Bonsoir à tous et à toutes, Votre bien aimé (oopas) Kirua reprends du service Golden sun avec "La flamme de Prox" et voici le chapitre 36. Oui, il fait un peu bâclé, j'assume totalement, je suis las de Weyard, j'ai tout bonnement hâte de commencer la "vraie" partie de ma Fanfic, celle qui se passe à Nerkhos. Enfin, en espérant que ça vous plaise quand même.

Bonne lecture.


Chapitre 36

Deux combats épiques

Là, ça allait mal. Première fois de sa vie que les chimères de mars ne leurs répondaient plus. Pas de chimère, pas de coups physiques et leur psynergie semblait désuet, vu la chaleur des flammes de Tiamat, flammes qui ne laissèrent aucune trace sur leur opposant. Peut être une légère odeur violente de cramé mais rien de plus à fortiori.

« Bon, les morveux, vous ramenez vos culs ou je dois vous foncer dessus vous exploser? »

A cette phrase de Dullahan, les deux écarquillèrent les yeux. Ce langage était totalement au pôle opposé de celui employé deux minutes avant! Probablement le genre d'insanités qu'aurait pu placer Phoenixia en réalité. Mais se faire traiter de morveuse par un bout de ferraille était limite plus insultant que par un être de chair et d'os.

« Tu sais ce qu'elle te dis la morveuse, connard? La sauce montait, cela se voyait à la fumée sortant des oreilles pointues de la blonde.

-J'imagine mais p't'être que si tu étais pas aussi insignifiante en taille, tu pourrais me le dire en face.

-Eh ben, il a du répondant verbal maintenant, le tas de ferailles... Murmura Achéronite, à mi chemin entre l'incompréhension du soudain revirement de caractère et l'envie d'éclater de rire.

-Eh ouais, maintenant que j'suis plus fort que vous sur les deux points, comment allez vous réagir? »

Ce fut la goutte d'eau faisant déborder le vase, « Salamandar » bondit sur son ennemi armé d'une rage de vaincre sans commune mesure, son amour propre était réduit en miettes. Tous plus violents les uns que les autres, les assauts de l'arme givrée se multipliaient, en bas, un haut, a peine une attaque à droite portée qu'il fallait déjà parer à gauche.

Aucun coup ne passèrent la garde de Dullahan, il bloqua tout d'une seule main leste. Et plus Achéronite s'y essayait, plus il fatiguait inutilement. Apparemment, les assauts physiques ne marchaient pas non plus.

« Dédale, moi, Dullahan, je te somme de m'obéir, libère ta colère sur mes ennemis! »

De fortes secousses se firent sentir mais rien de très dangereux en soi, les deux guerriers n'arrivaient pas à déterminer la raison de cette chimère, semblant faible. Ils comprirent cependant juste après en voyant les énormes missiles téléguidés foncer sur eux. Trop gros pour être amicaux. Et alors que les torpilles leurs fonçaient dessus, rayon de feu les percuta, faisant exploser les objets.

« Salamandar », bouche bée, se retourne pour constater l'aura orangée de son « amie d'enfance », c'était elle qui avait fait ça? D'ici, il sentait la chaleur du rayon, ce n'était pas naturel...

Pendant ce temps, à des lieux du temple, le groupe escaladait un phare. Celui de mars. Jusque là, rien d'anormal, c'était ce qui était prévu. Et ils arrivèrent au sommet sans encombre. Le phare avait été complexe mais ils s'étaient tout les huit soutenus et arrivèrent au sommet ensemble. Grossièrement, il y avait des « groupes de soutien », Vlad et Garet, Ivan et Sofia, Pavel et Cylia, Lina et Piers.

Pavel n'avait pas non plus résisté pendant la traversée et avait embrassé Cylia, ce qui leur valut les sifflements moqueurs de Lina et Garet. Heureusement pour eux, la jeune femme avait de la répartie.

« T'es jalouse Lina? Tu voudrais que Vlad te fasse la même chose? »

On ne l'entendit plus ouvrir la bouche de tout le trajet, totalement pivoine, allez savoir pourquoi. Cette scène avait au moins eu le mérite d'annoncer officiellement Pavel et Cylia en couple. Piers était content pour ses deux amis, Vlad félicitait son compagnon, Ivan souriait tendrement en les regardant, touché par leurs sentiments l'un envers l'autre et Sofia s'arrangeait pour qu'ils soient plus souvent que nécessaire tout les deux.

Au début, Pavel trouva cela agaçant mais finalement, il s'en amusait. Et puis, même si le lieu ne se prêtait pas aux gazouillis amoureux, l'air tellement innocent de la mystique de Jupiter faisait fondre celui de Vénus et ils reprenaient leur baiser de plus bel.

Une fois au sommet, tout semblait calme. Mais dans le blizzard, ils distinguaient tous une forme humaine. Peut être jeune... Dans tout les cas, il respirait le pouvoir, cela se sentait à des kilomètres à la ronde.

« Bonsoir, escaladeurs de phares. Vous avez fait un beau parcours mais c'est finit, maintenant que je suis sur votre chemin. »

Comprenant que ses intentions étaient tout sauf amicales, chacun des huit combattants se mirent en garde avec un regard de défi. Mais l'un d'eux se moquait ouvertement, il s'agissait de Garet, il avait un sourire moqueur.

« Tu t'y crois hein? On a écrasé des menaces dix fois plus impressionnantes que toi à quatre, alors maintenant qu'on est huit guerriers surpuissants, on va t'écraser. Tu es seul, on est huit.

-Ton raisonnement est presque bon, jeune adepte de mars. Tu n'es pas aussi irréfléchi que tu en as l'air au premier abord. Si cette remarque fit doucement rire Lina, Garet grogna encore plus. Mais tu as commis deux erreurs de jugeote. Me comparer avec un de vos anciens adversaire est idiot au vue du fait que je ne sois pas de votre univers. Et deuxième point, je ne suis pas exactement tout seul. »

La première remarque, si elle fit grimacer d'incompréhension la plupart des guerriers présents, fit comprendre à Pavel, Lina et Thélos le fait que leur adversaire soit de Nerkhos. Par contre, la deuxième remarque interrogea tout le monde. Ils ne voyaient que lui pourtant. Il serait venu avec d'autres gens, tapis derrière les sculptures surplombant le phare? Pourtant, ils ne ressentaient nullement l'aura de qui que ce soit en dehors de lui.

Le premier à bouger fut Piers qui fonça avec son épée sur son adversaire et donna un coup de taille large. Sa cible ne prit même pas la peine de bouger, c'est comme si la massive arme avait rencontré un mur impassible. En se reculant, il vit l'objet qui avait stoppé le mystique, une perche de combat en Orichalque au premier abord au vue de la dureté. Pourtant, c'était de l'Orichalque entièrement Argenté, aux reflets noirs.

Aucun minerai au monde n'était ainsi! Dure et envoutant... Cette simple arme basique possédait un petit charme. Un charme rustique, Létal. Apparement, cet outil ne pouvait se faire couper, il fallait donc tenter quelque chose de plus... Agressif. Garet avait joint l'assaut, parcouru d'une aura rougeoyante. Cela ne pouvait avoir qu'une seule explication

« Noyau! »

Encore une fois, l'attaque ne fit pas mouche, la personne avait juste sauté par dessus. Pavel sauta littéralement sur l'occasion pour utiliser le Djiin Géode et écraser l'homme. Mais quelque chose s'interposa, peut être un vulgaire caillou, personne ne sut le dire, mais ce fut bien assez pour perturber l'attaque et la faire exploser avant.

Dans l'ombre, là où il n'y avait personne deux secondes avant, se tenaient maintenant deux personnes. De loin, il aurait été difficile de dire qui était qui mais on pouvait affirmer que l'un des deux était grand et assez bien bâtit et l'autre était plus petit mais plus trapu. Pour l'instant, rien de très gênant, mais les ricanements de la personne ne disaient rien qui allaient. Puis les deux inconnus s'avancèrent à la lumière.

Le plus grand des deux était une femme. Cheveux châtains attachés en un élégant chignon, elle semblait assez vieille, elle portait une robe aux couleurs éclatantes, Rayée rouge et jaune, avec des manches longues bleues, une pièce de tissu autours du bassin vert et un gilet rouge. Son regard était... Vide, comme un zombi, c'était peut être le pire d'ailleurs.

L'autre était reconnaissable entre mille tellement il avait une apparence particulière. Assez petit, Dodu, il possédait une longue chevelure brune ainsi qu'une belle moustache descendante garnie, de la même couleur. Il revêtait un bandana rouge tacheté kaki, un énorme poncho vert clair par dessus une tenue rouge. Lui aussi, semblait avoir un regard vidé d'émotions, hormis la tristesse.

« Maman... Gémis Vlad, choqué de la voir sur le phare.

-Maître Hammett... Que faites vous ici? Demanda Ivan, une lueur de panique dans le regard en s'imaginant l'affronter.

-Je vous avais dit que je n'étais pas seul. Dora et Hammett sont de bons alliés de combat. Et puis, pourriez vous combattre ces deux personnes? Je ne pense pas... »

Encore une fois, ce fut Piers qui attaqua en premier, nullement perturbé par les manigances de l'inconnu, il ne savait pas qui étaient ces deux personnes. Rageant de devoir tuer des inconnus, il pensa cependant que le phare devait être allumé, à ce malgré les sacrifices. Mais là, stupeur, deux épées stoppèrent la sienne, et il savait qui était le propriétaire des deux Armes.

Pavel et Vlad semblaient protéger la femme, il n'avait pas le choix que de s'attaquer à un des deux autres et comme il se doutait que les inconnus allaient protéger le guerrier, il préféra s'en prendre à Hammett en premier. Grosse erreur, il fut éjecté contre un Pillier. Plus loin, Ivan, une lueur de folie dans le regard, ne savait pas quoi faire.

« Ivan, j'aurai pas cru toi aussi! Il faut allumer le phare, à tout prix!

-Tu peux parler! Tu n'as pas ton oncle en face de toi, Piers, intervint violemment Vlad, désemparé, il ne savait comment se sortir de ce bourbier, causé par l'être.

-Ah oui, j'allais presque oublier de me présenter officiellement. Mon nom est Conservato. »

Ce nom fit réagir cinq personnes d'un coup alors que le vieil homme montrait son visage marqué par le temps mais aussi par la noirceur des ténèbres. Piers, Grognant de colère, fonça à nouveau sur la personne... Qui adopta le visage de son oncle à ce moment précis. Tous retinrent leur respiration, voyant le lémurian totalement bloqué.

« Vois tu, Piers, je suis désolé pour la mort de ma soeur... J'aurai du t'en parler plus tôt mais il y a eu le Tsunami...

-Retirez moi ce masque tout de suite, vous ne sauriez imiter mon oncle! Affirma le mystique de Mercure avec force, bien que décontenancé par la nouvelle apparence de son adversaire et surtout qu'il n'aurait pas pu faire la différence s'ils étaient tout deux là.

-Tu sais quoi, cher Piers, tu as absolument raison. C'est pourquoi ta propre mère n'y a vu que du feu. Pendant presque 10 ans.

-Tu... Mens! Mère ne se serait pas trompé sur mon oncle! Conservato, tu essaies de me piéger!

-Oh... Je vois que tu me sous estime... Ton oncle est mort il y a des années. J'ai réussit à prendre sa place sans que tu ne t'en rendes compte et elle non plus. L'empoisonner fut si facile... Ni elle ni toi ne vous êtes rendus compte de l'illusion, c'était un poison qui se manifestait comme une maladie pendant un temps donné et tuait. J'ai tué ton oncle, j'ai tué ta mère, et je te tuerai, Piers. »