Par l'intermédiaire des Jumeaux, je parvins à placer une heure la première séance, vingt heures dans les environs du portail de l'enceinte. J'avais tout d'abord pensé les laisser dans la partie 'protégée' de la forêt interdite, mais en premier lieu, il fallait échapper au regard d'Ombrage, mais surtout, ce ne serait pas drôle...

Ce cours aurait lieu le samedi soir, histoire de les laisser retrouver leur mine normale le dimanche je ne voulais pas voir de zombies déambuler dans les couloirs sous les yeux d'Ombrage...

Une demi-heure avant le rendez-vous, je terminai de coucher Barty, prenait mes deux baguettes, les cartes de Poudlard que les Jumeaux m'avaient donnée pour gagner du temps, une fiole complète d'Élixir d'Ailuro que j'avais préparé durant la semaine ainsi que des cartes Chocogrenouille trafiquées et, finalement, je sortis de l'entrepôt et pris mon envol.

Il était environ dix-neuf cinquante quand je vis des ombres grelottantes à travers l'épais rideau de pluie. Comme je n'en voyais plus arriver et qu'il était déjà l'heure, je me posai non-loin d'eux.

- « Pourquoi ils n'ont on pas dit qui était notre prof ? » demanda une fille.

- « Je commence à avoir froid ! » se plaignit un autre.

- « Ah ! C'est quoi ce truc !? » hurla un garçon en me pointant du doigt je repris ma forme humaine.

- « Vous faites beaucoup de bruit je trouve... pas étonnant que vous soyez là... » dis-je en m'approchant d'eux.

- « Attendez ! » dit soudainement une voix que je reconnus Zacharias. « C'est Smithen ? » demanda-t-il en s'approchant. « C'est bon moi je rentre j'ai pas signé pour recevoir des cours d'un »

Stupéfix

pensai-je en le fixant du regard.

- « Hii ! » cria une fille en voyant Zacharias tomber à terre.

- « Ramassez-le et allons-y. » dis-je en passant au milieu. Le portail n'était jamais vraiment fermé, mais pour les endurcir, je les fis travailler pour passer le mur d'enceinte. Il mirent pas moins de trente minutes à le faire... mais au final, ils avaient compris quelque chose, le travail d'équipe est important quand on a pas le niveau. Un Wingardum Leviosa, était de loin la meilleur solution pour des élèves de tout âge.

- « Très bien, en avant. » dis-je en les guidant vers la forêt.

De la où j'étais, je les entendais se plaindre, chuchoter, se demander s'ils devaient me faire confiance ou non... mais l'exemple de Zacharias avait dû les décider je prenais déjà de mon temps de sommeil pour eux, alors autant ne pas me chauffer les oreilles.

- « On est bientôt arrivé ? » demanda soudainement une petite voix derrière nous je ne pris même pas la peine de me retourner et continuai. J'avais traversé cette forêt de long en large l'année dernière et, s'il y avait bien un endroit propice pour se cacher et où personne ne viendrait, c'était dans l'ancienne colonie d'Acromentule. Apparemment, quelques unes avaient quitté leur colonie initiale pour en fonder une ici... grossière erreur.

- « V-vous croyez qu-qu'il y a des araignées... ? » demanda une fille de Serdaigle aux cheveux bouclés.

- « Plus maintenant. » dis-je en allant m'arrêtant au milieu de cocons vides et desséchés. Bien, réveillez-le. » ordonnais-je en jetant un coup d'œil à Zacharias.

- « M-mais on sait pas... » commença un garçon blond de petite taille à l'air apeuré. Agacée, je m'avançai vers eu, la baguette levée.

- « Il est Stupéfixé. » dis-je en pointant ma baguette vers lui. « Son contre sort, est Enervatum dis-je avant qu'il ne se mette à bouger faiblement. « Enfin, si Potter est un bon prof, il vous apprendra ça dans les mois qui suivent. » dis-je d'un air relativement dédaigneux.

- « Mais comment tu veux qu'on sache ça ?! » demanda soudainement un Gryffondor un peu nerveux. « C'est un sort de sixième année, non ? Comment tu veux qu'on en connaisse le contre-s- »

- « Elle, » dis-je en pointant ma baguette vers elle. « C'est une sixième année, elle devrait le savoir. » dis-je les sourcils froncés elle se tassa sur elle même et sembla remuer ses lèvres. « Ton nom ? » demandai-je en sortant la liste des Jumeaux.

- « M-Marietta. » dit-elle la voix un peu aiguë je cochai son nom.

- « Bien, Marietta, tant que vous serez ici avec moi, je ne tolérerai pas les messes basses vide ton sac. » ordonnai-je.

- « J-je.. on n'a pas encore appris ce sort... » dit-elle en tortillant ses doigts.

- « Rien ne t'empêche de prendre des initiatives. »

- « Ouais, on voit où ça t'a mené ! » lança Zacharias soupirant, je sortis ma baguette d'ébène.

- « Tu sais que je pourrais très facilement te tuer ici et maintenant. » dis-je en m'approchant de lui.

- « Tu bluffes ! Avec la Trace ils sauront que c'est toi ! Tu irais direct à Azkaban ! » dit-il en reculant d'un pas.

- « Oui, sauf que ce n'est ni ma baguette, ni celle d'un mineur. » répondis-je en souriant. « Je n'aurais donc de problèmes qui si vous parlez... » ajoutai-je en les regardant tour à tour certains eurent du mal à déglutir.

- « Bien, ce cours, si vous ne l'avais pas déjà compris, vise à vous rendre le plus insaisissable possible. Mais ne vous attendez pas à de la clémence de ma part. Je serais intraitable avec ceux qui ne se donneront pas les moyens d'y arriver sous prétexte que ce n'est 'qu'un cours.'

Chez moi, tous les coups sont permis pour passer inaperçu maléfices, potions, travaille d'équipe, stratégie... tous les moyens sont bons. »

Tous se regardèrent ils ne semblaient pas comprendre.

- « Bien, comme c'est le premier cours, on va d'abord faire une petite évaluation sympathique un petit cache-cache... » annonçai-je tous parurent étonnés et certains eurent même le sourire. « Vous avez une minute... ne me laissez pas vous trouver dis-je en m'asseyant au sol, les yeux fermés. Le bruit des pas résonna alors tout autour de moi, les hoquets de surprise en se prenant dans des branches, les souffles laborieux, les brindilles qui cassaient... je souris ils avaient tant à apprendre.

Cinquante-huit

cinquante-neuf

soixante.

Pensais-je en rouvrant les yeux. Ils étaient tous partis. Rapidement, je me mis une goutte dans chaque œil puis partis à leur recherche. Le sol était meuble ici, et toutes leurs traces étaient parfaitement visibles.

Soudain, je vis l'un d'eux lancer un Lumos immédiatement, je le stupéfixai et d'un. Je suivis ensuite les traces qui me menèrent à trois d'entre eux. Puis, de plus en plus, je me rendis compte que quelque chose bougeait dans les arbres je levai alors la tête et, là haut, je trouvai Zacharias. Surpris, il manqua son appui et tomba vers le sol.

J'attendis le dernier moment pour voir s'il allait réagir... mais pas un seul mouvement de baguette ne fut tenté. Je lui lançai donc un Arresto Momentum avant qu'il ne s'écrase au sol.

Je savais que les trois derniers étaient là...

Avada-

- « Non ! » hurla alors une vois derrière moi le sourire aux lèvres, je me retournai en leur lançant à tous les trois un sort de jambes en coton. Quelques minutes plus tard, je fis pratiquer les autres, l'Enervatum...

- « Enertvaom » dit une garçon de Serdaigle en regardant constamment derrière lui. « Ena.. » Enervat- »

- « Si tu craques maintenant, » dis-je en passant derrière lui. « Alors ce n'est pas la peine de rester. »

Je savais qu'ils avaient peur, mais c'était le seul moyen que j'avais pour les faire prendre ses entraînements au sérieux et la méthode de Barty, bien que dure et parfois douloureuse pour les nerfs et le corps, était très efficace. Une fois tous les élèves réveillés, je m'avançai vers eu pour faire le topo.

- « Crivey ! » dis-je en me tournant vers lui il sursauta. « Qu'elle a été votre erreur ? » demandai-je les mains jointes derrière mon dos.

- « Je-je sais pas trop... » dit-il en regardant ses chaussures. « Je... je connais pas assez de sorts... »

- « Règle numéros un ne jamais lancer de Lumos à moins que vous ne vouliez vous faire repérer... » grognai-je en passant à côté du garçon.

- « M-mais on voit rien ! » pleurnicha Marietta.

- « Et c'est là, qu'il faut penser. Réfléchissez, y a-t-il un de voir dans le noir ? » l'un d'eux, un peu plus grand que le Stupéfixé leva la main.

- « Ton nom ? » demandai-je en regardant ma liste.

- « Colin Crivey... être un Animagus ? » demanda-t-il un peu inquiet et regardant le garçon qui était endormi par terre.

- « Si vous avez du temps a perdre et que vous ne redoutez, ni de finir étouffé par une feuille de Mandragore, ni d'attendre un orage pendant des années... alors oui. » répondis-je d'une voix monocorde en cochant leur deux noms. « Bien, des idées plus réalisables ? » demandai-je en regardant les autres oui Spinnet ? »

- « La transfiguration en chat ? » proposa-t-elle j'acquiesçai.

- « Autres propositions ? » demandai-je en les regardant... mais rien de plus ne sembla transparaître je soupirai.

- « Bon, les deuxièmes années sont exemptés, mais pour les autres qui se souvient de l'Élixir d'Ailuro ? » deux mains se levèrent un peu hésitantes.

- « Toi, ton nom ? » demandai-je en pointant un Gryffondor.

- « Seamus. » répondit-il. « je... je crois que ça permet de voir dans la nuit... ? »

- « Et qui sait la préparer ici ? » demandai-je en les scrutant aucun ne leva la main.

- « Bon. » dis-je en sortant la fiole de ma poche. « Ceci, est de l'Élixir d'Ailuro. Une goutte dans chaque œil, pour une durée d'efficacité variant de d'une à deux heures selon la qualité de grain des os de chat. »

- « Des os de chat ! » s'exclama Denis Crivey.

- « Elle n'est pas complexe a faire et il suffit juste de la laisser reposer une nuit. » ajoutai-je en la leur faisant passer tous s'en mirent dans les yeux. « Bien, à présent, je demanderai à l'un d'entre vous de venir ici. » dis-je en me mettant un peu de côté. « Spinnet, venez. » dis-je en lui faisant signe. Apeurés, les autres se mirent un peu en arrière pendant que la poursuiveuse de Gryffondor avançait vers moi. « Va te mettre là-bas. » lui indiquai-je en montrant le sol un peu plus loin.

- « Ok... » dit-elle en marchant à une dizaine de pieds de moi.

- « Très bien, » dis-je en pointant ma baguette sur elle. « Je vais vous faire la démonstration d'un sort qui m'a été très utile pendant mes années ici. Mutismus. » prononçai-je en visant Spinnet.

Aucun rayon ne l'atteignit, mais quand elle voulu parler, sa langue était déjà nouée.

- « Le sort de langue de plomb. C'est très efficace pendant un duel et ou sur Miss Teigne. » ajoutai-je en lançant un Finite Incantatem sur la Gryffondor. « Bien, à vous et n'oubliez pas c'est Mutismus une boucle qui retourne dans celle déjà formée. » expliquai-je en montrant le geste. « Son contre-sort est Finite Incantatem. » ajoutai-je en les regardant se mettre par binôme.

Après une heure d'entraînement et contre toute attente, ce furent les frères Crivey qui s'en sortirent le mieux... même si son frère n'avait pas réussi à lancer de Finite Incantatem car l'état de son frère était de trop pour ses nerfs... enfin, il était en deuxième année, je ne pouvais pas trop lui en vouloir. Mais je ne lâchai pas tant que tous n'avaient pas maîtrisé ce sort ou du moins, réussi à atteindre leur partenaire.

Il était à peu près minuit quand les premiers commencèrent vraiment à sentir la fatigue leur taper dans les jambes c'était le moment de les laisser... mais pas avant de leur avoir donné du travaille pour la prochaine fois.

- « Avant que vous ne partiez, je dois vous dire que, jusqu'au prochain cours, vous ne parlerez pas de ce cours à personne. Si vous le faites, je le saurais, je vous retrouverais et vous le ferais payer. Mais j'espère ne pas en arriver là. » dis-je en sortant de ma poche une poignée de carte Chocogrenouille.

- « Des cartes ? » demanda Seamus pendant que j'en ouvrai une.

- « Pas seulement. » dis-je en la présentant à tous. « Ces cartes représentent toutes un Gytrash. Et chacune ont la date de péremption de la grenouille, cette date sera modifiée- »

- « Quand tu modifieras celle de la tienne ? » proposa Zacharias. « Granger nous a déjà fait le coup avec un Gallion. »

- « Alors toi aussi tu sais lancer un sortilège protéiforme ? » s'étonna Justin.

- « Bref, si vous connaissez, alors prenez-s'en une chacun. C'est la carte la plus commune que j'ai pu trouvé. » expliquai-je en les leur distribuant. « Donc, pensez à vérifier votre carte de temps à autre et ne prenez pas la peine de me prévenir si vous êtes malade je le saurais. Ah ! Et tant que j'y pense vous aurez un autre exercice pour la prochaine fois. »

Quelques protestations se firent entendre.

- « Je ne dois pas vous voir de la semaine, seule exception pendant les cours. » ajoutai-je en me mettant en marche vers la lisière de la forêt. « Bien, prochaine fois, même endroit, même heure. » dis-je avant de prendre ma forme d'Animagus et de retourner à l'entrepôt.

Le reste du week-end ainsi que la semaine suivante se passa sans trop d'accrocs même si, à cause des entraînements de Quidditch, Smith et Spinnet n'avaient pas pu venir au cours suivant... d'ailleurs, Seamus, Terry ainsi que Marietta, avec toute cette pluie, avaient attrapé froid... mais bon, rien qu'une petite cure de Pimentine ne puisse régler. Nous serions donc quatre pour le prochain cours que je fixai au samedi dix-neuf octobre.

Pour ce cours là, je vérifiai qu'ils aie tous passé le mur d'enceinte avant de me rendre moi-même devant l'entrée de la colonie. Ce soir là, je vérifiai la qualité de leur élixir et constatai avec plaisir que, malgré une qualité moindre dû aux ingrédients trouvés, tous avaient remplis leur mission. Seulement, aucun d'eux n'avait réussi à m'éviter totalement pendant la semaine.

Après, les seuls à avoir eu l'air un peu paranoïaque, avaient été les frères Crivey au moins eux prenaient ça au sérieux je ne devais pas leur faire assez peur.

Cette fois-ci je leur confiai à tous les quatre une mission j'avais laissé dans la Salle des Trophées deux cartes. Leur objectif, s'introduire dans le château, passer tous les professeurs et Rusard sans se faire pincer, puis parvenir a entrer dans la salle.

Justin avait été le plus réticent... mais j'avais promis de les garder à l'œil quitte à effacer la mémoire de quelqu'un.

Tous avaient le droit à leur baguette, une carte complète du premier, deuxième et troisième étage et leurs passages secrets ainsi qu'à son élixir. Le travail en équipe, sauf duo, était interdit.

Pour me faciliter la tâche, je fis passer les deux groupe l'un après l'autre et commençai avec les deux frères. Tous deux choisirent de passer par le dédale des bajoues indiqué sur la carte. Puis, de peu, ils évitèrent Rusard mais, Miss Teigne les avait sentis.

Tous deux firent alors la chose la plus stupide au monde ils se mirent à courir sans regarder leur carte. Et ce qui devait arriver arriva ils se firent pincer par Rusard que je stupéfixai avant de lui retirer une partie de sa mémoire ils avaient échoué.

Le deuxième groupe, plus repérable, choisi de passer par la porte principale et prendre la direction des cachots où se trouvai l'entrée d'un passage secret menant directement au troisième étage l'idée n'était pas mauvaise mais, dans leur hâte, ils avaient complètement oublié de lancer un Silencio autour d'eux...

Les suivant de près, je suppliai le hasard de ne pas mettre Rogue sur leur chemin... non parce que Rusard et Miss Teigne, c'était une chose, mais stupéfixer Rogue... bon, j'avais déjà réussi sur McGonagall... mais elle ne s'y attendait pas et était moins vive que lui... moins méfiante aussi...

Par chance pour eux, ce fut moi qui dus éviter Rogue et le Baron Sanglant... enfin, après quelques minutes, je finis par atteindre le portrait et me retrouvai non loin des escaliers du troisième étage. Là, je les retrouvai devant la porte de la Salle des Trophées... je vérifiai mon poudrier Rusard n'allait plus tarder à arriver... et ses idiots qui n'avaient pas pensé à fermer la porte derrière eux... rapidement, je me glissai dans l'entrebâillement de la porte et attendis dans l'ombre... Malheureusement, Rusard eu droit à son second lavage de cerveau de la soirée. Les deux, en entendant la voix du concierge, avait fait tomber une vitrine qui s'était brisée.

Ce soir là, je les fis revenir dans la colonies et leurs fis réfléchir sur les erreurs qu'ils avaient commises. Bien sûr, je ne les lâchai pas de suite et, jusqu'à minuit, je les fis travailler sur le Silencio qui leur aurait été très utile. Cependant, je ne m'attendais pas à ce qu'ils y parviennent tous plus ou moins bien avant la fin alors, avant tout, je leur fis retravailler leur Mutismus.

À la fin du cours, je leur laissai les cartes du château ainsi que l'obligation de m'éviter faute de quoi je ferais tomber leurs cheveux devant tous ceux qui se trouveraient là.

Cette menace sembla les motiver car, à partir de ce moment, là, je ne vis Justin que dans les rangs, attendant le professeur. Terry, lui, n'arrivait que lorsque tous étaient assis en classe et quant aux frères Crivey, c'est très simple, je ne les vis que trois fois en allant dans la Grande Salle. Bien sûr, pendant cette semaine là, je n'utilisai pas tous les raccourcis que je prenais d'habitude... mais en restant plus ou moins restreinte au terrain de Rusard, je trouvais qu'ils se débrouillaient bien...

Le samedi qui suivi, je leur fis repasser le test et, bien qu'ils parvinrent tous à atteindre la carte, il y eu... quelques problèmes. Pour Justin et Terry, ,ce fut l'intervention de Peeves et un piège dont je dus les débarrasser... et pour Denis et Colin... autant dire qu'ils avaient échappé de peu à la colère de Rogue mais avaient foncé dans Miss Teigne... bon, au moins, ils faisaient des progrès... le tout, après le Quidditch et quand les autres sortiraient de l'infirmerie, serait de tous les mettre à niveau.

Le match Gryffondor contre Serpentard arriva bientôt et, comme je l'avais promis aux Jumeaux, j'avais pris mes précautions pour que Barty ne manque de rien le temps de mon absence. Juste pour être sûre qu'il n'aie pas d'engelures, je lui avais cédé mes gants en peau de dragon et une bonne paire de chaussettes que j'avais dû acheter à Pré-au-Lard... pour le coup, j'avais bien fait de garder mon déguisement.

Enfin, la chose la plus étonnante de la journée fut tout de même le chapeau de Luna Lovegood, une fille plutôt douée, mais dont l'attitude générale faisait passer pour une idiote, voire une folle... enfin, son chapeau rugissant en forme de lion était vraiment réussi.

Mais ça s'arrêta là le match virait au désastre Tous les Serpentards des gradins chantaient cette ignoble chanson...

Weasley est un grand maladroit

Il rate son coup à chaque fois

Voilà pourquoi

Les Serpentard chantent avec joie

Weasley est notre roi.

Weasley est né dans un trou à rats

Il laisse le Souafle entrer tout droit

Voilà pourquoi Grâce à lui, c'est sûr, on gagnera,

Weasley est notre roi.

Le même genre que ce que Peeves avait fait... Quelque part, je savais que ce n'était pas juste la faute de Weasley... Les Jumeaux m'avaient même dit plus tôt qu'il n'était pas si mauvais... Furieuse, je me levai et fis en sorte de me rapprocher de Parkinson c'était elle qui dirigeait ce maudit chœur, et même si j'attendais que la voie soit libre pour mon sort je risquais trop de toucher un joueur... Rapidement, je me débrouillai pour passer sous le stade et, évitant un Cognard qui passait entre les poutres, je parvins, avec difficulté à me faufiler sous les gradins des Serpentards.

De là, je ne voyais pas grand chose alors, à la force de mes bras et la baguette entre les dents, je me hissai et escaladai les poutres là !

Ne pouvant attendre qu'il fasse entrer un autre but, je me maintins à une main et, de l'autre, j'utilisai ma baguette.

Rictusempra

murmurai-je. C'est alors que, dans l'assistance, une huée générale s'éleva et, dans un crac sonore, un Cognard vint secouer les poutre auxquelles j'étais agrippée je lâchai prise et, dans un autre crac sonore, je me rendis compte que mon bras ne me répondait plus.

Au sol, le bras tordu, je tentai de retenir mes larmes et me lançai juste un Episkey.

Crac

En un instant, mon bras se remis en place, jetant une douleur affreuse dans tout mon corps, mais je me retins de hurler et, à la place me rapprochai du stade que c'était-il passé ?!

- « Tu as réussi à sauver la peau de Weasley, hein ? » dit Malefoy en s'approchant de Potter. « Je n'ai jamais vu un gardien aussi mauvais… Mais après tout, il est né dans un trou à rats… Ma chanson t'a plu, Potter ? »

Nerveusement, je cherchai ma baguette d'ébène, les jointures blanches... et la langue passant furieusement sur ma lèvre supérieur... Mais Potter se contenta de retrouver les autre Gryffondors apparemment ils avaient gagné... mais pauvre Ronald, il s'en alla la tête basse dans les vestiaires...

- « On voulait écrire un autre couplet ! » lança Malefoy tandis que Katie et Angelina serraient Potter dans leurs bras. « Mais on n'a pas trouvé de rimes à '' grosse et laide ''… On aurait aimé chanter quelque chose sur sa mère, tu comprends ? » ajouta-t-il alors que les Jumeaux descendaient. « On a également eu du mal à caser « pauvre type » dans les paroles… à propos de son père… »

Ce fut le déclic et les Jumeaux qui s'apprêtaient à serrer la main de Potter se tournèrent vers Malefoy mais pour prévenir quoi que ce soit d'arriver, Angelina, Harry et Katie restèrent tout près des Jumeaux.

- « Mais toi, tu aimes bien les Weasley, Potter ? » reprit Malefoy d'un ton railleur. « Tu passes même tes vacances avec eux, je crois ? Je me demande comment tu fais pour supporter l'odeur mais enfin, j'imagine que quand on a été élevé, si on peut employer ce mot-là, chez les Moldus, même le taudis des Weasley ne sent pas trop mauvais… »

Oui, je pouvais faire quelque chose... lui lancer un sort... ou une malédiction... ? Non, … Doloris... oui... ce n'était pas ma baguette... et il le méritait... oui, il le méritait en tout point ! Il le méritait... il méritait d'être torturé !

- « Ou peut-être, » ajouta Malefoy en s'éloignant. « que tu te souviens de l'odeur que dégageait la maison de ta mère, Potter, et que la porcherie des Weasley te la rappelle. »

Mais où était cet saleté d'arbitre ?! les doigts fermement resserrés sur la baguette, je m'apprêtai à jeter mon Endoloris lorsque je vis Potter et George fondre sur Malefoy. Un coup de poing dans le ventre, je vis avec délectation cette infâme pourriture tomber au sol, gémissant comme une truie...

Impedimenta

Ce-ci me sortis de mes pensées Potter était à présent au sol, entravé par des liens que Bibine avait fait apparaître. Je n'entendis pas exactement se qu'elle leur dit, mais à en juger par leurs têtes, elle avait dû les envoyer chez McGonagall...

Rapidement, je sortis de dessous les gradins et me dépêchai de rejoindre les autres... quand je vis, au loin, Fred dans les vestiaires il était encore habillé et se tenait la tête en tapant impatiemment du pied.

Je ne savais pas trop quoi dire... mais, d'un coup, je ne sentis qu'une horrible amertume... j'aurais dû faire quelque chose... au moins ils n'auraient pas eu de problème... mais je me contentai de baisser la tête et sortir dans le froid.