Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, sauf ceux qui sont sortis de mon imagination.

MERCI énormément pour toutes vos reviews !!!!! Merci pour tous vos messages de soutien, mes cervicales vont mieux !!!

Ousna : Merci beaucoup pour ta review ! J'espère que ce chapitre te plaira tout autant !


Chapitre 36 : Vie de famille

Bella marchait nerveusement dans le couloir du premier étage de la maison des Cullen. Elle ne cessait de faire les cents pas, s'arrêtant régulièrement devant une porte, levant ou non la main pour frapper, posant ou pas la main sur la poignée pour l'ouvrir, invariablement, elle reculait d'un pas et poursuivait ses va et viens dans le long couloir. Alors qu'elle entamait un nouveau tour, la porte s'ouvrit. Elle se figea. Elle ne put retenir un soupir de soulagement en reconnaissant la silhouette féminine qui l'observait d'un œil intrigué. Ambre s'appuya contre l'embrassure de la porte tout en l'interrogeant du regard. Bella sentit ses joues rougir, elle bafouilla quelques mots avant de marcher vivement vers l'autre bout du couloir espérant ainsi se réfugier dans la chambre d'Edward. Cependant, elle avait oublié qu'Ambre était bien plus rapide qu'elle. La sorcière lui barra la route et toujours sans un mot lui désigna le bureau de Carlisle. Cette fois-ci, elle n'avait plus le loisir de tourner en rond pendant une heure avant d'hésiter à entrer puisqu'Ambre avait passé un bras autour de sa taille pour la guider à l'intérieur. La jeune fille se figea quand elle vit que Carlisle était assis derrière son bureau en train de feuilleter une revue médicale. Elle se figea sur le seuil, mais d'une légère poussée, Ambre la fit entrer avant de refermer la porte derrière elles.

« -Je peux savoir pourquoi tu donnes l'impression d'aller à l'échafaud ? Finit par demander Ambre.

-Non, tout va bien, protesta Bella tout en priant pour qu'aucun des deux ne remarque qu'elle mentait.

-Tu ne vas pas bien, rectifia Ambre en la faisant asseoir sur un fauteuil.

Bella observa la vampire qui contournait le bureau pour prendre place sur l'accoudoir de la chaise de bureau du médecin qui rangea sa revue et les observa à tour de rôle pour tenter de comprendre ce qu'il se passait.

-Tu ne te sens pas bien ? Questionna Carlisle. Tu as mal quelque part ?

-Je vous assure que tout va bien, déclara Bella en se levant.

-Bien sûr, soupira Ambre, c'est pour ça que depuis trois quart d'heures, tu tournes en rond dans le couloir en te demandant si tu dois ou non entrer dans ce bureau ?

Pendant quelques minutes, Bella maudit tous les vampires et surtout leurs sens hyper développés !

-Bella ? L'appela doucement Carlisle qui l'observait avec inquiétude.

-Ne vous faites pas de soucis, je vais bien, assura-t-elle en triturant nerveusement l'ourlet de sa tunique.

-Je pense que je suis de trop, réalisa Ambre en se levant et en déposant un baiser sur les lèvres de son amant. Tu peux tout lui dire, il ne va pas te mordre !

Sur ce conseil, Ambre sortit du bureau. Bella croisa pendant quelques secondes le regard de son beau-père avant de piquer un fard et de se perdre dans la contemplation de ses doigts.

-Bella, tu voulais me parler ? Interrogea gentiment Carlisle en tentant de la mettre à l'aise. »

A cet instant, la jeune fille maudit son fiancé ! Comment avait-il osé l'abandonner ainsi ?! Oui, elle connaissait la réponse, elle lui avait demandé de partir… Mais, maintenant, elle le regrettait surtout depuis qu'elle se retrouvait face à Carlisle. Elle avait prié pour qu'il soit à l'Hôpital ou trop occupé avec Ambre pour lui répondre. Elle avait même cru qu'il n'était pas à la villa ! Mais de toute évidence, et malheureusement pour elle, il était disponible… La jeune fille releva la tête et croisa le regard de plus en plus inquiet du médecin, elle essaya de le rassurer, mais aucun son ne sortit de sa bouche. Une nouvelle fois, elle maudit Edward Anthony Cullen pour l'avoir mis dans cette situation ! Même si elle devait l'admettre, elle était tout aussi coupable que lui…

Flash-back :

Ils avaient fait l'amour une bonne partie de la nuit jusqu'à ce que sa condition d'être humain ne la rattrape et qu'elle ne s'endorme. Elle se réveilla heureuse comme tous les jours depuis qu'elle avait appris qu'elle allait être mère et qu'Edward avait accepté de l'épouser. Elle s'étira et sentit aussitôt des doigts doux et froids caresser sa peau. Elle leva la tête et sourit à son fiancé qui se dépêcha de s'emparer de ses lèvres. Alors qu'ils allaient approfondir leur étreinte, un grognement émanant de son ventre stoppa leurs caresses. Edward, tout en réprimant un rire, se pencha pour attraper le plateau qu'il avait préparé. Elle avait donc prit son petit-déjeuner au lit, confortablement blottie dans les bras de son amour. Edward jouait distraitement avec l'une de ses mèches de cheveux alors que son autre main était posée sur son ventre qui s'arrondissait de jour en jour. Le moment aurait pu être parfait, parfait s'ils n'avaient pas abordé un sujet qui la terrorisait.

« -Bella, je sais que nous n'en avons pas encore réellement abordé le sujet, mais il va falloir que nous parlions de ta grossesse.

-Que veux-tu dire ?

-Il serait souhaitable que tu sois suivie par un professionnel, surtout pour l'accouchement, et comme notre enfant n'est pas tout ce qu'il y a de plus humain, il vaudrait mieux que le médecin ne le soit pas non plus.

-Autrement dit, tu veux que ton père suive ma grossesse ?

-Oui, avoua-t-il. Il sera le plus à même de répondre à tes besoins.

-Et toi ? Demanda Bella d'une toute petite voix.

-Quoi moi ?

-Oui, enfin, je pensais que tu pourrais peut-être t'en occuper comme tu as pas mal de connaissances et…

-C'est vrai Bella, mais en cas de problème, je ne pense pas avoir le même sang froid que mon père et il a une expérience que je n'ai pas. Chérie, cela te dérange-t-il que Carlisle s'occupe de toi ?

-Non ! Répondit-elle un peu trop vite.

-Il est très compétent.

-Je sais.

-Donc, il n'y a pas de problème ?

-Aucun.

-Bella ? Interrogea-t-il en fronçant les sourcils, pas dupe face à son mensonge.

-Edward, je t'assure que tout va bien, affirma-t-elle avec tout l'aplomb dont elle était capable, je suis d'accord avec toi, Carlisle est le meilleur choix que nous puissions faire. Je te promets que même si cela avait été une grossesse 100% humaine, je l'aurais choisi.

-Alors, tout va bien ?

-Tout va parfaitement bien.

-Génial ! Je vais en parler discrètement avec Alice pour que les autres aillent chasser comme ça nous serons plus au calme.

-Quoi ?! Tu veux aller le voir aujourd'hui ?! Dit-elle tout en maudissant sa voix qui était montée dans les aigus.

-Oui, même si cela ne fait que 15 jours, je pense que cela équivaut à 4 mois de grossesse. Il faudrait faire une échographie et vérifier que tout va bien… Bella, tu vas bien ? Tu es toute pâle ?

-C'est rien, c'est rien, répéta-t-elle tout en cherchant une excuse, tu… Tu crois qu'il va me faire une prise de sang ?

-Toujours ta peur du sang ? Sourit son fiancé rassuré par son mensonge. Voilà qui est un brin amusant pour un futur vampire !

-Ah ! Ah ! Très drôle, je suis ravie de t'amuser Cullen !

-Pardon, mon amour, s'excusa le vampire en l'embrassant tendrement. Et ne t'inquiète pas, il est très doué, tu ne sentiras rien, et puis, je serais à tes côtés.

Bella avait l'impression que son cerveau fonctionnait à toute vitesse, elle devait trouver une solution et vite ! Tout en réfléchissant, elle adressa une courte prière pour remercier d'être totalement immunisée contre les intrusions mentales de son fiancé. Elle se redressa sur un coude et caressa son visage de marbre tout en fixant attentivement ses prunelles.

-Tu devrais peut-être te joindre à tes frères et sœurs, j'ai l'impression que tu as besoin de te nourrir.

-J'irais après.

Fichu vampire qui a réponse à tout, maugréa-t-elle entre ses dents.

-Ecoute, Edward, je pense que tu devrais aller avec eux, insista la jeune fille.

Elle vit les sourcils parfaits de son amant se froncer alors qu'il étudiait attentivement son visage qu'elle essaya de rendre le plus innocent possible.

-Tu préfères que je ne sois pas là ? Se méprit-il, une pointe de tristesse était perceptible dans sa voix.

Bella mordilla sa lèvre, elle n'aimait pas lui faire du mal, surtout pour une raison aussi futile. Elle allait s'excuser, mais il la devança.

-Tu as raison, il faut que j'aille chasser, décida Edward. Mais, peut-être la prochaine fois ?

-Oui ! Assura-t-elle rapidement.

Son fiancé lui sourit avant de s'emparer de ses lèvres. Il allait approfondir leur étreinte quand Alice hurla depuis le couloir qu'ils partaient tous chasser. A regret, Edward sortit du lit et s'habilla rapidement.

-Carlisle est rentré de l'hôpital, il est dans son bureau. »

Sur ces quelques mots, Edward sauta par la fenêtre pour rejoindre ses frères qui chahutaient à l'extérieur. Bella se leva et enfila un peignoir. Elle se posta devant la fenêtre. Il lui fit un petit signe de la main sous les moqueries d'Emmett avant de s'élancer à travers les bois. Bella laissa échapper un soupir. Elle était enfin seule et allait pouvoir réfléchir. Au moment où elle allait entrer dans la salle de bain, une BMW noire décapotable se gara devant la maison. Elle sentit son cœur s'alléger quand elle vit Ambre en descendre, Carlisle allait sûrement être occupé jusqu'au retour de chasse de ses enfants ! D'un pas léger, elle alla donc prendre sa douche.

Bella s'habilla et descendit ensuite au rez-de-chaussée pour prendre son petit-déjeuner. Une fois qu'elle eut nettoyé les reliques de son repas, elle hésita sur la marche à suivre. Devait-elle tout de même aller frapper à la porte du bureau de Carlisle en prenant le risque de les déranger ? Après tout, elle pourrait dire à Edward qu'Ambre était rentrée et qu'elle n'avait pas osé s'approcher du bureau, il comprendrait. Elle décida donc de s'occuper avec les préparatifs de leur mariage. Bella se rendit au salon et chercha le dossier « spécial mariage » qu'Alice avait concocté.

Au bout de plusieurs minutes de recherches, elle dut admettre qu'il n'était pas là. Alors qu'elle râlait, elle se rappela soudain que le petit lutin l'avait hier quand elles étaient revenues de leur escapade à Port Angeles ! Peut-être l'avait-elle laissé dans sa voiture ? Bella se dirigea vers le garage dont elle ouvrit la porte. Elle se dirigeait vers la Porsche jaune canari quand elle remarqua un emplacement vide. La voiture de Carlisle n'était pas là ! Pourtant, Edward lui avait dit qu'il était rentré ? Un poids disparu de la poitrine de la jeune fille quand elle comprit que le médecin avait dû partir pour une urgence lorsqu'elle était sous la douche ! Il n'y avait qu'Ambre et elle dans la villa !

Oubliant les préparatifs du mariage, elle rentra et alla se pelotonner sur le canapé pour regarder la télé, elle avait envie de rester au calme et puis de toute manière Alice l'aurait sûrement étripé si elle avait touché à son précieux dossier… Dès fois, le petit lutin l'effrayait et elle se demandait pourquoi elle lui avait laissé carte blanche pour l'organisation de son mariage ? La mine boudeuse de son amie apparut aussitôt dans son esprit, répondant à sa question. Tout en posant une main sur son ventre légèrement rebondi, elle commença à faire défiler les chaînes sur le grand écran plat. Au bout d'un moment, elle dû se rendre compte qu'il n'y avait rien d'intéressant. Elle éteignit la télé et leva les yeux vers le plafond, elle se perdit dans ses pensées.

Bella devait bien admettre qu'elle se posait quelques questions sur sa grossesse et Ambre était là et elle était, elle aussi, enceinte. La jeune fille se leva et gagna l'étage. Elle allait frapper à la porte du bureau quand un doute s'insinua dans son esprit, pourquoi Ambre n'était-elle pas venue la voir puisqu'elles étaient toutes les deux seules ? Et que pouvait bien faire Ambre enfermée depuis plus d'une heure dans le bureau de Carlisle ? Seule ?

Le doute et l'angoisse reprirent le dessus. Elle commença à faire les cents pas dans le couloir, hésitant plusieurs fois à frapper à la porte. Elle ne cessait de se raisonner en se disant que la Mercedes de Carlisle n'était pas là et qu'il refusait de la prêter à quiconque… Donc, le médecin n'était pas là ! Mais d'un autre côté… Brusquement, la porte s'ouvrit sur Ambre….

Fin du flash-back

Bella releva la tête et se maudit une nouvelle fois, se traitant de tous les noms ! Bien sûr qu'Ambre serait venue la saluer si elles avaient été seules, elle lui aurait tenu compagnie !

« -Tout va bien, Bella ?

La voix inquiète de son beau-père la fit sursauter. Elle piqua un nouveau fard en se rappelant la raison de sa présence dans ce bureau. Pourquoi tout le monde agissait-il comme si cela était naturel ? Pourquoi personne ne semblait comprendre sa gêne ?!

-Bella, réponds-moi, je t'en prie, demanda Carlisle en venant s'asseoir à ses côtés, Bella ?

-Pardon, Carlisle, s'excusa-t-elle d'une voix tremblante, j'étais perdue dans mes pensées.

-Tout va bien ?

-Oui.

-Pardonne-moi, mais ça n'en a pas l'air. Je te sens très stressée. Souhaites-tu me parler de quelque chose qui te tracasse ?

-Je… Je…

-Veux-tu que j'appelle Edward ?

-Non ! S'écria la jeune fille.

-Bella, pardonne-moi, mais je commence vraiment à m'inquiéter.

Elle inspira profondément pour se donner du courage et tout en triturant nerveusement l'ourlet de son pull, elle se lança.

-C'est au sujet de ma grossesse… Je…

-Oui ? L'encouragea-t-il.

-Vousallezêtremonmédecinetcelamegêne.

-Pardonne-moi, Bella, mais malgré mon ouïe de vampire, je n'ai rien compris.

-Je…Vous… Vous allez être mon médecin, lâcha-t-elle avant de s'arrêter incapable de poursuivre.

-Et cela te gêne, n'est-ce pas ? Comprit Carlisle.

La jeune fille acquiesça de la tête, elle continua de fixer ses doigts qui jouaient toujours avec le bout de tissu, n'osant pas croiser son regard. Elle sursauta quand des mains froides s'emparèrent des siennes en un geste apaisant.

-Bella, je peux comprendre ta gêne, mais je t'assure que je serais aussi professionnel que possible. C'est le médecin que tu dois voir en moi et non ton beau-père. Je sais que ce n'est pas évident et s'il y avait une autre solution, je serais le premier à te la proposer, mais, malheureusement…

-Je sais, mais… mais…

-Tu sais, je vais aussi m'occuper d'Ambre…

-Mais c'est pas pareil ! S'écria Bella tout en essuyant d'un geste rageur les quelques larmes qui lui avaient échappé. Je voulais qu'Edward… qu'Edward… mais il… il…

-Il ne s'en sent pas capable, il me l'a dit, confia Carlisle en la prenant dans ses bras pour tenter de la consoler. Calme-toi, Bella, tout ira bien.

-Mais… Mais c'est comme si… Comme si Edward devait s'occuper d'Ambre, je…

Un bruit sec résonna au rez-de-chaussée suivit immédiatement par un grognement. Un léger rire parcourut la poitrine de Carlisle contre laquelle elle s'était réfugiée, elle releva la tête intriguée.

-Ambre n'a pas l'air d'apprécier ta proposition, expliqua-t-il alors qu'elle esquissait un sourire. Voilà, je préfère te voir ainsi.

D'une main douce, il essuya les traces de larmes avant de plonger son regard ambré dans le sien.

-Ecoute, je te propose quelque chose, allons-y en douceur ? Faisons une chose à la fois pour te laisser le temps de t'habituer à ma présence, d'accord ?

Bella hocha une nouvelle fois la tête. Carlisle lui sourit avant de caresser ses cheveux pour qu'elle se détende.

-Tu n'as rien à craindre, je prendrais soin de toi, Bella.

-Je sais.

-Alors, es-tu prête pour un premier examen ?

Bella eut l'impression de recevoir un seau d'eau froide, n'avait-il pas compris ce qu'elle venait de lui dire ? !

-Ne te fais pas de soucis, la rassura-t-il aussitôt, je veux juste prendre ta tension et discuter un peu avec toi.

-D'accord, dit la jeune fille en se réinstallant correctement dans son fauteuil.

-Bien. Alors, dis-moi, comment est ton appétit ? Demanda Carlisle en prenant un dossier.

Carlisle lui posa toutes sortes de questions auxquelles elle répondit facilement. Au fur et à mesure de l'interrogatoire, elle se détendit. Bella observa Carlisle à la dérobée et elle devait bien admettre qu'elle voyait plus en ce moment en lui le médecin que le père de son fiancé. Ce constat la rassura. Une fois qu'il eut terminé de lui poser des questions, il se leva pour aller chercher sa mallette. Carlisle repoussa un paravent qui dissimulait une partie de son bureau, elle ne se souvenait pas l'avoir vu. Elle se sentit blêmir quand elle vit ce qu'il dissimulait : une parfaite salle d'accouchement. Aussitôt, elle sentit des sueurs froides glisser le long de son dos. Carlisle se retourna et s'aperçut de suite de son malaise. Il tira le paravent et vint se rasseoir à ses côtés.

-Bella ! Bella, respire calmement ! Nous n'en sommes pas encore là, je ne vais pas t'examiner aujourd'hui.

Ces quelques mots débloquèrent sa respiration, son cœur reprit un rythme régulier alors que ses joues se coloraient à nouveau d'avoir été ainsi surprise par le médecin.

-Je suis navré, je ne sais pas quoi faire pour te mettre plus à l'aise. Peut-être pourrais-tu m'expliquer d'où vient cette gêne ?

-Outre le fait que vous soyez le père de mon fiancé ? Et que je vous considère comme mon deuxième père ? Lâcha-t-elle d'une voix un peu trop ironique à son goût.

-Outre cela, sourit Carlisle pour lui montrer qu'il ne lui tenait pas rigueur de son ton.

-Mes gynécologues ont toujours été des femmes, avoua-t-elle.

-Navré, mais là je ne peux rien faire pour toi, même si je suis certain qu'Emmett aurait quelques propositions, cependant, je pense que je perdrais toute ma crédibilité, confessa-t-il.

Bella ne put s'empêcher de sourire. Elle retint de justesse un petit rire quand elle imagina les idées que cela pourrait donner à Emmett…

-Ravi que cela t'amuse.

-Oh, non ! Je ne voulais pas…

-Bella, je plaisantais, la rassura-t-il aussitôt. Y'a-t-il autre chose qui te dérange outre le fait que je sois le père d'Edward et un homme ?

-Vous êtes trop beau, avoua-t-elle avant de plaquer une main sur sa bouche horrifiée par ce qu'elle venait de dire.

-Et je m'en excuse aussi, assura Carlisle en dissimulant un sourire avec son poing, serait-ce mieux si j'étais un vieillard dégarni et bedonnant ?

-Oui, assurément !

Tous deux éclatèrent de rire. Bella se sentait soulagée d'avoir franchement discuté avec lui, elle se sentait apaisée et bizarrement sa gêne disparaissait quelque peu.

-Je suis certain que là aussi Emmett ou même Jasper pourraient avoir quelques idées à te soumettre, pouffa le médecin.

-C'est vrai qu'ils ont pas mal d'idées pour ce genre de choses, convint la jeune fille.

-Cependant, je t'en prie, Bella, ou plutôt, je t'en supplie, ne leur demande pas de m'affubler d'une robe ou de me transformer en vieillard, je ne suis pas sûr que mon ego y résiste et puis cela risquerait de faire fuir Ambre !

-Promis, je ne dirais rien, assura la jeune fille entre deux éclats de rire.

-Merci. Au fait, ça va mieux ?

-Oui, merci, Carlisle.

-Je t'en prie, ma belle. En attendant, je crois que ton cher et tendre vient de rentrer. Ecoute, réfléchis à tout ce que je viens de te dire, mais sache que ta grossesse évolue vite et je voudrais vraiment m'assurer que tout va bien.

-D'accord, alors, allons-y !

-Tu en es sûre ?

-Oui ! »

Bella inspira pour tenter de rester calme alors qu'elle suivait le médecin derrière le paravent. Il s'absenta le temps qu'elle revête une chemise en tissu bleu comme celle des hôpitaux. Elle était assise sur la table d'examen lorsqu'il revint et elle avait bien du mal à dissimuler son anxiété. Carlisle lui proposa de remettre l'examen ou d'appeler Edward, mais elle refusa. Avec une détermination dont elle ne se croyait pas capable, elle s'installa, posant ses pieds dans les étriers. Elle ferma les yeux lorsqu'elle sentit la froideur de ses doigts que les gants en latex ne dissimulaient pas. Elle attendit… Attendit… Bella finit par se redresser sur les coudes pour savoir ce qu'il faisait. Elle sursauta en voyant qu'elle était couverte d'un drap de la même couleur que son infâme chemise et que Carlisle était en train de prendre des notes dans un dossier.

« -Euh, Carlisle ? L'appela-t-elle timidement. Il y a un problème ?

-Non, pourquoi dis-tu cela ?

-Et bien… Euh… Vous avez déjà fini ?

-Vitesse vampirique, répondit-il en souriant.

Bella cessa aussitôt de dénigrer cette vitesse qu'elle détestait tant car d'habitude, ils s'en servaient pour la faire sursauter.

-Edward ! Appela le médecin.

La seconde suivante, son fiancé entrait dans le bureau et les rejoignait. Il s'approcha d'elle et ses douces lèvres s'emparèrent tendrement des siennes.

-Tout va bien ? Lui demanda-t-il.

-Oui.

-Je t'ai appelé car je vais faire une échographie, je me suis dit que tu voudrais être présent.

-Merci. »

Carlisle prépara le matériel. Edward s'assit à ses côtés et passa un bras autour de ses épaules, son autre main s'emparant de la sienne. Le pouce de son fiancé caressait tendrement sa paume en un geste rassurant. Bella savait qu'Edward pouvait déjà entendre le cœur du bébé et qu'il avait un lien particulier avec lui. Elle enviait quelque peu cette relation qui s'était créée entre eux grâce à leurs magies. Cependant, cet enfant grandissait en elle. Parfois, elle avait l'impression de sentir sa présence, quand elle posait sa main sur son ventre, elle avait le sentiment qu'une douce chaleur emplie d'amour l'étreignait. Elle sursauta quand Carlisle versa un gel froid sur son ventre, il s'excusa avant d'appuyer un appareil sur sa peau. La seconde suivante un battement régulier résonna dans la pièce. Ses yeux s'humidifièrent. L'emprise d'Edward autour de ses épaules et de sa main se raffermirent. Il lui murmura des mots d'amour à l'oreille, son cœur se gonfla de bonheur. Carlisle les ramena à la réalité en pointant une ombre sur l'écran. Elle put percevoir l'émotion dans la voix du médecin quand il lui expliqua que c'était leur bébé. Une larme coula le long de sa joue que son fiancé se dépêcha d'essuyer. Son regard croisa le sien ambré, elle était certaine qu'à cet instant s'il l'avait pu, il aurait pleuré. Leurs lèvres se retrouvèrent pour un baiser empli d'amour.

Ils étaient dans leur bulle, bercés par le battement régulier du cœur de leur enfant. Ils n'arrivaient pas à détacher leur regard l'un de l'autre, leurs lèvres se retrouvaient sans cesse. Bella se rappela brusquement de la présence de son beau-père. Elle releva la tête, les joues rougies, mais elle se rendit compte qu'ils étaient seuls. Carlisle s'était discrètement éclipsé. Elle suivit le regard d'Edward qui était posé sur l'écran, ses yeux ne purent alors se détacher du petit être qui grandissait en elle.

« -On peut savoir le sexe ? Demanda-t-elle à son fiancé.

-Ce petit chenapan nous montre ses fesses, répondit Edward en souriant.

-Tu les vois ?! Je ne vois rien ! Se lamenta-t-elle.

-Attends, dit-il en pianotant sur le clavier pour grossir l'image. Là, regarde.

-Oh, oui ! S'écria-t-elle ravie.

-Là, ce sont ses bras, ses jambes, sa tête et toujours ses adorables petites fesses.

-Tu as envie de savoir ? Questionna Bella. A moins que tu ne le saches déjà ?!

-Non, la rassura-t-il. Je ne sais pas.

-On attend ?

-On attend, mais par contre, si lors de la prochaine échographie, il ou elle daigne se retourner, je le saurais.

-Alors, tu me le diras ! Mais on le garde pour nous !

-Carlisle le saura.

-Je lui fais confiance, il gardera le secret.

-Pas sûr qu'Ambre ne réussisse pas à le faire craquer.

-C'est pas grave, entre elle et les visions d'Alice, je ne sais pas si le secret sera gardé bien longtemps !

Edward sourit avant de pianoter sur le clavier.

-Que fais-tu ?

-J'imprime une photo de notre enfant.

-Merci.

Tendrement, Edward essuya le gel qui maculait toujours son ventre et rangea l'échographe pendant qu'elle se rhabillait. Ils échangèrent un nouveau baiser avant de reporter toute leur attention sur la photo du bébé. Main dans la main, ils descendirent au salon. Bella était ravie d'avoir réussi à surmonter sa crainte. Elle s'était fait une montagne de rien, Carlisle était professionnel et elle était rassurée de savoir qu'il veillerait sur son enfant et sur elle. Alors qu'ils allaient entrer dans le salon, Edward se figea, tentant maladroitement de la faire remonter.

-Où est ma voiture ?! Interrogea la voix de Carlisle.

-Je l'ai fait disparaître, l'informa Ambre.

-Tu as fait disparaître ma voiture ! Répéta le médecin légèrement énervé.

-Oui, Bella appréhendait de te parler. Edward et moi avons voulu lui donner un coup de main, jamais elle ne serait rentrée dans ce bureau si elle avait su que tu y étais, déjà qu'elle a tourné dans le couloir pendant… Oups… Pardon, Edward, murmura Ambre en remarquant leurs présences.

Bella se tourna vers Edward qui avait déjà lâché sa main et remontait discrètement les marches de l'escalier pour s'éloigner d'elle.

-Edward Anthony Cullen ! Cria-t-elle avant de s'élancer à sa poursuite. »

Bella ne tarda pas à la rejoindre dans leur chambre où il s'était réfugié. Il leva les mains en signe de paix tout en affichant un petit air contrit. Bella se tourna vers la porte qu'elle ferma à clef, son fiancé haussa un sourcil surpris. Doucement, elle s'approcha de lui, le forçant à reculer, il trébucha sur le lit. Elle n'était pas réellement en colère après lui, car elle savait que têtue comme elle l'était, elle se serait braquée et n'aurait pas écouté ses arguments.

Doucement, ses lèvres se posèrent sur son cou alors que ses mains déboutonnaient sa chemise. Ses mains caressèrent son torse, il gémit. Alors qu'elle s'attaquait à la ceinture de son pantalon, il la repoussa.

« -Tu n'en as pas envie ? Demanda-t-elle surprise.

-Oh, si, répondit-il en faisant frotter sa virilité contre son intimité, mais on doit être chez ton père dans une demie heure.

-Non, soupira Bella en se laissant tomber sur lui.

-Je suis navré, mon amour.

-Pour quoi ? Pour t'être joué de moi ? Ou pour notre absence de câlin ?

-Pour tout, mais surtout pour t'avoir manipulé. Pardon.

-Tu as eu raison, soupira-t-elle. Mais, je me vengerais…

Edward lui sourit tout en se relevant et en réajustant ses vêtements. Il se dirigea vers la porte avant de se retourner en voyant qu'elle ne le suivait pas. Un petit sourire en coin se dessina sur son visage quand il suivit son regard.

-Surveillerais-tu mes arrières ? Railla-t-il.

-Fais gaffe, Cullen ! Grogna Bella en lui jetant un oreiller qu'il esquiva facilement. »

Elle soupira avant de se lever à son tour. Elle prit sa main et ensemble ils se dirigèrent vers le garage pour prendre la Volvo et se rendre chez son père.