry !
― Et ? demanda James.
― Neuf d'entre eux décrivent des attaques sur le Chemin de Traverse. Une sur Ste Mangouste, mais qui semble avoir échouer, selon les propos inscrits sur les parchemins.
― L'un d'eux décrit l'attaque du manoir, ajouta McGonagall, en regardant en direction de James et Lily. Selon toute vraisemblance, c'est Pettigrow lui-même qui l'a rédigé.
Sirius sentit la haine pour son ancien ami affluer dans son cerveau. Andromeda lui exprima son soutien d'une pression de main.
― Comment...ça ? souffla Lily.
― Pettigrow décrit la façon dont il comptait obtenir la place de Gardien du Secret, expliqua doucement Dumbledore. Il dit aussi que c'est McNair qui l'a aidé à s'échapper.
― Vous ne savez pas où il se trouve ? demanda Remus d'une voix neutre.
Son visage était sans expression.
― Non, se désola Dumbledore. Nous n'avons aucun indice sur l'endroit où il se trouve.
En effet, d'après les dires de Rogue, Peter, contrairement aux autres Mangemort - si on ne comptait pas les Lestrange et les Malefoy, ni vivait pas au manoir des Nott. Personne ne savait où il vivait, bien qu'il fut présent à chaque réunion.
― Severus essaiera d'obtenir cette information, promit Dumbledore.
Sirius ne fut pas certain que ce soit la meilleure façon d'obtenir le renseignement.
― Il y a également une liste de noms, ajouta McGonagall. Il s'agirait des Mangemort qui ont rejoins Vous-Savez-Qui durant les deux dernières années. Le nom des trois Mangemort y a été retrouver.
[...]
Liah sentit un sourire naître sur ses lèvres lorsque la devanture sorcière de Ste Mangouste entra dans son champ de vision.
Elle ne s'était pas rendu compte à quel point elle avait besoin de repos, jusqu'à ce que son supérieur ne la mette sur le fait accompli. Et elle avait profiter de ces vacances, comme il se doit.
Elle avait passé trois jours en Afrique du Sud, avec sa petite sœur, Margot. Louis, le frère jumeau de celle-ci, les avait rejoins durant leur périple en Asie. Ensemble, ils avaient découverts des aspects du monde magique qui leur étaient inconnus et Liah en était ressortie avec des souvenirs plein la tête.
Au tout début, il y avait eu ce petit garçon africain, âgé de onze ans, qui apprenait à sa sœur de six ans, comment attraper un poisson dans le fleuve qui se trouvait près de leur maison, en utilisant des sortilèges de base. Sur ce continent, il n'y avait pas d'école pour permettre aux enfants d'apprendre la magie. En général, c'était les parents qui leur inculquaient ce que eux-mêmes savaient de leurs parents. Cela expliquer pourquoi de nombreux sorciers étrangers trouvaient refuge en Angleterre pour trouver un métier décent.
Ensuite, il y avait eu ce couple de personnes âgées indiens, qui les avaient héberger dans leur modeste petite cabane en bord de route. Ils vivaient près du monde moldu - le vieux monsieur travaillant dans une boutique où il vendait des légumes, près de ce qu'il appelait une autoroute - et ne pratiquaient que rarement la magie. Ils ne possédaient même pas de baguette magique. Liah se souvenait très bien de l'émerveillement de la vieille dame lorsqu'elle lui avait montrer la sienne, en crin de licorne.
― Très beau, s'était extasiée l'indienne.
Et enfin, il y avait eu ce peintre en Chine. Là-bas, le nom de Voldemort leur était totalement inconnu, mais ils connaissaient la domination dont étaient victimes les anglais. Pour redonner un peu de bonheur aux frères et sœurs, le peintre leur avait offert un portrait magique d'eux-mêmes, assis près d'une fontaine, qu'ils comptaient offrir à leur mère pour son anniversaire. Liah en avait fait une copie qu'elle avait accroché dans son salon.
La jeune femme reprit conscience lorsqu'elle se trouva devant les portes ouvertes de l'ascenseur. Zoya Finnigan, une de ses collègues, se trouvait déjà à l'intérieur.
― Liah ! s'écria-t-elle avec un grand sourire. Je suis contente de te revoir. Mais dis-moi, ces vacances ne t'auraient-elles pas fais beaucoup de bien ?
La jeune femme éclata de rire et salua son amie.
― Tu es toute bronzée ! ajouta Zoya.
Liah sourit.
― Il fait très chaud en Afrique du Sud, expliqua-t-elle.
― Tu as été en Afrique ? s'émerveilla sa collègue. Raconte !
Elle passa une grande partie du trajet en ascenseur à raconter son escale sur le continent africain.
― J'ai aussi été en Asie, ajouta-t-elle. Mais je te raconterai plus tard.
Les portes s'ouvrirent et Liah retrouva le couloir apaisant dans lequel elle passait le plus clair de son temps lorsqu'elle venait travailler.
Keller parut satisfait de la voir en meilleure forme. Il lui donna un compte-rendu des quinze jours qu'elle avait manqué et lui apprit l'avancée de la potion tue-loup.
― J'ai également réussi à décortiquer l'étape délicate de l'introduction de la Mandragore dans la mixture, termina-t-il avec satisfaction. Nous avons maintenant à attendre sept mois pour que l'ingrédient se dissoute complètement.
― C'est une très bonne nouvelle, dit Liah. Je suis ravie.
― Moi de même, acquiesça Keller.
Il s'enquit ensuite de son état de santé et la jeune femme assura qu'elle allait beaucoup mieux. Ce n'était pas vraiment un mensonge, car ses maux d'estomacs et ses nausées avaient disparu, mais pas les vertiges. Elle en avait encore un tous les deux jours, et fort heureusement, cela se passait le soir, lorsqu'elle se trouvait chez elle.
Elle rejoignit les vestiaires et enfila sa tenue de médicomage. Elle salua Carol et Elisa, qui étaient revenues de leurs vacances une semaine plutôt et s'enquit de comment se porter leurs progénitures.
― Marie et Jean vont bien, la remercia Carol. Ils sont tellement excité d'aller à Poudlard cette année.
― Audrey vient d'avoir un an, répondit Elisa.
Elles papotèrent encore quelques instants avant de commencer leur ronde.
Liah toqua à la porte numéro 12 et attendit la permission de Monsieur Greg pour entrer dans la pièce. Le sourire édenté qu'il lui offrit, lui fit chaud au cœur.
― M'zelle Liah ! s'écria-t-il en se levant de son fauteuil. J'savais pas que vous reveniez aujourd'hui.
Elle lui serra la main et l'aida à s'asseoir correctement dans son lit.
― Toutes les bonnes choses ont une fin, répondit-elle en commençant son examen.
― Ah ça ! C'bien dit, acquiesça le lycanthrope avec son fort accent espagnol. J'pensais la même chose quand je retournai dans mon p'tit bureau, à la Gazette.
― Vous étiez journaliste ?
― Sportif, confirma le vieil homme avec un sourire ravi. Fallait bien gagner sa croûte.
― Vous avez tout à fait raison, opina-t-elle. Comment s'est déroulée la dernière pleine lune ?
Pendant qu'il lui racontait son horrible transformation, elle nota les résultats qu'elle avait trouvé dans le dossier médical de son patient.
― Avez-vous déjà consulter un médicomage, ailleurs que dans ce service ? demanda-t-elle.
― Jamais, répondit le lycanthrope. Pourquoi ?
― Votre cœur bat de façon aléatoire, expliqua-t-elle avec le professionnalisme qui la caractérisait tant. Il n'y a pas de quoi s'inquiéter, mais j'aimerai que vous fassiez des examens pour que nous soyons certains que vous pussiez continuer le traitement.
― Ah... soupira le vieil homme. Pas bon ça, hein, m'zelle ?
Liah haussa des épaules.
― Je ne sais pas, avoua-t-elle franchement. Ce n'est pas mon domaine de prédilection. Je peux vous obtenir un rendez-vous pour aujourd'hui, si vous le désirez ?
Monsieur Greg acquiesça et elle le laissa seul. Elle allait devoir prévenir l'épouse de son patient.
― Liah ! l'appela Carol alors qu'elle allait entrée dans son bureau. Attends !
La jeune femme se retourna et vit sa collègue accourir vers elle, un morceau de parchemin dans la main.
― C'est arrivé pour toi à l'instant, dit Carol en lui donnant le papier. Personne ne l'a ouvert.
Elle la remercia et attendit d'être confortablement installée à son bureau avant de déplier le parchemin. Son cœur manqua un battement lorsqu'elle comprit de quoi il s'agissait.
Des résultats d'un examen qu'elle avait passer pour connaître l'origine de son mal être.
ooooooOOoooooo
Hello tout le monde !
Alors, voici enfin le chapitre 33 de cette première partie, intitulé " A petits pas... ". J'admets que le titre n'est plus le recherché que j'ai eu, mais quand j'écris cette histoire, je ne mets pas de titre à mes chapitres. Je ne le fais qu'au moment de la publication et je n'ai souvent pas beaucoup d'idée... je pense que pour la deuxième partie, je me contenterai de donner le numéro, c'est tout.
Donc... le temps passe, et nous voilà au premier anniversaire de Ginny ! J'ai voulu mettre un moment agréable juste après l'attaque du manoir des Nott pour détendre l'atmosphère et nous faire oublier les mauvaises choses ! On avance également dans l'installation des familles dans leur maison avec la venue d'un elfe de maison. Enfin de deux.
Quant à Liah, nous allons bientôt découvrir l'origine de son mal être. Je me doute bien que vous avez une petite idée en tête... :) alors, votre avis ?
En espérant vous avoir séduit ! Bonne journée, ou soirée. HB.
