Beta DrayMione Potter-Malfoy

OoO

- Elle ne l'a pas dit comme ça, mais oui, et oui elle sait que ça vient de toi.

Sirius lui raconte le reste de sa journée. Hermione réfléchit aux conséquences de cette journée. Les choses vont peut-être changés radicalement.

- Comment as-tu trouvé Regulus ?

Sirius hausse un sourcil, cherchant le sens réel de la question.

- Est-ce que tu l'as trouvé… Différent ?

- Comme avoir une marque sur le bras ?

- Éventuellement, dit-elle prudemment.

La jeune femme n'est pas sûre de vouloir entendre la réponse. Sirius se frotte la nuque pendant qu'il cherche les bons mots. Il ne veut pas faire de faux espoir à son amie qui a eu une rude journée.

- Dans mon autre passé, Regulus et moi n'avions pas de contact, et lorsqu'on se croisait dans les couloirs, on s'ignorait superbement…

Hermione le fixe intensément, déstabilisant le maraudeur qui essaie de rester concentré.

- Je ne peux affirmer, mais je ne pense pas qu'il soit encore marqué. Si cela avait été le cas, mes géniteurs n'auraient pas eu l'air contrarié.

Hermione lâche un petit souffle, soulagée.

- Oui, oui, je sais, ce ne sont que des suppositions, mais tu es un ancien auror et tu as passé du temps à Azkaban, tu es plus sensible à la magie noire que les autres.

- Mon corps d'avant oui, mais celui-là est neuf.

- Peut-être que tu es moins sensible qu'avant mais ton esprit est le même. Et tes déductions viennent de ton expérience.

Sirius médite sur ses paroles, en essayant de voir le mariage sous un autre angle.

- Tu as sûrement raison.

La brune lui fait un grand sourire qui fait sourire son ami.

- Regulus m'a fait penser à… Harry.

Hermione lui prend la main, autant pour le réconforter qu'elle. L'un comme l'autre se souviennent de l'enfance misérable qu'à eu Harry et même s'il n'en parlait pas beaucoup, certains de ses gestes ou actions montraient les séquelles.

- En plus traumatisé, parce qu'Harry t'avait toi et Ronald.

Sirius, qui commence à comprendre que ses actions ont bouleversé profondément ses proches, se demande si c'était la meilleure chose à faire, que ce soit quitter la maison familiale, ne pas être le gardien du secret des Potter ou courir après le rat.

Hermione, qui voit que c'est au tour de Sirius de partir dans des sombres pensées, le prend dans ses bras, ce qui l'apaise, mais ce sont les mots de la jeune femme qui le calme.

- Pour ton propre équilibre, tu devais partir, sinon tes géniteurs t'auraient brisé et là tu n'aurais pas été en mesure d'aider tes proches, alors que là, tu as une deuxième chance, tu peux réparer les choses. Je ne pense pas qu'il soit trop tard pour lui, ni pour les autres.

Sirius acquiesce et profite de son étreinte réconfortante.

- Est-ce que tu sais quand Regulus a pris la marque ? Demande-t-il sans bouger.

- Non, mais Rogue l'a pris alors qu'il était encore à Poudlard. Et je ne pense pas qu'il soit le seul. Mais aujourd'hui les choses sont différentes. Ton petit frère est rusé, il sait que plusieurs options s'offrent à lui.

- Lesquelles ? Demande Sirius en relevant la tête de l'épaule d'Hermione, leur visage proche l'un de l'autre.

- Il y a Tom et toi, dit-elle en déglutissant avec difficulté.

Sirius, trop perturbé par sa proximité avec Hermione, n'assimile pas vraiment ce qu'elle veut dire. Quant à Hermione, elle n'argumente pas comme elle pourrait le faire à l'accoutumé, n'étant pas dans un meilleur état que Sirius. Sans qu'ils ne s'en rendent compte leurs visages se rapprochent et leur lèvres finissent par se toucher pour un baiser d'abord délicat et timide, puis plus poussé.

Lorsqu'ils se reculent, ils sont tous les deux gênés. Chacun sait l'attirance qu'il a pour l'autre mais, Sirius ne pensait pas que cela arriverait si tôt- depuis qu'il est arrivé, il sait qu'il y a quelque chose de différent avec la jeune femme- ou que ça arriverait pour Hermione, elle sait qu'elle n'est pas le genre de fille à plaire comme le sont d'autres qui attirent le regard, même si quelque chose au fond d'elle sait qu'il y a quelque chose de spécial entre eux deux.

- Je dois y aller, dit Hermione en se reculant.

Elle prend rapidement ses affaires et s'en va tout aussi vite. Une fois éloignée de la salle, elle s'arrête et s'appuie contre un mur pour reprendre ses esprits.

- Ça va Granger, on dirait que tu as vu un fantôme.

Hermione sursaute et par chance ne fait tomber aucune de ses affaires. Faire tomber le journal devant eux ne serait pas judicieux.

- Rabastan, Severus, dit-elle en guise de bonjour.

Ils restent tous les trois à se regarder sans qu'aucun ne parle. Hermione, qui est épuisée, commence à bouger pour retrouver son lit, est arrêtée par les Serpentards.

- Que voulez-vous ? Dit-elle lasse.

- Moi rien, dit Severus sarcastique, c'est lui.

Hermione se retient de pouffer de rire devant leur attitude.

- En quoi puis-je t'être utile, demande Hermione en le fixant.

- Tu es proche de Sirius, commence-t-il faisant rougir la jeune femme qui repense automatiquement au baiser. Mais par chance, les Serpentards ne font aucune réflexion, bien que vu le regard de Severus, il n'a pas loupé ce changement.

- Oui et ?

Rabastan fait un pas vers elle en regardant à droite et à gauche, pour s'assurer qu'il n'y a personne d'autre.

- Dis à ton ami de ne pas s'approcher de Regulus.

- C'est une menace ?

- Non, mais certaines personnes ont des projets pour lui.

- Et Black n'en fait pas parti, rajoute Severus.

Hermione se retient de sortir sa baguette et de les cribler de sorts.

- Vous êtes au courant que si je dis ça à Sirius, il va faire exactement le contraire… A moins que ce soit ce que vous vouliez, dit-elle en les regardant suspicieusement.

- Non Granger, répond Severus. Pas cette fois.

Les deux Serpentards commencent à s'éloigner, mais Hermione n'en a pas fini avec eux.

- Vous êtes les nouveaux recruteurs de Voldemort ? Il vous a déjà marqué ?

Hermione est décidément trop fatiguée émotionnellement pour réfléchir et dit ce qui lui passe par la tête et cette fois, c'est quitte ou double.

Ils se stoppent et se retournent doucement vers elle. Hermione s'attendait à voir de la colère, mais non, ils avaient juste perdu quelques couleurs sur leur visage ce qui rendait Severus presque translucide.

- Tu ne l'as jamais vu, il est flippant, dit Rabastan.

- Et dangereux, rajoute Severus.

- Et puissant, et mégalo, et sociopathe. Oui je sais tout ça. Parce que je l'ai déjà rencontré et je n'étais pas du bon côté de la baguette, dit-elle furieuse. C'est pour cette raison que je ne laisserais pas ce fou approcher de Regulus et toi Severus, dit-elle en s'approchant de lui, tu n'es pas poussé par ta famille, tu es libre de ton destin, veux-tu réellement être un souffre-douleur tout le restant de ta vie ? Tout ça pour du pouvoir alors que tu te moques de ses convictions ?

Hermione le fixe quelques secondes avant de se tourner vers le Serpentard qu'elle ne pensait pas apprécier un jour.

- Et toi Rabastan, ton frère est cinglé, sans parler de ta belle-sœur mais tu es majeur, personne ne doit t'obliger à faire ce que tu ne veux pas…

- J'ai beaucoup à perdre si je refuse.

- Et tu ne penses pas que tu perdras encore plus si tu le suis ? Dit-elle d'une voix plus douce.

- Et s'il me tue ? Dit-il plus inquiet.

- C'est toi qui vois, soit tu es esclave toute ta vie, soit tu meurs libre, OU tu te bats pour rester en vie… A moins qu'il soit déjà trop tard ? Dit-elle en abattant sa dernière carte.

De toute façon, au point où elle en est, autant y aller jusqu'au bout.

Son regard va de Severus à Rabastan. De ce qu'elle voit, il n'est pas encore trop tard. Mais avec ces deux-là qu'elle savait très rusés, il faut se méfier.

- Tu sais beaucoup de choses.

- Oui c'est un fait établi, dit-elle sans modestie. Je ne vous demande pas de me prouver quoi que soit – même si elle rêve d'avoir la réponse – mais demandez-vous sérieusement ce que vous voulez pour votre avenir. Une vie à Azkaban, une vie de fugitif, une vie dans la peur, ou une vie libre, où vous aurez peut-être à vous battre plus durement pour obtenir ce que vous souhaitez mais au moins vous serez maître de vos actions et vous serez amis avec qui vous voulez, dit-elle en fixant droit dans les yeux Severus qui comprend qu'elle parle d'une rousse.

Hermione se décale et se dirige vers son dortoir, mais une nouvelle fois elle est arrêtée par les Serpentards.

- Quoi enco…

Elle ne finit pas sa phrase, étant choquée de voir les deux avant-bras vierges de toute marque.

- Merci Merlin, dit-elle soulagée.

- Ce n'est pas le cas de tous les Serpentards, dit Rabastan en remettant sa manche.

- Je sais, Pettigrew est marqué, il l'aurait sur le front que ça ferait le même effet.

- Il est vrai qu'il manque cruellement de subtilité, dit Severus d'une voix qui rappelle à Hermione son professeur de Potion.

La jeune femme sourit, amusée.

- Tu serais redoutable si tu étais prof.

- Plutôt mourir, grimace Severus.

Cette fois, Hermione rigole franchement, faisant sourire malgré eux les Serpentards. Après quelques banalités, chacun retourne vers sa salle commune.

- Nous avons bien fait de lui parler à elle.

- Pourquoi ? Grogne Severus, j'ai l'impression qu'elle nous a fait dire plus de choses que l'on devrait.

- Possible, mais ne penses-tu pas qu'elle a… Raison, dit Rabastan prudemment.

- Veux-tu perdre la tête, dit Severus.

- Foutaise, je sais que tu as lancé un sort de discrétion…

- Penses-tu qu'elle est legilimens ? J'ai parfois l'impression qu'elle sait des choses, comme si elle nous connaissait ou qu'elle entrait dans nos têtes, réfléchit le futur maitre des Potions.

- Elle a peut-être un don de divination, cherche Rabastan.

- Granger ne va pas à ce cours.

- Justement, conclut-il. Mais je te concède qu'elle nous fait voir les choses autrement.

- Mais tu ne penses pas qu'elle pourrait le battre, dit Severus qui envisage toutes les possibilités pour s'en sortir.

- Toi non plus, et je pense pas que ça soit son but.

- Mais elle le fait, à sa manière, dit Severus.

- Et ce soir nous l'avons aidé. Nous voulions l'aider, sinon pourquoi serions-nous parti la voir.

- Parce que Pettigrew et sa bande d'idiots sont venus nous ordonner de le faire, rage Severus.

- Calme mon ami. Il est plus sage de rester discret.

- Nous ne pourrons passez indéfiniment à travers le filet. Il nous veut.

- Je sais, dit Rabastan sombrement.

OoO

A suivre…

Je n'avais pas prévu le baiser à ce moment ni de cette façon, mais je me suis dit pourquoi pas et vu qu'il était attendu…

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Bises