Salut tout le monde !
Dans le dernier chapitre, Harry a visité la Chambre des secrets avec Lillian et Hermione et y a découvert des connaissances en magie noire qu'il a décidé de détruire
Enjoy !
Chapitre 35 - Harry et Albus
Harry Potter marchait silencieusement dans les couloirs du château, se dirigeant vers son repère très secret avec un sourire satisfait sur le visage.
Il ne se sentait pas du tout coupable d'avoir modifié la mémoire d'Hermione. De son point de vue, elle l'avait mérité pour avoir fourré son nez dans les affaires des autres. De plus, il ne lui faisait pas confiance pour ne pas divulguer l'entrée de la Chambre des secrets.
"Cela faisait un moment Harry chéri !" dit la voix douce et mélodieuse d'Ariel, la sirène de pierre gardant son repère.
Harry leva les yeux au ciel et l'embrassa. Il ne se sentait plus gêné de le faire.
Gloussante, la sirène s'écarta et Harry entra dans la pièce.
Il plaça la Pensine noire sur sa table et s'assit sur son lit, se sentant très fatigué tout d'un coup. Il voulait simplement se coucher et dormir, mais l'idée de voir les souvenirs de Serpentard le tenait éveillé.
Un hululement l'alerta de la présence d'Hedwige au bord du lit avec une lettre liée à sa patte. Un coup d'œil à l'écriture et Harry savait qu'elle venait de Sirius.
Il retira la lettre tout en donnant une caresse affectueuse à la chouette et la mit de côté. Il la lirait plus tard.
Mais tout d'abord.
D'après ce qu'il se souvenait sur les Pensines, il fallait toucher la surface des souvenirs liquides pour les visualiser. Sentant l'excitation monter en lui, Harry se rapprocha de la table et étira lentement ses doigts vers la Pensine jusqu'à ce qu'il touche les souvenirs.
Mais rien ne se passa. Les sourcils froncés, Harry essaya à nouveau, mais il n'y eut aucun changement.
"Ne me dites pas que je ne peux même pas entrer dans sa Pensine !" dit-il avec un gémissement et son enthousiasme se transforma en déception et frustration.
"Bon sang !" cria-t-il avec colère. Jurant dans sa barbe, Harry se dirigea vers son étagère de livre à la recherche de son livre sur les Pensines.
"Ah-ha! Te voilà," dit-il. "Runes oubliées et interdites."
Il sortit le petit tome et feuilleta le livre jusqu'à la section concernant les Pensines.
"Faire une Pensine exige beaucoup de soin et d'habileté. Il faut un peu plus de trois ans pour en faire une et... bla, bla, bla," murmura Harry alors qu'il faisait défiler les pages à la recherche de quelque chose pouvant l'aider. "Les sorciers d'une grande habileté peuvent parfois intégrer leurs propres caractéristiques dans la Pensine, permettant seulement à leur descendant d'y accéder. Ces Pensines sont inaccessibles pour toute autre personne à moins de posséder un mot de passe créé par le créateur de la Pensine."
Harry fixa ce paragraphe avec déception.
Il ne pouvait pas y croire. C'était tout simplement trop difficile à gérer. Après avoir autant lutté pour emmener Lillian dans la chambre, puis devoir supporter Hermione et être incapable d'entrer dans la chambre privée de Serpentard et maintenant, il ne pouvait pas utiliser sa Pensine !
Les mots ne pouvaient pas décrire ce qu'Harry ressentait en ce moment.
Soupirant, il prit la boussole que Nicolas lui avait donnée permettant de mesurer la conscience de la créature, et s'attendait à une réduction, mais à sa grande consternation, elle avait augmenté de cinq pour-cent. Brûler ces livres était censé réduire ce pourcentage !
Harry s'écroula dans son lit et ferma les yeux.
"S'il vous plaît, faites que demain soit un jour meilleur," pensa-t-il avant de s'endormir.
Malheureusement pour lui, le lendemain serait encore plus éprouvant.
Il était huit heures et demies quand les yeux d'Harry s'ouvrirent enfin. Bâillant, il traîna son corps hors de son lit quand il vit l'heure sur sa montre.
"Roh, punaise !" Maudit-il bruyamment.
Il était presque neuf heures au moment où il fut prêt et il sortit de son repère et sprinta jusqu'à la Grande salle. Habituellement, quand il dormait dans son repère, il faisait toujours en sorte d'être de retour dans son dortoir avant six heures du matin pour éviter les soupçons.
Malheureusement, les événements d'hier l'avaient épuisé et maintenant, il allait recevoir beaucoup de questions de la part d'idiots trop curieux. Il espérait que Blaise l'avait couvert.
Alors, quand Harry atteignit la Grande salle, il fut surpris que personne à la table de Serpentard ne lui accorde un regard.
Prenant un moment pour reprendre son souffle, il se dirigea lentement vers où Blaise était assis et sur son chemin, il remarqua que l'école entière avait le nez fourré dans la Gazette et ceux qui ne lisaient pas lançaient des regards noirs aux Serpentard.
Il remarqua également que certains Serpentard avaient des airs joyeux et Malfoy avait l'air exceptionnellement heureux.
Les professeurs étaient également absorbés par leur lecture et Harry réalisa que quelque chose de mauvais avait dû se passer et il se doutait que cela avait un rapport avec l'augmentation soudaine du pourcentage de sa boussole.
"T'as vu ça Harry ?" Demanda Blaise quand Harry s'assit à côté de lui.
"Vu quoi ?" Demanda Harry craintivement.
"Le Seigneur des Ténèbres a attaqué le Londres moldu hier soir," dit-il. "On dit que plus de 400 personnes ont été tuées."
"Quoi !" Balbutia Harry.
"Ouais," dit Blaise solennellement. "Mais ce n'est pas tous. Les moldus ont pu enregistrer l'incident et le monde entier a été en mesure de voir ce qu'il s'est passé."
"Il a attaqué en plein jour, risquant la découverte de notre monde ?!"
"La Gazette dit que c'était le but de l'attaque. Tous les ministères de la magie du monde entier ont dû modifier Dieu seul sait combien de mémoires et le gouvernement moldu dit que c'était un montage vidéo... va savoir ce que cela veut dire."
Harry était horrifié à l'idée que les moldus découvrent leur monde. Une petite voix à l'arrière de son esprit lui dit qu'il devrait également être horrifié du nombre de victimes.
"Qu'est-ce que les moldus vont faire maintenant ?" Demanda Harry.
Blaise haussa les épaules. "Je suppose que la ministre Bones a pu réussir à convaincre le Premier ministre de ne pas nous déclarer la guerre. Mais une autre attaque contre eux et ils seront dans leur droit de riposter."
"Riposter sans une cible fixe ?" Dit Harry en haussant les sourcils.
"Voilà pourquoi c'est si effrayant," dit soudainement Nott d'un ton amer. "Ils pourraient attaquer n'importe où et n'importe quand, sans se soucier de savoir si la personne est innocente ou non. Ils chercheront à répandre le sang, c'est tout."
"Donc on sera bientôt coincé entre deux guerres," dit Harry avec un grognement.
"On dirait bien," dit Nott.
Harry regarda Malfoy et fut dégoûté de le voir rire avec Flint et d'autre Serpentard en lisant l'article.
Détournant le regard, Harry se leva. "Allons en cours," dit-il en faisant signe aux deux autres de le suivre.
Mais Harry ne pouvait pas se concentrer en cours.
Il ne pouvait pas s'empêcher de se demander s'il aurait dû faire quelque chose pour arrêter Voldemort. C'était sa responsabilité non ? Mais comment aurait-il pu être au courant de l'attaque. Et même s'il l'avait été, aurait-il pu arrêter Voldemort ? Était-il assez fort pour vaincre le Seigneur des ténèbres ? Bien sûr, il avait son pouvoir élémentaire, mais Voldemort avait des décennies d'expérience et de magie noire de son côté.
Donc, s'il n'aurait rien pu faire, pourquoi se sentait-il responsable ?
"M. Potter !"
La voix lui fit l'effet d'un coup de fouet et il fut tiré de ses pensées.
"Oui, professeur Lupin ?"
"Pouvez-vous, s'il vous plaît, éclairé la classe sur ce que nous venons de discuter ?" Demanda Lupin sévèrement.
"Non, monsieur," répondit Harry.
Lupin fut pris au dépourvu par la réponse, mais réussi à ne pas le montrer. "Que voulez-vous dire par non, M. Potter ?"
"J'étais perdu dans mes pensées," dit Harry en faisant rire les Serpentard.
Lupin fronça les sourcils en signe de désapprobation. "Dix points en moins pour Serpentard et une retenue avec moi ce soir à neuf heure."
À la fin de la journée, Harry avait trois retenues et avait perdu plus de cinquante points.
Il ne pouvait tout simplement pas s'empêcher de penser à Voldemort. Il avait même pensé à attaquer Voldemort en trouvant sa base d'opération. Il était convaincu qu'il pourrait vaincre n'importe lequel de ses Mangemorts avec son élément, mais il savait aussi que c'était un plan trop téméraire et qu'il pouvait mal tourner.
Et maintenant, il était sur le chemin de la Grande Salle quand il fut pris en embuscade par trois élèves qu'il ne voulait vraiment pas voir maintenant.
Ronald Weasley, Dean Thomas et Seamus Finnigan.
Tous les trois se tenaient devant lui et le regardait avec un air sérieux. Harry ne savait pas ce qu'ils voulaient et il s'en fichait. Il voulait juste sortir du château et réfléchir tranquillement.
Impatient de se débarrasser d'eux, il essaya de passer entre eux, mais ils lui bloquèrent le chemin.
Harry plissa les yeux d'agacement. "Qu'est-ce que vous voulez ?"
Naturellement, Ron fut celui qui prit la parole. "Nous voulons savoir dans quel camp tu es."
Harry fut surpris par la question.
"Pardon ?" Demanda-t-il, incrédule.
"Tu es le garçon qui a survécu. Quand on a appris pour l'attaque de Tu-sais-qui, on n'a pas pu s'empêcher de se demander qui allait l'arrêter," déclara Dean.
"Et ton nom était le premier à nous traverser l'esprit," ajouta Seamus.
"Mais t'es dans la maison des serpents et on sais tous que presque tout le monde dans cette maison soutient Tu-sais-qui. Mais tu pourrais être différent parce que tu es le garçon qui a survécu," continua Ron. "Donc on a besoin de savoir si tu es avec nous ou contre nous."
De toutes les choses qui auraient pu sortir de la bouche de Ronald Weasley, il ne s'attendait certainement pas à ça. Il se sentait terriblement amusé, mais résista à l'envi de rire. Il respectait le fait qu'ils soient venus lui parler, malgré leur haine pour lui et sa maison.
"Me poseriez-vous la même question si je n'étais pas le soi-disant garçon qui a survécu ?" Leur demanda Harry en retour.
Il reçut un "non" ferme de la part des trois.
"C'est bien ce que je pensais. Je ne répondrais pas à votre question à moins que vous ne traitiez les Serpentard avec respect et non de la haine," dit-il. "Nous ne sommes pas tous des mages noirs dans la maison Serpentard."
"Bien sûr que si," cracha Ron. "Et tu l'es aussi si tu ne nous dis pas dans quel camp tu es."
Harry sentit sa colère monter en écoutant la manière de penser de cet idiot de rouquin.
"Je suis contre toi, Ronald Weasley, ça c'est sûr. Donc hors de mon chemin avant que je le fasse moi-même," siffla Harry, perdant patience. Il n'avait pas de temps pour ces idioties.
Les trois Gryffondor reculèrent d'un pas avec crainte.
"Dégagez," gronda Harry en tirant sa baguette.
"Non," dit Ron, en essayant d'être courageux. "Si tu vas t'allier avec Tu-sais-qui, alors on doit t'arrêter !"
Ron sortit sa baguette, mais Harry en avait eu assez. Faisant semblant d'utiliser sa baguette, il les projeta en arrière et attira la baguette de Weasley dans ses mains.
"Ce n'est pas le moment de m'énerver," dit Harry avec irritation. "Vos tentatives pathétiques pour intimider ne fonctionnent pas et cessez d'agir comme si vous étiez le bien incarné dans ce monde."
Soupirant, il jeta la baguette de Ron à ses pieds.
Le Gryffondor fusilla Harry du regard, mais ne lança aucun sort.
"Rappelez-vous que Voldemort a tué ma famille. Est-ce que vous vous allierez avec quelqu'un qui a tué vos parents ?" Leur demanda-t-il. "Arrêtez d'essayer d'être cool et commencez à utiliser votre minuscule cerveau," dit-il avant de s'en aller.
Harry pouvait enfin se relaxer. Il était assis sous un des arbres immenses près du lac et regardait les autres élèves courir et rire en portant des vêtements épais pour les protéger du froid de décembre.
De temps en temps, l'un d'entre eux le regardait étrangement, se demandant comment il pouvait rester là avec un t-shirt et un pantalon seulement, mais Harry ne s'en souciait pas.
Ce genre de température était parfaite pour un élémentaliste comme lui.
Il profitait de l'atmosphère quand il sentit quelqu'un s'asseoir à côté de lui.
"Salut Freckles."
"Combien de fois vais-je devoir te demander de ne pas m'appeler comme ça," dit Lillian d'un air exaspéré.
Harry la regarda et se mit à rire.
"Qu'est-ce qu'il y a de si drôle !"
"Je peux à peine voir ton visage sous tous ces vêtements."
Lillian leva les yeux au ciel. "Eh bien contrairement à toi, je déteste cette saison et je fais tout ce que je peux pour me tenir chaud."
"Pourquoi ne pas rester près de la cheminée toute la journée ?"
"Il me fallait un peu d'air frais," répondit-elle.
"Tu veux dire que tes camarades de Gryffondor t'ont pris la tête toute la journée," dit-il avec un sourire.
"Bien deviné," murmura-t-elle. "Hermione surveille chacun de mes mouvements comme un faucon. Elle a de bonnes intentions, mais ils sont casse-pieds. Le reste de la maison pense que notre amitié est malsaine et qu'apparemment, tu te sers de moi à des fins maléfiques ! "
Harry grogna.
"Et je ne t'ai pas pardonné d'avoir effacé la mémoire Hermione non plus," ajouta-t-elle.
"Comme si j'en avais quelque chose à faire," dit Harry d'une voix traînante. "Elle le méritait pour avoir fourré son nez dans les affaires des autres."
"Elle s'est avérée utile au final," dit Lillian en défendant légèrement Hermione.
"Ouais, ouais, peu importe," dit Harry. "Je ne voulais pas qu'on sache à propos de la chambre. J'ai même pensé à effacé ta mémoire aussi, tu sais."
"Tu n'aurais pas fait ça !" Dit Lillian avec choc.
"Mais je me suis ravisé," dit Harry en souriant.
"Potter," dit-elle en le pointant du doigt avec colère, mais l'effet était gâché par le fait qu'elle ne pouvait pas plier ses doigts à cause de ses trois couches de gants. "Est-ce que t'a déjà effacé ma mémoire !"
Harry fit semblant de réfléchir. "Si c'est le cas, je ne me souviens pas."
Lillian souffla. "Tu es un enfoiré, tu le sais ça ?"
"Je sais," dit Harry solennellement.
"Mon Dieu ! C'est inutile de t'insulter !"
Harry se mit à rire. "Sérieusement, Freckles, t'es juste trop facile à taquiner !"
"Rit autant que tu veux, abruti," dit-elle en grommelant.
Les deux élémentaliste restèrent assis là, à regarder le lac.
"Je suppose que tu as lu la Gazette de ce matin," dit Lillian soudainement.
"Blaise m'a raconté," répondit Harry sombrement.
"Mais est-ce que tu l'as lu ?"
"Je ne voulais pas."
"Selon la Gazette, Voldemort pouvait contrôler les ombres et les as utilisés pour détruire le pont et tuer tout le monde autour de lui," dit-elle doucement.
Harry savait ce qu'elle voulait dire.
"Est-ce que le pourcentage a augmenté ?"
"Oui," dit doucement Harry.
"Alors qu'est-ce qu'on va faire ?" lui demanda-t-elle.
Harry soupira, se leva et la regarda avec une expression indéchiffrable sur le visage. "Je ne sais pas," murmura-t-il.
"On se verra plus tard Freckles," dit-il avant de retourner vers le château. Il était sept heures et Rusard et son fidèle chat, Miss Teigne allait bientôt venir chasser tout le monde d'ici.
Après être entré dans le château, Harry ne retourna pas à la salle commune, mais se promena dans le château.
Il ne pouvait s'empêcher de penser à Voldemort et à ce qu'il se passerait s'il continuait à utiliser une telle magie.
Si Voldemort ne s'arrêtait pas, alors il ne faudrait pas longtemps avant que la créature ne se déchaîne sur le monde et, honnêtement, il ne savait pas s'il pouvait lutter contre ce genre de monstre.
Il avait fallu trois sorciers extrêmement puissants pour la vaincre la première fois et Harry avait le potentiel de devenir aussi fort que seulement l'un des frères, statistiquement, il n'avait aucune chance.
Mais la principale question qui lui traversait l'esprit, était de savoir s'il pouvait battre Voldemort en un duel en un contre un.
Cette pensée ne quittait pas son esprit et quand il passa devant la gargouille gardant le bureau du directeur, la réponse le frappa comme un coup d'éclair.
Il avait besoin d'aide.
Mais pouvait-il se résoudre à ignorer ses confrontations passées avec Dumbledore et lui parler ? Lui dire la vérité sur sa baguette et ce qui était sur le point d'être libéré dans ce monde ?
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Il n'avait pas le choix. Ses actions étaient peut-être limitée, mais ce n'était pas le cas de Dumbledore.
Le brouillard qui avait occupé son esprit toute la journée se leva soudainement et Harry se tourna vers la gargouille avec un léger sourire sur son visage.
"Je souhaite rencontrer le directeur Dumbledore," dit-il poliment à la gargouille.
La gargouille ne bougea pas, mais Harry pouvait sentir la magie se déplaçant en elle.
Un moment plus tard, la gargouille s'écarta et Harry se dirigea vers le bureau de Dumbledore.
"Entre Harry," dit Dumbledore avant qu'Harry ne puisse frapper à la porte.
Secouant la tête avec amusement, Harry entra dans le bureau.
"Ah bienvenue Harry," dit Dumbledore. "Je t'en prie, assieds-toi."
Harry s'assit dans la chaise en face du directeur.
"Puis-je demander ce qui t'amène dans mon bureau ?"
L'assurance d'Harry vacilla un instant alors qu'il se demandait par où commencer.
"Y a-t-il quelque chose que tu voudrais me dire Harry ?"
"Oui, monsieur. Mais je me demande juste par où commencer," répondit Harry.
"Pourquoi pas par le début," dit Dumbledore avec un sourire.
Harry leva les yeux au ciel. "Dans ce cas, il y a beaucoup d'endroits par où commencer," murmura-t-il. "Professeur, c'est à propos de l'attaque de Voldemort," commença-t-il.
Le sourire s'effaça du visage du directeur. "Une terrible tragédie," dit-il doucement.
"Est-il vrai que Voldemort a utilisé une capacité étrange ?"
Dumbledore soupira. "J'ai bien peur que oui et je ne sais pas comment il l'a obtenue."
"Je pense savoir d'où elle vient," dit Harry.
Dumbledore fronça les sourcils. "Que veux-tu dire ?"
Harry invoqua sa baguette et la posa sur la table.
"Cela a presque tout à voir avec ma baguette," dit-il sérieusement.
"Je ne comprends pas," dit Dumbledore en haussant les sourcils.
"Vous vous souvenez de la journée où nous avons failli nous lancer des sorts ?"
"Comment pourrais-je oublier," dit doucement Dumbledore.
"Les reliques de la mort ne sont qu'une histoire, professeur," dit Harry en faisant s'écarquiller les yeux de Dumbledore. "La véritable histoire est un peu différente de celle que le monde connaît."
"Sois un peu plus clair, Harry."
"Les reliques sont réelles, monsieur, mais elles ne font pas de vous le maître de la mort et elles ne sont pas non plus des cadeaux de la mort."
"Alors que sont-elles ?" Demanda Dumbledore avec confusion.
Harry prit une profonde inspiration. "Ce sont des cadeaux venant du mal incarné quand les trois frères l'eurent vaincu."
"Cadeaux venant du mal incarné ?" Dit Dumbledore avec incrédulité.
Harry sourit, "Je suppose que ça sonne ridicule dit comme ça, mais c'est la vérité. Ma baguette me l'a dit."
"Ta baguette te l'as dit ? Harry, tu n'es pas en train de me faire une farce, n'est-pas ?"
Harry secoua la tête et continua.
"Ce n'est pas une baguette ordinaire. C'est une baguette très spéciale que cette créature maléfique dut céder en échange de sa vie. Le second frère reçu la pierre de résurrection et le troisième la cape d'invisibilité.
À cause de leur soif de pouvoir, ils épargnèrent une créature qui reviendrait un jour au pouvoir et détruirait le monde tel que nous le connaissons."
"Ma baguette m'a présenté les frères comme les forces du bien et cette créature comme le mal, mais je pense que c'était juste un combat de survie que la créature a gagné au final. Les frères sont morts alors que la créature sera bientôt de retour dans ce monde."
"Harry," interrompit Dumbledore. "S'il te plaît, ralentit et dit moi l'intérêt de me raconter cette histoire fascinante."
"L'intérêt !" Dit Harry farouchement. "Je vous raconte cette histoire fascinante, car Voldemort est l'hôte de cette créature. Le pouvoir qu'il a utilisé pour détruire le pont n'était pas le sien, mais celui de la créature ! Plus il utilise la magie noire et plus la créature regagne conscience !"
"Plus la créature regagne conscience ?"
Harry soupira d'agacement. "D'où croyez-vous que vient la magie noire ?" Dit-il sèchement.
Dumbledore ouvrit la bouche pour dire quelque chose, mais Harry l'arrêta.
"Cette créature est la magie noire ! Je ne comprends pas très bien comment cela fonctionne, mais pour retrouver sa puissance, elle a créé la magie noire. La magie normale vient de votre noyau magique, mais la magie noire est invoquée à partir d'une autre dimension ! "
"Une autre dimension ?" Dit Dumbledore en fronçant les sourcils, essayant de donner du sens à ce que disait Harry. Et puis cela le frappa soudainement.
"Tu veux dire que l'utilisation de la magie noire alimente cette créature et que quand un certain point sera atteint, elle utilisera un hôte pour revenir dans ce monde !"
"Oui !" S'exclama Harry, content que Dumbledore ait finalement compris.
"Mais comment !" Se demanda Dumbledore à haute voix. "D'où vient tout ce pouvoir si la créature a été vaincue !"
"Après sa défaite, la créature chercha un moyen de retrouver sa puissance, mais n'en trouva aucun," dit Harry, se penchant en avant. "Des trois frères, le plus jeune était le seul qui réalisa leur terrible erreur et essaya de la rectifier en achevant la créature."
"Mais il ne pue le faire," dit finalement Dumbledore reliant toutes les pièces du puzzle.
"Exactement ! La créature, même dépouillée de toute sa puissance après son duel avec les frères, avait quelques capacités en réserve. Elle commença à posséder des humains et à corrompre leurs âmes pour se nourrir. Mais ce n'était pas suffisant, le processus était trop lent et ce n'était jamais assez pour le satisfaire."
"Corrompre une âme et la consumer comme un Détraqueur, une créature maléfique," dit Dumbledore pensivement.
"Pas exactement," dit Harry, bien qu'il se demanda au fond de son esprit si les Détraqueurs étaient l'une de ses créations. "Il ne pouvait pas utiliser sa magie, mais il réalisa que s'il possédait un humain, alors il pourrait utiliser les pouvoirs de l'humain et se les approprier pour toujours ce qui lui donna une idée terrifiante."
Harry prit une profonde inspiration et regarda Dumbledore droit dans les yeux.
"Il décida de sacrifier sa conscience pour créer un type de magie," dit-il. "Comprenez-vous ce que cela veut dire ?
"Sacrifier sa conscience pour créer la magie noire," murmura Dumbledore en réfléchissant profondément. "Et il avait le pouvoir de prendre le contrôle du noyau magique d'un sorcier pour alimenter le sien..."
Dumbledore haleta soudainement, "Cela signifie que la magie noire n'est qu'une forme de son âme ! Une personne qui utilise la magie noire alimente le noyau magique de la créature et perd le sien."
"Et quand son noyau sera suffisamment alimenté, il récupérera sa conscience et resurgira à travers un hôte," ajouta Harry d'un air sombre.
"Et cet hôte est Voldemort," dit lentement Dumbledore.
"Oui, à cause de son immersion dans la magie noire, il a commencé à exploiter directement le noyau de la créature. Plus il utilisera la magie de la créature et plus vite, elle retrouvera sa conscience."
Dumbledore entrelaça ses doigts et regarda la baguette d'Harry avec un air sérieux.
"Donc, cela signifie que les reliques de la mort n'étaient qu'une histoire pour cacher cette vérité," dit-il, sa voix remplie de déception.
"Le frère cadet inventa cette histoire pour que la vérité ne disparaisse pas, mais reste dissimulée," dit Harry en haussant les épaules.
"Mais pourquoi la baguette t'a-t-elle choisi Harry ?" Demanda doucement Dumbledore. Était-ce le pouvoir que le Seigneur des Ténèbres ne connait pas, se demanda-t-il au fond de son esprit.
"La baguette m'a choisi, car j'ai le potentiel de devenir plus puissant que le frère aîné," dit-il en se sentant un peu fier de lui-même. "Et le détenteur de la baguette est le seul qui a la moindre chance de vaincre la créature," ajouta-t-il avec un sourire ironique.
Dumbledore regarda Harry avec pitié.
"Ce n'est pas un fardeau que quelqu'un d'aussi jeune que toi devrais porter, Harry," murmura-t-il.
"C'est trop tard pour ça," murmura Harry. "Vous comprenez maintenant, monsieur ?
"J'ai compris ce qu'est vraiment la magie noire et ce qui se passera si Voldemort continue à l'utiliser. Mais il y a une chose que je ne comprends pas.
"Quoi donc ?
"Qu'est-ce que tu veux en échange de toute ces.. informations," dit-il avec un sourire.
Harry rit. "Vous avez vu clair dans mon jeu, directeur," admit-il. "La vraie raison pour laquelle je suis venu ici, c'est parce que je veux me tester contre quelqu'un qui a déjà affronté Voldemort."
Dumbledore haussa les sourcils. "Tu veux m'affronter en duel ?" Demanda-t-il avec une touche d'amusement.
"A qui d'autre pourrais-je demander cela sans que l'on me prenne pour un fou ?"
Dumbledore secoua la tête. "Harry," commença-t-il. "Je ne pense pas que tu devrais te soucier d'affronter Voldemort dès maintenant."
S'attendant à ce genre de réponse, Harry plongea la main dans sa poche et en retira la boussole et la plaça devant Dumbledore.
"Qu'est-ce que c'est ?" Demanda-t-il avec curiosité.
"C'est une boussole qui mesure le niveau de conscience de la créature," dit Harry. "Actuellement, il est à trente-sept pour-cent."
Dumbledore ne dit rien alors Harry continua.
"Quand il atteindra cent pour-cent, la créature se déchaînera sur ce monde," dit-il.
"Donc, cela signifie que nous avons assez de temps pour empêcher cela de se produire," dit Dumbledore.
Harry secoua la tête négativement. "Hier, avant que Voldemort n'attaque, le niveau était de vingt pour-cent. Et avant qu'il ne revienne au pouvoir, ce n'était qu'à sept pour-cent."
Encore une fois Dumbledore ne dit rien, mais cette fois Harry savait que le directeur était légèrement secoué.
"Faites le calcul monsieur, si les choses continuent comme elles sont, la boussole atteindra son maximum dans à peine un an. Et je dois être prêt à combattre si je veux survivre et gagner cette guerre, monsieur. "
"Pas seulement toi," murmura Dumbledore. "Chaque sorcier et sorcière capable de tenir une baguette devra être prêt à se battre pour notre survie."
Harry hocha la tête solennellement.
Dumbledore se leva brusquement, ce qui étonna Harry.
"Monsieur ?"
"Nous n'avons pas beaucoup de temps, monsieur Potter," rétorqua Dumbledore en souriant, "Voyons voir comment tu te débrouilles avec une baguette."
"Maintenant ?!"
Dumbledore fronça les sourcils. "A quoi t'attendais-tu ?" Dit-il, ses yeux pétillant.
Harry secoua la tête et se leva.
"Bien," dit Dumbledore et fit signe à Harry de le suivre à travers une porte cachée derrière sa bibliothèque.
Harry haussa les sourcils en entrant dans la pièce. C'était une salle pièce en forme de dôme dont le but, qu'Harry devina facilement, était de se battre en duel.
Dumbledore se dirigea vers l'autre bout de la pièce et regarda Harry, qui avait sa baguette à la main, l'air déterminé.
"Des règles particulières ?" Demanda Harry.
"Oui," dit Dumbledore. "Je ne veux pas que tu caches tes capacités. Si tu veux être capable de vaincre Voldemort, tu auras besoin de toutes les armes à ta disposition."
"Je n'avais pas l'intention de cacher quoi que ce soit," répondit Harry.
"Bien, alors, commençons," dit-il en sortant sa baguette. "Trois, deux, un !"
Quand Dumbledore commença son compte à rebours, Harry avait déjà commencé à rassembler de la magie dans ses pieds et quand il entendit le 'un', il apparu derrière Dumbledore, sa baguette rougeoyante, se préparant à lancer un sort de stupéfixion.
C'est pourquoi, Harry fut très très surpris quand il se retrouva ligoté la tête en bas, suspendu au plafond.
La tête en bas, il regarda le visage souriant d'Albus Dumbledore.
"Comment avez-vous su ? Dit Harry le sang lui montant à la tête, le rendant un peu étourdi.
"L'expérience," dit Dumbledore, "Même si je ne savais pas où tu étais, mon corps a réagi tout seul.
Harry fit une grimace. "Vous pensez que Voldemort aurait réagi de la même façon ?" Demanda-t-il en planifiant une contre-attaque dans son esprit. Il ne serait pas battu aussi facilement.
"Certainement," dit Dumbledore, "Mais il te sous-estimerait certainement dans un combat individuelle."
"Comme vous," dit Harry en gelant les cordes et en les brisants facilement.
Faisant une pirouette dans les airs, Harry atterrit gracieusement sur ses pieds et lança un puissant maléfice de découpage à la main de Dumbledore tenant la baguette.
Le maléfice fut bloqué et Dumbledore sauta en arrière avec une étrange lueur dans les yeux.
"Un maléfice aussi puissant et lancé silencieusement en plus. Il semblerait que tu te sois entraîné très dur."
"Merci," dit Harry en inclinant la tête puis en abaissant brutalement sa baguette, envoyant un maléfice écarlate à Dumbledore qui conjura un mur qui se désintégra au contact avec le maléfice.
Le rythme cardiaque d'Harry se mit à accélérer, sachant que le vrai duel allait commencer, alors que le professeur et l'élève se dévisageaient.
"Decollous !" Cria Harry soudainement, lançant le maléfice de décapitation au directeur tout en invoquant simultanément son élément et en gelant le sol.
Harry n'arrêta pas son assaut. Alors que Dumbledore évitait le maléfice, il projeta des pics de glace à toute vitesse vers le directeur.
Mais en un clin d'œil, les pointes se métamorphosèrent en tissu. "On continue," pensa Harry et commença à bombarder Dumbledore avec toutes sortes d'objets fabriqués à partir de glace, mais chacun était métamorphosé ou dévié par le directeur.
"Soit il voit tout au ralenti ou soit il est vraiment rapide !" Pensa Harry.
Il y eut une autre pause dans le duel après que Dumbledore ait réussi à dissiper toutes les attaques d'Harry.
"Tes sorts sont puissants Harry, mais tu te retiens encore," dit Dumbledore.
"Peut-être que c'est parce que vous refusez de riposter."
"Je riposterai quand tu parviendras à me toucher," répondit Dumbledore. "Mais à ce rythme-là, je doute que tu réussisses à t'approcher à moins de deux mètres de moi."
Harry ne put s'empêcher de s'irriter devant les paroles du directeur. Bien sûr, il n'avait jamais battu Penny en duel, mais elle avait eu un peu de mal à certains moments et il allait montrer au vieil homme de quoi il était capable.
"Confringo !" Hurla Harry et se mit à courir vers Dumbledore.
"Confringo, confringo, confringo !" Hurla-t-il successivement alors que Dumbledore déviait les sorts. Mais ce n'était qu'une distraction.
Quand Harry réduisit la distance entre eux, il leva soudainement sa main gauche et projeta un puissant jet d'eau au directeur.
Dumbledore réussit à peine à lever un bouclier pour se protéger et il grogna quand le jet percuta son bouclier de plein fouet. Le jet d'eau se divisa soudainement en deux et contourna le bouclier pour venir percuter Dumbledore par-derrière.
Haletant, Dumbledore fut projeté en avant et il roula rapidement sur le côté pour éviter le jet. Mais Harry n'allait pas laisser cela arriver !
Il allait montrer à Dumbledore l'erreur de penser qu'il pouvait vaincre un élémentaliste sans attaquer.
L'eau se divisa en quatre jets qui se précipitèrent vers le professeur qui se leva rapidement et conjura cinq planches de bois épaisses et s'en entoura pour repousser les jets d'eau.
Harry sourit alors que Dumbledore ne remarquait pas l'accumulation d'eau sous ses jambes et aussi vite que l'eau fut projetée par Harry, elle se changea en glace et perça facilement le bois, piégeant Dumbledore dans une cage de glace, ses pieds collés au sol.
Pour s'assurer que le directeur ne se libérerait pas de la cage de glace, Harry fit apparaître des aiguilles de glace dans l'intérieur de la cage et les fit s'arrêter à un centimètre du corps du directeur, s'assurant que s'il essayait de bouger, le résultat serait très douloureux.
Pour couronner le tout, tout cela s'était passé en moins de 15 secondes.
Dumbledore était sur le point de bouger sa baguette, mais Harry repéra le mouvement et une de ses aiguilles perça la main du professeur, lui faisant faire tomber sa baguette.
Souriant victorieusement, Harry se dirigea vers le directeur.
"Pourquoi ne me prenez-vous pas au sérieux, directeur ?" Demanda Harry d'un ton moqueur.
Dumbledore secoua tristement la tête. "C'est toi qui ne me prends pas au sérieux."
Harry plissa les yeux, "Je ne pense pas que vous comprenez la situation dans laquelle vous êtes, professeur."
À la surprise d'Harry, Dumbledore gloussa. "Ah ! Voilà la fameuse arrogance Serpentard," dit-il en secouant la tête.
"Stupéfix," murmura Harry, mais à sa plus grande surprise, le sortilège passa à travers Dumbledore et le directeur disparu.
"Tu ne m'as pas encore touché, Harry," dit doucement Dumbledore derrière Harry.
Les yeux écarquillés, Harry se retourna brusquement et lança un autre maléfice, mais encore une fois, le sort traversa Dumbledore avant qu'il ne disparaisse.
"Une illusion ?" Murmura Harry d'un ton interrogateur.
"Pas tout à fait," dit Dumbledore, cette fois debout à quelques mètres d'Harry.
"Mais je ne vous ai pas vu lancer de sort sur vous-même," dit Harry alors que ses yeux parcourait la pièce, essayant de repérer le vrai Dumbledore. "Et un tel sort demande plusieurs mouvements de baguette et du temps."
"Je ne l'ai pas lancé sur moi-même, mais je t'ai lancé un sort d'hallucination quand je t'ai ligoté. Je ne suis pas stupide pour affronter un élémentaliste comme toi sans me protéger," dit-il en souriant, ce qui énerva Harry.
"Et vous qui disiez que vous ne riposterez pas," dit Harry d'un ton cinglant.
"Et tu m'as cru," répondit Dumbledore.
Harry ferma les yeux et prit une profonde inspiration.
"Fermer les yeux pendant un duel Harry ?" Dit Dumbledore qui semblait amusé. "Ce n'est pas une bonne..."
Sa voix fut noyée par un blizzard soudain qui jaillit d'Harry dans toutes les directions avec une puissance phénoménale.
Hallucination ou pas, le vrai Dumbledore fut forcé de faire apparaître son bouclier le plus puissant.
FLASHBACK
C'était une autre séance d'entraînement remplie de douleurs et de bleus pour Harry.
Il avait les yeux bandés et était constamment martelé de pierres que Penny s'attendait à ce qu'il esquive sans pouvoir les voir !
"C'est inutile," dit Harry avec fatigue.
"Non, ça ne l'est pas," répondit Penny, "il te suffit de te focaliser sur cette sensation ! Qu'est-ce que tu ressens lorsque tu soulèves cette pierre avec ta magie ?
"Je la sens parcourir mon corps pour faire ce que je lui ordonne.
"Maintenant, dit à ta magie de s'étendre en dehors de ton corps ! Essaye de sentir la pierre avec ta magie et de déterminer son emplacement !"
"Je peux toujours sentir ma magie soulever des objets quand je les vois ! J'ai besoin d'avoir un contact visuel avec un objet pour pouvoir le déplacer !" Dit Harry avec frustration.
"Pourquoi t'imposes-tu des limites Harry," dit brusquement Penny. "Tu as une capacité absolument unique qu'aucun sorcier ou sorcière ne pourrait jamais posséder et tu me dis que tu n'es pas capable de la faire évoluer ? Ce que j'entends, c'est un loser."
"J'aimerais bien te voir essayer !" Hurla Harry avec colère.
"Malheureusement, je ne peux pas," siffla Pernelle. "Je vais te pousser à bout encore et encore jusqu'à ce que tu fasses ce que je veux voir !"
"Je ne peux pas faire ça !" Dit-il désespérément, ne voulant pas subir une autre heure emplie de douleur.
"Trop tard," dit Penny d'un air sombre avant de bander les yeux d'Harry à nouveau.
Un autre coup de baguette et une douzaine de petites pierres pointues s'élevèrent du sol.
"Je t'ai dit ce que je veux que tu fasses, Harry, c'est à toi de trouver une solution, mais jusque-là, nous allons continuer à faire ça jusqu'à ce que tu n'aies même plus la force de cligner des yeux.
Penny se sentait très mal de faire ça, mais elle devait être cruelle envers Harry où il n'aurait aucun espoir de survivre à la guerre à venir.
Et ainsi, le terrible entraînement continua. Harry était constamment martelé de pierres alors qu'il essayait d'utiliser sa magie pour les détecter.
Il pouvait sentir sa magie débordante de pouvoir à l'intérieur de lui, mais il ne pouvait pas lui donner forme autour de lui comme Penny le voulait ! Ce n'était pas comme s'il n'essayait pas, mais c'était impossible !
4 heures plus tard, Pernelle s'arrêta. Harry s'était effondré et ne bougeait pas.
"T'es toujours vivant ?" Demanda Penny, le frappant légèrement en grignotant un cheeseburger.
"S'il te plaît, arrête," vint un chuchotement brisé.
"Oh ! Tu peux toujours parler ?
"Je n'en peux plus."
"Tu sais quoi, Harry ?" Dit Penny, terminant son cheeseburger. "J'ai remarqué que chez les êtres magiques, quand leurs corps est poussé au bord de la mort, leur magie fait tout ce qui est en son pouvoir pour les sauver de la mort. Et si le sorcier ou la sorcière en question est puissant, alors leur magie répond en quelque sorte à leur... hmm comment dire ? ... leur dernière volonté ! "
Harry se redressa et la regarda avec horreur.
"Tu t'en approches, mais tu n'y es pas encore," furent les mots qu'il entendit avant qu'une lance ne soit enfoncée dans son épaule gauche, l'épinglant au sol.
La douleur était inimaginable.
Puis la lance fut arrachée et Harry hurla.
Penny saisit Harry et le releva. "SI TU VEUX QUE ÇA S'ARRÊTE, ALORS ARRÊTE LA !" Cria-t-elle en remettant le bandeau sur le dos et repoussant Harry.
La lance fut à nouveau enfoncée dans son corps, mais cette fois à 10cm du premier trou dans son épaule.
Un autre cri déchira l'atmosphère tandis qu'Harry reculait désespérément pour s'échapper.
La lance le perça à nouveau au même endroit et son épaule était littéralement suspendue à son corps.
"Faites que ça s'arrête," plaida Harry dans son esprit, aveugle au monde. "Faites que ça s'arrête, faites que ça s'arrête, faites que ça s'arrête," continua-t-il de répéter dans son esprit entre la douleur et les larmes.
"S'il te plaît, arrête," dit-il en sanglotant et en tomba à genoux.
Ce fut seulement à ce moment qu'il réalisa que Penny s'était effectivement arrêtée. Le souffle court, il utilisa sa main gauche pour retirer le bandeau.
Il pleuvait fort et, à travers un voile de douleur, il vit Penny debout à quelques pas de lui, le regardant étrangement.
"Laisse moi entrer Harry," dit-elle doucement, sa voix paraissant lointaine.
"Quoi..?" croassa-t-il.
"Endors-toi Harry, tout ira bien," murmura-t-elle.
FIN DU FLASHBACK
Souriant, Harry commença à répandre sa magie autour de la pièce et détecta Dumbledore levant un bouclier à l'autre bout de la pièce.
Il dirigea la majorité du blizzard dans la direction opposé de Dumbledore, le piégeant et lui faisant diminuer la puissance de son bouclier et c'est à ce moment qu'Harry envoya un énorme bloc de glace contre le bouclier, le brisant et il envoya un pic de glace à travers la main du directeur.
Dumbledore était choqué ! Non seulement Harry l'avait trouvé, mais il avait aussi réussi à le blesser !
"Je vous ai eu professeur," dit Harry avec un sourire narquois.
Dumbledore regarda sa main, puis Harry, les sourcils froncés. Il regarda ensuite autour de lui et vit les dommages causés à la pièce qui se réparait lentement.
Le sol était rempli d'eau qui leur arrivait aux genoux, ce qui était impressionnant compte tenus de la taille de la pièce et il y avait également une multitude d'icebergs miniature qui flottait autour d'eux !
"Tu aurais pu simplement me donner une petite coupure au lieu de transpercer ma main avec un pic à glace," dit finalement Dumbledore.
Harry sourit. "Ça fait du bien d'avoir réussi à vous blesser.
Dumbledore remarqua qu'Harry avait encore sa baguette à la main. "Tu peux ranger ta baguette, le duel est terminé."
"Vous aviez dit que vous riposteriez si je réussissais à vous toucher !"
"Il t'a fallu tellement de temps et d'efforts pour simplement me toucher, imagine la différence si j'avais riposté," dit Dumbledore avec un sourire ce qui rendit Harry furieux.
"Mais avant que tu ne commences à protester, écoute ce que j'ai à dire."
Harry hocha la tête avec raideur.
"Tu m'as demandé de te dire si je pensais que tu étais capable de vaincre Voldemort, c'est ça ?"
"Ouais."
"Je pense que tu en es capable."
Harry fut stupéfait. Ce n'était clairement pas ce à quoi il s'attendait à entendre. "Pourquoi ?"
"J'étais préparé à ce que tu m'attaques, c'est pour cela que j'ai pu te contrer. Voldemort s'attendra à affronter un sorcier faible et ne te croira pas capable de l'attaquer ou de le blesser. C'est pourquoi je pense que si tu attaques en premier, il ne comprendra pas ce qui lui arrive."
L'expression stupéfaite d'Harry se transforma en expression de joie.
"Mais j'ai une question à te poser Harry," dit Dumbledore.
"Quoi ?"
"Caches-tu d'autres capacités ?
Harry sourit, "Disons simplement que mon arsenal n'est pas uniquement constitué de mon pouvoir élémentaire."
"Je suppose que tu fais référence à la vitesse à laquelle tu te déplaçais ?"
"En partie, oui," admit Harry. "Mais monsieur, je veux toujours avoir un vrai duel avec vous."
"J'ai une meilleure idée," dit Dumbledore. "À partir de demain, je veux que tu viennes dans mon bureau après le dîner et je t'enseignerais des choses qui pourraient t'aider à combattre Voldemort.
"Génial !" S'écria Harry.
"Alors, tu ferais mieux de dormir un peu, mon garçon," dit le directeur en riant.
Harry hocha la tête et quitta le bureau, laissant un Dumbledore pensif derrière lui. "Le garçon est si puissant, Fumsec," dit-il à son phénix. "Sa volonté est forte aussi."
"Nous avons maintenant une lueur d'espoir."
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Voilà voilà, j'espère que cela vous a plu, votre avis est toujours apprécié !
A la prochaine !
Chapitre 36 - Ancêtres révélés ? - Partie 1
Voldemort continue ses attaques et Harry se prépare tant bien que mal à l'affronter, mais une révélation va le pousser à visiter son passé..
