Au milieu de la nuit, Edmund fut réveillé par une présence. Il se leva, sortit de la tente, et découvrit Aslan. Le lion s'enfonça dans la forêt. Le jeune roi le suivit. Ils avançaient d'un pas tranquille, de sorte qu'Edmund puisse retrouver son chemin. Le lion le conduisit jusqu'à un étang, au fond duquel il pouvait voir l'épée. Puis, Edmund se réveilla véritablement dans sa tente. Le lion lui avait envoyé un rêve, comme il l'avait fait pour Lucy lors de leur deuxième passage à Narnia. Il ne devait pas hésiter. Il prit un morceau de bois dans le feu pour s'en faire une torche, et suivit le chemin qu'il avait emprunté en rêve. Alors qu'il arrivait à l'étang, le jour se leva. Il trouva l'épée, piégée dans la glace. Il retira donc ses vêtements, brisa la glace à coups de pied, et s'immergea dans l'eau. L'étang était plus profond que ce qu'il lui avait semblé. Il plongea donc entièrement, tout en se tenant d'une main au bord de la glace brisée, afin de ne pas perdre sa seule sortie. Après plusieurs tentatives, il parvint à toucher la garde de l'épée. Il se tendit encore un peu plus, et dans un dernier effort, referma ses doigts autour de la poignée. Il ressortit en vitesse, se rhabilla, et retourna au camp. Cette fois il ne se perdit pas. Il retrouva là une Hermione folle d'inquiétude, tandis que Ron et Lee tentaient de la calmer.
- où étais-tu passé ? Hurla-t-elle lorsqu'elle le vit.
- Aslan m'a guidé, répondit-il en montrant l'épée.
Elle resta muette un instant, puis :
- tu es aussi stupide qu'Harry. Lui, il avait suivi une biche, parce qu'il était persuadé que c'était le Patronus de sa mère.
- Et ça l'était ?
- Non, mais j'ai une théorie sur la personne responsable.
- Bon. Ne perdons pas de temps. Et si on les détruisait, ces machins ?
Hermione hocha la tête.
- c'est bien la bonne épée ? Demanda Edmund.
- Oui, répondit Ron. Je la reconnais. C'est l'épée de Gryffondor. C'est une arme très puissante. Fabriquée par des gobelins.
- Des gobelins ? Les gobelins sont cultivés, ici ? Chez moi les gobelins sont des brutes sans cervelle.
- Ici, ce sont des banquiers. Ils ont à peu près le même caractère qu'un nain de chez toi. Attirés par l'or et l'argent, et très auto-centrés.
- Alors comment on procède ? Demanda à nouveau Edmund, recentrant la conversation sur le sujet qui l'intéressait.
- Commençons par le médaillon, proposa Hermione. Il faut l'ouvrir, et le frapper en plein cœur.
- On l'ouvre comment ?
- Harry lui avait parlé fourchelangue. La langue des serpents.
- L'un de vous connaît cette langue ?
- Ce n'est pas quelque chose qui s'apprend, expliqua Lee. On naît avec ou on ne le parle jamais.
- Je connais quelqu'un qui le parle, fit Hermione. Je me suis un peu renseignée sur la famille du seigneur des ténèbres. Mais ça va vraiment être un voyage horrible.
- Où est-il ?
- Actuellement, il est mort. Depuis environ un an.
- Je vois. Très bonne nouvelle. Et comment on lui parle, s'il est mort ?
- J'y viens. Le père noël m'a offert un cadeau à moi aussi.
- Le père noël ? Intervint Ron.
- C'est une longue histoire. Bref, il m'a donné ceci.
Elle glissa la main dans son sac, et en sortit le retourneur de temps.
