Chapitre 36 : OH. MON. DIEU. NOOOOOON
Je faisais ma valise et me préparait pour le séminaire, quand Caro sonne à ma porte.
'J'y vais !' me dit Remus depuis le salon, et je pose vite ma trousse de toilette dans mon sac et le referme, puis je me dirige vers ma sœur qui saluait Remus.
'Tu as une mine affreuse Remus.' Remarque-t-elle. 'Tout vas bien ?'
'Oui, oui, je me fais juste un peu de souci en ce moment. Et Silou m'abandonne pour le week-end, donc tu te doutes bien que…' râle-t-il faussement en lui faisant un clin d'œil.
'Je ne pars que 2 jours, idiot.' Il hausse les épaules, et fait mine de bouder.
Je ris et serre ma sœur dans mes bras.
'Salut sœurette ! Oooooh mon Colin !' je m'exclame en me baissant pour voir mon neveu dans son couffin. Il dormait à point fermer et tenais ses petits poings au niveau de sa tête. On dirait un petit chat.
'Il s'est endormi aussi tôt que je me suis mise à marcher.' Souri Caro. 'Une vraie marmotte en journée, un cauchemar la nuit.'
Il est vrai que ma sœur avait des cernes énormes, et je lui prends le bras pendant que Remus fait flotter le petit jusqu'au canapé.
'Viens, je vais te faire un petit thé, et tu pourras te reposer un peu.' Je lui propose.
Elle me sourit et me suis jusqu'au canapé ou elle s'effondre et remercie Remus qui caresse les cheveux du petit Colin.
'Je vais vous laisser un moment, il faut que j'aille voir si Peter va bien.' Nous dits Remus en allant mettre ses chaussures. 'Je ne serais pas long.'
'D'accord. Fais attention à toi.' Je lui dis.
Il revient vers moi et m'embrasse. 'Promis.' Me sourit-t-il.
Une fois partie, je me tourne vers ma sœur, et m'apprête à lui dire que j'allais lui préparer son thé, mais je la vois endormi au côté de son fils. La pauvre, elle était vraiment crevée.
Je pars lui chercher une couverture et la pose sur elle, puis m'installe à ses coté avec mon livre de cours, et essaye de prendre un peu d'avance sur mes leçons avant de partir.
XxX
C'est Colin qui réveille sa mère de sa sieste en se mettant à pleurer comme s'il avait quelqu'un à ses trousses. Caro se lève en sursaut, et regarde d'abord autour d'elle, un peu perdu avant de se rappeler que ce son provenait de son fils, et elle se tourne vers le couffin pour s'en occuper. Je ris un peu à son air complètement fatiguer, et elle me regarde en soupirant.
'Je te jure que ce n'est pas drôle.'
'D'où je suis, si je trouve ça drôle.'
'Je te souhaite la même chose. En pire.'
Je ris et secoue la tête. Ce n'est pas gentil de dire ça.'
Ce n'est pas non plus gentil de se moquer la détresse des autres.'
Je lève les yeux au ciel et la regarde prendre Colin dans ses bras, et il se tait aussi tôt. Elle lui caresse le front et sourit.
'Je suis morte, mais quand je le regarde, chaque seconde de sommeil perdu en vaux largement la peine.'
Ma jumelle se mets alors à faire l'éloge de mon neveu et me parle de Julian, qui était toujours là pour l'aider et à quel point il aimait le petit Colin.
Le contraire m'aurait étonné, et je le lui aurais fait savoir un bon coup de pieds dans les…
'Je suis rentrée !' annonce Remus en claquant la porte. Il aime bien faire ça quand j'ai de la compagnie, on ne sait jamais qu'on déciderait de se balader à poil, au moins on est prévenus qu'il est là.
Il arrive avec un sac dans la main et le pose sur la table.
'Vu que tu pars demain, je me suis dit que je pourrais m'occuper du diner. J'ai apporté de la cuisine chinoise.'
'C'est pour ça que je t'aime.' Je lui lance, ravie. J'avais justement super faim, et Carolinia devait aussi avec un creux vu qu'elle dépose rapidement son fils et se mets à déchirer le sac pour en sortir les paquets.
Aussitôt une odeur désagréable me monte au nez et mon estomac se retourne.
'Ew, c'est quoi ça ?' je demande en poussant le petit carton qui était le plus proche de moi.
'Crevettes caramélisées au soja. Je pensais que ça t'avait plus la dernière fois ?' s'inquiète Remus. Il ouvre la boite pour me montrer, et l'odeur devient insupportable.
'Ah, bordel, merde, enlève ça, ça pu !' Je m'exclame.
Caro, qui était déjà en train d'entamer son diner avec un faim de loup, s'arrête net et me regarde avec des gros yeux.
'Noooon.' S'étonne-t-elle avec une tête d'ahuri.
'Quoi ?' on s'étonne avec Remus.'
'Non…' répète Caro en me fixant. 'Je… rien.' Finit-elle.
Elle continue de manger mais ne me lâche pas du regard. Je plisse les yeux en la regardant, cherchant à deviner à quoi elle pense, mais Remus me tend le riz, et l'odeur du vinaigre de riz et du bouillon dans lequel il a cuit me chatouille les narines.
Je fais une grimace, mais me mets à manger, par petites bouchées.
'Comment va Peter ?' demande finalement ma sœur pour briser le silence.
'Aucune idée, je ne l'ai pas trouvé chez lui. Mais il avait laissé un mot disant qu'il était en sécurité et qu'il rentrerait rapidement. J'ai attendu un moment, mais je commençais à avoir faim, donc… me voilà.' Finit-il.
Je hausse les sourcils au fait que Peter puisse se balader tranquillement sans surveillance, mais ne m'en mêle pas. Plus ça va, plus ce sujet est sensible, et surtout, il ne faut pas que Caro sache ce qu'il se passe. Elle a entendu parler de la prophétie, mais ne sait pas ce qu'elle comportait, ni à quel point les Potter étaient dans la merde jusqu'au cou. Je ne les ai d'ailleurs plus revus depuis leur visite à Caro quand elle a accouché. Et je n'ai d'ailleurs pas le droit de poser des questions à leur sujet.
Je cite : « Tu en sais déjà trop, c'est pour ta sécurité qu'il est mieux que tu en sache le moins possible. » Mouais ok. Je sais à peu près tout déjà, donc pas besoin de chipoter pour si peu, hein.
Caro passe le reste de la soirée avec nous, et une fois la nuit tomber, Julian passe la prendre, ainsi que Colin et je lui dis au revoir. Je partais le lendemain pour une semaine, et ils allaient me manquer.
'Fais attention à toi ! Et ne laisse pas Miller te pousser à bout.' Me conseille-t-elle.
'Je ferais de mon mieux. Mais je ne promets rien.'
Elle soupire et secoue la tête. 'Ça va finir en bain de sang, c'est obligé.'
'Si j'arrive à le tuer, effectivement, je vais me baigner et danser dans son sang.'
Julian et Caro font une grimace alors que derrière moi, Remus s'étouffe dans son thé.
XXX
Le lendemain matin, je me réveil très tôt, et me prépare rapidement. Remus ne tarde pas non plus à se lever et m'aide à descendre ma petite valise dans la petite ruelle derrière la maison ou je peux transplaner.
Il me prend dans ses bras, et me serre contre lui. Je mets mes bras autour de lui, et pose ma tête contre son torse.
'Tu fais bien attention à toi, d'accord ?' m'intime-t-il, en caressant mes cheveux.
'Oui, promis. Mais c'est à moi d'être inquiète, avec tout ce qu'il se passe ici.' Je me plains et le sert encore plus contre moi.
'Ne t'inquiète pas, je fais extrêmement attention. Je ne te laisserais jamais. Jamais.' Me promet-il.
Il prend mon visage entre ses mains et pose ses lèvres sur les miennes et je ramène mes bras vers moi pour faire pareil. Je caresse sa joue pendant qu'il me mordille un peu la lèvre supérieure, et je remonte une main pour lui caresser les cheveux. Il m'embrasse tendrement, puis se sépare de mes lèvres pour poser un baiser sur mon nez puis mon front. Il me ramène de nouveau à lui, et me resserre dans ses bras.
'Tu feras un bisou à Sirius, Peter et au Potter de ma part. Ça va faire un moment que je ne les ai pas vu.'
'Je le ferais.' Me promets-t-il.
Je sens la montre à mon poignet vibrer légèrement et soupir. 'Il faut que j'y aille, Remus.'
'Encore un petit peu.'
Il dépose un baiser dans mes cheveux et me caresse le dos. 'Reviens-vite, d'accord ?'
'Aussi vite que possible.' Je le rassure. 'Si tu crois que ça me fait plaisirs d'y aller. A voir Krevinck jouer les assistés parce qu'il ne trouve rien, et voir la gueule de Miller la, merde, je suis déjà énervée.' J'ajoute, feignant la surprise.
Il rit et défait notre douce étreinte et me regarde. 'Tu vas me manquer.'
'Tu me manque déjà mon Loupin.'
Un dernier baiser, et je prends ma valise dans les mains, avant de transplaner, laissant Remus seule dans la ruelle.
XxX
J'arrive devant les bureaux de Krevinck&co, et je me grouille vers le bureau de Miller ou on devait se rejoindre pour prendre le portoloin. Après quelques bousculades dans le couloir, j'arrive rapidement dans la pièce et vois Miller et Krevinck discuter vivement. A mon arrivée, mon boss me regarde, pas peu agacée.
'Vous avez failli nous mettre en retard, Demonds !'
'Je suis désolée, je…'
Il balai mes excuses avec sa main, me coupant dans ma phrase, et se lève. Il va vers la lampe de bureau de Miller et pose son doigt dessus.
'On y va.' Assène-t-il.
Miller ricane un peu, mais doucement pour pas que son oncle l'entende. Je me retiens violement de pas lui balancer mon sac dans la gueule, et me rapproche d'eux. Il suffit ensuite que je pose ma main sur le bas de la lampe, et je sens un crochet me prendre par le nombril et me tirer en avant. Je tourne un moment mais me prépare à atterrir sur mes pieds, quand je vois enfin le sol, et serre ma valise contre moi.
Heureusement pour moi, j'atterris dignement sur le sol, et ne donne donc pas à Miller une énième raison de se foutre de moi.
'Monsieur Krevinck ?' Appelle un petit monsieur, avec une longue barbe rousse et des yeux bleues qui pétillaient.
On avait atterri dans un champ, ou d'autre personne arrivèrent par portoloin. Un petit groupe de personnes saluaient tout le monde et les guidaient vers la sortie pour rejoindre l'hôtel dans lequel on devait tous résider pour les 2 prochains jours.
'C'est moi.' Annonce Krevinck. Il me pousse son sac dans les bras et je me retrouve à jongler avec mes affaires, et les siens.
'Je m'appelle Clark Muffins, je serais là pour rendre votre séjour agréable.' Se présente le petit bonhomme. 'Suivez-moi messieurs et madame. Je vais vous emmenez à l'hôtel ou vous héberger.'
Miller et Krevinck se mettent à le suivre sans un regard pour moi, et je fini par laisser tomber ce que j'ai dans les mains, et sort ma baguette.
'Reducto !' je lance en visant les valises. Dieu merci rien ne prend feu, et devient tout petit, prenant à peine de la place dans ma poche.
Je cours pour rejoindre les deux autres et c'est haletante que j'arrive à leur hauteur. Miller se moque doucement de moi, mais je vois bien son regard surpris quand il voit que je ne porte plus rien.
'Qu'est-ce que tu as fait de ses affaires ?' me demande-t-il.
'Mêle-toi de ton cul, Miller.'
Il siffle entre ses dents et me regarde d'un air mauvais.
'Si tu veux te la jouer, comme ça, on va jouer. Je voulais te laisser un peu de répit, mais tu peux t'assoir dessus maintenant.'
'Mais bien-sûr.' Je dis, levant les yeux au ciel.
Je décompte déjà les jours.
XxX
La chambre qu'on m'avait donnée était moyenne, et ne possédait que le strict minimum, mais elle était confortable. Miller et Krevinck avait eu une chambre un peu plus loin de couloir, et je ne m'en plains pas. Plus ils seront, plus ils auront la flemme de venir me faire chier.
Je me jette sur le lit, et ferme un instant les yeux. J'étais fatiguer. Je ne comprenais pas vraiment pourquoi, mais j'étais H.S. Le voyage n'avait pas duré longtemps, mais pourtant j'ai l'impression d'avoir parcouru des kilomètres à pieds.
Je sens quelque chose me gêner dans le dos, et me relève. La poche de ma veste s'était retrouvée sous moi, et j'en sors les petites valises. Je les pose sur le lit et sors ma baguette. Krevinck doit surement déjà se demander où sont ses affaires, donc je ferais mieux de ne pas tarder.
Je pointe les valises de ma baguette et….
Rien.
Je sais plus.
Je ne connais pas ce sort.
Je sais plus si je le connais.
Oh bordel, j'ai oublié.
Oh merde, oh merde, oh merde !
Je commence à courir sur place en tournant en rond, un peu paniquer.
Un peu beaucoup paniquer.
'Je fais quoi, je fais quoi, je fais quoi…' je demande à moi-même tout en continuant à tourner sur place.
Non mais faut que je trouve une solution, et vite.
Je décide donc de m'entrainer sur autre chose et prends le coussin, et le réduit en taille. Puis je le pose par tête et le vise de ma baguette.
J'ai des sorts qui me traverse l'esprit, mais je ne suis pas sûr qu'il y'en ai un qui pourrais m'aider.
'AH ! JE SAIS !' je crie de joie, et lance 'AMPLIFICATUM'
Le coussin reprend sa forme initiale et je me mets presque à pleurer de rire.
Je sautille sur place, et me tourne vers les mini valises sur mon lit et lève ma baguette. Mais je sens quelque chose me pousser dans le dos et sursaute.
Oups.
Le coussin n'arrête pas de grossir. Il devient de plus en plus gros et je finis par sauter sur le lit pour lui échapper. Je récupère vite fait mes affaires et celle de Krevinck, et voyant que le coussin devenait de plus en plus énorme, je me poussais vers la salle de bain.
Il faut que je fasse quelque chose, et tout de suite.
'Destructum !'
Merde.
Le coussin prend feu. Mais un gros feu. Très gros feu.
Je ferme la porte de la salle de bain. Et prends mon visage entre les mains.
Je suis tellement nul. Tous ces cours avec Remus pour que dalle.
Remarque non, ça nous a permis de nous mettre ensemble, et maintenant on s'aime et on est heureux. C'est juste triste pour moi parce que je ne sais pas retenir un sort, même si ça devait me sauver la vie. Je suis nulle à chier.
La fumée passe sous la porte de la salle de bain, et je me rappelle d'un sort qui pourrait éteindre ce feu. J'ouvre rapidement la porte et lance un 'Aguamenti !'
Un jet d'eau sort de ma baguette et éteint petit à petit le feu. J'entends alors la porte s'ouvrir et Miller jure.
'PUTAIN DEMONDS, QU'EST-TU FOU ?'
'TA GUEULE, SORS DE MA CHAMBRE !' je lui balance par reflex. Puis je secoue la tête, et me remets les idées en place. Bon, il est là, il est là, autant qu'il m'aide à sortir de ce bazar. J'allais lui demander de m'aider, quand je l'entends se servir du même sort d'eau que moi, puis il jure de nouveau quand il comprend que ce n'est pas le feu qui s'étend, mais le coussin qui grossit.'
'FINITE INCANTATEM !'
Aaaaaaah, voilà, c'est ce sort là, il me semblait aussi que je le connaissais mais franchement, pas moyen de m'en rappeler. Je l'avais sur le bout de la langue pourtant.
Je commence à fortement tousser, et Miller finit par éteindre le feu. Pendant que je me tiens au lavabo de la salle de bain pour ne pas m'écrouler à cause de cette toux qui ne s'arrête plus, j'entends plusieurs voix crier, et je me tourne pour voir ce qu'il se passe, mais impossible de voir quoi que ce soit à travers cette épaisse fumée.
Je sens ensuite Miller me tirer par le bras, et il m'évacue de ma chambre. Le couloir était plein de clients curieux, et en même temps qu'on sort, le personnel de l'hôtel arrive et demande à tout le monde de se pousser.
Miller continue de me tirer et je le suis, voulant simplement me tirer de la, et du regard inquisiteur des autres.
Quelle honte. Mais quelle honte.
Et c'est toujours pour ma pomme. Toujours. Pas un moment de répit. Que dalle.
On arrive sur une terrasse et je prends un grand bol d'air frais, puis finit par expirer du reste de fumée que j'avais dans les poumons. Et avec cette expiration, montre un flux dégeulasse depuis mon estomac… et je vomis partout sur le sol, éclaboussant un peu Miller.
'Oh putain, Demonds, sérieux, tu m'as saoulé.' Jure Mille en s'écartant rapidement.
Je me relève en me tenant le ventre, les larmes aux yeux.
'J'avais oublié le sort.' Je pleurniche, et Miller me regarde avec les yeux ronds.
'Tu ne vas pas chialer en plus ?'
'J'avais juste oublié, et maintenant je vomis sur tes chaussures.'
Je commence à pleurer à chaude larme, fatiguée de ma journée. Déjà que je l'étais, mais alors là, je tiens plus. Je vois Miller me regarder choquer, il regarde autour de lui, comme pour chercher une échappatoire.
'J'ai mis le feu !' je lui avoue, et j'en pleurs de plus belle.
'Et moi je me casse.' Il ajoute et retourne à l'intérieur, me laissant seule.
Je veux rentrer chez moi.
XxX
J'ai dû aller m'expliquer auprès du chef de l'hôtel, qui se mit à rire, suivit de tout le personnel. Il me remercia de cette bonne tranche de rire, et me donne une autre chambre, un peu plus grande, en me disant que là j'aurais un peu plus de place au cas où le coussin se mettrais à grossir.
Krevinck quant à lui m'a passé un savon en me disant que je ternissais l'image de sa société, et qu'au prochain faux pas, il me mettrait dehors.
D'habitude je n'en aurais eu rien à faire, vu que je n'aime pas ce travail, et que justement, ça me pousserait à lâcher prise et à m'occuper des études.
Mais là, non. Les larmes me sont montées, et ma lèvre inferieur s'est mise à trembler.
Miller leva les yeux au ciel. 'Et c'est reparti pour les pleurnicheries.'
Je lui lance un regard noir, et renifle pour faire remonter mes larmes. Ainsi qu'empêcher la morve de sortir de mon nez.
'Epargnez-moi ça, svp, on dirait ma femme pendant sa grossesse. Insupportable.' Lance Krevinck en prenant une gorgée de son verre.
Je fronce les sourcils à la remarque, puis j'entends Miller se mettre à tousser, s'étouffant avec son Whisky-pur-feu. Il me regarde alors avec des yeux ronds.
'Noooon…' s'étonne-t-il en me regardant d'haute en bas.
'Quoi ? Qu'est-ce qu'il y'a ?' Je lui demande, agacé. Les crises de larmes sont vite oubliées et je le regarde pendant qu'il se met à ricaner. 'Quoi, Miller ?'
Il secoue la tête, et je crois l'entendre dire : 'Qu'elle est con.'
Le repas arrive enfin sur la table, et je me lèche les papilles quand le serveur pose son assiette de pates devant moi.
Et puis cette odeur d'ail commence à me tuer les narines et je grimace.
Merde, je ne pensais pas que l'ail puait autant.
Soit c'est moi, soit c'est les pâtes.
Je prends ma fourchette, et pique dans une pâte, puis l'amène à ma bouche.
'Un problème, Demonds ?' demande Krevinck, fatigué de me voir.
'Heu, non, je trouve juste que…'
Attends.
Attends, attends, attends…
Je laisse tomber ma fourchette et pose ma main sur ma bouche choquée. Miller, qui avait déjà deviner, tout comme Caro, un peu plus tôt dans la journée, se mets à ricaner.
OH. MON. DIEU.
