Chapitre 34 : Je te rabaisse, et alors ? Je suis la reine ici.

Je hoche doucement la tête, remerciant ainsi l'amiral qui se redresse tranquillement mais ne bouge pas de sa position. A peine redressé, il croise le regard foudroyant de mon père qui serre un peu plus les poings, pour essayer d'être

- J'ignore ce que tu lui as soufflé à l'oreille Borsalino, mais tu vas le regretter amèrement…

- Je croois paaas nooon.. C'est plutôot voous.. Voilàà ce qui se paasse quand on meeeent. On vous aveez prévenuu pourtaaant.

Je bouge nerveusement assise dans le fauteuil, gentiment prêté par l'amiral à mes côtés. Ce dernier ne bouge plus et reste sans un mouvement, les yeux fixés sur l'amiral en chef et la porte entrouverte derrière lui. Je me mords la lèvre et me tors à nouveau les mains, l'unique signe qui montre mon stress ultime. Une ampoule brille une demi-seconde au-dessus de ma tête, et je relève la tête pour regarder mon seul allié.

- Dîtes amiral… Notre contrat tient toujours… ?

- Heeeein ?

- Réfléchissez…

Il hausse un sourcil et réfléchit en vitesse avant de comprendre.

- Ah ouiii.. Caaa. Bien sûr.

- Cool. Je vous aide, mais vous m'aidez aussi, on est d'accord ?

- Zuuuut…

- C'est un contrat dans les deux sens, amiral. Soyez gentil…

- Comme tu veeeux…

J'avale ma salive, quand les gonds de la porte du bureau grincent comme dans un film d'horreur. D'ailleurs, la situation irait très bien dans un film à moitié horrifique et tragique, où elle mourrait dans d'atroces conditions… Bref.

Mon père…Pardon… L'amiral en chef Sengoku s'écarte et tourne la tête vers les deux personnes qui sont à l'entrée du bureau.

Deux femmes.

Une jeune demoiselle à peine plus âgée que moi, et une autre, elle beaucoup plus âgée d'environ la quarantaine. J'hausse un sourcil, surprise. Laquelle a été adopté : la jeune ou la moins jeune ? J'ai comme un doute.. Oh arrêtez de me juger ! J'essaie de me rassurer intérieurement bordel !

Sengoku soupire et se masse les temps en se tournant vers les deux femmes.

- Je croyais avoir été suffisamment clair avec vous Amanda. Tant que Jessica ne me rappelait pas d'elle-même, aucunes de vous deux n'étiez autorisées à venir ici !

- Suite à votre appel, Madamoiselle Jessica a émis le souhait de vous rejoindre immédiatement, monsieur, fait poliment la dénommé Amanda, en tenant le regard noir de l'amiral en chef. Et puis, mademoiselle a désormais l'habitude de venir ici même toutes les semaines, alors pourquoi avez-vous mis des conditions à sa venue cette fois-ci ?

- Cela n'est plus important désormais, réplique Sengoku. Il va falloir faire des présentations aujourd'hui même.

- Tu as engagé un nouvel amiral, papa ? fait Jessica en passant une main dans ces longs cheveux bruns. Il est beau j'espère ?

Je ne connais encore rien d'elle, mais je sens que le courant ne va pas du tout passer entre nous, rien qu'à la vue de ce geste parasite, montrant qu'elle est bien trop à l'aise ici à mon goût.

- Non, ce n'est pas ça… commence Sengoku.

- Eh bien, c'est bien dommage ! s'exclame presque la jeune femme, en regardant l'amiral jaune avec dédain. Ils sont d'une ringardise ceux que tu as engagé.. Il serait temps de changer, franchement !

J'entends un léger grincement derrière moi, et j'imagine très bien l'amiral Kizaru qui grince des dents, en se retenant de lui asséner un coup ou une immense gifle sur ce visage méprisant.

Très joli visage par ailleurs…

Je me claque mentalement le visage. Il ne manquerait plus que ça..

Que je commence à avoir de la compassion pour cette fille, qui ressemble clairement à une garce avec un comportement. Peut-être que c'est la surprotection de mon « père » qui m'a rendu à ce pont conne ! J'ai peut-être eu un coup de bol de partir dans un autre monde. Qui sait ? Je ne verrais ça qu'avec le temps, et en « discutant » avec cette fille, mais je crains que ce soit impossible.

- Non, soupire-t-il. Les amiraux n'ont pas changé comme tu peux le voir ici même. Il s'agit d'un sujet plus grave…

Avant qu'il ne puisse dire autre chose, Jessica se rapproche et lui saute au cou avec un grand sourire.

- Qu'importe ! Tu m'as trop manqué papa !

Un gros blanc s'installe dans la pièce.

Je reste calme. L'amiral Kizaru pose ces mains sur mes épaules et je relève la tête pour croiser son regard. J'ai presque l'impression qu'il veut m'annoncer une mauvaise nouvelle avec cette tête. Il se penche et souffle doucement.

- Tiieens le coup….

- …

Puis, je tourne la tête pour voir celui qui est biologiquement mon père, et qui finit par décrocher un grand sourire à son autre fille, accrochée comme un microbe à lui, par le cou.

- Tu m'as manqué aussi ma princesse !

- …

La prise se resserre sur mes épaules, me faisant presque mal. Mais, la situation est tellement… humiliante, que je passe outre la douleur occasionnée par l'amiral.

Les secondes, et les minutes passent dans un silence gênant.

J'avale à nouveau ma salive, et les larmes qui coulent néanmoins sur mes joues, dévasté comme je ne l'ai jamais été depuis que je suis ici.

Après un moment qu'il me semble avoir duré une éternité, Sengoku et ma nouvelle sœur se lâchent enfin. Cette dernière tourne la tête, comme surprise des regards noirs dans sa direction, et hausse un sourcil en me remarquant enfin.

- C'est qui elle ?

ELLE ?! COMMENT ELLE PARLE DE MOI ?!

Je vais sortir de mes gonds…. Faut me retenir là ! …

TROP TARD !

Je me lève brusquement du fauteuil, heurtant violemment au passage le bureau qui émet un léger grincement de protestation avant de se taire à nouveau.

Je la fusille froidement du regard, tandis qu'elle se cache presque dans les bras de « notre » père.

La gouvernante de cette dernière s'avance et me regarde avec un œil mauvais, ou mal attentionné, je l'ignore. Ce regard qui te refroidirait immédiatement, mais pas moi.

- Il me semble que ma fille vous a posé une question, madame..

- Je comptais bien y répondre, madame. Et veuillez baisser d'un ton avec moi, et cessez de m'appeler madame tout en me regardant avec ces yeux globuleux !

- Melody ! Ca suffit ce comportement enfantin ! tonne Sengoku.

- Mon comportement enfantin ?! Pardon ?! Tu me caches le fait que je suis remplacée dans ton cœur par une totale inconnue, et c'est moi qui dois m'excuser pour mes réactions ?!

- Gaaamine…. Du caaalme… tente sombrement Kizaru en levant les mains.

- La ferme ! hurlons moi et Sengoku sur ce dernier.

- Cette affaire ne te concerne en aucun cas, alors reste loin de ça ! grogne Sengoku.

Nous nous fusillons mutuellement du regard, tandis que je sens l'amiral qui recule lentement de moi, blessé par mon agressivité soudaine. Décidément, les affaires de famille ne sont vraiment pas sa tasse de thé.

Je souffle et tente de me calmer, avant de regarder la jeune femme, narcissique et moqueuse en face de moi. D'ailleurs, elle ne cherche même plus à cacher son sourire mauvais… Fille gâtée.

- Nous n'avons effectivement pas fait les présentations. Je suis la seule vraie fille biologique de l'amiral en chef. Du moins, je l'étais, car à partir d'aujourd'hui, je décide de te renier sans condition ! Je ne te considérais plus jamais comme un membre de ma famille, et je me présenterais désormais, sous le prénom de Melody comme une orpheline affirmée que ça te plaise ou non ! Maintenant, fiche moi définitivement la paix !


Voilà voilà ... La bombe est lâchée :)

J'arrivais pas à trouver une suite, je m'en excuse ^^

Et le rythme de mes études me bloque un peu, je vous avoue.. Dès le début de l'année, 5 projets à faire. Choquée ! Et le jour de mon anniversaire : 3 ORAUX ! VOus vous rendez compte :( ? Heureusement que c'est un jeudi soir : SOIREE POUR MES 20 ANS ALLEZ ! x) Bière à gogo :')

A plus les choux !

Biz biz !

Chesca-Shan