Clarke ouvrit les yeux, elle eut des difficultés à s'habituer à la lumière, qui inondait la pièce où elle se trouvait. Elle était allongée sur ce qui ressemblait à un brancard. Elle fit le tour de la pièce du regard, elle était seule, et la pièce semblait être une chambre d'hôpital. Elle remarqua soudain que son ventre avait considérablement augmenté de volume, elle devait être dans son dernier mois, peut être même prête à accoucher. Elle commença à paniquer.
La porte s'ouvrit, Lexa entra. Clarke se sentit soudain soulagé.

- Comment te sens tu ?
- Euh bien, je suppose, mais je suis à terme !
- Oui, je confirme, tu as ruiné le matelas en perdant les eaux ce matin !
- Quoi, j'ai perdu… mais ce n'est pas possible…
- Ne t'inquiète pas, respire, tout va bien se passer, ta mère est prévenue, elle va arriver !

Une vive douleur cisailla Clarke en deux.

- Ça fait mal ! Hurla t elle.
- C'est une contraction, chérie, souffle, fait le petit chien, lui dit Lexa.
- Le petit quoi ? Non, mais ça va pas ! Qu'est ce qui se passe ici ?

A présent Clarke était sur une table d'accouchement, les deux pieds dans les étriers.

- Tu es sur le point d'avoir ta petite fille, dit Indra tout sourire, en sortant la tête entre les deux jambes de Clarke.
- Indra ? Mais où est ma mère ! C'est un cauchemars !

La seconde d'après Clarke était de nouveau sur son lit dans la chambre d'hôpital. Lexa était dans un fauteuil à coté. Elle avait dans ses bras, quelque chose de petit qu'elle berçait.

- Ah, tu es réveillée ! Tu veux voir ta fille ! Regarde !

Lexa lui tendit le petit paquet. Avec délicatesse, elle souleva le linge qui cachait le visage de l'enfant. Avec horreur, elle découvrit une enfant au visage ignoble. La moitié de sa face avait disparu. Clarke hurla.
A ce moment a porte s'ouvrit avec fracas. Lexa en tenu de combat venait de rentrer.

- Viens avec moi, Clarke, hurla t-elle.

La tête de Clarke passait de droite à gauche, ses yeux se posaient sur la Lexa qui venait de rentrer et celle qui lui tendait toujours sa fille.

- Mais qu'est ce que c'est que ce bord… !
- Viens, je te dis, dit la Lexa de la porte en lui attrapant le bras. Il faut que tu sortes d'ici, c'est ton cauchemars, Clarke, tes peurs… Tu te rappelles ?

Clarke secoua sa tête et essaya de rassembler ses esprits. De quoi parlait Lexa ? Ses peurs ? Puis d'un coup ce fut clair, le rituel, affronter ses peurs !

- Que doit on faire ? Demanda t-elle à Lexa.
- Partir d'ici, essayer de sortir de ton cauchemars, espérer que tu n'ai pas d'autres peurs et surtout que je n'ajoute pas les miennes !

Clarke se leva et attrapa la main de Lexa. Elle sortirent de la chambre pour atterrir dans un immense couloir.

- Où va-t-on ? Demanda Lexa.
- Et comment veux tu que je sache ?
- C'est ton cauchemars !
- Euh, je ne sais pas, par là, il y a marqué EXIT, ça vaut le coup d'essayer !
- Elle passèrent la porte et se retrouvèrent dans la forêt.
- Où sommes nous ? Demanda Clarke inquiète.
- Je ne sais pas, je ne reconnais rien… se lamenta Lexa.
- Ton cauchemars ou le mien ?
- Si seulement je le savais ! Il faut faire quelque chose ! Avançons !
- Vers où ? Quelle direction ?
- Regarde, là-bas de la fumée ! Fit remarquer Lexa.
- Allons y, de toutes façons, il faut bien prendre une décisions.
- Alors c'est ça ta plus grande peur, accoucher ?
- Et bien oui j'avoue que cela me fait peur…
- Et tu as peur que notre fille ai un soucis ?
- Oui, nous nous sommes approchés des centrales. Peut être, il y a-t-il encore des zones radioactives… Tu sais nous sommes descendus plus tôt que prévu, alors…

Lexa prit Clarke dans ses bras.

- Tout ira bien, les risques sont minimes et puis les nanites l'auront protégé. Et même si elle a des imperfections et bien nous l'aimerons tout de même !
- Tu as raison, continuons.

Elles se dirigèrent vers la fumée, sans savoir si c'était la direction à prendre, d'ailleurs il y avait il une bonne ou une mauvaise direction ? Elles ne la savaient pas mais comme l'avait dit Clarke, il fallait bien prendre une décision.
Elles se trouvèrent rapidement sur une plage, mais pas n'importe quelle plage, c'était celle où Lexa avait réussi à échouer. Sur le sable se trouvait encore le tentacule. Lexa ne bougeait plus, le regard fixé sur l'océan, elle était tétanisé.

- Tout cela n'est qu'illusion, Lexa…
- Et bien moi cela me parait très vrai !

Clarke pris le visage de Lexa dans ses mains.

-Tu as déjà vaincu cette créature, tu as déjà vaincu ta plus grande peur, Lexa, tu y arriveras encore…
- Non, Clarke, j'ai de la chance la dernière fois…, répondit Lexa.

Sa respiration était très accélérée, elle tremblait de partout, soudain un tentacule sortit de l'eau et vint s'enrouler autour de la jambe de Lexa, qui hurla de douleur et de terreur. La créature tira Lexa vers l'eau, Clarke ne pu la retenir. D'ailleurs la blonde ne bougeait plus, pas parce qu'elle ne voulait pas mais bien parce qu'elle ne pouvait pas, quelque chose la maintenait immobile.
Lexa était traînée dans le sable, elle essayait de s'agripper, mais le sable glissait entre ses doigts.

- Clarke, aide moi, par pitié ! Hurla Lexa.
- Je ne peux pas Lexa, je ne peux pas bouger, dit Clarke désespérément en train de se tortiller.

Lexa avançait inexorablement vers la mer.

- Lexa, c'est un cauchemars, c'est irréel, tout est dans ta tête, par conséquent, procure toi une arme ! Hurla Clarke.

Mais Lexa était incapable de penser, la peur la paralysait.

- Lexa ! Lexa ! Regarde-moi ! Hurla Clarke.

Lexa eut un moment de lucidité et regarda Clarke.

- Tes armes Lexa, tes armes !
- Mes armes ? Répéta Lexa.
- Pense à tes armes, tes épées !
- Mes épées ? oui bien sur, mes épées !

Lexa passa sa main dans le dos et sentit le pommeau d'une de ses épée. Elle l'a sorti de son fourreau, se retourna, se redressa et abaissa la lame sur le tentacule qui se coupa net. Lexa se laissa retomber sur le sable et prit quelques minutes pour reprendre son souffle.
Lorsqu'elle se redressa, elle vit Clarke au loin qui lui souriait et lui faisait signe de revenir, soudain la chemise blanche qu'elle portait se teinta de noir. L'expression de Clarke se figea, Lexa témoin de la scène eut une impression de déjà vu. Puis elle réalisa qu'une épée avait traversé l'abdomen de Clarke, tout comme Angus… Clarke tomba à genou et c'est sans surprise que Lexa découvrit Luna. Elle courut vers Clarke, et s'apprêtait à tuer Luna.

- Lexa non ! Hurla Clarke.

Lexa s'arrêta net dans son élan.

- Mais Clarke, elle t'a… commença a dire Lexa en tombant à genou à coté d'elle.
- Non Lexa, tu ne l'as pas tué la dernière fois, ne le fait pas cette fois ci !
- Mais si je l'avais tué la première fois, elle ne t'aurait pas…
- Tu n'en sais rien Lexa, et puis c'est toujours un cauchemars, tu n'as pas oublié ?
- J'ai peur pour toi Clarke, je sais que je ne pourrais jamais vous protéger tout le temps, toi et notre fille, dit Lexa, une larme coulant sur le visage.
- Je sais Lexa et je ne te le demande pas…
- Mais, s'il vous arrive quelque chose…
- Et bien c'est que ce serra notre destin, mais ce ne serra pas de ta faute. Lexa moi aussi j'ai peur, pour toi, pour notre fille, pour ma mère, pour Bellamy, Raven, et tous les autres. Mais la peur ne doit pas nous empêcher de vivre. J'ai laissé partir Emerson et il a faillit me tuer, rien ne dit que cela se passera aussi avec Luna. Je veux vraiment vivre le reste de ma vie avec toi, quoi qu'il arrive, vivre les bons et les mauvais moments ! Je veux rire avec toi, je veux pleurer avec toi, je veux partir à l'aventure avec toi, je veux rester au fond de notre lit avec toi, je veux que nous fassions l'amour, que nous discutions. Je veux faire la fête avec toi, je veux découvrir avec toi, je veux que nous élevions notre fille ensemble, et peut être en avoir d'autres. Je veux m'engueuler avec toi et puis me réconcilier. Je veux vivre, Lexa, pleinement, pour le meilleur et pour le pire, sans me soucier de ce qui pourrait arriver. Peux tu le faire aussi ?
- Oui, dit doucement Lexa.

Luna s'effaça, la blessure de Clarke aussi. Elle se réveillèrent toutes les deux. Sans se soucier des gens qui les entouraient, s'embrassèrent passionnément.

- Elles ont réussi ? Demanda Abby, les yeux humides.
- Oui, dit Adilah en souriant.