Auteur: Bel Uriel Disreali

Disclaimer: Les personnages de Bleach ne sont pas ma propriété... *Récite Béli sur un ton monocorde* Bon, maintenant je peux avoir une chance d'avoir une réponse pour ma demande?

Couple: Bya/Ren

Résumé: Je m'étais promis de ne plus jamais me fier aux apparences, je m'étais promis de me battre pour mes convictions et ceux que j'aime! Mais que faire, lorsque les fils du destin nous tirent comme un pantin de bois jusqu'à la fin? Que faire… Lorsque tout est déjà écrit?

Il fut écrit...

Partie I Ce qui nous lie.

Chapitre XXXV: Brillera comme jamais le soleil...

Les rayons du soleil sont bien loin d'éclairer le ciel, du moins pas suffisamment pour le réchauffer. Les rideaux murmurent leurs contestations de se voir brider afin de leurs imposer le silence. La pièce est peu éclairée, tout juste de quoi permettre à son occupant de faire une toilette respectable, elle n'a pas voulut prendre la peine d'allumer une bougie et use de l'obscurité moins profonde. La chambre n'est pas bien grande, tout juste assez spacieuse pour le lit, sa petite table de chevet, une buanderie pour ses affaires.

Les mèches argentés, dues à sa vieillesse tombent négligemment sur ses épaules, elle soupire alors qu'elle sèche ses mains avec une serviette.

Mokona souris rêveusement, les draps de sa couche sont à peine défait, elle n'a pas eut l'occasion de dormir longtemps cette nuit encore, mais ne songe pas à se plaindre. Elle prendra un bain un peu plus tard dans la journée, pour le moment elle doit s'assurer que les préparatifs du petit déjeuner ont été bien lancés. D'un pas vif, assez surprenant pour son âge elle ouvre la buanderie, sort la tenue qu'elle va mettre. Le bruit d'étoffe est le seul son qui rempli l'espace. Elle se tapote les joues pour se donner du courage, la journée risque d'être longue...

Elle jette un coup d'œil au ciel par sa fenêtre, pestant de le voir encore s'éclaircir et le temps rattraper l'avance qu'elle lui avait à peine dérobé.

Mokona Kuchiki, intendante du clan Kuchiki tire nerveusement d'une main ses mèches pour les rassembler en un chignon qu'elle voudrait stricte, cherchant de l'autre des épingles pour attacher ce qui dépasserait tout en tentant de s'habiller le plus vite possible. Elle irait sans doute plus vite si elle faisait une chose à la fois, mais la patience lui manque déjà. Son chignon à moitié tiré elle rattrape les pans de son kimono et les ramène sur son buste, ferme et serre la ceinture du carcan qui masquera tout le jour les formes de son corps féminin. Elle arrange le col qui l'étouffe un peu et peste de se rendre compte qu'il remonte un peu trop, il lui faut reprendre une autre tenue, agacée elle jette la première au fond de l'armoire. Durant les quelques instants où elle se tient de biais et son corps réfléchit dans la glace, son regard est attiré par la surface, un tic agite sa joue, son geste se suspend... Son regard se ternie alors qu'elle lui tourne dos. Le jour perse l'obscurité en même temps qu'elle recouvre sa peau, un rayon frappe le miroir et dévoile quelque seconde ce qu'elle masque avec son kimono... La marque s'étale insolemment sur la pâleur de sa chair, elle raidit les épaules en serrant le kimono, puis elle affronte de nouveau le miroir comme pour lui prouver qu'elle fait fi de ce qu'il a bien voulut lui renvoyer comme image. Pour se prouver à elle même que ce cercle écarlate qui fleurit dans la courbure et le creux de son dos ne l'empêchera jamais d'être ce qu'elle est.

Mokona Kuchiki... Intendante du clan Kuchiki... Fille du clan Kuchiki... Femme du clan Kuchiki... Mère...

Sa main tremble alors qu'elle resserre son chignon, elle se détourne pour prendre ses lunettes. Elle se presse, rassemble et range le désordre apparent, oubliant déjà l'affront que lui avait fait la glace. En tant qu'intendante, elle avait eut le loisir, non, le devoir d'élever les enfants du clan. Elle aurait sans doute put siéger à la Chambre des mères faute de son statut, ce même statut qui lui valait cette position si unique et si privilégié.

Qu'on ne se voile pas la face, elle était une Kuchiki comme seule l'admet la logique, fille d'une mère de sang du clan. Kuchiki à part entière, noble sans doute jusqu'au bout de ses cheveux sans cela elle ne serait pas là...

Elle tapa les draps, refaisant sa couche par réflexe.

Elle était intendante grâce, ou plutôt à cause de sa tendre mère. Le clan Kuchiki est sans doute le clan le plus rigide et le plus conservateur sur les coutumes et le protocole que le Seireitei n'aura l'occasion de connaître. Cette réalité elle l'avait ancré dans sa peau...

Le scandale semblait être le pire ennemi des nobles mais cela n'empêchait pas les écarts, de sa mère elle en avait eut le premier exemple, sa naissance en avait été la preuve la plus flagrante, quelle idée d'ainsi se donner au premier venu?

On lui avait reproché son penchant pour un simple jardinier, on l'avait reprit pour son goût pour un simple paysan, on l'avait condamné lorsque les courbes de son corps s'étaient généreusement alourdit sous le poids de la conception illégale. Elle avait été rejetée car il était trop tard pour étouffer en son sein cette abomination, mais le sang était sa principale chaîne.

Ayant été banni du clan, elle avait été élevée par sa propre mère, pire affront sans doute.

De ses jours elle avait un souvenir très clair, de la douceur mêlé d'autorité avec laquelle elle la sermonnait en l'habillant, on ne lui avait jamais refusé l'éducation, ni le plaisir d'un toit. Elle lui rappelait simplement à toute heure qu'elle devait se tenir à l'écart, loin des autres enfants du clan. Ses kimonos n'étaient pas richement parés, on lui donnait des tâches de servantes, parfois de simples dames de compagnies. Toutes ses manœuvres habituellement accompli par les servantes, elle s'y était plié par habitude, il lui arrivait d'écouter derrière une fenêtre les explications d'un précepteur qui n'était pas le sien. De sa mère elle retenait le sourire paisible, alors que le soir elle s'installait à son chevet, lui énonçant un à un jusqu'à ce qu'elle s'endorme les principes et précepte du clan.

Vivre à l'écart du clan, sans en être vraiment écarté, était vraiment déboussolant...

Bâtarde. Le mot était trop insultant pour la noblesse de son sang, tout tenait dans ce principe quoiqu'il advienne, elle était le calice de la pureté du clan Kuchiki. Elle avait payé pour ce péché infâme, elle continuait de payer, jusqu'au dernier jour de son existence. Le clan ne pardonne pas, il ne pardonne jamais.

Pour la première fois, pour son anniversaire on lui avait fait don d'un magnifique kimono, elle n'oublierait jamais la joie qu'elle avait éprouvé de se faire habilité par la Chambre des mères. Comme seule le sont les femmes du clan, ont l'avait convoqué pour son Treizième anniversaire, âge auquel on considère qu'une fille devient femme. On lui avait parlé de l'importance de son sang, de son importance à elle. Puis on l'avait renvoyé, si simplement qu'elle était encore stupéfaite...

Stupéfaite... Le bouquet de fleur qu'elle portait lui avait échappé lorsqu'elle avait aperçut ces sombres silhouettes à l'entrée de leurs appartements, située bien trop à l'écart du manoir. Ils ne lui avaient pas accordé un regard lorsqu'elle avait franchit la porte, aucun d'eux n'avaient fait un geste pour l'arrêter. Ces étrangers qui n'en étaient pas puisqu'ils gardaient à toute heure les remparts du manoir se tenaient dans leurs chambres, autour de sa mère.

-Tu es rentrée très vite... Ne t'ai-je pas dit que les filles ne courent pas.

Le silence avait accueillit cette remontrance.

-Montre-moi ton kimono, tourne-toi que je vois comme tu es belle...

La main insistante l'avait fait tourner sur elle-même, elle n'avait pas put s'empêcher de se serrer contre elle, de la tenir de toutes ses forces alors que la surprise refusait de se dissiper. La terreur n'arrivait pas à percer son hébétude, même lorsqu'elle l'avait repoussé si fermement.

Puis l'un d'eux s'était penché vers elle.

-La petite n'a pas besoin de voir ça.

Il l'aurait sans doute traîné dans l'autre pièce si sa mère ne l'avait pas arrêté.

-Je veux qu'elle reste.... Regarde-moi.

L'ordre l'avait terrorisée. Ses prunelles s'étaient stupidement fixées sur elle sans qu'elle n'ose, ni ne puisse se cacher le visage. Pour l'honneur du clan...

Pour l'honneur du clan, elle avait écouté les derniers mots de cette femme lui faisant jurer qu'elle ne déshonorerait jamais son sang, celui-là même qu'elle allait verser.

Pour l'honneur du clan, elle n'avait pas reculé lorsque la lame avait tinté en étant arraché de son fourreau. Pour l'honneur du clan, le sol s'était dérobé sous ses jambes lorsque le liquide carmin avait jaillit telle une fontaine des lèvres serrées de cette mère qui l'avait élevée. Les yeux fixés dans les siens, elle avait souri, en enfonçant profondément l'épée avec une rage qu'elle ne comprit jamais. Le cri qui avait jaillit de sa gorge alors que son corps tremblant n'osait pas fuir ni rester, fit à peine tressaillir celui qui lui avait tendu la lame.

Une femme était née, afin de prendre la place de celle qui avait ainsi atteint la noblesse de leur sang. Ce n'est que plus tard qu'elle comprit ce que cela voulait vraiment dire, lorsqu'on l'avait tout simplement emporté, brûlant au passage toute preuve de son existence. Lorsqu'on l'avait dépouillé de ce qu'elle portait afin de lui apposer cette marque. Lorsque la douleur l'avait transcendé jusqu'à ce qu'elle croie en perdre la raison, alors que le feu coulait dans ses reins, au creux même de ses entrailles afin de faire d'elle le symbole de la pureté. Lorsqu'on lui avait arraché tout ce qui aurait put faire d'elle une vraie femme, pour qu'elle demeure éternellement une simple intendante.

Intendante du clan Kuchiki, éternellement fille... Mère par procuration. Tout ce que ce sceau voulait vraiment dire et qu'elle avait caché derrière son kimono et qu'elle continuerait de masquer. Mais pour l'heure, elle tournait son attention sur son «fils», le soulagement qu'elle avait ressentit en le voyant si proche du roux était inexprimable. Elle n'avait pas beaucoup dormi, mais cela ne lui était plus arrivé depuis le mariage du chef de clan, depuis sa naissance, depuis qu'on lui avait annoncé qu'elle devrait le tenir sous sa coupe et qu'elle deviendrait sa mère.

Mokona Kuchiki, gardienne éternelle de la pureté du sang du clan, ferma la porte de sa chambre avec résolution. Elle devait se presser un peu, se demandant combien de temps elle pourrait tenir la fougue du jeune chef de clan, elle songea au soucis que cela allait lui apporter.

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Un tic agita la joue du brun alors que le bruit de désapprobation arrivait à ses oreilles. Il fallait bien qu'elle prenne la peine d'entrer au moment où il était debout près de son cadet. Renji ferma brièvement les yeux, pas vraiment d'agacement loin de là, il avait de plus en plus le sentiment qu'elle le tirait d'un mauvais pas. Pourtant le Kuchiki n'avait pas changé son masque d'impassibilité, ni son aura polaire; à vrai dire il avait même l'impression que le noble s'évertuait de se montrer le plus détaché possible...

Sauf lorsqu'il le prenait à parti comme ce qui était en train de se produire. A ce moment là, il ne savait plus vraiment où se mettre, ni comment répondre. La tension montait entre eux, et il commençait sérieusement à être inquiet. Jusqu'où le brun pouvait-il aller?

Parce que se retrouver à moitié nu sur le bureau, avec son aîné au dessus de lui semblait autant tenir du fantasme que du cauchemar, surtout si Mokona faisait irruption. Renji fit un sourire à l'intendante en prenant ses distances du noble qui ne manqua pas fusiller une nouvelle fois la femme.

- En quoi puis-je t'être utile cette fois Mokona?

Un sourire monta sur ses lèvres, elle eut le réflexe d'incliner la tête en lui répondant.

- A vrai dire, je ne suis pas venue pour vous, Byakuya-sama. J'aimerais m'entretenir avec Abaraï-san, si ce n'est trop vous demander.

La requête semblait fort innocente.

- Fais.

Elle leva un sourcil.

- En privé, bien évidemment.

Il masqua l'agacement qui lui vint à cette précision.

- Le bureau devrais vous suffire me semble t-il, j'ai d'autres prérogatives que d'écouter aux portes si c'est ce que tu crains.

- Voyons Byakuya-sama! Je n'ai jamais dit une telle chose!

Renji recula d'un pas, il fallait vraiment avoir une bonne dose de sang froid pour ainsi mettre impunément le Kuchiki sur les nerfs. Avec son apparente naïveté elle se mit à glousser.

- Voyons, voyons! Ce n'est pas ce que je crains... Par contre.

Elle redevint sérieuse.

- Je ne souhaite nullement éveiller votre jalousie.

Byakuya releva un sourcil.

- Il faut impérativement que je vous prenne votre némésis pour des raisons que je ne puis vous évoquer impunément. Confia t-elle, mortellement sérieuse.

Elle se fichait de lui! O.o

- Cette farce n'est pas à mon goût.

- Je ne plaisante pas Byakuya-sama, mais je promets de vous le rendre pour le déjeuner, nul crainte je n'attenterai pas à son intégrité physique! (contrairement à vous!)

Elle attrapa Renji par le bras et le tira à elle, quittant le bureau. Le roux tourna un air désespéré vers son aîné, il ne faisait absolument pas confiance à cette vieille folle, la dernière fois... Son intégrité physique? Ça veux dire que le reste si?

- Mais! Je... Eh! Mais on va où?

- Je ne puis vous le dire, Abaraï-san. Cette fois ci ne faîtes pas l'enfant et laisser vous faire!

- Comment ça me laisser faire? Mokona! Lâchez- moi!

- Un peu de cran mon petit! Et puis je vous l'ai déjà dit, vous n'êtes absolument pas mon type!

- On peut aller discuter à côté! Mo... Aïe! Mais vous m'avez pincé là!

- Vous n'auriez pas grossi?

- Qu..

Le reste de la discussion fut inaudible pour le chef de clan alors qu'ils s'éloignaient, devait-il vraiment s'inquiéter? Après avoir soupesé, il soupira. Mokona avait du mouron à se faire. Cette fois-ci il avait affronté le plus courageusement du monde la réalité. Elle avait fermé la porte à clé avant de se tourner vers lui.

-Jeune homme.... Je me doute que vous savez ce qu'il va suivre.

Il avait reculé jusqu'à se coller au mur, cherchant du coin de l'œil une issue inexistante, il devrait passer sur le corps de l'intendante pour s'enfuir.

- Ne tentez rien qui vous serait préjudiciable...

Elle retroussa ses manches.

- Décidez-vous rapidement, nous avons très peu de temps pour les rajustements.

Il porta la main à son col, tremblant il tira sur le bord, elle se relaxa.

- Très bien, vous voilà devenu raisonnable...

Il déglutit, ce n'était pas si...

- Kamisama! Cessez de faire votre mijaurée! Je vous ai déjà mis nu une fois, allez!

Non, il ne pourrait pas! Cette femme devait être atteinte!

Un hurlement retentit dans les couloirs du manoir, certains convives cessèrent leurs activités...

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Byakuya tiqua, décidément il avait de plus en plus l'occasion de perdre son sang froid, la surprise était tellement importante qu'il lâcha la plume qu'il tenait. La stupéfaction fit tomber sa main sur le plan de travail, il plissa les yeux... Incapable de rire ou de pleurer.

-M... Mais...

Il cligna des yeux.

- Mokona!

Il reporta son attention sur l'intendante, elle tentait de garder son calme, le roux avait tout de même presque démit son épaule. Le brun ferma les yeux pour ne plus voir son cadet.

- Qu'est ce que tu lui as fait...

- Moi, rien! Lui...

Elle souffla pour ne pas exploser.

- Cette après midi, vous devez impérativement vous rendre auprès de Dame Okomo pour la cérémonie de thé. Votre déjeuner vous attend.

Sans rien ajouter elle se dirigea vers la porte qu'elle fit claquer. Byakuya porta de nouveau son attention au roux. Elle avait eut raison de Renji visiblement, les mèches sanguines lui retombaient jusque dans le dos (sans doute un défrisement en force), le kimono d'un bleu roi qu'il portait n'avait pas de manche longue optant pour l'option « laisser voir sa peau halée ». Elle avait fait les trois tresses mêlés d'or officialisant son statut de némésis, elles lui retombaient sur la tempe gauche, il se sentait assez poisseux à cause des différentes crèmes qu'elle lui avait tartiné sur le corps. Se faisant l'effet d'une poupée qu'on avait grossièrement ficelée. Le noble était aussi déboussolé que son cadet.

C'est dans une atmosphère assez tendue qu'ils mangèrent, alors que Byakuya tentait de trouver un moyen d'alléger la situation. Peine perdue et c'est encore plus mal à l'aise qu'il durent se diriger vers les appartements désignés.

- Rien ne t'oblige à te plier à ce genre de fadaise.

Finit par lâcher le Kuchiki, lui même accablé de devoir passer l'après midi à échanger des banalités.

- J'espère simplement que la théière ne m'échappera pas.

Conclut froidement le roux en se retenant de chasser les cheveux de ses tempes, il avait chaud et ne savait pas combien de temps il pourrait tenir. Dame Okomo fut ravie de les voir, à croire qu'elle n'y croyait plus. La fillette fit un immense sourire à Renji et au chef de clan, sa représentante qui était devenu livide la dernière fois que Renji lui avait accordé un sourire, baissa la tête. Renji cru qu'il hallucinait lorsqu'on le laissa dans une pièce adjacente avec Dame Tamaki, elle tint une dizaine de minutes, impassible.

- Abaraï-san?

La théière sonna en heurtant le bord de la tasse, sa concentration branlante s'écroulait, la fillette fronçait les sourcils.

- Je suis une mauvaise hôtesse?

- Non, non! Bien sur que non!

Il se retrouva embarrassé, face à l'incertitude, elle semblait hésiter.

- Mais... Alors pourquoi servir le thé est-il si difficile à faire?

Il s'éclaira, il n'était donc pas le seul! Il se pencha vers elle.

- Pour tout vous avouer... Même moi je ne suis pas doué!

Elle ouvrit de grands yeux. Incrédule...

Les négociations n'avaient pas été des plus simple, ni des moins houleuses, lorsque Byakuya soulagé pénétra dans la pièce où Renji était sensé être en train de ne pas massacrer le service à thé, il se figea.

- Deux? Pourquoi?

- Pour le nombre d'invité, il faut toujours rajouter une quantité de plus.

Fit Renji avec sagesse, alors qu'elle mordait dans un gâteau qu'il venait de lui tendre, elle notait avec attention de l'autre main les instructions qu'il lui dictait. Ils étaient dans un coin de la pièce, la fillette installée à un pas du roux, affalée dans un tas de coussin sur le ventre, elle poussa les miettes. Renji se pencha et pointa du doigt la faute d'orthographe.

- Et pour le thé de fleur de cerisier?

- Ça dépend, pour un parfum plus léger, il faut une de plus mais pour être plus marqué encore une demie mesure. Et laisser infuser plus longtemps. Pas pour le vert, sinon, il a une légère amertume. Je n'ai jamais essayé avec d'autres.

- Pareil pour le thé de fleur d'oranger. Compléta-t-elle en attrapant un autre gâteau.

- Mais pourquoi le thé de jasmin à un goût plus doux lorsqu'on le laisse plus infusé et pas le vert? Demanda Renji, elle fronça un sourcil.

- Moi aussi je ne comprends pas.

Elle lui tendit un gâteau qu'il mordit en réfléchissant. Byakuya leva un sourcil, il avait totalement ravagé le travail esthétique de Mokona en tirant avec une tresse un chignon, qu'il avait piqué afin de mieux tenir avec un ustensile du nécessaire à thé. C'était affreux la manière dont les magnifique mèches lisses avaient été entortillés! Assit en lotus, il était penché sur la feuille et analysait avec un sérieux déconcertant les informations.

- C'est comme avec les gâteaux aux morceaux de framboises. C'est très bon avec du thé vert mais le goût n'est pas terrible avec le thé au fruit rouge.

Elle leva son attention sur lui.

- Thé au fruit rouge?

Il acquiesça.

- Je ne connais pas ce thé!

Bien sûr qu'elle ne devait pas le connaître après tout, c'était l'un des plus commercialisé du Gotei, pas de la noblesse sans doute pas assez raffiné.

- Il est très bon, mais avec des cookies.

- Mère ne veut pas que je mange de cookie.

Il fronça les sourcils.

- C'est une sorte de biscuit, avec des morceaux de noisette dedans, ou des pépites de chocolat, parfois on peut même mettre les deux!

- C'est bon?

- Bien sûr! Pas autant qu'une forêt noir avec de la chantilly!

- De la quoi?

Elle notait tout ce qu'il disait, il se pencha pour vérifier ce qu'elle retenait.

- Forêt... Comme celle avec des arbres...

- Oui, oui, et noir... Hum et c'est comment?

- Avec de la crème, une montagne de crème! Et des cerises, plein de cerises alcoolisées, et du chocolat, noir généralement.

- Mais c'est amer!

- Mais la chantilly c'est le meilleur!

Mokona qui venait après lui étouffa un cri d'outrage. Les deux larrons se tournèrent, Renji avait du gâteau sur la joue, la fillette avait tâché une manche de son kimono, le nécessaire à thé avait été poussé très loin et ils buvaient dans des verres du jus de fruit. Le noble jeta un coup d'œil à l'intendante.

- Il me semble effectivement que nous n'avions nul besoin de nous inquiéter.

Le mince sourire du brun fit suffoquer Mokona, elle serra les dents en prenant les devant.

- Il se fait tard, Dame Okomo.

Elle se redressa alors que l'intendante tentait de sauver les meubles, elle s'inclina.

- Merci de m'avoir donné de votre temps, Abaraï-san. Kuchiki-dono.

Elle s'inclina.

- Avec votre permission j'aimerais fortement réitérer un autre entretient. N'est ce pas?

Elle fit un sourire au roux qui acquiesça tout bêtement, il n'arrivait pas à lui refuser grand chose.

- À la prochaine!

Fit Renji alors que Mokona refermait la porte derrière elles. C'est ce moment que choisit le noble qui ne tenait plus pour porter la main à ses lèvres et étrangler le début de rire qui lui venait. C'était sans doute cette facette du roux que Rukia chérissait tant, quelque soit les circonstances il finissait immanquablement par les tourner en sa faveur. Avait-il au moins conscience de la difficulté que devait avoir la famille Okomo pour faire de cette enfant la digne héritière de leur clan? Et lui se permettait de l'encourager avec son attitude désinvolte... Il avait bien cru que Mokona allait s'étrangler. Par réflexe, Renji entreprit de ranger le désordre qu'il avait occasionné tout en suivant du coin de l'œil le rire de son aîné.

- Renji...

Il lui fit face.

- Enlève cette cuillère de tes cheveux.

Il devint rouge en se rappelant de ce détails, pas étonnant que Mokona l'ai fusillé à ce point! Pour une raison qui lui échappait cependant, le noble était loin de partager sa colère...

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Renji pâlit en se tournant dans ses appartements, Mokona se tenait près de son lit et relevait ses manches.

- Une petite discussion s'impose, Abaraï-san.

Un autre hurlement retentit dans les couloirs du manoir, cette fois ci les convives ne cessèrent pas leurs activités...

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Renji ouvrit un œil, avisant le cadrant de l'horloge avec peine... Presque une semaine qu'il se couchait vers trois heures du matin. C'est avec un effort qui lui arracha une plainte qu'il tourna la tête sur son oreiller, il enchaînait avec un rythme harassant les cérémonies de thé, les petites sauteries inutile, les dîners interminable. Le tout agrémenté des remarques de la Nanaya, des prises de têtes avec Mokona, des caprices de Subane-dono...

Dont la dernière lubie avait été de tenter de l'initier à la harpe...

Il enfonça le visage dans le tissu pour masquer les larmes de rage qui lui venait, cette furie l'avait à moitié assommé lorsqu'elle s'était rendu compte qu'il n'était pas capable de faire la différence entre les cordes grave et les aiguë, et qu'il était encore moins capable de reproduire les mélodies. La colère parce qu'elle avait jugé bon de le traîner auprès de son fils et avait harcelé le malheureux chef de clan jusqu'à ce que celui-ci à bout ne lui arrache des mains l'instrument et ne lui joue quelques notes. Renji avait été vexé jusqu'à devenir si livide, et que même Mokona s'inquiète de son état.

Bon sang, il n'était pas noble! Alors qu'on arrête de faire de lui un animal de foire! A la bonne heure Kuchiki Byakuya savait parfaitement jouer de la harpe et alors! Quel homme avait besoin de savoir un truc pareil! Il voulait mourir dans le fond de son lit.

Quelqu'un tira les rideaux, au moment précis ou le réveil que lui avait offert Mokona se mettait à sonner comme les cors de l'enfer! Il chercha de la main l'appareil maudit dans le but de le jeter à la tête de l'intendante.

- Ficher moi la paix!

Il roula sur le flanc... Et s'effondra de l'autre coté du lit sur le parquet, renversant par la même occasion le réveil qui se mit à sonner avec un son encore plus strident. Ses pieds enroulés dans les draps il se débattit avec rage, en essayant d'attraper le réveil qu'il poussa sous le lit.

- Mais tu vas la fermer oui!

Par pur esprit belliqueux il le poursuivit sous le lit, puis le jeta contre un mur. Avant de fermer les yeux, soulagé.

-Abaraï-san?

La question lui donna de bon matin des brulures d'estomac.

- Quooooiii?

Brailla t-il en se relevant par réflexe, oubliant qu'il était encore sous le lit, on put entendre le bruit audible de sa tête heurtant durement le sommier du lit à telle point qu'il le souleva, puis le parquet, de nouveau le sommier et finalement écorcher une dernière fois le parquet... Suivit du bruit cacophonique du sommier s'échouant sur son pauvre corps. Les plaintes émergèrent de lui, il rampa pour sortir sa tête en se tenant le nez.

- Bon sang! Espèce de monschtre! On est dimanche!

Il posa la tête sur le sol, les larmes aux yeux.

- Laissez-moi tranquille.

Se plaignit-il en tentant de ne pas parler car la douleur semblait devenir encore plus assourdissante. Il se tenait l'arrière du crâne.

- J'veux mouriiiiir!

Un silence merveilleux accueillit sa requête, il entreprit alors d'ouvrir un œil qui de dessous le lit, lui permit d'apprendre que Mokona avait reçut une autre paire de jambes durant la courte nuit. Il fronça un sourcil... Une autre paire de jambe? Cette mégère n'était pas seule! Il se redressa de nouveau pour voir à qui pouvait bien être celle-ci.

Il croisa le regard du noble, le réveil rendit l'âme en une dernière sonnerie inopinée. Byakuya sentit le rire franchir ses lèvres sans qu'il ne songe une seconde à le retenir, avec du retard il porta la main à sa bouche. Il se tourna.

- Je t'avais pourtant dit qu'il lui fallait du repos.

Le Kuchiki se tourna pour quitter la chambre.

- Laisse le tranquille.

Renji soupira.... Un petit cri s'éleva dans la pièce, il se débattit sans comprendre, jusqu'à se rendre compte que Mokona appuyait sur le lit, qui pesait actuellement sur ses cotes.

- Mo...Moko... Mokona-sama..

- Oui?

- Mokona-sama!

- Que dis-t-on au réveil? Abaraï-san?

- Mokona-SAMA!

Elle appuya un peu plus fort.

- Oui?

Reprit-elle naïvement.

- O.. Ohayo!

- Oui?

- Ohayo Mokona-sama!

- Que fait-on le matin en se levant?

- On... On éteint le réveil et on le remonte.

Fit-il par automatisme.

- Bien, en aucun cas on ne le brise contre le mur comme ce matin...

- AAAAAAAAAAAAAAHH!

- N'est ce pas?

-AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAhhhh!

- Abaraï-san.

- Oui, Mokona-sama.

- Surtout il faut prendre soin d'un réveil qui ne vous appartient pas.

- Aahhhhhh! Mo... Respi... Plus...

-Vous dites?

Elle relâcha la pression.

- Pitié!

- Comment?

- Je ne le ferais plus! Par pitié! Mokona!

- Bien, je vous attends pour le petit déjeuner et avec le sourire, Abaraï-san!

Elle appuya une dernière fois, puis partit à son tour.

(Lily:Putain cette meuf c'est une sadique !O.O… waw !)

Byakuya jeta un regard sceptique en voyant son subordonné franchir la porte, et fronça un sourcil en voyant le sourire satisfait de Mokona.

- Je t'avais pourtant dit de le laisser tranquille.

- Je ne vois absolument pas de quoi il est question!

S'outra l'intendante en mimant le scandale. Il roula les yeux vers le ciel. Elle capitula.

- Et Renji n'est pas disponible pour la moindre cérémonie que ce soit.

Rajouta le Kuchiki, elle sembla ne pas admettre cette affirmation, mais se ravisa en sentant la température de la pièce chuter.

- Et nous n'assisteront pas au dîner de ce soir.

Il la défia froidement.

- Bien. Finit-elle par dire, il se radoucit.

- Tu peux disposer.

- Tout ça parce que je lui ai un peu marché dessus...

Marmonna t-elle en refermant la porte, Renji jeta un regard de biais à son aîné. Alors il savait qu'elle le martyrisait! Devait-il être soulagé de son intervention, ou horrifié car l'intendante trouverait un autre moyen de faire pression.

- Rien ne te retient ici, Renji.

Il se tourna vers le brun.

- Tu peux prendre ta journée.

Son cœur fit un bond, sa mâchoire se serait presque décrochée. Il pouvait vraiment quitter cet enfer! Une journée... Une journée loin de Mokona, de Subane, de la Nanaya! Loin de ces satanés nobles! De tous les services à thé du manoir! Il pourrait... Il pourrait quoi au juste? L'inaction du roux surprit Byakuya, il se tourna vers Renji ne s'attendant pas à le trouver aussi perplexe.

- Et... Vous? La question le laissa perplexe.

- Je veux dire, vous n'aurez pas besoin de moi?

- Nous sommes dimanche Renji, le dimanche tu ne travail pas, je pense pouvoir m'en sortir. Fit placidement le Kuchiki.

Il ne savait pas quoi faire, mais il était content. Stupidement content qu'on le laisse rentrer chez lui, sortir des murailles de ce monde.

- J'en profiterai pour porter les dossiers à classer à la 13éme.

- Si c'est ce que tu souhaites.

Le Kuchiki laissa transparaître de l'indifférence, il ne pouvait pas retenir le roux éternellement auprès de lui. Renji était libre de quitter le manoir Kuchiki... Il releva son attention, surprit qu'il soit si proche. Avant qu'il ne puisse songer à parler les lèvres du roux caressaient les siennes tendrement.

- J'y vais de ce pas! Bonne journée!

Il avait encore les yeux ouverts de surprise lorsque la porte se referma derrière son cadet. Non, il ne se mit pas à sourire bêtement! (Lily:j'y crois dure comme fer)

Ce n'est pas pour cette raison qu'il porta la main à ses lèvres. Pourvu qu'il meurt sous une pile de papier! Songea le noble.

0.o.0.o.0.o.0

Renji jeta un coup d'œil au papillon de l'enfer qui vint se poser sur son épaule alors qu'il venait tout juste de quitter la 13éme. Il fronça les sourcils, un peu surprit du message qu'il lui livrait. Après tout, un papillon de l'enfer ne servait pas à la base de messagerie personnelle! C'est intrigué qu'il se dirigea vers le lieu indiqué. Les bureaux de la 10éme furent bientôt en vue, il accéléra le pas, songeant qu'il voulait en profiter pour acheter du thé au fruit rouge afin de faire goûter la petit Tamaki. Il frappa à la porte du bureau et entra.

- Yosh! Matsumoto-san!

Il se figea en se rendant compte que le bureau n'était pas seulement occupé par la sous-capitaine qui lui sauta dans les bras.

-Renjiiiiiiiii! C'est vrai? C'est vrai? C'est vrai?

Il la repoussa afin de reprendre son souffle, fronçant les sourcils.

- Tu vas te marier?

Toshiro avait eut raison de soupirer lorsqu'il avait vu le couple, la propriétaire de Haineko n'avait pas cessé de le harceler, allant jusqu'à l'obliger à lui fournir un papillon de l'enfer. Renji poussa la porte, puis fit de nouveau face à l'assemblée, totalement perdu.

Hinamori lui fit un petit signe de loin, Shuhei appuyé contre le mur croisa son regard, Kira ne cilla pas, Yumichika rejeta ses cheveux en arrière, Ikkaku croisait les bras. Ichigo se tenait assit dans le fauteuil, le capitaine de la division installé à son bureau tentait de remplir un dossier, ses yeux tombèrent enfin sur Rukia. Il ne savait même pas qu'elle était déjà revenue!

-Qu'est ce qui se passe?

Demanda le roux, ce comité semblait brutalement plus sombre. Le shinigami en formation se leva.

-Yosh! Renji!

A quoi rimait cette réunion? Il fit face à Ichigo qui s'avança vers lui.

- Comment tu vas mon vieux? On n'a pas eut l'occasion de te voir souvent.

Le vizard croisa les bras, pour une raison qu'il ne comprit pas lui même Renji se mit sur la défensive.

- C'est quoi ce délire? C'est toi qui m'as envoyé un papillon de l'enfer?

- Officiellement c'est mon taïcho! Coupa Matsumoto en pointant du pouce le petit capitaine.

- Ne me mêle pas à tes magouilles Matsumoto.

- Ouais, j'avais besoin de te parler. Fit Ichigo, Renji se tendit.

- On veut juste savoir. Reprit Ichigo, voyant que le roux ne bougeait pas.

- Savoir quoi?

- Si c'est vrai.

Il fronça les sourcils.

- De quoi tu parles? Demanda le roux de plus en plus tendu.

- Tu te maries avec Byakuya.

Toshiro arrêta d'écrire, les souffles se suspendirent.

- Je veux juste savoir si c'est ton idée.

- De.. Mais..

Renji sentit l'air se raréfier dans ses poumons.

- De quoi tu parles pauvre con?

Il jeta un regard aux autres autour, Yumichika baissa les yeux, Ikkaku jeta un coup d'œil à Ichigo, Shuhei se redressa. Hinamori acquiesça, Matsumoto continua de le dévisager avec un peu plus de sérieux.

- Entre nous... Admet que c'est plutôt gros, non?

La phrase du roux le heurta comme une gifle, il tressaillit incapable de répondre.

- Du jour au lendemain, comme ça, tu annonces que toi et Byakuya aller vous marier, sans qu'il n'y ait jamais rien eut entre vous! Ça fait cinquante ans qu'il porte le deuil et comme ça, il décide de le quitter, pour se marier aussitôt... Avec toi?

- Et alors? La question de Renji sonna fausse, Ichigo soupira.

- Renji... On t-a tous vue à la réception.

Cette phrase semblait résumer la situation, il est vrai qu'il n'était pas à l'aise parmi les nobles.

- C'est Byakuya qui te l'a demandé?

Il mit un temps avant de comprendre le sens de la question. Il jeta un regard à Rukia qui détourna le sien.

- De quoi...

- Je te demande si c'est Byakuya qui t'a demandé d'accepter!

Il recula, les shinigami présent tressaillir de l'entendre élever la voix. Renji sentit le sol chercher à s'ouvrir sous lui.

- Vous...

Les mots trébuchèrent sur ses lèvres.

- Vous croyez vraiment qu'il m'aurait obligé à faire ça!

Il reporta son attention sur elle.

- Rukia!

- Laisse Rukia en dehors de ça!

Coupa Ichigo en s'avançant vers lui, l'attrapant par son col pour l'obliger à le regarder en face.

- Renji, merde! Je te le demande, on s'inquiète tu sais! On est tes amis!

Il dévisagea Ichigo, avant de le repousser brutalement.

- Mais vous êtes vraiment con ma parole!

Il se tourna vers Ikkaku, Yumichika, alors qu'Hinamori se tassait.

- Vous croyez vraiment qu'il serait capable de faire une chose pareille! Que j'accepterais une chose pareille! Vous!

Il était tellement furieux et surprit qu'il n'arrivait même plus à penser.

- MERDE! ON VA SE MARIER! C'EST PAS UN TRUC QU'ON ORDONNE ÇA!

Il bouscula Ichigo.

- Rukia! Dit leur toi qu'il ne ferait jamais une chose pareille!

Elle baissa la tête, alors qu'Ichigo retenait le Abaraï.

- Je sais bien que Nii-sama ne fera jamais rien contre ta volonté... Le silence plana.

- Mais j'étais aussi persuadé qu'il ne quitterait jamais le deuil.

Le roux recula, stupéfait. Alors leur couple était si improbable...

- C'est si étonnant... Si impossible...

Ichigo ne s'était pas attendu à pareil revirement de situation.

- Que lui et moi...

Le murmure fit trembler le roux avec la colère. Renji attrapa son cadet par le col et le souleva.

- Je ne sais même pas comment je fais pour écouter ces horreurs... Que tu sois capable de croire qu'il soit comme ça... Que...

Les mots lui manquaient.

-Rassures-toi Ichigo... Il ne m'a absolument pas forcé.

Le ton était froid, furieux. Il relâcha l'autre shinigami.

- Je pensais simplement que tu n'étais pas comme les autres... Dire qu'il puisse faire une chose pareille... C'est vraiment très mal le connaître.

- Parce que toi tu le connais peut-être? La question posée par Ikkaku le fit devenir livide.

- Si je me rappel bien, tu as toujours détesté Kuchiki Byakuya pour tout ce qu'il était, non? Alors qu'est ce qui s'est passé entre temps?

Il en avait assez entendu.

-Renji!

Ichigo tenta de le retenir, alors qu'il faisait face pour quitter la pièce il se figea net. Byakuya Kuchiki froissa le papier qu'il tenait en entrant, il releva son regard dans les prunelles insolentes du shinigami remplaçant.

- Kurosaki Ichigo.

Renji sentit toute la vie qu'il avait, le déserté. Depuis combien de temps le noble était-il présent? Avait-il assisté à ce qui s'était dit?

- J'ai reçu ton invitation.

Le papier tomba de sa main sur le parquet, Ikkaku se redressa comme le reste de l'assistance il était surprit. Evidemment le vizard ne les avait pas prévenut.

-Kuchiki.

C'était bien la première fois qu'il usait ainsi de son nom. Ichigo lui fit face avec le même regard qu'il lui avait adressé lorsqu'il l'avait félicité de leur futur mariage.

- Tu as tout entendu, je présume. Ce n'était pas une question, le noble avança d'un pas.

- C'était le but.

La voix polaire résonna, le regard d'Ichigo ne vacilla pas une seconde. De toute façon il n'avait jamais rien attendu d'eux, Byakuya posa son attention sur elle. Rukia recula de deux pas.

- A quoi rime tout ceci?

La question du noble mit les shinigami mal à l'aise. Ichigo fronça un sourcil.

- A savoir la vérité.

Comment ce gamin osait-il ainsi se dresser dans sa vie? Lui faire face et lui cracher aussi froidement de telle chose?

- Quelle vérité?

N'importe qui de censé aurait fuit les lieux à toutes jambes.

- Si ce mariage est vraiment de ta volonté.

Toshiro admira son cadet pour sa stupidité, on entendit la tête du petit capitaine heurté le plan de travail. Un tic agita la main du noble, sa pression spirituelle devint lourde.

- Que veux-tu dire? Sa main se serra.

- Que pour ton honneur tu ferais n'importe quoi.

- Y comprit forcer mon subordonné à m'épouser...

La tension monta brutalement.

- C'est à toi de me le dire. Continua froidement le shinigami remplaçant.

- Tu as donc décidé... De nous sauver de moi.

L'ironie de cette constatation gela les tripes d'une parties des shinigami présent. Ichigo aurait sans doute acquiescé, mais le roux le bouscula comme pour le mettre hors de portée du brun.

- Mais tu vas arrêter avec ta connerie, oui!

- Et que faut-il faire pour vous convaincre de ma bonne foi, oh grand sauveur Kurosaki?

Il porta par réflexe la main à la garde de son zanpakuto, sans même y penser la colère lui avait fait lever la voix. Renji se tourna vers lui.

- C'est un idiot!

Il n'avait absolument pas envie que le noble s'énerve. Le Kuchiki le toisait de toute sa hauteur.

- Byakuya, ne te méprends pas, on s'inquiète pour toi aussi. Je me doute que tu n'avais sans doute pas le choix pour arriver à une telle extrémité, mais tu n'es pas seul.

Si c'était une farce, le chef de clan ne trouvait pas la force d'en rire.

- Je ne suis pas venue pour que tu me juges, ni toi, ni tes pairs.

- Arrêtes... On veut juste s'assurer que ce mariage n'est pas dû à une obligation de ton statut.

- Je ne dois aucun compte à qui que ce soit!

- Tu te trompes! Au moins à Renji et à toi! Merde! On se marie pas pour son honneur ou pour une autre connerie de ce type!

Ichigo était inquiet, véritablement inquiet. Il n'avait pas eut l'intention de s'emporter pour si peu. Il mit la main devant ses lèvres en tentant de reprendre son calme. Il avait vu Renji entouré de tout ces nobles, vide, froid, perdu.

Une «connerie» de ce type... Pour une connerie de ce type! Le brun sentit la colère enfler en lui, le prendre à la gorge. Il fit un pas de plus vers Ichigo qui releva son attention. Renji était entre eux, mais cela n'empêcherait pas le Kuchiki de lui faire la peau le cas échéant.

- Parce qu'épouser Renji... Serait une « connerie» de ce type?

Le Abaraï ouvrit de grands yeux. De nouveau le noble chercha le regard de sa sœur... Rukia baissa la tête, se détourna.. Encore une fois, elle lui échappait, la douleur le vrilla à cette constatation. C'était sa faute, toute cette histoire était due au Abaraï. C'est lui qui l'avait transfusé sans jamais rien lui dire, c'est lui qui l'avait ramené sans rien lui demander, c'est lui qui l'avait lié à son destin sans jamais rien lui expliquer. Et aujourd'hui on lui reprochait d'enchaîner le roux! La main du noble se posa sur l'épaule de Renji qui se tenait devant lui. Luttant pour que son masque tienne encore un peu alors que le roux scrutait inquiet sa réaction.

C'est le Abaraï qui le tenait sous la coupole de sa dépendance! Qui avait franchit la distance entre leurs lèvres! Et pourtant une nouvelle fois c'est lui qu'on accusait d'être faux. C'était encore de sa faute si Rukia n'osait pas le regarder en face, si elle fuyait sa présence, si elle reculait à son approche! Parce que le roux avait brisé le carcan de son existence pour le jeter en pâture à ce monde dont il avait apprit à se détourner.

Alors oui, oui il l'avait obligé à se marier à lui, pour toutes ces raisons. Oui, pour pouvoir enfin enfermer entre ses mains cette fureur de vivre que lui avait insufflé le roux. Cette colère qui le traversait était due au Abaraï. Parce qu'il l'avait rempli de doute, d'émotions, de certitudes et d'incertitudes. Parce que Renji l'avait mit au pied du mur, poings et pieds liés jusqu'au sang.

Le silence qui régnait était stupéfiant, personne ne comprenait vraiment ce qu'il se passait, les deux shinigami se faisait face.

-C'est ta faute.

Murmura le Kuchiki. Il lui en voulait, c'était pour lui qu'il devait sans cesse prouver au monde autour, que ce qu'il éprouvait était bien réel alors qu'il avait du mal à l'admettre. C'était pour le Abaraï qu'il essuyait les remontrances, les rumeurs. C'est pour lui que son self-contrôle avait tendance à s'ébranler, que la colère lui brûlait les veines presque autant que le désir déplacé qu'il suscitait en lui.

- Il m'énerve.

Poursuivit le noble en serrant le tissu sous ses doigts.

- Ils m'énervent tous.

Les nobles, sa famille, le Gotei, sa sœur... Tous. Pourquoi n'acceptaient-ils pas tout simplement, lui devait bien le faire, non? Sa poigne tira sur le col, rapprochant le Abaraï de lui.

-Ta faute. Tout à toujours été de ta faute.

De la colère, trop, du désir, encore plus. Il foudroyait du regard son cadet l'obligeant à faire face à ses prunelles anthracite qui jetaient des éclairs.

- Ce sera toujours toi le fautif.

Sa main finit de rapprocher le Abaraï de ses lèvres, de sa portée. Et il ne se gêna pas pour lui faire comprendre la rudesse et la force de sa rage. La morsure le fit reculer alors que son aîné le tirait fermement à lui comme pour lui faire comprendre qu'il ne lui échapperait jamais. Byakuya passa la barrière sans remord, alors que d'une prise autoritaire il lui serrait la nuque. Renji tira sur le col à sa portée comme pour se défaire de cette prise tout en ayant conscience qu'ils n'étaient absolument pas seuls. La langue du brun dicta la caresse, la main du roux échappa à sa première prise, Renji arrêta instantanément de tenter de reculer. Cherchant à reprendre quelque part le souffle que le brun lui volait, alors que le Kuchiki menait avec fermeté le balai.

Le noble rompit brutalement l'échange, portant la main à ses lèvres. Il ferma brièvement les yeux alors que Renji restait pantois, les bras ballant.

- Je... Présume que cette preuve te suffira.

Renji qui voyait des petits nuages partout ne fronça même pas un sourcil; alors que les autres shinigami étaient encore sous le choc. Byakuya leur tourna dos. Un sourire débile accroché au visage, Renji fixa son aîné.

-Renji... On rentre.

Le roux se tourna maladroitement vers Ichigo, rouge comme une pivoine. Il était incapable d'effacer de son expression le bonheur qui le transcendait.

- 0n vous enverra les cartons pour le mariage!

Il emboita le pas à Byakuya sans jeter un coup d'œil derrière lui. Après avoir refermé la porte, Renji se pressa de le rejoindre. Avant de se pencher à son oreille.

- Merci.

Il put voir les joues de noble chef du clan Kuchiki devenir écarlate, il continua d'avancer le dos droit et mort de honte.

-Si cela vient à s'ébruiter je tuerais de mes mains tous les témoins.

Ils firent encore quelques pas.

- Et efface ce sourire stupide de ta face!

0.o.0.o.0.o.0

Alors que le noble prenait la peine de s'installer de nouveau derrière son bureau, la porte claqua si fort qu'il en fut surprit. Renji recula par instinct, une chope tomba brutalement dans la pièce, le chef de clan se redressa.

- Je crains qu'une petite discussion s'impose.

Il releva un sourcil à cette affirmation.

- Et en quel honneur?

Demanda le noble cherchant déjà une échappatoire. Mokona était livide, pire que furieuse elle toisait son cadet.

- Parlons-en de votre honneur, espèce de gamin écervelé... Il a bon dos votre honneur! Surtout lorsque la quasi totalité des convives vous voit vous promener en compagnie de votre prétendant, alors qu'on vous dit malade au point de ne pouvoir tenir vos fonctions!

Un silence accueillit cette joyeuse nouvelle! Renji fut tétanisé.

-Il n'y a pas que votre honneur qui a bon dos! Lorsque le clan est ridiculisé de vous voir passer la grande porte, vous avez idée de comment nous allons pouvoir justifier cette aberration?

Elle ferma les yeux en expirant pour calmer sa rage.

- Le Conseil, le clan, les convives... Ont eut le plaisir de vous voir presque pendu au bras de votre némésis!

Le chef de clan devint livide à son tour, c'est surtout que cet idiot avait jugé bon de l'empêcher de se vautrer dans une flaque de boue en le retenant. Sans penser une seconde que le noble était apte à se déplacer en shunpô.

L'intendante se crispa, sa main serra le haut de son kimono c'est dans ce genre de cas qu'elle regrettait d'être ainsi ficelée. Byakuya sentit une sueur froide lui couler dans le dos alors qu'elle le fusillait, Renji ouvrit de grands yeux... La pression spirituelle de la femme se mit à grésiller. Le chef de clan se tassa imperceptiblement.

- Mo...

- Vous étiez sensé rester dans votre bureau pour la journée me semble t-il?

- Ce n'est pas ce que tu crois...

- Oh! Vous savez pertinemment ce que je crois, n'est ce pas? Elle fit un pas vers lui.

- Non, non! Justement! Il jeta un coup d'œil discret à la porte.

- Mokona, voyons tu sais que je ne ferais jamais une telle chose...

- Ridiculiser le clan, votre mère... Me ridiculiser aux yeux de tous sans la moindre vergogne...

- Mo...

La porte de l'autre bureau claqua brutalement! Renji regarda la place vide du brun, et celle désertée par l'intendante. Il put percevoir un bruit de lutte, de protestation.. Et de remontrances.

- Non... Mokona... je te jure...

Il y eut le bruit cacophonique du bureau renversé.

- KAMISAMAAAAAAAAA!

Ce cri fit bondir Renji en arrière, quelque chose heurta la porte.

- Le clan! Tout le clan! Scanda la voix furieuse de l'intendante.

- NOBLE CHEF DU CLAN KUCHIKI!

L'onde de reiatsu figea Renji.. Ce n'était tout de même pas Mokona qui...

- NOOOOOOOOOOONNNNN! Nouveau bruit de meuble renversé, cette voix... Était celle du noble.

- Voulez vous que je vous rapporte toutes les impertinences qu'on a put dire à votre sujet! Je ne vous demande qu'une chose! Une seule!

*Bruit de bois brisé*.

- Ce n'est pas si compliqué! Faire semblant de respecter le protocole! Voulez vous ruiner nos efforts! Ruiner votre honneur! Ruiner tout ce à quoi vous tenez! Il suffirait d'une motion pour que le mariage soit annulé!

- Mokona! POSE-ÇA! Quelque chose heurta lourdement la porte, Renji recula effrayé.

- Mais peut-être que je devrais vous faire comprendre mon point de vue avec des arguments plus physique!

Silence. Renji colla l'oreille à la toison complètement captivé.

- MOKONA! NON!

Renji eut le souffle coupé par la vague de force qui balaya le manoir. Ses cheveux se hissèrent sur sa tête, il se décolla du mur en tremblant...

- Vous irez présenter vos excuses au clan! Et au Conseil!

Le roux porta la main à son ventre, se disant qu'il avait mal entendu.

- En aucun cas on ne doit vous voir seul avec lui! Ais-je été clair!

Il y eut un bruit de pas, la porte vacilla et tomba avec ses gonds.

- C'est la dernière fois que je vous reprends de la sorte. Elle épousseta sa tenue, jeta un coup d'œil au Abaraï.

- La prochaine fois, je vous inclurais dans mes explications.

Le roux se colla contre la surface, alors qu'elle quittait le bureau pour de bon. Il avait encore du mal à y croire... Un sort de ce niveau... Non... Il avait mal comprit... 89..... (c'était sur il avait mal comprit..) Mokona Kuchiki était la seule chose que redoutait le si respecté chef de clan. La seule personne qu'il ne pouvait affronter. Il grimaça...

Faire semblant de respecter le protocole passait par une série de singerie et d'hypocrisie de toute sorte que Renji avait du mal à accepter. Dire qu'il s'en voulait ne soulagerait pas son aîné, et le brun faisait tout pour ne pas se faire remarquer par l'intendante du clan.

Le Kuchiki avait finit par sortir du champ de carnage, s'appuyant sur la chambranle restante et reprenant son souffle. Très pâle, il plissait les yeux, le corps endolori d'avoir été heurté par le bureau qu'elle lui avait jeté. Il porta la main à la chute de son dos, incapable de se redresser vraiment, il avait l'impression qu'on l'avait piétiné.... Il regrettait d'avoir apprit avec elle les sorts de kidô. Il trébucha un peu en faisant un pas, son dos cria et il fut incapable d'étrangler la plainte qui lui vint. La dernière fois où elle avait été aussi furieuse elle l'avait suspendu la tête en bas... Il blanchit au souvenir et eut mal au cœur. La moitié de sa tenue était déchirée alors qu'il tentait de ne pas tomber sous la poigne impitoyable de la femme, car il n'y avait rien de pire que d'être piégé physiquement, elle avait faillit lui arracher les oreilles la dernière fois où elle avait eut la chance de le gronder.

Il porta la main à sa nuque et soupira, la moitié gauche de son visage était sillonné d'un filet de sang dû à la chaise qu'il n'avait pas put éviter. On toqua, il se redressa aussitôt près à faire un shunpô au premier signe de récidive. Subane posa un regard sans compassion sur son fils.

- Il faut toujours que tu la mettes dans des états pas possible! Je peux comprendre que tu souhaites avoir un peu plus d'intimité avec ton némésis, mais ai au moins la jugeote de ne pas t'afficher comme tu l'as fais! Il va encore falloir payer les frais d'un nouveau bureau...

- Je suis innocent! S'outra de nouveau le noble.

- Va donc expliquer ça au Conseil.

0.o.0.o.0

Renji comprit mieux pourquoi le noble se repliait derrière le protocole pour tout. Il laissa glisser son regard sur son aîné qui semblait s'être remit plutôt vite de l'accès de colère de Mokona. A vrai dire il semblait même être passé à autre chose comme s'assurer de ne pas dépasser la ligne. Renji soupira, il était tout de même épuisé et se demandait encore comment son aîné pouvait tenir, il se sentait tout de même sur les nerfs. Entre hier et aujourd'hui il avait l'impression que tout pouvait être chamboulé, que le monde changeait de visage.

Le roux se gratta la nuque, jetant sur le coup un regard autour, il lui semblait reconnaître ce couloir... Le noble se sentait soulagé d'avoir trouvé une échappatoire de quelques heures. Il avait prit le prétexte d'un archivage important... Le brun avait dans l'idée de les soulager tous les deux en renvoyant le roux dans ses appartements. Même si cela passait par déambuler durant une demie-heure dans les couloirs les moins fréquentés en compagnie du Abaraï... Déambulés seuls. Une petite voix siffla avec force que cette situation ne devrait pas avoir lieu. Il en était à se tracasser de comment il pourrait éviter que Mokona ne l'écharpe lorsque Byakuya s'arrêta net.

- Ce n'est pas une mascarade.

Silence.

- Et la prochaine fois que Kurosaki se dressera contre moi...

La menace était à peine voilée. Le regard du noble se reporta sur lui, et durant de longues minutes il ne sut comment interpréter la situation. L'anticipation le fit sursauter lorsqu'il aperçut le début d'un sourire qu'il avait finit par craindre. C'était la preuve visible que le Kuchiki n'allait pas tarder à le mettre mal à l'aise où à faire du yoyo avec ses émotions.

- On ne devrait pas être là...

Souffla Renji pour se donner bonne figure, voulant dissiper la tension sous-jacente.

- Effectivement.

L'idée traversa brièvement le Abaraï, le noble n'avait tout de même pas orchestré tout ça! Pas après la crise qu'avait piqué Mokona! La première contestation qu'il se fit à cette hypothèse fut balayée lorsque le brun s'avança dans son périmètre. Après tout, Mokona au même titre que Subane connaissaient beaucoup mieux le noble que lui, et si ces deux femmes n'arrêtaient pas de lui faire des rappels c'est qu'elles devaient savoir pertinemment que le chef de clan était capable de ne pas en tenir compte...

Lorsque son dos se posa contre le mur il en eut la certitude que tant qu'il ne se faisait pas surprendre, le noble serait capable de faire fi de toutes ces règles qu'on lui imposait. Renji n'avait vraiment pas envie de recevoir un sort de kidô de Mokona, et il se doutait qu'une servante pouvait surgir au coin du couloir à n'importe quel moment! Comment faire comprendre à son aîné qu'il tenait autant à sa vie qu'à son intégrité...

- Nous ne devrions pas rester dans ce couloir.

Le brun leva un sourcil.

- Est-ce une invitation à me rendre dans tes appartements?

Renji ouvrit de grands yeux, il n'avait pas dit ça!

- Non! C'est juste que Mokona...

Le brun eut du mal à ne pas faire la moue à cette évocation.

- Pour l'amour du ciel Renji, j'ai déjà assez souffert d'elle pour ne pas éprouver le besoin que tu évoques son nom en son absence.

Le spectre de son intendante lui donna l'envie de jeter un regard par dessus son épaule, elle serait sans doute capable de surgir de derrière un vase qu'il n'en serait qu'à peine surprit, c'était un démon.

Non, Byakuya Kuchiki n'était pas en train de harceler son cadet, la façon dont il posait ingénument son attention sur ses lèvres était dû à une simple réflexion... Pas à une envie de se pencher vers lui.

Senbonzakura lui souffla doucement l'idée qu'un couloir était un lieu assez peu conventionnel et qu'il devrait sans doute se retirer un peu à l'écart, pour échapper à toutes rencontre fortuite de son intendante le recherchant. Un lieu paisible et discret... Comme derrière cette porte là. Il réfléchit intensément essayant de se souvenir de ce qu'était cette pièce. L'aile Est était très peu occupé mais si il tombait en plus sur l'une des rare chambres utilisées... Après une brève concentration, il se dit qu'il y avait une chance sur trois pour que se fut une chambre, deux sur trois un placard.

- Que dirais-tu d'une petite visite, il me semble qu'il y a un passage qui nous permettra de passer inaperçus.

Visite? Le roux se décolla du mur, surprit de cette proposition inopinée. Il fronça tout de même un sourcil en voyant son aîné pousser la porte à quelques mètres et entrer. Un placard, ou dû moins une réserve que Renji reconnut de suite, c'est ici que Mokona l'avait envoyé ranger une pile de draps. C'est à peine surprit qu'il entendit la porte se refermer derrière lui, tu parles d'un raccourcit! Il avait de plus en plus l'impression qu'il ne devait absolument pas se fier au dire du noble, qui de toute évidence avait une capacité surprenante à dire n'importe quoi, pourvue que les résultats soit les bons.

- Je me doute que visiter une réserve est loin d'être la pièce vers laquelle est sensé mener votre raccourcit.

Prit en faute, le noble plissa les yeux, il n'aimait pas l'amusement dans sa voix.

- Que veux-tu dire?

- Que Mokona a sans doute raison de se faire du mouron...

-Oh.

L'exclamation tomba à plat, alors qu'il scrutait la pièce, se demandant finalement s'il n'aurait pas préféré que ce soit une chambre, parce qu'il y avait quelque chose tout de même d'assez sordide de se retrouver dans un tel lieu, pour ce genre d'idée... Oui, Byakuya Kuchiki était quelqu'un d'intègre qui n'avait en aucun cas entraîné à l'écart son némésis dans un but délictueux.

- Mais je te rassure, ce n'est pas pour moi qu'elle se fait du mouron...

Il jeta un regard appuyé à son cadet qui pour le coup mit quelques secondes à comprendre le sous-entendu. Le noble n'était pas capable de... Non! Voyant le cheminement de l'appréhension sur le visage du roux, puis la façon dont il sembla devenir vaguement nerveux, Byakuya ne put masquer le sourire qui lui vint.

Troublé, il pouvait sentir la reiatsu de Renji changer imperceptiblement.

Allait-il lui faire peur? Renji aurait voulut protester, comment devait-il faire face à Byakuya Kuchiki entreprenant? Le noble avait-il la moindre idée de toutes les implications qu'il y avait à ainsi se rapprocher d'un homme? Il se doutait que ce n'était pas dans les mœurs du chef de clan d'assouvir ce genre de passion. Alors pourquoi s'acharnait-il à le pousser dans ses retranchements? Était ce vraiment ce que le brun attendait?

- Cette pièce ne te plaît pas?

Demanda fort naïvement le brun en se rapprochant de la porte où il était acculé comme décidé à partir. Allait-il laisser le champ libre au Abaraï? Pas avant d'avoir prit ce qu'il voulait du moins. Renji sut qu'il était piégé lorsque le brun mit une main sur la porte, près de son épaule. Il n'y avait pas de Mokona pour intervenir.

- Je ne vous imaginais pas comme ça.

Était-ce un reproche? Cette phrase laissa un goût amer sur la langue du Kuchiki alors qu'il se rapprochait de son cadet. Pourquoi Renji n'était-il pas plus confus, surprit, gêné comme il l'avait toujours été. Pourquoi lui faisait-il face de cette manière? Byakuya aurait sans doute reculé si le roux lui en avait laissé le temps au lieu de se jeter sur ses lèvres. Il ne s'attendait pas à ce que son cadet puisse prendre la moindre initiative, quelque part son orgueil se révolta. Malgré le frisson qui lui monta dans les épaules, il se sentit agacé de cette poigne avide qui le rapprochait du corps de son cadet. Renji eut le souffle un peu coupé lorsque le brun le plaqua, il fronça les sourcils pour reprendre pied. La main tira les mèches rouges le faisant râler. Ce n'était pas de la douceur, la façon dont il mordit la pulpe le fit heurter la porte de la tête. Le noble profita du fait que son aîné soit déboussolé pour reprendre ses marques, reprendre la main en menant cette danse dont il aurait dû être l'unique décideur. La plainte qui monta de Renji fit écho dans son ventre, faisait sa main se resserrer par instinct comme pour ne pas lui laisser d'échappatoire.

Des lèvres, ses lèvres... Qu'il n'aurait jamais dû s'approprier avec autant de conviction et de désir, le brûlaient de leurs contacts. Cette langue, sa langue... Qui faisait battre le sang dans ses tempes lorsque la caresse et le ballet devenait tout juste plus tendre. Le souffle manqua trop rapidement au Abaraï, il se recula alors que leurs souffles chaud se mêlaient encore, toujours trop proche.

Le noble allait-il assumer les conséquences immanquables à un tel écart. Renji ne savait que trop penser lorsqu'il alla toucher la peau dénudée, comme placée en offrande, de sa nuque. Douce, si tendre qu'il ne put s'empêcher de faire courir la pulpe de ses doigts, jusqu'à la racine des cheveux ébènes prisonniers du protocole de fils d'or qu'on leurs imposaient. Byakuya ne réussi pas à masquer le frisson violent qui lui remonta dans l'échine, ni à calmer sa respiration trop chaotique pour son bien.

Renji ne se laisserait pas faire, tel était le message que lui porta les lèvres à demi-clauses contre lesquelles il heurta son nouveau baiser. Sa surprise fit sourire le roux, qui regretta son affront lorsqu'il l'obligea à lui offrir ce qu'il lui réclamait. Le Kuchiki ne demandait pas, il prenait. Il dû lutter contre la prise de son cadet, la main se raccrocha à la taille du noble alors qu'il soutenait sa nuque.

La rage brûla brièvement dans les veines du Kuchiki, il se recula difficilement ne voulant pas capituler lorsque son cadet le repoussa dans ses retranchements ainsi que dans la pièce. Cette faculté qu'il avait à se dresser contre lui, à le sortir de ses gonds, tout ce qui faisait que Renji le tenait à l'heure actuel par la taille et continuait de le maintenir dans sa poigne le fit gronder.

Il n'aurait jamais penser qu'un tel son puisse venir de lui, alors que le désir et la crainte se mêlaient dans ses veines. La brimade fut douloureuse et lui prit une grimace, la main tira impitoyablement la racine de ses mèches sanguines.

Il y eut un bruit cacophonique lorsqu'ils heurtèrent les étagères à l'intérieur de la grande buanderie, résultat du terrain qu'avait cédé le Kuchiki malgré lui. Il jeta un regard furieux au roux en reprenant sa respiration. Ce dernier ne semblait nullement repentant au vue du sourire débile qu'il affichait. Il défia son cadet en refusant son jeu échappant inopinément à ses lèvres par un sursaut de fierté.

- Il était question de visite... Non?

Le brun ne prit pas part à la plaisanterie, surtout que se retrouver acculé dans une buanderie comme il l'était semblait plus le fait d'une profonde faiblesse que d'une véritable force. Encore en train de réfléchir Byakuya n'eut pas le temps de faire comprendre à son cadet à quel point il lui en voulait, lorsque Renji lui releva tendrement le menton...

Il détestait cette tendresse qui le laissait démunit, attentif, presque livré lorsqu'elle venait du roux. Contre elle, il ne pouvait pas être brutal, il ne pouvait pas se dérober, c'est tout juste s'il ne flanchait pas, une arme que le roux semblait manier avec dextérité.

Senbonzakura s'insurgea en voyant que son possesseur était bien loin de repousser son némésis. Puis comme pour écarter les protestations de son zanpakuto et le reste du monde qui aurait encore put les surprendre, sans réfléchir et par simple réflexe Byakuya attrapa un bâtant qu'il tira afin de resserrer l'intimité qu'ils partageaient. Ils furent plongé dans une semi obscurité qui les surprit tous les deux... Le mécanisme pratique avait fait suivre l'autre pan. Renji releva son attention.... ( C'est pratique ce genre de porte! T'en ferme une, y'a l'autre qui suit! ^__^)

- Qu'est ce que...

Le reste de la phrase fut étouffé pour de bon, lorsque le corps du Abaraï heurta avec un peu moins de ménagement les étagères qui jusqu'ici encadraient son aîné. Ici, qui lui reprocherait de ne pas retenir sa fougue?

Une plainte de douleur échappa à Byakuya lorsque son cadet attrapa par inadvertance une tresse épinglée plutôt durement par Mokona. Il chassa d'une main agacé ce pic de souffrance, et frissonna lorsque le Abaraï repoussa un coin de sa tenue pour livrer à son toucher la peau qu'il pouvait atteindre.

Chaotique...

Chaotique, leurs souffles partagés. Il y eut un autre bruit cacophonique, qui rappela instantanément à Renji que la dernière fois qu'il était venu c'était pour ranger une pile monstrueuse de drap, qui à la seconde actuelle ne manqua pas leurs tomber sur le dos et la tête. Une pluie inopiné, accompagné des étagères branlantes car à la base surchargées.

Une avalanche qui dans d'autre circonstances aurait put les ensevelir s'ils n'étaient pas debout à ce moment là. Le minimum d'espace qu'ils occupaient se retrouva jonché aussitôt de draps, réduisant leurs mouvements et qui ne tarda pas plus à les faire chuter. Renji serra les dents, il lui sembla qu'un morceau de l'étagère venait de lui rentrer dans l'une de ses cotes. Il reporta aussitôt son attention à son aîné pour s'assurer qu'il n'avait rien, captant au passage une surprenante coloration aux joues de son supérieur.

Si Mokona les débusquait... Byakuya eut la brève certitude qu'il devrait dire adieu à sa virilité dans le meilleur des cas... Où à Renji dans le pire. Difficile de faire un choix entre ses deux là. Il sentit le sang lui monter au visage lorsqu'il capta que le roux se retrouvait sous lui, leurs regards se croisèrent.

Le noble était débraillé, le col de son kimono défait et laissait voir le haut de son torse, Renji ne réfléchit pas plus et céda à son envie qui fut d'attirer à lui son aîné et de plonger son visage au creux de son cou. La main du brun se crispa sur un drap, il eut un mouvement de recul qu'accusa le Abaraï en les faisant pivoter, et pour le coup cloua sur place toute fuite.

La voix narquoise de Senbonzakura résonna au fond de son esprit, il préféra ne pas chercher à discerner les mots en lui intimant l'ordre de se taire. Plongé entre les draps, Byakuya se tendit à la première morsure qui lui envoya une onde dans le ventre. C'était à croire que Renji voulait goûter la moindre parcelle à sa portée, scrutant attentivement les réactions de l'autre. Satisfait d'être lové au dessus de lui, étourdit de la sensation de ce corps moulé contre le sien comme des plaintes remontant de la gorge de son aîné.

N'était-il pas en train de faire capituler Byakuya Kuchiki? La main qui tira ses cheveux en arrière le fit sourire. Byakuya avait conscience que la situation lui échappait, mais cela avait toujours été le cas avec le Abaraï depuis le début.

Le noble lui pardonnerait-il? Le bruit d'étoffe était presque obsédant, mêlés aux souffles, aux plaintes étouffés. Pousser le rempart de tissus, laisser vagabonder ses lèvres au grès de la douceur de la peau toujours un peu plus dévoilé. Renji ferma à peine les yeux comme pour mieux se plonger dans les sensations grisantes. Loin de dériver comme il l'aurait voulut, alors que la main du noble pressait avec force sa nuque comme pour rester accrocher à une réalité. L'explosion de papillon dans son ventre remonta dans sa gorge et lui brula le torse, Byakuya tenta de museler sa respiration haché. Le caprice le fit tirer durement les cheveux de son cadet pour reprendre un autre échange langoureux. Une monté de désir qui le fit froisser avec agacement tout ce qui séparait le roux de son contact, sans vraiment savoir pourquoi il voulait tant de se toucher. La friction fit monter un peu plus de sang aux joues de son aîné...

Une étreinte déjà suffocante de deux corps près de s'enlacer trop étroitement. Les mains du brun poussèrent avec obstination les vêtements comme il pouvait, désordonné et acharné il fit le contour des épaules qu'il venait de délivrer. Byakuya aurait sans doute renversé son cadet si celui-ci ne venait pas de le clouer sur place de tout son poids, il suffoqua cherchant vaguement à reprendre une respiration que lui refusa le Abaraï. Ce dernier venait de déclencher une onde de plaisir pur dans ses reins sans qu'il ne sache vraiment comment. Il ne songea pas au bruit suspect qui devait remplir à ce moment précis l'espace, serrant la mâchoire par peur que le son de sa propre voix ne brise la tension qui le parcourait. Nerveuse la poigne qui l'attira de nouveau vers les lèvres de son aîné, Renji gémit presque outrageusement à l'échange ravageur.

«Silence!»

Songea le Kuchiki en percevant la respiration erratique à son oreille, il ne voulait pas l'entendre, il ne voulait pas le voir, le tenir était déjà trop pour lui. La façon dont ses mains se crispèrent sur les bras du roux était le signe qu'il voulait reprendre le dessus.

«Silence, silence, silence, silence! SI!»

Il écarquilla les yeux, son cœur fit un bond alors que sa voix traîtresse passait la barrière qu'il lui avait imposé. Il était furieux contre lui même, contre le roux, de toutes ses réactions trop violentes, trop étourdissantes. Trahit par la simple morsure d'un point érogène. Il ne pouvait pas admettre que l'autre mène ainsi la danse, joue avec sa personne! Un feulement émergea du Abaraï, sa main tira une couverture au dessus de la tête du brun pour ne pas le briser en le serrant contre lui.

Un balet fiévreux, nerveux et maladroit qui les mena à un rythme de plus en plus saccadé vers le point de non retour. La plainte indécente monta des lèvres du roux, il ignorait comment mais le noble avait prit le pas, la langueur de cette valse mettait à mal sa concentration. Son esprit se brouilla alors qu'il cherchait encore à capter le plaisir du brun, vaincu il ferma les yeux.

- Ren...

Une syllabe de trop, à peine murmuré et qu'il cru avoir imaginé. Il manquait si peu, si peu pour que cette tension insoutenable ne le quitte enfin qu'il poussa l'audace. Un geste qui fit frémir son cadet, qui les surprit tout deux et les fit plier sous le plaisir. Il n'aurait jamais cru le noble capable de pousser aussi loin les limites de l'indécense. Une caresse incendiaire et déplacé qui lui prit les tripes.

- Je...

….

Essoufflé, lové dans un couffin de moiteur insupportable, les quelques mots balbutiés s'ancrèrent dans les pensées de Byakuya, encore confus alors que le rythme de son cœur s'apaisait. Une torpeur lourde leurs tomba sur les épaules.

«C'est un idiot»

Songea froidement et avec un détachement qui le surprit lui-même le brun. Cherchant l'écho de cette déclaration dans sa propre poitrine, mais c'est à croire que la délivrance avait apaisé et anesthésier la moindre parcelle de sa raison.

«Un véritable idiot...»

Sa main se posa en un geste las, et irréfléchi sur les mèches rouges qui barrait sa peau perlé de sueur.

«Un idiot qui ne me laisse pas insensible...»

Le noble ferma les yeux, incapable de chercher à fuir ce cocon rassasié et repus au point d'en devenir amorphe. Il ne fronça pas un sourcil lorsque les lèvres obsédantes de son cadet se posèrent sur sa peau. Il avait lutté jusqu'au bout, contre la frustration, contre le désir, contre le plaisir et ne comprenait pas la vivacité de l'autre. Ses nerfs affamés de contact avaient été saturés, ce corps contre lui qui l'avait tant troublé, lui apportait maintenant l'harmonie. Tactile, cet idiot était tactile au point de le surprendre, il n'arrivait pas à comprendre le pourquoi de ses caresses furtives. De ces baisers papillons.

Le temps n'avait pas vraiment d'importance.

Il aurait voulut être capable de s'offusquer, de remettre le roux à distance, mais une langueur absurde l'empêchait de ne serait-ce que protester contre son attention. Byakuya ouvrit difficilement un œil pour scruter les alentours et la pile de couverture dans laquelle il baignait. Un petit tic d'agacement le fit bouger la tête, gêner par la sensation des lèvres du roux marquant son épaule.

- L'heure du dîner ne devrait tarder, vous ne pouvez vous permettre de vous faire porter pâle... Byakuya-sama.

Renji se figea, le noble ferma les yeux comme pour se convaincre qu'il n'avait pas entendue cette voix à travers la toison... Dans un geste désespéré il plongea la tête sous un drap pas loin, glissant un peu plus sa silhouette à l'abri de celle de son cadet. Elle devrait venir le cueillir de sous Renji si elle voulait lui faire la morale.

L'intendante soupira.

- Je ne peux pas vous attribuer plus longtemps, soyez raisonnable. Ne m'obligez pas à intervenir.

Il y eut le bruit caractéristique d'une porte ouverte, Byakuya ne put voir l'expression de Mokona d'où il était. Alors que la luminosité venait d'augmenter, il pesta.

- Tu serais capable de me poursuivre en enfer, n'est ce pas?

La tête émergea d'un drap, elle détourna de biais le regard, alors que Renji pivoine tentait de faire figure en rassemblant ses vêtements, s'écartant pour laisser le champ libre au noble pour qu'il en face de même.

- Tu ne devrais pas regarder, laisse-moi me vêtir avant.

Renji releva son attention sur le brun se mettant sur son séant, alors que la femme abasourdie par cette requête le dévisageait par réflexe.

- Tu ne pourras jamais croire à quelle point j'aime te voir devenir livide d'outrage!

Un sourire? Le noble lui faisait un immense sourire! Elle inspira de colère, alors que le chef de clan serrait d'une main son kimono fermé. Renji put imaginer Mokona grommeler sa rage en le dévisageant. Pas le moindre signe de remord! Le noble mit de l'ordre dans sa tenue froissée sans vraiment de succès, surtout qu'à la base de son cou la marque visible attirait l'attention.

- Comment nous as tu trouvé?

- Est ce vraiment important? Songez plutôt ce qui se serait produit si une domestique vous avait trouvé! Il existe tant de lieu plus conventionnel pour ce genre d'intimité!

- Et pourtant tu es venu me débusquer ici... Admets que tu passes ton temps à m'espionner. Souligna le brun avec agacement. Elle fit un pas vers lui, sans que Renji ne comprenne pourquoi son aîné eut le réflexe de porter les mains à ses oreilles! Et sous les yeux ébahit de son némésis, Mokona saisit le noble par le col en plissant les yeux.

- Ne poussez pas l'impertinence!

Il eut un sourire automatique qu'elle lui connaissait bien, celui du chenapan la défiant.

- Bien heureusement j'ai eut la prévoyance d'ajouter des épingles à votre coiffure et elle aura au moins eut le mérite de ne pas être saccagé.

Un tic agita la joue du chef de clan, il se disait aussi qu'il y avait un nombre un peu trop élevé dans ses cheveux au point qu'il lui était difficile de froncer les sourcils...

- Vieille sorcière.

Lâcha le brun alors qu'ils se faisaient encore face, elle eut elle aussi un sourire.

- Byakuya-sama! Que de compliment, voilà bien deux jours que vous ne m'avez pas ainsi gâté!

Elle profita du fait qu'il ait le réflexe de lâcher ses oreilles pour en attraper une et le tirer. Le noble devint livide en serrant les lèvres.

- Mo...Aïe! Mokona! Siffla t-il en lui tenant le poignet.

- C'est la dernière fois! Effacez ce sourire de vos lèvres!

Elle le relâcha brièvement, il leva son attention vers elle.

- Mais je n'y suis pour rien!

Clama le brun, ce qui la fit lâcher, il massa sa tempe, avec la coiffure épinglée c'était une véritable torture.

- Est ce l'âge, ou es tu devenu aveugle!

Silence, Renji fronça les sourcils sans comprendre alors qu'elle se tournait vers lui.

- Je vous supposais un peu plus sérieux, Abaraï-san.

- HEIN! MAIS!

- Entraîner Byakuya-sama à l'écart... Vous pourriez au moins avoir la décence de ne pas faire ça dans un tel lieu! S'outra Mokona.

- Une buanderie pardi!

- Mais c'était pas mon idée! S'offusqua Renji.

- Qui nous a poussé ici?

Demanda juste à propos le noble, mine de rien... Il y eu un flottement surprit la protestation du Abaraï resta prise dans sa gorge.

- Oui, mais... En fait c'est... Et puis il... Et on... Mais moi je...

Il s'avoua vaincu et finit par marmonner quelque chose avec le mot « pervers » et « image d'ange » que l'intendante ne comprit pas plus.

- Et jeune homme qui pensez-vous qui se chargera de ranger se remue-ménage?

- Mais!

- Vous n'allez pas me faire croire que vous n'y êtes pour rien dans la chute des étagères!

- Renji les a bousculés.

Souffla le noble en se levant pour de bon, la mâchoire de son cadet s'échoua, il le vendait sans le moindre remord!

- Je n'ai jamais voulut visiter la buanderie moi! Souligna piqué le roux.

- Et c'est pour visiter la buanderie que vous avez renversé les draps? S'emporta un peu Mokona.

- Et bien puisque cette visite fut fort concluante pour vous, vous me ferez au moins la peine de ranger ce qui traîne!

Il y avait bien une centaine de couverture! O.o

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Autant dire que l'écart eut le mérite de rendre Mokona deux fois plus prévoyante à l'égard du malheureux Abaraï, à tel point qu'elle ne le quitta plus d'une semelle, s'attachant à le poursuivre comme une ombre. Il perçut ce changement de perception dès le lendemain matin, lorsque sortant de la douche, les yeux plein de savon il avait tâtonné pour trouver une serviette qu'une main secourable lui avait tendu. Quel ne fut sa surprise en découvrant que l'intendante avait été jusque là! Elle sourit de toutes ses dents en lui proposant de lui frotter le corps la prochaine fois.

Renji venait de finir de se vêtir correctement lorsque le porte de sa chambre coulissa pour laisser passer la dernière personne qu'il aurait voulut affronter.

-Il fait très beau aujourd'hui! Bonjour à vous, Abaraï-san!

- Kuchiki-dono. Sa surprise la fit rire doucement.

- Je me doute que vous ne vous attendiez pas à me voir de si bon matin... J'ai obtenu de mon fils le pouvoir de vous enlever durant son absence, il vous fait savoir qu'il se déplace afin de faire son rapport auprès du Soutaïcho et que durant ce laps de temps il n'est pas nécessaire de vous atteler à la tâche de classification!

Au vue du sourire monstrueux qu'elle lui fit, il se douta qu'elle avait dû le harceler au saut du lit. Il tenta d'imaginer le noble ouvrant à peine les yeux de son sommeil sur la vision de son acariâtre mère... De quoi vous faire admettre n'importe quoi! A vrai dire elle l'avait alpagué au sortir du bain... Et oui, c'était assez effrayant. Elle l'attrapa par un bras et le tira sans lui laisser le temps de protester, laissant dans son sillage une Mokona souriante.

- Nous devons avoir un petit entretient Abaraï-san! Je suis après tout le directeur de conscience chargé de coordonner votre union. C'est une erreur bien maladroite de votre part que de ne pas être venu me voir comme le veux le protocole!

Souligna-t-elle en l'emportant dans son élan. Bien évidemment personne n'avait jugé bon de lui faire part de cette responsabilité!

- Je suis navré... Je ne savais pas...

Tenta t-il de se rattraper.

- Ce n'est pas bien grave, nous dirons juste que nous avons prit un peu de retard avec votre maladresse, rien que l'on ne puisse pas rattraper! Il faut tout d'abord régler le problème des tenues pour la cérémonie. Voir avec le fleuriste, puis dresser une liste d'invités, ensuite nous nous attèlerons au cérémonial même.. Je suppose que vous ignorez comment se déroule l'Himitsusuki? Même si ce n'est pas une cérémonie véritablement officielle, il répond à un certain code de coutume aussi bien dans son déroulement que dans sa finalité. Il vous faudra choisir le présent symbolisant votre union. Un bijou de préférence, un bracelet... Avez vous songé à ce que vous alliez lui offrir comme témoignage?

Il jeta un regard interloqué à la femme qui poursuivait sa tirade, totalement dépassé! Lui? Offrir quelque chose? C'était quoi cette histoire de code? Un cérémonial? Des tenues? Personne ne lui avait jamais rien dit, et que pouvait-il bien offrir au noble?

- Nous allons de suite prendre vos mensurations, puis choisir les couleurs que vous porterez tous les deux!

Trancha la femme. La journée risquait d'être vraiment très longue...

..

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Voilà, voilà! Finit! Ce chapitre est bouclé, il s'en est passé des choses n'est ce pas? Je me suis tout de même amusé à le faire! ^__^ Pour ne rien vous cachez, à la base, il est deux fois plus long, mais ma bêta à juger bon de le couper ici! Donc, la suite est toutes faîtes et je publierais sans faute la semaine prochaine ce qui me laisse une marge de manoeuvre non négligeable. Et qui par la même occasion rallonge la fic...

Bah, disons que je m'étais tout de même fixé un nombre de chapitre, parce que je trouve que les fic on beau être bien, arrivé au bout d'un certain nombre de chapitre on finit par décroché. Sans baclé je voulais restreindre cette première partie, parce que j'ai encore pas mal de pain sur la planche avec la suite, et que le couple Renji/Byakuya n'en est qu'un parmit tant d'autre... Donc voilà! Pour mon blabla d'auteur inutile:

Je voulais absolument ouvrir ce chapitre sur Mokona, que l'on découvre un peu qui elle est parce que mine de rien elle joue un rôle non négligeable! Ensuite il y a eut des petit délire comme ça, genre le réveil de Renji. Le thé avec la petite Tamaki. Puis le passage qui m'a le plus agacé... " L'interrogattoire d'Ichigo" parce que je me suis dit que c'était nécessaire, que la fic ne serais pas assez plausible si il n'y avait pas une intervention de notre shinigami remplaçant! Ce qui m'a permit de mettre en relief une partie de sa personnalité qui finit par m'agacer, je la nomme le " complexe du héros accompli!" Il sauve tout le monde sauf lui-même ce type! Mais on me dira que sa vocation de shinigami vient de là... Et en parallèle ce que je voulais faire c'est "le baiser" qui cloue le bec à l'assistance! J'en ais frétillé comme pas possible! Une scène qui après lecture me laisse tout de même insatisfaite.... Le lime dans la réserve. Parce que je voulais absolument que ce soit là! Dès l'instant où j'en ai fait la description je me suis dit, JE VEUX FAIRE UN LIME LA! J'espère qu'il vous aura plus tout de même. Plein de petite scène marrante on été disséminé un peu partout, j'espère avoir rendu Mokona un peu plus sympathique malgré tout!

Donc, j'annonce déjà la couleur, ce chapitre était plutôt clair, le prochain sera plus angts, vous allez vous cassez les dents et lily va me cassez les bras pour ce que je fait! Mais j'ai bon espoir de finir cette première partie d'ici cinq chapitre si je ne revoie pas le découpage! Il est encore un peu tôt pour parler de la prochaine partie donc je vous libère là!

Encore merci de me suivre, de me laisser des reviews, ça me fait super plaisir de voir qu'il y a des acharné qui me soutienne! Encore un peu de courage c'est bientôt la fin! Un BIG UP à ma bêta, elle est surbooké et elle trouve du temps à me consacrer! BON COURAGE à ceux qui sont en examens! Et à la semaine prochaine!

SEE YOU SOON!