Coucou à tous! tout d'abord, je suis vraiment désolée de ne pas avoir répondu à vos reviews mais il y a dû y avoir un petit problème parce que je n'ai reçu aucun message pour me les signaler! ce n'est qu'en regardant si ma fic avait bien été publiée correctement que j'ai vu que le nombre de mes reviews avait augmenté!
voilà! j'espère que ce chapitre vous plaira!
je vous dis à samedi pour la suite!
bonne lecture et bisous à tous...
lilyjade
36. Pas à pas…
Le début du mois d'octobre est très froid cette année. Lucy va fêter son onzième mois. Elle aura bientôt un an. Et c'est pour l'instant la seule réjouissance que nous avons. La guerre n'est toujours pas terminée et les missions sont de plus en plus nombreuses. Bill fait de plus en plus de missions. Je sais qu'il le fait pour que tout se termine plus vite mais… je voudrais tellement qu'il cesse de jouer les héros ! On ne le voit presque plus. Il est tous les soirs en mission pour ne rentrer qu'à l'aube. Et il va travailler après avoir dormi seulement quelques heures. C'en ai épuisant ! Même pour moi ! On ne se voit plus aussi souvent qu'on le voudrait. Lorsqu'il rentre, je dors et lorsqu'il part, je dors toujours. Et c'est la même chose pour Lucy. Il faut vraiment que je pense à le traîner loin de ce pays quelques jours !
Mais la guerre continu tout de même…
Greyback a été exécuté au quartier général le mois dernier. Une balle en argent en plein cœur. Je ne savais pas que Remus était capable de se servir d'une arme à feu. Mais l'essentiel, c'est que ce monstre ne sera plus jamais dans nos jambes. Il ne menacera plus ni mon mari, ni le reste de ma famille. Je n'étais pas là lorsque ils l'ont tué mais Bill m'a tout expliqué. Il été là lui. Il a absolument tenu à le voir mourir. Et je le comprends. Après tout ce que nous a fait subir ce monstre, c'est bien normal.
Les membres de l'Ordre ont également attrapés plusieurs autres mangemorts qu'ils tiennent captif dans un nouveau département au ministère. Un étage complet, rempli d'aurors qualifiés et de membres de l'Ordre pour surveiller ce qu'ils ont appelé leurs « cellules ». Ils ont construit une sorte de prison au sein même du ministère. Ce n'est pas plus mal en fait. Au moins, ils ont les mangemorts à l'œil maintenant. Vous vous souvenez de la toute première mission proposée par le professeur McGonagall ? Celle qui consisté à aller chercher Rogue ? L'assassin du professeur Dumbledore ? Et bien elle n'a pas été vraiment concluante. Maugrey y a participé et il nous a raconté. Lorsqu'ils sont arrivés dans ce qu'ils supposés être sa planque, il n'y avait déjà plus personne. Mais, toujours d'après Maugrey, il y avait encore toutes les affaires qui lui appartenaient. Il avait donc séjourné ici.
Cette mission a été renouvelée. Hier soir encore. Pour la cinquième fois. Le professeur McGonagall en a même fait une priorité et elle nous l'a très bien fait comprendre. Enfin, elle l'a fait comprendre à ceux qui partent en mission. Moi je n'en fais pas. Tout d'abord parce que Bill s'y oppose avec véhémence et puis parce que je n'ai pas vraiment envi d'aller risquer ma vie. Bill risque assez la sienne pour nous deux ! Et c'est bien suffisant !
A chaque nouvelle réunion, il y a une nouvelle mission, pour un nouveau groupe. Et il y a une réunion tous les soirs maintenant. Je n'aurais jamais cru que cette guerre prenne autant d'importance. Les membres de l'Ordre sont de plus en plus nombreux. C'est à croire que le courage des gens se réveille enfin ! Mais, bien entendu, ne rentre pas dans l'Ordre du Phénix qui veut ! Tous les nouveau « candidats » sont soumis à toute une série d'interrogatoires dont un au sérum de vérité. Juste pour être sûr qu'un nouveau traître ne se glisse pas dans nos rangs. Nous aussi, les anciens membres avons étaient soumis au sérum. Juste pour être sûr, encore une fois. Mais c'est tant mieux. Nous ne pouvons pas risquer d'avoir un traître parmi nous. Nous sommes déjà suffisamment en danger comme ça.
Le réveil de Bill sonne. Je le sens bouger. Il va encore aller travailler. Il est rentré plus tard que d'habitude cette nuit. Il faisait partit de la mission pour aller chercher Rogue. Avec Tonks aussi. Remus n'y a pas participé. La pleine lune est demain soir et il était bien trop fatigué pour y aller. Alors il est venu passer quelques heures avec moi. Et je peux vous assurés qu'il était absolument contre le fait que sa chère et tendre face cette mission. Le point positif c'est qu'au moins, le soir de la pleine lune, Bill est absolument incapable d'aller ou que ce soit ! Et c'est déjà un soir sans mission ! Et c'est parfait ! Lorsqu'il est rentré tôt, très tôt ce matin, je me suis réveillée et je lui ai demandé si ils l'avaient enfin attrapé. Mais non. Toujours rien. Et le pire, c'est qu'il y retourne ce soir encore…
Le réveil s'éteint et le bras de Bill revient m'enlacer par la taille. Etrange, il ne se lève pas ? Je me retourne vers lui. Effectivement, il n'a pas l'air décidé à se lever ce matin.
« Tu ne te lèves pas ce matin ? » souffle je en dégageant quelques mèches de son visage.
« Non… j'ai pris ma journée hier… et puis, je suis bien trop fatigué ! » grogne t il sans pour autant ouvrir les yeux.
Un immense sourire s'étale alors sur mon visage sans que je ne puisse l'en empêcher.
« Ce n'est pas la peine de sourire comme ça ! rendors toi plutôt ! » grogne t il, les yeux toujours clos.
Je ris doucement et je me blotti tout contre lui.
Il ne va pas travailler, et bien tant mieux ! Pour une fois qu'il va passer la journée avec moi ! Je pourrais enfin le voir deux heures de suite et il ne se plaindra pas de ne pas avoir vu Lucy aujourd'hui.
Aujourd'hui va être une excellente journée, j'en suis convaincue !
Je me suis levée vers 10h30 ce matin, lorsque Lucy c'est réveillée. J'ai laissé Bill dormir et Mr le paresseux ne s'est levé qu'à midi lorsque son estomac l'a rappelé à l'ordre !
Il est maintenant presque 14 heures et je viens d'aller coucher Lucy pour sa sieste. Elle déteste faire la sieste, mais elle fini tout de même par s'endormir !
Je suis a moitié allongée sur le canapé, une couverture de laine sur moi, un livre à la main. Bill est Merlin sais où ! Charlie l'a appelé et il a dû partir précipitamment. Enfin, je ne crois pas que se soit trop grave. Je crois que Charlie voulait lui parler d'Elena. Est-ce qu'il s'est enfin décidé à la demander en mariage ? Ça fait longtemps que je ne l'ai pas vu. Elle n'est pas revenue la dernière fois avec Charlie, et cette fois non plus d'ailleurs. C'est étrange. Peut être ont il rompu ? Je n'en sais rien. Mais je n'espère pas qu'ils soient séparés. Ils vont si bien ensemble ! Se serait vraiment dommage…
Un « pop » sonore résonne alors derrière la porte d'entrée. Elle s'ouvre puis claque et le claquement de la cane de Bill se fait entendre dans le hall puis dans le salon. Il a eu besoin de sa cane ce matin. Ça faisait bien longtemps qu'il ne l'avait pas ressortie. Mais avec toutes ces missions et la pleine lune qui approche, il n'est plus vraiment très stable sur ses jambes et il se fatigue plus vite. Avec un peu de chance, j'arriverais à le convaincre de ne pas partir en mission ce soir… je me tourne vers lui et il me sourit. Il enlève son épais manteau et le donne à Kandy qui s'en va aussi vite. Il vient vers moi, me pousse un peu et se cale dans mon dos, entourant ma taille de ses bras.
« Alors ? » demande je « Que voulait Charlie ? »
« Il a demandé Elena en mariage. » répond il
« Oh vraiment ?! mais c'est merveilleux ! » m'écris je
« Oui… ça le serait si les parents d'Elena étaient d'accord… »
« Oh… oui, j'avais oublié… »
Il se redresse un peu.
« Oh ! alors j'avais raison ! tu savais qu'il voulait le faire ! » assure t il
« Oui, et elle aussi ! elle a trouvé l'alliance dans un tiroir il y a quelques mois… » avoue je en posant ma tête dans son cou.
Il rit doucement et resserre son étreinte.
« Que vont-ils faire alors ? » demande je
« Charlie ne veut pas quitter la Roumanie mais… le père d'Elena est quelqu'un de très influent en Roumanie… il a peur qu'il les empêche de se marier. » explique t il
« Pourquoi ne se marient ils pas ici dans ce cas ? » questionne je
« C'est ce que je lui ai dit… il a dit qu'il allait y réfléchir mais ils préfèreraient se marier là bas… »
« Je comprends… mais ce n'est pas pour te demander ça qu'il t'a appelé n'est ce pas ? »
« Non… »
Il s'éclaircit un peu la gorge.
« Tu ne t'es pas demandé pourquoi elle ne venait plus ? » me demande t il
« Si… »
« Ses parents ne la laissent plus sortir… Charlie dit qu'ils l'ont enfermée chez eux jusqu'à son mariage avec un certain Stovaslas ou un truc comme ça… » explique t il
« Stanislas ! c'est Stanislas… » rectifie je
« Ouais c'est pareil ! en attendant, elle se marie dans une semaine ! et il ne sait pas comment faire pour aller la chercher ! »
« Et il veut que tu vienne avec lui c'est ça ? » demande je
« en fait… oui. Il espère que j'arriverais à les convaincre ou à les occuper assez longtemps pour qu'il puisse la kidnapper ! » rit il « et en dernier secours, il espère que je leur flanquerais une peur bleu en leur disant que je suis un loup garou et que je viendrais les dévorer si ils ne la laisse pas partir... »
Je me retourne vers lui étonnée et je vois qu'il arbore un large sourire. Quelque chose me dit qu'il va prendre un malin plaisir à faire peur à ses gens !
« Et tu y vas quand ? » demande je
« Quand la pleine lune sera passée… pour que je sois en pleine forme ! »
Je lève les yeux au ciel de désespoir. Vous en direz ce que vous voudrez, mais je suis certaine que Bill et Charlie on du en faire voire de toutes les couleurs à Molly lorsqu'ils étaient petits ! Pas autant que Fred et Georges bien sûr mais quand même… il faudra que je lui demande la prochaine fois que je la verrais !
Je me blotti un peu plus contre lui et je replonge dans mon livre. Une pluie battante tombe dehors. Pas une pluie comme celle que nous avons eu au mois d'août, non ! Aujourd'hui, le tonnerre, la foudre et les éclairs sont au rendez vous. Et la pluie n'a pas cessée depuis une semaine ! Jour et nuit ! C'en est lassant !
De petits coups sont alors frappés à la vitre. Un petit hibou trempé attend impatiemment qu'on vienne lui ouvrir. C'est ce que je fais. Je me dégage des bras de mon homme et je lui ouvre la fenêtre. Il entre bien vite et laisse tomber la lettre qu'il portait. C'est un hibou de Poudlard, un de ceux que nous envoi le professeur McGonagall lorsqu'elle a un message à nous faire passer. Puis le hibou repart aussi vite qu'il est arrivé. Je referme la fenêtre et je vais me remettre au chaud, prés du feu, sous la couverture, contre Bill. Il me prend doucement la lettre des mains et l'ouvre. Lorsqu'il la lit, ses sourcils se froncent.
« Un problème ? » demande je
« Non… pas vraiment… ma mission de ce soir est annulée. En fait, toutes les missions de ce soir sont annulées. » déclare t il
« Pourquoi ? »
« Parce que nous sommes tous convoqués pour une réunion importante ce soir… » explique t il en relisant la lettre. « En fait, il est écrit : ''une réunion d'une extrême importance''. Je me demande ce qu'il peut y avoir de plus important que de retrouver Rogue… »
« Peut être l'on t il retrouvé… » propose je
« Non… je l'aurais su ! c'est moi qui ai fait cette mission cette nuit… et je ne pense pas que Rogue soit venu se livrer… »
J'approuve. C'est vrai que cet assassin ne serait pas allé se livrer de lui-même. Certainement pas. Je hausse les épaules. Nous verrons bien ce soir. Bill repose la lettre sur la table du salon et remet ses bras autour de moi. Il dépose sa tête dans mon cou et remonte un peu la couverture de laine sur nous deux. Nous restons u petit moment comme ça, juste tout les deux, au chaud prés du feu. Mais bientôt, les cris de Lucy qui m'appelle se font entendre. Elle a fini sa sieste et il n'est que 15 heures. Elle n'aura pas dormi longtemps ! Je me lève et je vais la chercher. Elle est debout accrochée aux barreaux de son petit lit, les yeux grands ouvert, parfaitement réveillée. Elle se lève très bien maintenant ! Elle essaie de marcher sans arrêt mais sans y parvenir. Enfin, elle va bien finir par y arriver ! En attendant, elle se contente de ramper dans toute la maison ! Je la prends à mon cou et nous descendons dans le salon pour retrouver Bill.
« Papa ! » s'écrit elle en le voyant
Bill se tourne vers nous et tend les bras en souriant largement. Je lui mets notre fille dans les bras et je reprends ma place. Nous restons comme ça un petit moment. Je ne crois pas que l'on puisse être mieux que maintenant… c'est impossible.
Mais Lucy en a vite assez et elle décide alors de descendre du fauteuil. Bill la prend et la dépose au sol, sur le tapi. Elle se met alors à ramper vers un gros coffre de bois, celui où sont rangés quelques uns de ses jouets. Bill le lui ouvre d'un coup de baguette et elle entreprend alors de le vider sur le sol. Elle en sort tout ce qu'elle y trouve dont une énorme quantité de poupées. Elle se laisse alors tomber sur le sol, les fesses les premières et commence à faire le tri entre toutes ses poupées. Elle me fait parfois pensé à Gabrielle. Elle aussi elle mettait tout ses jouets au sol avant de choisir avec lequel elle allait jouer, lequel était « digne » de partager sa petite vie se jour là. Et Lucy fait exactement la même chose ! Je souris et je retourne à mon livre alors que Bill lance un sort de protection autour de la cheminée pour ne pas que notre fille s'en approche. Puis il reprend la lettre du professeur McGonagall comme pour vérifier qu'il ne s'était pas trompé en la lisant les trois premières fois. Mais notre petit moment de tranquillité ne dure pas bien longtemps.
« Maman ! » m'appelle alors la petite voix de Lucy
Je lève le nez de mon livre et je me tourne vers elle. Elle est prés du coffre, une poupée aussi blonde que moi dans les mains, perchée sur ses deux jambes. Sans le moindre appuis. Elle tient debout toute seule. Je lui fais alors un grand sourire et je m'assois correctement, faisant tomber la couverture au sol.
« Bill ! » appelle je
« Hum… »
« Bill ! regarde là ! »
Il consent enfin à lever ses yeux de sa fichu lettre et tourne son regard vers Lucy. Un immense sourire s'étale alors sur son visage. Il se redresse et se met à genoux au sol. Il ouvre grand les bras.
« Allez ma princesse… viens là… viens me voir ! » lui lance t il
Lucy le regarde quelques secondes, hésitante puis, encore mal assurée, elle commence à mettre doucement un pied devant l'autre. Et elle avance ! Toute seule ! Elle avance ! Doucement au début puis ses petits pas s'accélèrent et elle fini par se jeter dans les bras de Bill en riant.
« Elle marche ! » s'écrit il « Tu as vu ça ! elle marche ! »
Il la soulève dans se bras et l'embrasse en riant. Elle se tourne alors vers moi et me tant les bras. Je me relève et je la prends à mon cou.
« C'est bien mon ange ! » lui dis je émue « Tu es une grande fille maintenant ! »
Elle éclate alors de rire et frappe dans ses mains. Oh mon bébé ! Vous vous rendez compte ! Mon petit bébé marche ! Déjà ! Elle marche ! C'est merveilleux ! C'est fou ce qu'elle a grandi ! J'ai ai les larmes aux yeux tellement je suis heureuse qu'elle marche enfin ! Mon petit ange ! Ma toute belle ! Mon petit bébé !
« Il faut que tout le monde voie ça ! je veux qu'il la voie tous marcher ! » s'exclame soudain Bill « Allez vous préparer ! on va au Terrier ! »
Je souris de plus belle. Et bien voilà ! Notre petite journée tranquille vient de se changer en petite journée mouvementée ! J'emmène Lucy à l'étage pour l'habiller pendant que Bill prévient ses parents de réunir tout le monde parce que nous arrivons avec une surprise ! Il est aussi excité qu'un enfant ! Depuis le temps qu'il attend qu'elle se décide à marcher !
Nous arrivons au Terrier quelques minutes plus tard. Molly, Ginny, Charlie, Fred et Georges sont tous réunis dans le salon, à nous attendre patiemment. Arthur est certainement au ministère.
« Mais enfin que se passe t il de si important ? » nous demande Molly, affolée lorsqu'elle nous voit entrer tout sourire. « Il y a un problème ? »
« Pas le moindre maman ! va t'asseoir ! » lui répond Bill
« Mais enfin qu'est ce que… »
« Asseyez vous Molly ! il n'y a rien de grave je vous assure ! » confirme je
Elle fronce alors les sourcils et retourne s'asseoir entre Ginny et Georges, l'air inquiet. Tout le monde nous regarde. Ils attendent tous que la nouvelle tombe. Bill me prend Lucy des bras et la dépose par terre, sur ses pieds.
« Allez ma princesse… va voir mamie… » lui souffle t il à l'oreille
Lucy se retourne vers lui et il lui fait un petit signe de tête pour l'encourager. Elle se tourne alors vers ma belle mère et fronce les sourcils. Puis Bill la lâche et elle commence à mettre un pied devant l'autre, visiblement très concentrée. Et elle avance de sa démarche incertaine et tellement maladroite, les bras tendu vers Molly, un grand sourire aux lèvres. Molly plaque alors se mains sur sa bouche pour étouffer un petit cri et je vois ses yeux s'embuer de larmes.
« Oh Merlin elle marche ! » s'écrit Ginny
Molly se met alors à genoux au sol, les bras grands ouverts pour récupérer Lucy qui s'y jette.
« Oh mon ange ! que tu es grande ! si tu savais comme je suis fière de toi ! » lui dit elle en déposant un nombre incalculable de baisers sur ses joues, son nez et son front.
« Depuis quand ? » demande Fred qui s'est aussi approché d'elle et qui tente de dégager Lucy des bras de Molly
« On est venu immédiatement ! il y a un petit quart d'heure, elle jouait avec une de ses poupées et elle a voulu nous l'emmener ! » explique Bill
« C'est génial ! » s'exclame Georges en se levant
Il réussi à la prendre des bras de Molly et Ginny (qui est elle aussi venue l'embrasser) et elle s'accroche à son cou.
« Tu vas pouvoir faire plein de bêtises maintenant ma belle ! » lance Fred
« Oui et bien si c'est le cas, elle viendra les faire chez vous les bêtises ! » répond je en souriant.
« Mais non ! nous on n'est pas ses parents ! c'est chez vous qu'elle va faire des bêtises ! chez nous, elle va seulement apprendre à les faire ! » réplique Georges
Bill et moi levons les yeux au ciel dans la plus parfaite synchronisation alors que c'est au tour de Charlie de prendre la petite dans ses bras. Il l'embrasse et la dépose au sol.
« Allez ma toute belle ! va voir tata Ginny ! » lui dit il
Et c'est avec un plaisir évident qu'elle recommence à marcher vers quiconque veut bien l'accueillir au creux de ses bras.
« Elle va vous en faire voire de toues les couleurs ! » lance philosophiquement Georges lorsque ma file entreprend de se dégager des bras de Ginny et d'aller se jeter dans ceux de Charlie.
Il est 20h30. Nous devons être dans une demi heure au quartier général. Nous avons passé l'après midi au Terrier à nous extasier devant mon bébé qui a marché toute la journée. Et nous y sommes resté dîné. Nous en sommes au dessert, qui est venu juste après la soupe. Soupe dont Molly et moi avons interdit à Bill ne serais ce que la vision.
« Vous avez reçu la convocation de ce soir ? » demande Arthur
Arthur est rentré vers 19 heures et a eu l'excellente surprise de voir une petite rouquine lui foncer dans les bras, à peine avait il passé la porte de la cuisine.
« Oui » répond Bill « Vous savez ce qu'il y a de si important ? » demande t il
« Non » répondent ils tous en même temps.
« Mais je pense que vous ne devriez pas emmener Lucy avec vous ce soir… » conseil Molly
« Et où veux tu qu'on la laisse ?! » demande Bill « Tout les gens qu'on connaît seront à cette réunion ! »
« Pas moi… » dit Ginny
Nous nous tournons tous vers elle.
« J'ai un examen dans quelques jours et je ne peut pas me permettre de le rater ! alors je reste réviser ce soir… de toute façon, vous me raconterez… » explique t elle
« Bien, alors tu garderas Lucy ce soir… » lui dit Bill
« Mais enfin chéri, si elle veut travailler, Lucy va l'en empêcher ! » intervins je
« Oh non ! ne vous en faites pas vous deux ! je vous la garde ! après tout, c'est ma nièce non ? et puis, une fois qu'elle dormira, j'aurais tout le loisir de me plonger dans mes énormes bouquins de médecine ! » sourit elle
« Très bien, alors le problème est résolu ! » conclu Bill
Tous approuvent. Que faire devant une telle coalition ? Rien… je sais pertinemment que Lucy empêchera Ginny de réviser ce soir mais si elle ni les autres ne veulent m'écouter… je tourne la tête vers mon bébé, assise sur le tapi en train de jouer. Enfin, c'est ce qu'elle faisait après avoir dîner. Maintenant, elle est allongée sur ce même tapi, profondément endormie. Peut être qu'elle ne dérangera pas Ginny finalement ! Je souris tendrement et je me lève pour aller la coucher. Tout le monde autour de la table insiste pour l'embrasser puis je la monte dans l'ancienne chambre de Bill qui est finalement devenue la sienne. Lorsque je redescends, après avoir mis Lucy en pyjama, m'être assurée qu'elle aille bien et qu'elle n'aura pas froid, tout le monde est prêt à partir pour le quartier général. Alors nous y allons. Nous allons être quelque peut en avance mais peu importe.
Lorsque nous arrivons, presque tout le monde est déjà présent. Nous n'attendons plus que le professeur McGonagall et Maugrey. Mais nous n'avons pas à les attendre longtemps. Ils franchissent bientôt la porte, l'air sombre. Maugrey reprend sa place habituelle.
« Vous devez tous vous demander pourquoi cette réunion précipitée… » commence le professeur en prenant elle aussi place. « Et bien la raison en ai très simple. Nous avons arrêté l'un des plus dangereux mangemorts… »
« Rogue ? » demande un homme bourru
« Non. non, nous n'avons pas trouvé Severus Rogue… mais la prise à été très… » commence le professeur
« Instructive ! » termine Maugrey
« Mais enfin dites nous ! » lance une auror
« Nous allons faire bien mieux ! » répond calmement McGonagall « Alastor, faites le entrer ! » ordonne t elle
Maugrey se lève et sort du salon pour revenir à peine quelques secondes plus tard, traînant une chose informe derrière lui. Chose qui se révèle bien vite être un homme. Un petit homme chauve, grassouillet même si on devine qu'il n'a pas mangé à sa faim depuis bien longtemps. Il est aussi extrêmement sale. Mais ce n'est pas ce qui me frappe en premier chez lui. Sa main… il a une main… étrange comme… comme si elle était entièrement et uniquement constituée d'argent… Maugrey lui donne un grand coup et l'oblige à se relever. Et lorsque son visage est aux vues de tous, tout le monde émet un cri de surprise. Le connaissent ils donc tous ? Est ce que ce substitut d'être humain est vraiment un dangereux mangemort ?
« Est-ce que cet… cet homme est réellement un dangereux mangemort ? » demande je à Bill le plus doucement possible.
« Non… non il est avant tout un traître et un assassin… » répond il en regardant l'homme avec dégoût.
« Quoi ? mais enfin dis moi qui c'est ! »
« C'est Peter… Peter Pettegrew… c'est lui qui a trahi les parents d'Harry en les vendant à Voldemort… »
Par Merlin ! Alors c'est lui ! C'est de lui que j'ai entendu Sirius parler avec tant de haine ! Mais comment un avorton dans son genre peut il faire une chose pareille ?! Il a l'air tout chétif… mes yeux se posent alors sur Remus qui, malgré son air plus que fatigué (la pleine lune est demain), le regarde avec une haine insoutenable. Je n'ai jamais vu autant de haine dans un regard… on dirait qu'il est prêt à lui sauter au coup pour le dévorer… tellement de haine ! Je comprends Remus… cet homme a en quelque sorte brisé sa vie. Si il n'avait pas été là, les parents de Harry seraient sans doute encore en vie et Sirius également. Ou du moins, il n'aurait pas passé toutes ses années en prison. Cet homme est un monstre… le regard de Pettegrew balaye la pièce. Il se pose un instant sur moi et je frissonne. Qu'elle immonde créature… un raclement de chaise se fait entendre. C'est Remus qui c'est levé. Il s'avance vers le traître et le regarde de haut, avec une haine indescriptible.
« Bonsoir Peter… » dit il d'une voix anormalement calme
Comment sa voix peut elle être aussi calme alors qu'il a une telle haine dans le regard ?... il m'en fait presque peur…
« R… Remus… » bredouille la créature
Il se traîne aux pieds de Remus.
« Ne… ne les laisse pas me… me faire du mal… mon ami… »
Et là, je vois le feu passer dans le regard du lycanthrope. Et je sais que, à la moindre nouvelle allusion a une quelconque amitié le rendra définitivement fou dangereux…
« Espèce de lâche… comment oses tu ? » chuchote Remus
« Remus… »
« Comment oses tu ne serais ce que me regarder en face après tout ce que tu as fais ? comment oses tu me demander de t'aider ? »
Sa voix est toujours aussi calme, aussi tranchante. Personne à part eux ne parle. Il n'y a pas un bruit dans la pièce.
« Remus… tu sais que je n'avais pas le choix… »
« Mais on a toujours le chois Peter… toujours… et toi, toi tu aurais dû choisir de mourir pour eux… »
« Mais… mais… ils vont me tuer ! Remus ne les laisse pas ! James… James n'aurait pas voulu ! et rappelle toi ! le petit Harry non plu n'a pas voulu ! » s'écrit le petit homme
Et là c'est le drame. Remus perd le contrôle et l'attrape par le haut de sa robe et le soulève à dix bons centimètres du sol. Il lui hurle alors de ne plus jamais prononcer le nom de James, ni celui de Harry. Il lui dit qu'il n'est qu'un monstre pour avoir trahi ses amis, ses seuls amis ! Les seuls qui avaient bien voulu de lui pendant toutes ces années. Il est tout simplement terrifiant. Terrifiant à tel point que personne n'ose s'approcher de lui pour lui faire lâcher prise…
Mais, lorsque Remus traître une nouvelle fois Pettegrew de lâche, celui-ci semble se réveiller brusquement et, à une vitesse fulgurante, balance sa main droite sur le visage de Remus, un sourire sadique aux lèvres et une lueur de démence dans les yeux. Et aux cris que pousse le pauvre lycanthrope, j'ai la certitude que cette main est belle et bien faite d'argent. Il semble souffrir le martyr ! Il hurle de toute la force de ses poumons, c'en ai terrorisant ! Tout le monde réagis alors dans un même mouvement et se précipitent vers Remus et Pettegrew pour les séparer. C'est Bill qui l'attrape et qui repousse le petit homme au loin. Le mangemort est alors assaillit par Maugrey et deux autres aurors qui l'immobilise et le sorte de la pièce. Il hurle à la mort à Remus de ne pas les laisser lui faire du mal, de venir le sauver, d'avoir pitié de lui… cet homme n'a donc aucune fierté !
Je vois Remus se relever difficilement, soutenu par Bill et Tonks qui passe sa petite main sur la joue brûlée du pauvre homme. Elle l'attire vers une chaise et Molly accoure alors avec un énorme pot de crème pour calmer les brûlures. Elle le donne à Tonks qui l'ouvre et applique la pâte verdâtre qu'il contient, en grande quantité sur la joue de Remus. Une énorme marque rouge sang y est apparue, elle a la forme exacte de la main du mangemort… je vois Bill se diriger vers Tonks. Il trempe deux doigts dans le pot et applique l'onguent sur une partie découverte de son bras gauche. Il a dû touche la main de Pettegrew en le dégageant de Remus et donc se brûler. Je m'approche doucement de lui et je pose ma main sur la sienne qui applique toujours le baume. Il lève les yeux vers moi et me fait un sourire rassurant alors que je termine d'appliquer le baume sur son avant bras qui a effectivement une belle marque de brûlure.
Une heure plus tard, nous sommes de retour à la maison. Nous sommes allé chercher Lucy qui dormait toujours très profondément. Il est presque une heure du matin et je viens de la mettre au chaud dans son petit lit. Je sors de la salle de bain et je me rends dans ma chambre. Bill n'y est pas. Il est encore en bas en train de vérifier que tout est convenablement fermé. Je me dirige vers ma commode et j'entreprends de démêler mes longs cheveux blonds lorsque j'entends le bruit de la canne de Bill dans l'escalier. J'entends la porte de la chambre de Lucy s'ouvre et se refermer quelques secondes plus tard puis c'est la notre qui s'ouvre et Bill entre dans notre chambre. Il me sourit tendrement et vient se placer derrière moi. Il entoure ma taille de ses bras et murmure :
« Qu'est ce qui ne va pas ? »
« Rien… tout va bien ! pourquoi tu me demandes ça ? » répond je
« Parce que tu n'as pas prononcé un mot depuis que nous sommes partis du quartier général… »
« Oh ! et bien je… je ne sais pas en fait… je n'ai pas vraiment fait attention et… »
« Pettegrew t'a fait peur ? » me demande t il
« Non ! non, bien sûr que non ! c'est juste que… comment cet homme a-t-il pu trahir ainsi ses amis ?! il n'avait qu'eux ! et il les a fait assassinés ! » dis je alors
« Tu sais… on ne sera sans doute jamais pourquoi il a fait une telle chose mais… d'après ce que Remus m'a dit un jour… les 'célébrités' de leur petit groupe étaient James Potter et Sirius… ça ne dérangeait pas Remus parce que à cause de sa… condition… il préférait ne pas trop se faire remarquer. Mais Pettegrew… il a toujours vécu dans leur ombre, à les admirer… alors quand il a trouvé quelqu'un de plus puissant à admirer… il a changé de camp… » explique t il
« Mais c'est horrible ! » m'écris je
« Mais c'est vrai… les faibles cherchent toujours la protection et le respect des plus forts… alors bien entendu quand une faible créature comme Pettegrew se voit offert la possibilité d'avoir du pouvoir et d'être craint de tous… il n'a pas hésité une seule seconde à trahir ses amis… »
« Il n'a donc aucune reconnaissance ? » demande je doucement
Je me retourne pour faire face à Bill et je me serre dans ses bras.
« Non… » dit il « Remus a dit qu'il avait toujours été craintif et lâche… »
« Il est horrible… »
Il se détache doucement de moi et m'embrasse.
« N'y pense plus… il est captif maintenant ! il ne fera plus de mal à personne ! » m'assure t il
« Qu'est ce que vous allez lui faire ? est ce que vous allez le tuer comme Greyback ? » demande je
« Non… Remus a exigé de ne rien lui faire tant que Harry n'aura pas décidé de son sort… il dit que c'est à lui que revient la décision de vie ou de mort sur le traître de ses parents… et McGonagall partage son avis… » répond il
J'acquiesce et je me détache des bras de mon homme pour aller me glisser sous les draps. Bill ne tarde pas à me rejoindre et je me blottis tout contre lui. Il passe ses bras autour de moi et me serre. Je frissonne. Il fait très froid ce soir. Je pense au jeune Harry. Où peuvent ils bien être lui, Ronald et Hermione maintenant ? Est ce qu'ils sont dehors par ce froid ? Est ce qu'ils ont trouvé un abri ? J'espère…
Pauvre Harry… à toutes ces choses qui reposent sur ses épaules vient maintenant s'ajouter la décision de vie ou de mort sur un homme. Celui qui a trahi ses parents certes, mais un homme tout de même. Je crois bien qu'il ne lui laissera pas le loisir de s'enfuir… je crois qu'il le tuera… c'est ce que je ferais, moi, si j'était à sa place…
Mais je n'y suis pas. Et c'est tant mieux… pauvre garçon… on ne devrais pas avoir à décider de telles choses à seulement 19 ans…
