Je vous poste ce 36ème chapitre avant de retourner en cours.
En espérant que vous aimerez, bisous ! (:
Chapitre 36 : « Et de deux ! »
1er Septembre. La pendule de la Gare King's Cross indiquait 10h50. Il fallait que je me dépêche de traverser la voie 9 ¾ et de retrouver mes amis. Bien sûr à cette heure, peu de personnes étaient sur les quais, et je dus inspecter un nombre incalculable de wagons avant de pouvoir retrouver mes amis. En me voyant entrer dans la cabine, Sonia me sauta au cou, manquant de me faire tomber et de rentrer dans des élèves qui passaient au même moment.
« - Samantha ! Tu m'as tellement manquée ! J'ai des tonnes et des tonnes de choses à te dire, à te montrer ! Mes vacances, les…
- Du calme, du calme Sonia. Tu m'as manquée aussi, c'était trop horrible de ne pas se voir cet été. Et moi aussi j'ai des tonnes de choses à te dire, tu n'en imaginerais même pas la moitié, crois-moi.
- Qu'est-ce qu'on attend ?! me demanda-t-elle, enthousiaste.
- Bah… C'est-à-dire que… Je préfèrerais qu'on soit seules » lui répondis-je en chuchottant.
On rentra alors dans la cabine, et je fus accueillie par Tom, Patrick, Arielle, Valérie et Camille. Chacun parla de ses vacances, Patrick insistant sur tous les livres de botaniques qu'il avait reçu pour son anniversaire. Quant à moi, je n'ai pas décroché un mot pendant toute la conversation. Je ne voulais pas qu'ils sachent le nombre d'ennuis que j'avais eus, ni le fait que j'ai intégré l'Ordre du Phénix. Je me contentai donc de regarder à travers la fenêtre, l'esprit ailleurs et embaumé. Je n'entendais que l'enthousiasme de Sonia assise à côté de moi et les rires de mes camarades. Je regardais le paysage ensoleillé défilait à une vitesse folle derrière la vitre.
« - Au fait Samantha ! J'étais été choisi comme Préfet ! »
Ce n'est que lorsque Tom me donna un coup de pied que je sortis de mes pensées. Tout le monde me regardait d'un air interrogé, attendant une réponse de ma part.
« - Qu'est-ce qu'il y a ? demandai-je innocemment.
- Je viens de te dire que je suis Préfet, me répéta Patrick.
- Aaah ! Ah bravo Pat c'est bien, tu peux être fier. On aura qu'à aller ensemble au wagon des Préfets tout à l'heure.
- Oui, on fera ça.
- Sam, ça va ? me demanda Sonia.
- Oui. Oui très bien » répondis-je en me retournant de nouveau vers la vitre.
Mes amis continuaient de parler. Et moi, je continuais de regarder le paysage. Paysage qui me semblait s'être assombri et qui me paraissait défiler moins vite sous mes yeux… Un frisson me parcourut le dos.
« - ça caille ici ! dit Camille en enfilant son gilet.
- Sûrement un problème de chauffage » supposa Valérie.
Je me frottai les bras en continuant d'observer ce qu'il se passait à l'extérieur du train. Ce n'était pas une impression, le train était vraiment en train de ralentir… Et ce froid… Je le connaissais, je savais ce qu'il voulait dire…
« - Le train s'arrête, annonçais-je à mes amis.
- Quoi ?! me demandèrent-ils d'une même voix.
- Le train s'ar… »
Je ne pus finir ma phrase car le train s'arrêta brutalement, nous bousculant les uns contre les autres.
« - Bon sang mais qu'est-ce qu'il se passe ?! » demanda Camille.
De la buée s'échappait de nos bouches lorsqu'on parlait. Tout le monde avait la chair de poule ou était parcouru de frissons à cause du froid, qui venait de laisser une couche glacée sur la vitre. Je commençai à marmonner :
« - Des détraqueurs… Des détraqueurs dans le train…
- Samantha qu'est-ce que tu racontes ?! me demanda précipitamment ma Meilleure Amie.
- Ils arrivent Sonia. Il y a des détraqueurs dans le train ! hurlais-je en me levant.
- Nan mais calme-toi Samantha ! Tu as de la fièvre ? me demanda-t-elle en me touchant le front. Ton front est brûlant. Viens, je t'emmène au wagon infirmier ».
Alors qu'elle s'était levée elle-aussi pour me saisir la main, une silhouette osseuse apparut derrière la porte de la cabine. Je me mis à trembler terriblement en la voyant ouvrir la porte, sans même toucher la poignée. Et tout le monde fut pris de stupeur mais surtout de panique en voyant la sombre silhouette entrer dans la cabine. Tom s'était levé mais ni lui, ni Sonia n'avait sortit sa baguette. Personne. Tout le monde était resté bloqué devant la créature encapuchonnée. Puis je sentis soudain la tête me devenir lourde, comme attirée par la bouche monstrueuse de la créature… Et d'horribles souvenirs me revinrent en mémoire : l'annonce de la participation de Ian au Tournoi des Trois Sorciers tout d'abord, puis notre séparation, toutes les agressions de Cathy, la mort d'Anthony, celle de mon père… Je fus emportée dans un tourbillon de désespoir que j'étais la seule à connaître. Et je me sentais seule, perdue, rejetée, abandonnée. Jusqu'à ce que mes deux meilleurs amis hurlent d'une même voix :
« - Expecto Patronum ! »
Un sanglier puissant et une lionne enragée foncèrent dans le détraqueur, le poussant à lâcher l'emprise qu'il avait sur moi. Je tombai lourdement sur le sol de la cabine, alors que le détraqueur prit la fuite en passant par une fenêtre ouverte, et que le train redémarrait comme si de rien n'était. Tout était sombre, j'avais peur. De la sueur froide coulait dans mon dos et sur mon front, et mon corps était secoué par de terribles spasmes. Ce n'est que lorsque ma Meilleure Amie se pencha sur moi que tout ça se calma.
« - Samantha ! Samantha ça va ? Sam, réponds ! »
Je retirai alors doucement mes mains de mon visage, les écartant pour laisser apparaître mes yeux rouges baignés de larmes. Tous mes amis s'étaient levés de leur siège et approchés de moi. Je me recroquevillai alors contre la vitre et essuyai mon visage.
« - Sam ? Sam, réponds ! me demandait Sonia, complètement paniquée.
- …
- Sam ! »
Tous mes amis appelaient mon nom. Et leurs cris avaient attirés des élèves curieux stagnant devant la porte de notre cabine, essayant d'apercevoir la scène. Je relevai alors ma tête, toujours trempée de larmes :
« - … Je déteste ces créatures ».
Soulagés que je puisse toujours parler, mes amis m'aidèrent à me relever et s'empressèrent de me questionner :
« - Sam, qu'est-ce qu'il t'est arrivé ?
- Si tu avais vu ta tête !
- Tu nous as fait une peur bleue, je te jure !
- C'était dingue !
- Comment tu te sens ? me demanda tranquillement Sonia. Tu veux que je t'emmène à l'infirmerie ?
- … Non, ça devrait aller. Quelqu'un aurait du chocolat ? »
Mes amis sourirent les uns après les autres avant de fouiller dans leurs poches et sacs. Arielle me tendit une sucette au chocolat et Tom me donna sa barre chocolatée. Je la mangeais en les remerciant. Le chocolat me requinqua puis la vieille sorcière arriva avec son chariot :
« - Vous voulez quelque chose les enfants ?
- Des dragées surprise de Berthie Crochue s'il vous plaît ! demanda Arielle.
- Des patacitrouilles aussi s'il vous plaît, ajouta Camille.
- Je prendrais des bulles baveuses s'il vous plaît, demanda Patrick.
- Et moi des sucettes au sang s'il vous plait ! demanda Sonia.
- Et ajoutez des chocogrenouilles pour moi s'il vous plaît, dit Tom.
- Je prendrai des nougats moelleux s'il vous plaît » ajoutai-je à mon tour pour finir la commande.
La vieille sorcière distribua toutes les confiseries, encaissa puis continua son chemin. Elle devait être ravie de cette commande, qui devait bien avoir remplie sa ''caisse''. On dégusta donc toutes ses petites merveilles dans la joie et la bonne humeur. Mais on s'arrêta assez rapidement car on commençait à avoir mal au ventre et chaque dragée surprise de plus nous répugnait. Par leur goût bien sûr. Patrick avait eu le droit à épinard (ce qui ne le dérangeait absolument pas car il adorait ça), suivit de crotte de nez pour Sonia et poubelle pour Camille, qui nous fit profiter de ses plaintes jusqu'à ce qu'on se rive sur elle pour la chatouiller. Puis le temps passa, et Patrick et moi avons dû rejoindre le wagon des Préfets. On y découvrit que celui des Poufsouffle était Stephan McHorn, celui des Serdaigle était Harry Better et qu'Alicia Crowt était la Préfète des Serpentard. C'était la meilleure d'entre-eux en cours de métamorphose d'ailleurs. Mais il manquait l'autre Préfet-en-Chef. Malgré mes tentatives de renseignements sur son identité, personne ne put me répondre.
« - On ne sait même pas à quelle Maison il appartient ! » se plaignit Harry.
« Pourvu que ça ne soit pas un Serpentard » pensais-je. « Ils m'en ont déjà fait assez baver comme ça »
« - Qui te dit que ce sera un garçon ?! répliqua Alicia. Peut-être que ce sera une fille ! D'ailleurs, je suis sûre que ce sera Betty Baber. C'est la capitaine des Serpentard !
- ça ne veut rien dire, Alicia. Ma Meilleure Amie est capitaine de l'équipe de Gryffondor, et ce n'est pas pour autant qu'elle a été choisie comme Préfète-en-Chef.
- C'est parce qu'elle ne l'a pas été l'an dernier, répondit sèchement la jeune fille.
- Betty non plus » tranchai-je.
Je n'aimais pas cette fille. Elle était d'un an moins âgée que moi mais se croyait être supérieure à tout le monde. Elle passait sans cesse ses mains dans son carré blond et ne passait pas plus de cinq minutes sans se regarder dans le miroir. Elle était très narcissique et pensait savoir tout mieux que tout le monde. Patrick me fit un clin d'œil, lui aussi content que j'ai pu clouer le bec à la Serpentarde.
« - Et mais j'y pense Pat ! On a le même âge !
- Incroyable, non ? me répondit-il en rigolant.
- Idiot ! Ça veut dire qu'ils se sont encore trompé. Le Préfet doit être en Sixième Année. Non pas que je ne sois pas contente que ce soit toi bien sûr !
- Oui, ils vont galérer l'année prochaine… »
Le train arriva à Pré-au-Lard. Patrick et moi laissions passer les plus jeunes ainsi que les autres Préfets. Tom nous rejoignit ensuite, sans les autres.
« - Elles ont préféré prendre l'une des premières calèches. De peur de louper la dernière, nous expliqua-t-il.
- Il semblerait qu'elles ne soient pas les seules à avoir eu cette crainte, dit Patrick en se mettant sur la pointe des pieds pour regarder derrière Tom. Sauf que lui avait visiblement une raison de l'avoir ».
En effet, on voyait arriver un jeune garçon traînant des pieds. Il avait la tête baissée, qu'il ne releva qu'après nous avoir rejoints. Mike Auburn.
« - J'ai… loupé ma calèche… marmonna-t-il en faisant la moue.
- Ah ah, t'inquiète pas Miky, tu vas venir avec nous » lui dis-je gentiment.
J'aimais bien Mike. Je le trouvais trop mignon avec son petit nez retroussé et ses cheveux bruns coupés courts. Puis il avait fait des progrès notables en soutien l'année précédente. Je le considérais un peu comme mon petit frère. Les garçons et moi rejoignîmes donc la dernière calèche. Les garçons parlaient Quidditch entre eux alors que mon attention était portée sur autre chose. Une créature ailée dépourvue de chair, à l'aspect démoniaque et pourtant si gentille. Un sombral. La créature noire se mit en route, ce qui tira la calèche qui se mit à avancer ''toute seule''. Je ne pus m'empêcher de passer mon temps à fixer le sombral. Intriguée et étonnée de le voir à la fin. Bien sûr, je savais que seules les personnes ayant vu la Mort pouvait les voir, mais j'avais comme oublié et fus surprise de voir la créature. J'avais envie de le caresser, voir l'effet que ça faisait. La créature dut sentir mon regard posé sur elle car elle tourna la tête et me regarda. Un regard fixe et vide… De petits yeux blancs brillants dans lesquels je plongeai mon regard. Cette observation intense m'empêcha de remarquer le danger qui nous menaçait :
« - Samantha attention ! »
Pour la troisième fois en moins d'un mois, Tom se jeta sur moi, ce qui nous rejeta hors de la calèche. Mike et Patrick sautèrent à leur tour et juste à temps pour que la flamme gigantesque qui venait de faire flamber la calèche ne les atteigne pas. Le sombral, toujours attaché à la calèche, commença à s'agiter, complètement effrayé par les flammes. Je me précipitai pour détacher le cheval ailé qui s'enfuit dès que l'occasion se présenta. Les flammes montèrent au dessus de la calèche et se rassemblèrent pour former… Un serpent.
« - Un feudeymon ! » cria Tom.
Notre premier réflexe fut de courir. Courir sans s'arrêter, à en perdre haleine. Il fallait qu'on échappe à ce terrible maléfice qui, s'il nous touchait, pouvait être fatal. Patrick, Tom et moi tentions de le ralentir en lançant des sortilèges aquatiques ou en tentant de le couper, mais rien n'y fit. On s'arrêta alors tous les trois, pour tenter de lancer un sortilège commun qui serait plus puissant. Mike nous imita mais je lui hurlais :
« - Mike ! Cours ! Vas-t-en, cours rejoindre le Château ! »
Le jeune Gryffondor hésita. Il ne bougea pas tout de suite et avant qu'il ne commence une phrase par un « mais », je lui hurlai de nouveau :
« - VA T-EN ! »
C'était un Gryffondor. Et il était courageux. Fuir était donc quelque chose de difficile, notamment lorsque les autres personnes qui restaient risquaient leur vie. Mais voyant mon regard insistant et suppliant à la fois, il finit par partir. Patrick, Tom et moi nous plaçâmes donc en ligne pour faire face au feudeymon. On hurla en même temps et de toutes nos forces le même sortilège :
« - AGUAMENTI ! »
Contrairement aux dires, ce sortilège pouvait être très puissant. Utilisé en commun et de manière puissante, il était capable de ralentir le feudeymon. On se débattait donc difficilement mais sans relâche contre le maléfice jusqu'à ce que soudain, sans raison apparente, il s'affaiblisse et s'éteigne laissant découvrir… Cathy Klaus.
« - Klaus… » marmonnai-je, folle de rage de la revoir apparaître de nouveau dans ma vie.
Furieuse, je brandis ma baguette vers elle :
« - C'est toi qui a tué mon père ?! Ose le dire ! »
Elle ricana, sans même chercher à se protéger d'un éventuel sort que je pourrais lui jeter. Les garçons me regardèrent avec de grands yeux. J'avais oublié que j'avais omis de leur dire que mon père avait été assassiné.
« - Avoue-le Klaus ! Avoue-le !
- Si tu savais… dit-elle en ricanant toujours. Tu risquerais d'être déçue…
- Qu'est-ce que tu veux dire ?! »
Pour toute réponse, elle ricana une fois de plus machiavéliquement. Et juste avant de transplaner (à la manière Mangemort bien sûr), elle me lança, sur un ton menaçant :
« - On se reverra, Baron ».
Puis elle disparut dans un voile de fumée noire. On baissa tous les trois nos baguettes, et décidâmes de rentrer à pieds au Château. Au bout de quelques pas, Tom me dit :
« - Samantha… On est vraiment désolés pour ton père… On ne savait pas…
- C'est gentil Tom mais tu n'as pas à être désolé. Ce n'est en rien ta faute et puis… C'est moi qui n'ai pas voulu vous le dire.
- Pourquoi ? me demanda Patrick.
- Je… Je n'avais pas envie d'en parler » répondis-je simplement.
On continua alors de marcher, jusqu'à ce qu'un bruit dans la forêt qui nous entourait se fasse entendre. Par réflexe, on brandit rapidement nos baguettes.
« - Qui est là ? Montrez-vous ! lança Tom.
- Il n'y a rien. Je ne vois rien… » dit Patrick.
En effet, ils ne voyaient rien. Ils ne pouvaient pas voir. Six petits points blancs brillants nous fixaient. Des sombrals. Je crus même reconnaître celui qui tirait la calèche. Il était accompagné de deux autres.
« - C'est rien les gars. Ce sont juste des sombrals.
- Des sombrals ? répétèrent-ils d'une même voix.
- Oui, dis-je en m'approchant des chevaux ailés.
- Tu peux les voir ? » me demanda Patrick sans comprendre.
A cette question, mes jambes se stoppèrent net. Je me retournai pour adresser un léger sourire à mes deux amis et Tom marmonna :
« - Mais oui… Bien sûr… »
Je m'approchais alors lentement des créatures, tendant la main innocemment vers elles, pour qu'elles ne soient pas effrayées. Les sombrals étaient habitués à la présence humaine, mais comme peu de gens pouvait les voir, il n'était pas très fréquent qu'on les approche… Consciemment. A ma grande surprise, ils ne reculèrent même pas, et me laissèrent les toucher. Je les caressai un instant avant d'annoncer aux deux autres Gryffondor, qui me regardaient caresser le vide d'un air ébahi :
« - Je crois qu'ils veulent nous aider ».
A ces mots, les chevaux sortirent de la forêt et se placèrent en plein milieu du chemin, attendant qu'on les monte.
« - Ils vous nous emmener à Poudlard.
- QUOI ?! cria Patrick.
- Je vais vous aider à monter sur leur dos, ils vont nous emmener au Château.
- Mais…
- Tu préfères marcher ou quoi ?! Tu as vu la trotte qu'il y a !
- C'est que… J'ai peur du vide…
- Sérieux ?! demanda Tom, se retenant de pouffer de rire.
- …
- Écoute. Je vais t'aider à monter sur leur dos et à te dire où t'accrocher. Ensuite, tu n'auras qu'à fermer les yeux, et ce sera comme si tu étais dans un rêve !
- Mouais… » répondit-il peu convaincu.
Il regarda alors sa montre, puis dit :
« - De toute façon il est tard et on a manqué la Festin. Pas de pudding pour ce soir ! » dit-il en s'approchant de moi.
Je pus donc le faire monter difficilement sur le sombral. Ça nous a prit du temps parce qu'il n'arrêtait pas de tomber, mais Tom a rattrapé le coup en parvenant à se stabiliser du premier coup. Les sombrals attendirent qu'on soit tous les trois grimpés pour découler. Une fois dans les airs, je me sentais libre, vivante… Comme si j'accédais à un second souffle. Le vent fouettait mon visage et agitait mes cheveux bruns. Tout était si bon, si calme, si paisible… Je voyais Patrick crispé sur le sombral, les yeux fermés. Quant à Tom, il scrutait le sol à la recherche de Mike. Je l'imitai mais ne le voyant pas, on en déduit qu'il avait pu rentrer au Château. Au bout de cinq minutes, cinq minutes de liberté trop courtes à mon goût, les sombrals atterrirent en face des grilles du Château. Je les caressais les uns après les autres, insistant pour que les garçons fassent de même. On ne put entrer car l'accès au Château, en tout cas par les grilles, était très sécurisé. Mais Rusard vint malheureusement à notre rencontre.
« - Bande de petits voyous ! Avez-vous cru que personne ne remarquerait votre absence au Grand Dîner ? Surtout vous, Baron ! En tant que Préfète-en-Chef… Vous allez voir ce que vous allez voir, chez la Directrice…
- Oh non… marmonna Patrick.
- Justement Mr Rusard, intervins-je, nous aimerions la voir, nous avons beaucoup de choses à lui expliquer.
- Ne vous fichez pas trop de moi, vous risquez de moins rigoler dans le Bureau Directorial » marmonna-t-il vicieusement.
Une fois devant la grande porte du Bureau de Mc Gonagall, Rusard passa la tête dans l'entrebâillement de la porte et dit :
« - Madame la Directrice ? J'ai de la mauvaise graine à vous apporter…
- Faites-les entrer ».
Sans en mener large, on entra timidement dans le Bureau, les uns après les autres. On savait bien que l'on n'avait rien fait de mal, bien au contraire, mais le visage sévère et strict de Mc Gonagall refroidit notre confiance.
« - On… tentai-je de commencer.
- Non mais vous vous rendez compte ? cria la Directrice. Le petit Mike Auburn est arrivé en trombe dans la Grande Salle, a marmonné des mots incompréhensibles avant de s'évanouir ! Imaginez-vous le vent de panique qui en a résulté ?!
- Mike ?! Où est-il ?! demandai-je paniquée.
- A l'infirmerie. C'est là qu'il passera la première nuit de sa deuxième année…
- Il a été choqué, dis-je en me tournant vers les garçons.
- Et j'exige que vous m'expliquiez pourquoi » annonça sévèrement la Directrice en croisant les bras.
On lui expliqua alors toute l'histoire. Bien sûr au début elle eu du mal à nous croire puisqu'elle nous pensait coupables de l'état de Mike. Et au fur et à mesure qu'on lui comptait notre récit, ses yeux s'agrandirent. Et ce n'étaient pas les seuls. Ceux de Rogue aussi.
« - Bon sang mais comment avez-vous fait pour vous en sortir vivants… Je vous présente mes plus plates excuses et c'est vrai qu'après réflexion, vous n'êtes pas du tout le genre d'élèves perturbateurs… Je vous pense incapables de faire du mal à quelqu'un… Vous pouvez disposer et rejoindre vos dortoirs respectifs.
- Professeur Mc Gonagall ?
- Oui, Melle Baron ?
- J'aimerais aller voir Mike à l'infirmerie, c'est possible ?
- Je suis désolée Melle mais non, il est encore en état de choc d'après Mme Pomfresh. Il faudra attendre demain.
- D'accord ».
Je commençai à refermer la porte du bureau et ne pus m'empêcher de regarder le Maître des Potions. « Il faut que je trouve un moyen d'être seul avec » pensais-je. Et avant que je ne ferme définitivement (pour cette soirée en tout cas) la porte du Bureau Directorial, Mc Gonagall m'interpella :
« - Au fait Melle Baron ! En tant que Préfète-en-Chef vous savez que vous avez le privilège de disposer d'appartements privés au cinquième étage. C'est donc cet étage que vous devez rejoindre ce soir, et non la Tour de Gryffondor.
- Oh, bien sûr… Bonne nuit Professeur ».
Je trainais des pieds pour rejoindre le cinquième étage. Et nos trois estomacs gargouillèrent fortement. Patrick eut alors l'idée de se rendre aux cuisines. Peut-être que les Elfes ne dormaient pas… Et c'était le cas. Ce fut une toute petite elfe qui nous ouvrit et nous accueillit avec un grand sourire qui révélait des petites dents jaunes.
« - Que me vaut cet honneur ?
- Excusez-moi… On voulait savoir si c'était possible de manger un peu s'il vous plaît… demanda timidement Patrick.
- Bien sûr ! Je vais vous cuisiner un bon petit plat ! nous répondit-elle toute enthousiaste.
- Ne vous fatiguez pas, faites-nous une simple omelette s'il vous plaît, lui répondis-je, pressée d'aller me coucher.
- Euh… Avec du pudding si possible… » ajouta Patrick.
On ria avant de suivre l'Elfe qui nous fit nous asseoir à une des grandes tables avant de se mettre à la tâche.
« - Tu n'as pas l'air très pressée d'aller te coucher, me fit remarquer Tom qui vit que je mangeais lentement.
- D'aller me coucher si, mais d'aller rejoindre mes ''appartements'', non…
- Pourquoi ? demanda Patrick, la bouche pleine.
- Bah… J'sais pas avec qui je les partage…
- Ah oui c'est un problème, constata Tom.
- J'ai pas envie que ce soit un Serpentard, j'en ai déjà assez bavé avec eux… Et puis même, j'avais oublié cette histoire d'appartements privés et je pensais voir Sonia dans la soirée… J'ai même pas pu lui parler le L'Ord… De mes vacances, me rattrapai-je à temps.
- Oui je comprends… commença Tom. Et je pense faire pareil que toi, ajouta-t-il en me faisant un clin d'œil presque imperceptible.
- Oh, super ! »
Heureusement, Patrick ne fit pas attention au fait que notre conversation soit loin d'être cohérente et compréhensible. Il était trop absorbé par sa dégustation de pudding.
« - Eh mais au fait ! intervint Tom. Y'a pas une histoire de mot de passe commun ? C'est Lucas qui m'a dit ça l'année dernière…
- Mais oui ! m'écriai-je en me levant. Et l'autre Préfet-en-Chef doit m'attendre depuis longtemps ! Bon, j'y vais les gars ! Ah, et… Rentrez pas trop tard, leur précisai-je avec un clin d'œil.
- Bonne nuit Samantha » me dirent-ils avec un sourire.
Après avoir remercié l'Elfe, je sortis de la cuisine en courant, montant les escaliers quatre par quatre. J'arrivai au cinquième étage à bout de souffle. Ce dernier, saccadé, réveilla la personne accroupie prêt du portrait du peintre.
Alors ? Qu'avez-vous pensé de ce chapitre ? ;)
Ah et pour ceux qui se demanderaient, j'ai appelé ce chapitre de la sorte car, vous avez pu le remarquer, Samantha a encore eu le droit à une rentrée des classes pour le moins étrange ! ^^
Réponses aux reviews :
alwyn13 : Haan oui, j'ai bien vu ça en me relisant /: C'est vrai qu'ils s'en remettent bien vite, je regrette /: Mais j'ai terminé d'écrire cette toute première fic, alors je ne souhaite pas trop la modifier comme ça je peux bien voir les erreurs ;)
Dis-toi juste que les mangemorts sont de retour et qu'ils préparent une vengeance dans laquelle Samantha a un rôle important. Donc tu peux imaginer que les détraqueurs sont allés faire un p'tit coucou aux mangemorts avant d'aller faire un bisou à Sam. MDRR x)
Mais je suis complètement tarrée ma parole xD
Contente que ce chapitre t'ait quand même plu ! Je poste le prochain, bisous !
