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Je vais faire très court pour ne pas vous embêter et vous laisser à votre lecture.
Désolée de ne pas avoir répondu aux reviews mais je vous remercie toutes énormément pour chaque com que vous laissés.
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La fic appartient à mynxi
Saving Bella chapitre 36
Précédemment dans le chapitre 35
« Et toi ? Tu dis ça comme si ce n'était que pour Bella, nous n'allons pas te gêner pour dormir ? » Demanda un homme aux cheveux complètement blancs tout en plissant ses yeux ridés, il ricana. Je souris de façon angélique.
« Honnêtement, je ne suis pas tant fatigué que ça, mais Bella ne dormira pas sans moi, alors je vais être debout encore un moment je doute que vous me dérangiez. Alors pour répondre à votre question, oui, c'est pour Bella. » Je regardai à nouveau Charlie, attendant une réponse. Il était médusé par notre interaction mais hocha la tête. Je haussai un sourcil, lui faisant comprendre que je préférais une réponse verbale.
« C'est bon Jasper. » dit-il doucement. Je me remerciai et retournai au lit avec Bella. Je lui expliquai que nous avions la permission tout en fermant la porte.
Bella fait toujours quelque chose d'inattendu.
Quand je refermai la porte, je la trouvai face à la fenêtre, me tournant le dos. Après une inspection plus poussée, je remarquai qu'elle ne portait pas son pyjama ordinaire, ni son pyjama "emprunté", mon t-shirt et le caleçon d'Emmett, qu'elle avait revendiqués comme étant à elle. Elle se tourna, elle était dans une chose blanche, pur style baby doll avec une culotte à froufrous dessous, faite dans la même matière mais pas aussi fine. Evidemment, je pouvais voir ses petits tétons roses qui pointaient droit vers moi, m'appelant, les bras de Bella étaient croisés en-dessous, soulignant le décolleté, les poussant encore plus dans ma direction, attendant juste d'être léchés.
Je sentis le venin emplir ma bouche alors que mon pantalon de pyjama érigeait une tente et que mon cerveau me criait que c'était mal. J'avalai plusieurs fois de suite, essayant de reprendre le contrôle et de me calmer. Mes muscles se tendirent et je pouvais les sentir se battre les uns contres les autres juste pour courir vers elle et la baiser sauvagement. Je savais que je ne pouvais pas faire ça, mes yeux devaient ressembler à deux grandes soucoupes noires, désir et choc s'affrontant, alors que je la fixais sans vergogne.
« Jasper, » Murmura-t-elle d'une voix sexy, et ma queue de granit l'entendit et répondit. C'était comme si elle essayait de me pousser vers elle, mais quelque chose, quelque part dans le fond de ma tête, me disait que ça ne pouvait pas arriver. Quoique, pour être honnête avec moi-même, c'était bien ce dont j'avais envie. Je voulais lui faire crier mon nom, et je voulais que tous ces bonhommes, en bas, l'entende aussi.
Cette pensée m'aida à me faire revenir à la raison, il y avait une maison pleine de monde. J'écoutai leur conversation, et il semblait qu'ils commençaient à laisser Charlie tranquille, quand il leur décrivit combien j'avais aidé et été poli. Il me respectait, ainsi qu'Emmett et Rose, qui étaient venus dès qu'ils avaient su. Il était reconnaissant que j'aie sorti Bella de son état comateux et que je l'aie incitée à chercher de l'aide. Il leur dit que le fait d'avoir demandé si je pouvais fermer la porte, lui montrait mon respect, et que, bien qu'il sache qu'il y avait quelque chose entre nous, je ne m'étais comporté que de manière honorable sur ce point.
Je me reconcentrai sur Bella, elle se tenait là, se balançant d'un pied sur l'autre et regardant nerveusement par terre. « Bella ? » Appelai-je, parce que je ne savais pas quoi faire d'autre. Elle leva les yeux sur moi, rougit et détourna le regard. J'étais anxieux à l'idée de l'approcher. Anxieux, je ne pourrais pas contrôler mon propre désir, mais la distance me tuait et visiblement, cela la troublait.
Je l'approchai timidement et elle regarda dans mes yeux. Je vis la petite fille effrayée qu'était Bella, et je sus que mon désir ne serait plus un problème. Je la pris dans mes bras, et même si j'embrassais la chaleur que je pouvais sentir à travers le fin vêtement, je gardai mon membre durci, loin d'elle et l'étreignis un moment, savourant sa chaleur et ses mamelons plissés qui étaient gentiment pressés contre moi.
Après quelques instants, je me reculai et la regardai. Elle était brisée et pas prête pour ça. « Qu'est-ce que tu fais, Darlin' ? » Demandai-je gentiment. Elle fronça les sourcils, confuse, puis les haussa avant de répondre.
« N'est-ce pas évident ? » Demanda-t-elle, incrédule. Je lui souris chaleureusement et hocha la tête.
« Je crois que la vraie question est, pourquoi ? » Dis-je, sans rompre le contact visuel.
Elle écarquilla les yeux et mordit sa lèvre inférieure, alors que ses yeux se remplirent de larmes, rendant son regard chocolat trouble. Elle regarda au loin tandis que les larmes se déversèrent, striant son visage. Je recourbai un doigt sous son menton et tourna son visage vers moi. « Regarde-moi Bella, s'il te plaît ? » Dis-je en commençant à essuyer ses larmes de mes pouces tout en tenant son visage chaud dans mes mains. Elle était tellement fragile, même pour une humaine. Son cœur battait vite et je ne pus m'empêcher de me sentir mal face à son chagrin.
« Je veux ressentir, Jasper. » Murmura-t-elle si doucement, que je fus même surpris que ça sorte. Je la repris contre moi un peu trop vite, et mon érection se retrouve coincée entre nous deux. Elle se raidit rapidement avant de remuer un peu, pour me taquiner, m'embêter. Je la repoussai et la grondai. Les larmes coulèrent d'avantages.
« Bella, pourquoi est-ce que tu t'infliges ça, Darlin' ? » Demandai-je en la guidant vers le lit.
La partie de poker battait son plein maintenant, et la conversation à mon sujet avait été abandonnée au profit de la pêche et des ragots de la réserve. J'en étais heureux et me concentrai à nouveau sur Bella. Je m'assurai de l'asseoir à côté de moi mes genoux n'étaient pas une place très sûre pour le moment. « S'il te plaît ? » Demanda-t-elle tout en levant les yeux sur moi, puis les baissant vers la tente dressée dans mon pyjama. J'embrassai son front mais regrettais réellement la position dans laquelle elle me mettait.
« Bella, je t'aime et je ne pars pas, tu n'as pas t'inquiéter de ça, jamais. Je sais que c'est dur à comprendre pour toi, mais ça ne me retiendra pas ici, Darlin'. » Je parlai aussi gentiment et doucement que possible. Ses yeux s'agrandirent à mesure que je parlais parce que je savais à quoi elle pensait. Je savais qu'elle pensait que c'était ce que je voulais et que je resterais ici pour ça. « Ne te méprend pas, je te veux, en voici la preuve, » Dis-je avec un petit sourire et je posai sa main sur mon érection pour que je puisse sentir sa chaleur brièvement, mais aussi parce que j'étais un sale vorace, mais l'enlevai rapidement quand elle commença à m'empoigner à travers mon pantalon.
« Je suis prêt à attendre Darlin', au moment où tu seras réellement prête. Je te prendrai et je te ferai crier mon nom de plaisir, » Je pouvais sentir son désir se construire avec mes mots, et ça me tuait de continuer, « mais ce ne sera pas comme ça. Je ne le ferai pas avec une maison pleine de monde et je ne le ferai pas parce que tu essayes de remplacer la mutilation par le sexe. » J'essayai, de nouveau, de lui balancer ça en douceur parce que je savais que ça allait lui faire du mal mais c'était juste. Elle allait être blessée quoiqu'il se passe, elle avait tout fait pour. Elle écarquilla les yeux quand elle comprit la dernière partie de ma phrase.
« Quand tu m'aimeras et que tu le feras pour me montrer ton amour, je le ferai avec joie, mais ce ne sera pas ce soir, ma puce. » Je me levai et pris sa main pour la mettre debout. Je regardai dans la chambre et trouvai son pyjama habituel posé sur le rocking-chair dans le coin de la pièce. Je la tirai dans cette direction et elle vit pourquoi j'y allais. Son corps flancha et les larmes coulèrent silencieusement. Cela me brisait le cœur, je ne supportais pas de la voir se sentir tant rejetée. Je savais qu'elle avait sérieusement envie de se couper, comment n'en serait-il pas ainsi après la journée qu'elle avait eue.
Je ne pouvais pas la laisser comme ça. Je ne pouvais pas coucher avec elle, mais au moins, je pouvais lui faire sentir mon amour. Je ne savais pas si c'était une bonne idée ou pas, mais j'en avais envie, au moins autant qu'elle pensait le vouloir. J'avançai vers elle, elle était si petite qu'elle avait les yeux au niveau de ma poitrine et je me penchai, prenant son visage entre mes paumes, et murmurai, « Pas jamais, seulement, pas ce soir, » Puis je l'embrassai. Je laissai mes lèvres s'attarder sur les siennes, sentant la chaleur de son visage dans mes mains, et la douceur de ses lèvres de velours qui épousaient l'acier froid et lisse des miennes. Je la tenais, attendant qu'elle prenne le contrôle et elle comprit.
Elle enroula délicatement ses bras autour de mon torse et ouvrit la bouche. Sentant l'air chaud frappé mes lèvres, je glissai ma langue glacée dans l'enfer de sa bouche et en explorai chaque recoin. Je laissai mes mains descendre sur ses épaules, puis autour de sa taille, la tirant même un peu plus contre moi, écrasant mon érection avide contre son ventre. Elle poussa un petit gémissement et je souris intérieurement. Je reculai gentiment et regardai la prétendue chemise de nuit. Il y avait deux fermoirs sur le devant et je les décrochai. Ses yeux s'élargirent et je souris. « Pas ce soir. » Murmurai-je à nouveau. Son cœur battait fort à cause du baiser et sa respiration était laborieuse, mais elle sembla se calmer à mes mots. Elle n'était pas prête.
Je fis tomber la chemise de nuit par terre, derrière elle et regardai ses seins appétissants, observant la cicatrice argentée que j'avais laissée là. Je mis un genou à terre devant elle et elle haleta. Je lui fis un petit sourire plein d'arrogance et fis courir ma langue sur la petite cicatrice. Elle réalisa ce que je faisais et enlaça une de ses mains dans mes cheveux, tandis que l'autre se posa sur mon épaule. Je pris le téton le plus proche dans ma bouche et le sentis durcir immédiatement contre ma langue froide. Je traversai pour donner à l'autre le même traitement et elle gémit encore.
Je fis remonter mes mains derrière ses jambes nues et lisses et elle frissonna de plaisir, tandis qu'elles trouvaient une prise parmi les volants de sa petite culotte. Je me reculai et lui souris. « Où as-tu eu ça ? » Demandai-je, sachant qu'elle n'avait pas toujours eu quelque chose de ce genre, c'était plus un truc de Rose que de Bella, et j'avais le sentiment qu'elle n'y était pas étrangère. Elle rougit et je sentis la chaleur irradier de sa poitrine qui s'alluma comme une balise. Je n'attendis pas la réponse alors que je fondais une dernière fois sur ses seins, tâtonnant tendrement ses fesses recouvertes de froufrous. L'odeur de son désir devenait presque trop forte, je devais arrêter.
Je reculai pour mon propre bien et le sien, et retrouvai mon t-shirt que je savais sur la chaise. Quand je me relevai, elle avait l'air un peu triste mais apaisée. Je ne l'avais pas perdu au profit des ténèbres, nous avions chacun eu une partie de ce que nous désirions et elle allait bien. Pas génial mais bien. Je regardai le t-shirt en me redressant et pris une décision de dernière minute en le rejetant sur la chaise. Je pris celui que je portais et le levai pour qu'elle y glisse ses bras. Elle sourit et leva ses bras, tandis que je le rabaissai, j'effleurai le côté de ses seins avec mes pouces et souris, elle haleta.
« Je promets » Dis-je et je me dirigeai vers le lit. Elle regarda les vêtements éparpillés sur le sol et sur la chaise. « Je vais les prendre, monte dans le lit. » Dis-je d'une voix rauque, le désir courant toujours dans mon corps. Je prendrais probablement encore une douche ce soir. Je n'arrivais pas à croire à quel point ma vie était devenue humaine ces dernières semaines.
« Mon caleçon, Jasper. » Murmura-t-elle en pointant la chaise. Je la regardai de haut en bas deux ou trois fois, le t-shirt retombait presque sur ses genoux. Je lui fis un sourire vicieux et dit, « Laisse-le là. » Ses yeux devinrent une nouvelle fois des soucoupes chocolat avant de montrer de la confusion, puis la nervosité secoua son corps.
Je mis ma main derrière son cou et l'attira près de moi. « Je pensais tout ce que j'ai dit Bella, et je ne te toucherai plus ce soir, mais ça ne veut pas dire que je ne peux pas t'imaginer dans cette petite culotte à froufrous avec mon t-shirt. » Pour souligner mon point de vue, je léchai lentement la chaude ligne de pulsation, qui partait de son cou à son oreille où je murmurai, « Tu es diablement sexy, Bella, » Parce qu'elle l'était et encore plus, parce qu'elle avait besoin de l'entendre.
Elle frissonna, à cause de mes paroles ou mon souffle, je ne savais pas et je m'en fichais, je sentais l'odeur de son désir s'intensifier, je savais que je jouais avec le feu, mais c'était foutrement bon. Je reculai, « Grimpe dans le lit, » ordonnai-je, peut-être un peu plus fort que je ne le voulais, mais elle s'exécuta immédiatement, poussant un petit cri quand je lui mis une tape sur les fesses lorsqu'elle se retourna. Je ris et ramassai les vêtements dans la chambre.
Je me disais que Charlie n'allait pas remarquer une pile de vêtements pliés sur sa commode, et m'assurai que la chose toute fine était bien cachée sous le reste. Je rejoignis Bella au-dessus de la couette et sans t-shirt. « Tu ne vas pas mettre de t-shirt ? » Demanda-t-elle, somnolente. Je l'embrassai derrière l'oreille et lui murmurai un rapide "Non".
Elle soupira et s'endormit en quelques minutes. Je regardais Spirit qui me regardait en retour, les yeux endormis. J'écoutais les hommes, en bas, boire, parler et jouer au poker. Je ne fis plus partie des sujets de conversation jusqu'à ce qu'ils s'en aillent. Billy avertit Charlie qu'il devrait être prudent quand au fait de me laisser fréquenter Bella. Charlie répondit qu'il me faisait implicitement confiance, et je ne pouvais en être plus heureux. Je sentis sa fierté et la laissa me submerger, alors que les autres s'excusaient de s'être disputés avec lui et lui souhaitaient de faire les bons choix. Ils étaient tous sceptiques, et aucun d'eux n'était réellement désolé, mais leurs paroles signifiaient beaucoup pour Charlie et c'était tout ce qui comptait.
J'étais blotti contre Bella, comme d'habitude, et attendais de voir si Charlie allait ouvrir la porte. Je l'entendis ramasser quelques affaires mais il était tard, et le rangement allait vraisemblablement attendre le lendemain. Il était inquiet et nerveux en venant jusqu'à la porte, il resta devant deux bonnes minutes, avant de décider d'aller se coucher. Il était très inquiet, alors je l'aidais à s'endormir parce que l'anxiété le gagnait et j'étais sûr que c'était à cause de la porte fermée. Il l'aimait, et même s'il ne savait pas toujours quoi faire, il voulait ce qu'il y avait de mieux pour elle. Je ne pouvais pas le lui reprocher.
Quand ils furent tous deux endormis, j'allai à la salle de bain, m'occuper de mon douloureux problème, me servant du shampoing à la fraise de Bella. Ce n'était certainement pas aussi bon que de l'avoir autour de moi, et rien n'était comparable à sa chaleur. Je ne voulais pas me souvenir de la dernière femme humaine que j'avais eue, mais les images commencèrent à envahir ma tête, et malgré ma jouissance, j'en fus immédiatement dégoûté. Je l'avais tuée. Elle n'avait été rien d'autre qu'un jouet sans nom, une chose à baiser avant de me nourrir. Elle avait été l'une des dernières récompenses de Maria avant que je ne la quitte. Je n'avais pas voulu la tuer. A vrai dire, j'étais censé la transformer, mais je n'avais pas pu la condamner à l'existence que Maria avait prévue pour elle. Elle n'était pas réellement belle, mais assez jolie, gentille et confiante, comme Bella sur ce point, et cela me rendit encore plus malade.
Je me lavai, nettoyai la douche et retournai dans la chambre. Avec la porte fermée, la forte odeur de Bella et de son désir imprégnait la pièce, ses émotions étaient une vague de désespoir, de haine, de colère, de tristesse et de désir. J'essayai de la calmer du mieux que je pouvais et l'entourai à nouveau de mes bras, choisissant de me perdre dans le souvenir de cette soirée et la sensation de son corps souple contre le mien. Essayant, une fois de plus, d'oublier le monstre que j'avais été.
Le réveil de Charlie se déclencha peu avant 7 heures, je savais qu'il avait prévu d'aller pêcher avec quelques gars qui étaient là hier. J'attendis alors de voir s'il allait venir nous voir. Je voulais l'aider à se réveiller mais je ne voulais pas risquer de réveiller Bella. Elle avait besoin de sommeil. Alors je patientai. Il finit par aller à la salle de bain et je pouvais sentir l'inquiétude et l'anxiété grandirent à mesure qu'il se préparait. Juste avant de descendre, il s'arrêta devant notre porte. Je fermai les yeux parce que ses émotions étaient fortes, anticipation, inquiétude et nervosité, et indiquaient qu'il allait sûrement ouvrir la porte. Je gardai mon bras serré autour de Bella, comme toujours, et attendis. Je savais qu'avoir la porte fermée et choisir de ne pas porter de t-shirt le même jour était une mauvaise idée, mais c'était fait.
Savoir que, à cet instant, elle portait mon t-shirt, en valait la peine. J'entendis le clic de la porte, la respiration de Charlie faiblit et son cœur s'accéléra alors qu'il s'inquiétait de ce qu'il allait trouver. Je restai immobile, respirant normalement et attendant ses émotions. Il s'attarda un moment sous le choc, la colère, la peine, la déception et l'inquiétude. « J'aurais dû le savoir. » Marmonna-t-il en refermant la porte. Sa peine, sa déception et sa colère que je supposai m'être destinées, faisaient mal. J'étais surpris que cela me contrarie autant. J'avais trahi sa confiance, quelque part. Mais il était préparé à ça, ou, du moins, il pensait qu'il l'était. Je pensais qu'en parler et le voir étaient deux choses totalement différentes.
Je n'avais pas fait beaucoup de choses avec elle hier soir, mais assez, et je ne pouvais m'empêcher de me détester en ce moment, pour faire ressentir ça à Charlie. La réelle seule indication que quelque chose était mal ou différente était l'absence de mon t-shirt. Bella état trop enfouie sous la couette pour qu'on voie qu'elle portait mon t-shirt, que je n'allais pas redemander. J'étais déçu de moi-même, mais Bella était plus importante pour moi, que l'approbation de Charlie. Je savais que je devais prendre une décision sur la façon de procéder mais je n'étais pas certain de ce que je devais faire. Je pourrais descendre et aller parler à Charlie, maintenant, torse nu. Mettre un autre t-shirt et aller lui parler, ou rester ici avec Bella et descendre avec elle quand elle sera réveillée, probablement après le départ de Charlie.
Je me dis que la dernière solution était de la lâcheté, et je n'étais pas un lâche. Charlie savait déjà que j'étais torse nu, et j'avais envie de l'être plus souvent dans la maison c'était le bon moment pour "le dépucelage", pour ainsi dire. Je me détachai alors de Bella, lui envoyai une bonne dose de léthargie et de sommeil pour la maintenir endormie et descendis, vêtu seulement de mon pantalon de pyjama vert à carreaux.
Charlie était assis dans la cuisine avec un journal légèrement humide, qu'il avait récupéré devant la maison, et malgré l'emballage plastique, il était quand même un peu mouillé. « Bonjour, » Dis-je d'une voix endormie, que j'avais peaufinée pour nos matins ensemble. Il regarda par-dessus son journal et écarquilla les yeux en me voyant torse nu. J'allai m'asseoir et ses yeux me suivirent.
« Bonjour, » Croassa-t-il sans me quitter des yeux, alors je passai ma main dans mes cheveux, les frottant un peu, essayant de faire comme si je venais juste de me lever.
J'attrapai la partie inutilisée du journal mais Charlie posa le sien sur ma main. Je le regardai du coin de l'œil mais avec curiosité. J'allais essayer de faire en sorte que cela se passe confortablement, mais le tourbillon des émotions qui l'habitaient, après que le choc soit passé, disait clairement qu'il avait plus à dire. Je le fixai une minute, « Tu n'as pas ouvert la porte hier soir ? » Finis-je par dire en le regardant. Sa colère s'intensifiait.
« Je ne crois pas que j'aurais dû le faire, étant donné ça. » Me cracha-t-il pratiquement, en faisant un geste de la main vers moi.
Je haussai un sourcil interrogateur. « Etant donné quoi ? Le fait que je n'ai pas de t-shirt ? » Demandai-je, déterminé. Il était en colère, et franchement, il en avait le droit. Il hocha la tête et se racla la gorge. « Désolé, mais il faisait chaud avec la porte fermée. » Dis-je en le regardant droit dans les yeux. Ses yeux marron, qui étaient tant semblables à ceux de Bella, me scrutaient pour détecter le mensonge. Je soutenais son regard noir qui, je devais l'admettre, aurait été intimidant si j'avais été un jeune garçon, mais les choses étant ce qu'elles étaient, je n'allais pas me défiler. Non seulement ça, mais je savais aussi qu'il n'avait pas ouvert la porte hier soir en allant se coucher. Alors il essayait de faire comme s'il savait, mais je n'allais pas lui faire remarquer ce petit mensonge.
Il plissa les yeux tout en demandant, « Alors pourquoi ne pas avoir mis un t-shirt pour descendre ? » Voilà la question à un million, je devais être prudent. Je détournai le regard, admettant une certaine culpabilité, parce que je me sentais réellement coupable, et il pensa de suite que ses soupçons étaient confirmés. Charlie bondit de sa chaise, me pointant du doigt. « Qu'est-ce que tu as fait ? » Il hurla presque et je n'avais que quelques secondes pour prendre la décision de mentir ou non. Je pensai à Bella et au genre de position dans laquelle elle serait, et pris ma décision.
« Rien. » Dis-je doucement, ne laissant pas sa colère m'affecter. Il avança vers moi, mais avant qu'il ne puisse dire quoique ce soit, je poursuivis, « C'est Bella qui a mon t-shirt pour le moment. Comme je trouvais qu'il faisait trop chaud après que nous nous soyons couchés, elle a demandé si elle pouvait le mettre. Je l'avais déjà enlevé, alors je le lui ai donné et elle est allée se changer. » Je finis l'explication sur un ton un peu condescendant mais je ne pus m'en empêcher. Je ne me sentais pas de m'embêter avec cette connerie, aujourd'hui.
Il me fixa un long moment avant de se rasseoir dans un souffle. « Es-tu en train de me dire qu'il ne s'est rien passé entre toi et ma fille la nuit dernière ? » Demanda-t-il en grognant.
« Non. » Répondis-je et ses émotions tourbillonnèrent dans un déluge de colère et de confusion. « Je l'ai embrassée. » Dis-je calmement, et il me lança un regard noir et je vis qu'il retenait sa respiration. Il expira lourdement.
« C'est tout ? » Demanda-t-il en prenant son journal, nerveux à l'idée de ma réponse.
« S'il y avait plus, voudrais-tu que je te le dise ? » Demandai-je sérieusement, arquant un sourcil.
Je le regardais en débattre intérieurement et son corps s'affaissa. « Je ne sais pas. » Dit-il doucement mais assez fort pour que je l'entende.
« Elle était bouleversée la nuit dernière jamais je ne profiterai d'elle quand elle est aussi vulnérable. » Dis-je en laissant mes émotions, lentement flotter jusqu'à lui, dévouement, amour et sincérité. « Je n'ai rien fait hier soir que je n'aurais fait la porte ouverte. » Insistai-je, sachant que c'était un beau mensonge, mais j'avais besoin de cette relation avec Charlie si je voulais toujours être le bienvenu dans sa maison et donner à Bella, amour et soutien. Je détestai vraiment lui mentir, mais, de toute façon, aucun père ne voudrait vraiment entendre quoique ce soit au sujet des exploits sexuels de son enfant.
Que pourrais-je lui dire ? Elle portait une nuisette transparente quand je suis rentré dans sa chambre et elle a essayé de me séduire. Je l'ai repoussée mais non sans l'avoir déshabillée, pris soin de ses seins, malmener un peu sa bouche tout en frottant mon érection contre elle, puis, je lui ai passé mon t-shirt et je l'ai mise au lit.
Ouais, je ne pense pas que ça passerait très bien.
Il me fixait toujours, sceptique, inquiet et irrité. « Monsieur, vous aviez dit que vous étiez d'accord avec le fait que nous nous fréquentions, et vous étiez même prêt à accepter que quelque chose se soit déjà passé quand vous avez trouvé le caleçon d'Emmett, est-ce que quelque chose à changé ? » Demandai-je innocemment, croisant mes mains sur la table. Il y réfléchit quelques instants, regardant mon torse, puis autour de la pièce et à nouveau vers moi.
« Non, c'est juste que… C'est différent, de le voir. » Dit-il, bougeant la main de haut en bas dans ma direction.
« Je ne dors même pas avec un t-shirt, normalement, je ne le faisais que pour votre confort. » Dis-je doucement en regardant au loin. Il hocha la tête.
« Je l'apprécie Jasper. Si… Enfin… Fait ce que tu veux, c'est chez toi, en fait. » Il était inquiet, nerveux et abattu. Je détestai qu'il se sente comme ça.
« Monsieur, si ça vous met plus à l'aise, je porterai un t-shirt, mais honnêtement, Bella à l'habitude de me voir sans, après tout, elle passait assez de temps chez nous avant que tout cela n'arrive, ce n'est pas nouveau pour elle, juste pour vous, mais je respecterai vos souhaits, et je dormirai avec un t-shirt, la porte ouverte, si cela est plus confortable pour vous. » Dis-je sincèrement, mais espérant qu'il n'accepterait pas mon offre. S'il voulait que je me sente chez moi, j'espèrerais qu'il m'autoriserait à séduire sa fille, furtivement, enfin, à la faire tomber amoureuse de moi. Si cela n'était que de la séduction, je ne l'aurais pas repoussé hier soir.
« Jasper, » Soupira-t-il, « je me suis résigné au fait que tu voulais une relation avec ma fille. Je comprends, et honnêtement, si tu y arrives avec toute cette merde d'émotions, » Dit-il en montrant l'étage de la main, « alors, je te félicite. Je t'apprécie, vraiment. Tu peux faire ce que tu veux chez moi. Mais, s'il te plaît, ne profite pas de mon hospitalité, ou de ma fille sans défense. » Il disait la vérité, mais je ne savais pas trop où nous en étions avec cette histoire de t-shirt et de porte.
« Donc, pas de t-shirt, c'est bon ? Et pour la porte ? Je sais qu'elle dormait toujours la porte fermée avant que je n'entre en jeu. » Je le regardai, attendant sa réaction. Il réfléchissait et était nerveux, mais il hocha la tête avec réticence.
« Vous devenez de plus en plus proche, et je ne veux pas voir ça. » Il me regarda durement. « Pas plus que je ne veux l'entendre. Mais si tu lui fais du mal, quoique que ce soit contre sa volonté, ou si tu profites d'elle, tes parents auront de la place pour adopter quelqu'un d'autre. » Menaça-t-il, et il ne mentait pas. Il pensait vraiment qu'il tuerait pour sa fille. J'acquiesçai, simplement.
« Je crois que je vais remonter et attendre que Bella se réveille. Je lui parlerai de notre discussion. » Dis-je en baissant le regard et en frottant mes mains sur mon pantalon, faisant croire que je transpirais peut-être. Il pouvait croire qu'il m'avait intimidé. J'espérais juste qu'il n'essaierait jamais de réellement me tirer dessus, comment expliquerai-je ça ? Il était toujours en colère, mais hocha la tête, et je remontai au lit avec Bella. Je laissai la porte ouverte, pour l'instant une preuve de bonne fois s'il devait monter. Il ne monta pas et partit peu de temps après.
Bella joue avec le self control de Jasper, après avoir mis sa patience à rude épreuve, elle n'a pas fini delui en faire voir.
Je vous annonce que je publie dès aujourd'hui une nouvelle traduction, mais je change de camp...je passe chez les loups, mais je vous le dis tout de suite, il ne s'agit pas de Jacob et ce ne sera jamais le cas. Non j'ai un certain penchant pour ténébreux Paul. La fic s'appelle Apologies, je vous en mets un petit bout. Attention, fic pour Adultes, seulement!
« Tu as besoin de quelque chose… » Il la regarda de haut en bas. Elle lécha ses lèvres, soudainement sèches.
Il le remarqua.
« … Et je vais te la donner. » Annonça-t-il. Il désigna son corps. « Tu veux ça ? » Lui demanda-t-il.
« Jake va te tuer. » Murmura-t-elle. Elle ne lui avait pas vraiment répondu, en fait.
« J'te l'ai dit… J'm'en fous. » Il haussa les épaules et plaça ses mains à hauteur de la taille de son short, désormais tendu.
Il semblait savoir qu'elle le regardait. Pour tout dire, elle ne pouvait détacher son regard de lui. Elle avait du mal à respirer c'était comme si tout l'oxygène avait, soudain, été aspiré de la salle de bain.
Il s'arrêta. Il fit remonter ses mains sur son corps et les passa sur ses abdos complètement plats ses doigts dessinaient la définition des muscles. Elle le regardait faire. Lentement, il suivit la fine ligne de poils qui partait de son nombril jusqu'à un endroit, bien plus bas. Elle frissonna.
Elle prit une bouffée d'air. Sa bouche était ouverte alors qu'elle le regardait.
Il la fixa et glissa sa main à l'intérieur de son short.
Bizzzzzzzzzz
Em.
