Hello !

Et voici le chapitre 34, il marque un véritable tournant dans l'histoire. C'est comme le dernier virage avant la ligne d'arrivée. Tout est joué et tout peut encore se jouer.

Bonne lecture !

EDIT 30/11/18 : Et la voilà, c'est l'avant-dernière série de correction ! On arrive au bout ! ('Fin pas tant, parce qu'Ibiki et Rasa ont pas été nommés correctement dans les premiers chapitres des Futurs des Magnolias).


Cette nouvelle année souriait à Hinata comme elle ne l'avait plus fait depuis longtemps. La mort de sa mère plus exactement. Avant ce terrible accident, le nouvel an était un moment de fête. Les visites au temple se faisaient dans la joie et les babillements. Mais ensuite... Plus d'exclamations admiratives pour les jolis kimonos. Plus de friandises chaudes achetées en sortie du temple. Plus de promesses sérieuses pleines de naïveté. Rien que du silence.

Et puis, pour les congés d'hiver, Hiashi était venu en personne les chercher à Konoha. Quelque chose qu'il n'avait au grand jamais fait auparavant. Hinata n'en revenait pas. Cela faisait des années qu'elle ne s'était plus faîte conduire par son père. La conversation avait été assez neutre. L'entrée en cursus littéraire pour Neji en avril. Les possibles établissements à contacter pour pallier à la fermeture de l'académie. Le nouvel an des Uchiha. Une pièce de théâtre à laquelle Hiashi souhaitait assister... Pas de remarques méprisantes sur le choix de carrière de Neji. Pas de phrase assassine pour rappeler à Hinata qu'elle n'était pas un génie. Pas de remarque désagréable sur tout ce qui n'était pas lié au travail.

Et cet état de fait avait continué durant toutes les vacances. Hiashi rentrait du travail à temps pour manger avec eux. Ce qui était épisodique auparavant. Le soir de Noël, il les avait emmené voir cette fameuse pièce de théâtre avec lui. Ils avaient même eu la chance de parler un peu avec les acteurs après la pièce. Et comme il était trop tard pour rentrer au domaine, ils avaient dormis dans leur appartement en ville. Hinata se souvenait y être venu avec sa mère quand elle était enfant. Au fil des jours, l'adolescente avait eu l'impression de faire un pèlerinage sur les souvenirs de sa mère. Et le clou du spectacle avait été le premier janvier. Au lieu de se joindre au reste du clan pour la visite au temple, Hiashi les avait emmenés dans un petit temple au cœur de Tokyo. Ce temple était perdu dans un quartier résidentiel, dissimulé au monde par un rideau de bambous verts.

- Quel adorable petit temple ! Pépia Hanabi.

Hinata vit clairement Hiashi sourire à la remarque de sa cadette.

- Oh ! Hiashi-san, ça faisait longtemps !

Le prêtre qui venait de les interpeller était tellement ridé qu'Hirizen Sarutobi semblait jeune à côté.

- Rien qu'un an, répliqua Hiashi.

Il joignit les mains et s'inclina face au prêtre. Étonnés, les adolescents firent de même. Hiashi ne s'était jamais incliné devant personne. Mais qui était donc ce vieux prêtre ?

- Vous avez enfin amené vos enfants, remarqua le vieil homme.

D'un regard scrutateur, il les jaugea.

- Le petit Neji a bien grandit depuis la dernière fois que je l'ai vu.

Hinata et sa sœur se tournèrent vers leur cousin. Il semblait aussi étonné qu'elles de la réponse du prêtre. Sans dire un mot de plus, le vieillard tourna les talons, Hiashi à ses côtés. Les trois adolescents se ruèrent à leur poursuite.

- Excusez-moi, mais je ne me souviens pas de notre précédent rencontre...

Le prêtre offrit un regard pétillant à Neji.

- Ça n'a rien d'étonnant, tu n'avais qu'un an. Tu étais d'ailleurs un sacré garnement, j'ai bien cru que je n'allais jamais réussir à marier Hiashi et Mitsusora à cause de tes interruptions. Qui aurait cru qu'un enfant pouvait se déplacer si vite à quatre pattes ?

Et Hinata faillit se casser la figure. Elle n'avait que dix-sept mois d'écart avec son cousin.

- Pardon ? S'exclama-t-elle.

- Oui Hinata ?

La jeune fille bafouilla, ne sachant trop comment poser ta question.

- Oh, le visage du prêtre s'illumina. C'est vrai, tu étais là aussi. Même si tu n'étais encore qu'une petite crevette.

Hanabi leva les yeux de ses doigts levés, et tous les regards se concentrèrent sur Hiashi.

- D'après le conseil des anciens, il vaut mieux une épouse déshonorante qu'un enfant naturel.

Cette phrase dite d'un ton amer fut récompensée par une béquille du prêtre dans les jambes d'Hiashi.

- Vous n'êtes pas croyable Hiashi-san, voilà sept ans que vous venez seul sur les lieux de votre union avec la femme de votre vie, et vous osez infliger une réponse aussi hypocrite à ces enfants ?

À la lumière des paroles du prêtre, la vérité frappa Hinata. Hiashi avait pendant toutes ces années préservé pour lui seul ce lieu. Et il leur ouvrait désormais une partie de son cœur. Hinata regarda le ciel. Il était magnifique. Elle lui sourit en retour.

Floraison

- Alors, est-ce que c'est d'accord ? Insista Sasuke.

Itachi reconnaissait un certain nombre de défauts à son petit frère. L'égoïsme, le narcissisme et un caractère de chien. Mais son obstination forçait l'admiration. Depuis le nouvel an, il n'avait eu de cesse de convaincre leurs parents du bien fondé du projet de Naruto, Yuna et Hanabi. Le projet N.Y.H.. Ou le feu d'artifices de fleurs et de ramens, pour les intimes. Le nom était très con, il n'y avait pas d'autres mots pour le décrire. Itachi n'avait aucune idée de son auteur. Mais il pensait à quelqu'un comme Hidan, ou Kiba.

- Sasuke, c'est non, martela Fugaku. Je suis contre toute action en lien avec l'académie. Le recteur et le sénateur en ont fait leur champ de bataille. Je refuse que vous vous y frottiez encore. Et laisse Madara tranquille. Ton grand-père est âgé, tu n'as pas besoin de l'embêter. Et ce n'est pas parce qu'il te parle d'architecture que tu vas devenir architecte. Je te somme de stopper tes petites manigances avec tes amis. Révise plutôt tes cours.

Sasuke se renfrogna. La réplique de Fugaku l'avait piqué au vif. Mais il ne céda pas.

- Moi au moins je ne reste pas assis à ne rien faire. Je me bats pour sauver l'académie.

Le visage de Fugaku se glaça.

- C'est délicat comme situation, intervint diplomatiquement Mikoto. Nous comprenons que tu ne souhaites pas quitter l'académie. Mais il n'y a rien que nous puissions faire. Alors concentre toi plutôt afin d'avoir de bon résultats et d'obtenir un bon lycée pour l'année prochaine...

Sasuke tapa du poing sur la table.

- Bien évidement qu'on peut faire quelque chose. Mais pour ça, il faut agir !

- Sasuke ! Le gronda Mikoto, je ne t'ai pas élevé ainsi, baisse d'un ton jeune homme.

- Non ! Je refuse de ne rien faire alors que la solution est toute proche.

- Tu n'as aucune garantie à ton projet Sasuke. Répliqua Fugaku.

- Notre projet, rectifia l'adolescent.

- Itachi, qu'est-ce que tu en penses ?

Mikoto regarda son fils aîné droit dans les yeux, dans l'espoir qu'il les aide à faire entendre raison à son petit frère.

- Ce projet est viable. Il a même plus de cinquante pour cent de chances de succès. Après tout, il sera fait sur mesure.

Le silence consterné de ses parents résonna dans la pièce. Sasuke s'engouffra dans la brèche.

- Et ses chances de succès seraient bien plus importantes si les clans nous soutenaient.

Mikoto et Fugaku se regardèrent. Tendu au bord de sa chaise, Sasuke attendait leur verdict.

- Bien j'accepte de soumettre ta proposition au clan.

Sasuke exulta moins d'une demi-seconde.

- Cependant, continua Fugaku, je veux pouvoir leur présenter un véritable projet. Tu as deux semaines pour soumettre un dossier complet.

L'expression désarçonnée de Sasuke était collector, mais elle fit grincer des dents à Itachi. Le clan Uchiha était numéro un dans le domaine de l'architecture. Sans son appui, le projet ne pourrait se faire. Fugaku se leva.

- Au fait, ce projet, vous ne l'appelez pas juste le comité... machin chose j'espère. C'est absolument rébarbatif.

Itachi s'empêcha d'échanger un regard avec son frère.

- Bien sûr que non, mentit l'adolescent. Le Comité de Préparation du Festival Généralisé des Magnolias, c'est le nom de l'organisme. Le projet en lui-même c'est le développement des bases.

D'un sourcil levé, Fugaku signifia que ce n'était pas une réponse. Itachi intervint, empêchant son frère de s'empêtrer dans ses mensonges. Il allait avoir besoin d'inspiration là...

- Son nom c'est...

- Le Projet Floraison, trancha Sasuke, coupant la parole à son frère.

Finalement, Sasuke n'avait peut être plus besoin de lui, songea Itachi en souriant.

Floraison

Impassible, Arame regarda Yuna et Ren repartir pour l'académie. Ils ne reviendrait que pour la deuxième partie des vacances d'avril. Leurs grand-parents français avaient aussi envie de les voir. Michel était un époux et un père formidable. Parfois, Arame regrettait que sa fille ait épousé un étranger. Arame aurait voulu voir plus ses petits enfants. Elle en aurait voulu plus. Elle aurait voulu avoir plus d'enfants. À quarante ans, quand Haruna était entrée au collège, Arame avait fait son deuil d'une famille nombreuse. Yûki en avait souffert avec elle. Ils s'étaient soutenus l'un l'autre. La doyenne du clan Sasaki se secoua. Elle devait vérifier que chacune des copies des titres de propriété avait été retournée. Arame n'était pas stupide. Elle n'avait pas mis très longtemps à découvrir ce que faisait ses petits-enfants. Mais avant d'avoir à intervenir, ils avaient ramenés leurs exemplaires. Toutes les photocopies avaient été rassemblées dans les archives. Il ne lui restait plus qu'à les détruire. C'est tout fois dans sa chambre qu'Arame s'aperçut que quelque chose clochait. Le rouleau décoratif qui dissimulait le coffre-fort était légèrement de travers. La boîte de métal était fermée. En l'ouvrant, Arame s'aperçut que l'ordre des documents avait changé. L'acte de propriété de l'académie se trouvait désormais au sommet. Seuls Yûki et elle en avaient jamais eu le code d'accès. Et Arame n'avait pas touché à ce document depuis des années.

Floraison

Impassible, Danzo écouta Saï lui raconter ses sornettes. On voyait que le jeune anbu avait été bien formé. Ces quatre derniers mois, Danzo n'avait pas soupçonné un instant que son employé ne lui racontait que des mensonges. Mais Saï avait fait une erreur, une toute petite erreur. Parmi le fatras de mensonges et de demi-vérités, il avait fait l'erreur d'être parfaitement honnête. Des dizaines de jeunes comme Saï étaient passé dans ce bureau avant lui. Plus de la moitié avait à un moment ou à un autre essayé de le duper. Aucun n'avait réussi à le faire aussi longtemps que Saï. Pendant quatre longs mois, Danzo c'était laissé abusé, et il en était furieux.

* Pourquoi Uzumaki entrait-il en contact avec le frère du Raikage ? Emprunt d'un dirigeable pour donner plus d'impact à la manifestation.

* Fébrilité soudaine des étudiants à l'approche du festival ? Ils veulent profiter de leur dernier festival au sein de l'académie.

* Paperasse supplémentaire circulant entre les kages ? Ils cherchent désespérément un moyen quelconque d'empêcher le rachat de l'académie.

Danzo aurait pu demander à Saï d'expliquer la raison du logo de l'Akatsuki, que le brun aurait trouvé une réponse plausible. L'espion ne s'était pas empêtré dans ses mensonges. Mais il avait fait l'erreur de dire la vérité. Quand Danzo lui avait demandé ce diable fabriquait Yuna Sasaki, Saï avait honnêtement répondu qu'il n'en savait rien. S'il avait inventé un mensonge plausible, Danzo n'aurait pas plus creusé. Mais inconsciemment, l'adolescent avait cherché à en savoir plus, auprès de celui qui savait toujours tout. Alors Danzo avait creusé. Et il avait appris la réalité des agissements d'Uzumaki et de toute sa clique.

- Bien, tu peux disposer, reviens au rapport dans une semaine

Saï quitta la pièce après une courbette. Le recteur était certain qu'il reviendrait lui débiter ses mensonges. Il était bien trop intelligent pour ne pas avoir compris qu'il était sur le fil, même s'il ne savait pas pourquoi. Danzo se laissa aller dans son fauteuil. Au moins ne se reposait-il plus sur ses lauriers.

Floraison

Une question restait tout de même en suspens. Que diable fabriquait Sasaki Yuna ?

Floraison

L'année avait bien commencée songeait Michel, jusqu'à ce matin. D'après sa secrétaire, Yuna était passée lundi dans l'après-midi. Elle savait pourtant pertinemment qu'il s'était fait un week-end prolongé avec Haruna. En entrant dans son bureau, le français avait trouvé un petit mot de sa fille, et une photo d'elle et de son frère, celle que Yuna conservait toujours dans son sac à main. Tokyo était à plus d'une heure de train de l'académie. Pourquoi Yuna était-elle venue en ratant des cours ? Et cette pile de dossiers n'avait-elle pas était déplacée ?

Floraison

Atsui trouvait Omoï particulièrement ridicule et naïf. Il était sans nul doute le dernier à croire en la bonne foi de Yuna depuis la réunion interrompue. Atsui serra les poings et souffla. Depuis cette soirée là, tout le monde ne cessait d'épier Yuna. Elle ne semblait pas s'en rendre compte, continuant à rire d'un groupe à l'autre, à trier les cartes, à suivre les cours... Mais comment savoir ?

Floraison

Meï se reconnaissait sans peine une certaine tendance à l'impulsivité. Mais là, elle craignait d'en avoir un peu trop fait. Ces derniers mois, elle avait emménagé avec Chojuro. Et une soudaine envie de bébé l'avait prise. Comme si après toutes ces années, ces ovaires se réveillaient enfin et lui disaient :

- T'as trente et un an ma cocote. Laisse tomber les contraceptifs, et FAIS NOUS UN GOSSE !

Et là, maintenant, tout de suite, elle regrettait beaucoup ce réveil. Surtout à cause du petit plus bleu qui la narguait sur le test de grossesse. Ces quatre derniers mois, tomber enceinte ne l'aurait pas dérangé. Mais maintenant qu'elle l'était, une terreur dantesque la paralysait. Chojuro et elle n'avaient pas songé au fait que leur appartement n'avait qu'une chambre Et avec la possible fermeture de l'académie, elle risquait de perdre son travail. Chojuro se retrouverait alors seul pour assurer leur subsistance. Le bruit d'une porte qui grince la tira de sa spirale infernale d'incertitudes.

- Meï ?

Chojuro ! Sans réfléchir, Meï déverrouilla la porte des toilettes où elle s'était réfugiée et se jeta dans les bras de son petit-ami. Surpris et déséquilibré, il en tomba sur le carrelage, l'entraînant dans sa chute.

- Chérie, qu'est-ce qu'il y a ?

Sans un mot, la rousse lui tendit le test de grossesse. La stupéfaction, puis la joie s'affichèrent sur son visage. Il leva alors les yeux vers elle. Son sourire s'évanouit instantanément.

- Tu... tu ne veux pas le garder ?

Meï ne savait que répondre. Elle était parfaitement consciente que si elle avortait, Chojuro ne lui pardonnerait jamais. Et tout serait fini entre eux. Être mère, ça semblait si terrifiant. La rousse enfouit son visage dans ses mains. Chojuro la fit asseoir à même le sol, serrant ses épaules avec force.

- Eh, Meï, ça va aller, t'en fais pas, même si tu n'en... veux pas...

La voix de Chojuro c'était brisée.

- C'est pas ça murmura-t-elle.

Elle jeta un regard humide de larmes à l'informaticien.

- Qu'est-ce que je suis censée faire si ça ne se passe pas bien ?

Chojuro mit moins de deux secondes à comprendre tout ce qu'englobait le « ça ».

- Mais ma chérie, t'en fais pas, je suis là moi, pour t'aider, un enfant, ça se fait à deux, ça s'élève à deux. Et puis, c'est normal d'avoir peur, c'est un grand changement dans la vie que de devenir parent.

- Alors pourquoi je suis la seule à paniquer ?!

- Tout le monde ne réagit pas de la même façon. Mais, c'est vrai ça, où est ma Meï ? Celle qui a expliqué à Ao en termes très crus de quelle façon elle allait le plier en deux s'il ne déguerpissait pas ?

Il est vrai que Meï se souvenait d'une courte entrée de son second dans les toilettes. Et d'une sortie assez précipitée... Ce qui expliquait l'arrivée de Chojuro. Ao avait dû l'appeler. Bien entourée des bras de son petit ami, Meï respira profondément.

Floraison

Depuis bientôt une demi-heure, Minato regardait la feuille posée sur son bureau. Il lisait et relisait les quelques mots qui la composait.

« Quand un prédateur s'installe, on fait appel à un prédateur plus gros pour le chasser. »

En dessous, s'étalait l'adresse mail personnelle de l'assistant de l'empereur.

« P.S. : Don't ask, you don't want to know. »

Une large signature barrait le bas de la page.

Minato se prit la tête entre les mains. C'était complètement dingue. Furibond, le blond envisagea de déchirer la feuille, de la réduire en poussière, d'en effacer toute trace... Mais s'il comprenait bien le plan, il y avait là manière de sauver l'académie. Encore fallait-il qu'il ait bien compris. Ou que cette sale gosse ait un plan. Le Hokage jeta un regard noir au dessin d'hibiscus qui servait de signature.

Floraison

En ce début de mois de février, le Raikage faisait des pompes dans son bureau. Il en était à sa huitième série de cent. C'était plus qu'habituel. Ce qui l'était moins, c'est qu'il écoute en même temps du rock à fond. Mais il avait besoin de faire le point. Et il n'y avait rien de mieux que le sport et de la bonne musique. Pas comme le rap de dégénéré qu'écoutait son frère... Son frère, cet immonde petit... A fit encore plus de pompes. Cet imbécile avait parié avec son ancienne unité. Au premier qui ramènerait la preuve d'une liaison entre A et Mabui. D'ailleurs, ce n'était pas une liaison, c'était une relation secrète. C'était très différent ! Et il fallait la garder secrète parce que Mabui était sa secrétaire. Et qu'il était inconvenant d'avoir une relation avec sa secrétaire. Alors A faisait des pompes. Bee allait forcément aller fanfaronner devant sa bande. Et il y avait peu de chance que ça s'arrête là. La carrière de Mabui était fichue. A ne s'était jamais fait plaqué. Mais il pressentait que ça n'allait pas être agréable. La porte de son bureau claqua soudainement contre le mur.

- Monsieur, s'écria Mabui, il faut que vous lisiez ça !

Quand Bee les avait surpris lors d'un, disons échange buccal assez intense, elle avait sommé Bee de lui donner son téléphone portable. Il s'était enfuit à toutes jambes. Mabui l'avait poursuivit. Elle était revenue bredouille, et tellement en colère que A l'avait prudemment laissé se calmer. Alors, il était allé faire des pompes.

Sans regarder sa secrétaire, A pris les papiers qu'elle lui tendait. Il les parcourut rapidement. Puis les relut plus attentivement. Il se leva, puis s'assit à son bureau. Et les relut une troisième fois. Il regarda alors Mabui.

- Le clan Otori apporte son soutien au projet floraison et au festival ?

Le Raikage voulait une confirmation de ce qu'il venait de lire.

- Oui, et ce n'est pas la seule lettre. Les clans Haruno, Uzumaki, Uchiha, Inuzuka, Aburame, Hyuga, Sarutobi, Yamanaka, Akimichi, Nara, Hozuki et Sasaki.

- Les Sasaki ? Releva A. Et les Hozuki ne sont pas éteints ?

- Oui, ça m'a parut étrange, mais c'est bien vrai. J'ai mené ma petite enquête, il y a un dernier survivant, Hozuki Suigetsu. C'est son tuteur, Momochi Zabuza qui a déposé le soutien du clan. Nous avons de plus reçu le soutien d'hommes politiques, Reita Tsuchi par exemple. Ou encore l'entrepreneuse Chisame Murakami, qui a envoyé un don au CPFGM.

A se laissa aller dans son fauteuil. Les clans intervenaient. Pas forcément de façon financière, mais, leur opinion avait un certain poids. Surtout les Uchiha, Sarutobi, Uzumaki et Hyuga. L'alliance de ces quatre là...

- Je croyais que le projet devait rester secret. Les gamins auraient vendus la mèche à leurs parents ?

Mabui acquiesça. A soupira. Le festival allait avoir un rayonnement très important, mais si les jeunes ne déposaient pas un dossier sans failles, l'armée n'abandonnerait pas.

- Ce n'est guère étonnant qu'ils l'aient fait. Après tout, ce sont leurs parents qui décideront en dernière instance.

- Mabui, planifie une rencontre entre les Kage et les chefs de clan. Nous devons nous assurer leur coopération.

- Bien monsieur, ce sera fait.

Et elle s'en fut, un sourire sur les lèvres. Danzo n'avait qu'à bien se tenir.

Floraison

Moegi éclata de rire face à la tête de pitre de Konohamaru. Il leur racontait en détail comment il avait convaincu son grand-père de soutenir le festival. Et sans rien révéler sur l'équipe aux cartes. Il était vraiment trop fort !

- Et là, il me demande si ça suffira. Je lui rétorque alors que sans l'appui des clans on est fichus. Mais qu'ensemble, la volonté du feu nous guidera !

- Et ton grand-père a vraiment marché ? S'étonna Atsui.

- Mais oui ! Dès l'instant où j'ai parlé de la volonté du feu, c'était du tout cuit !

Konohamaru rigola tout seul de son jeu de mot.

- J'ai fait encore mieux, claironna Hanabi.

Moegi lui lança un regard surpris.

- J'ai obtenu de mon père un soutien pour le festival, ET dans la création de la nouvelle base militaire.

Un frisson glacé parcourut Moegi.

- Quoi ?! S'écria Udon.

- T'as pas fait ça ?! S'horrifia Matsuri.

Hanabi roula des yeux.

- Faut être réaliste à un moment. Neji, Hinata et moi sommes mineurs, sans l'accord d'Hia... de mon père, on aurait rien obtenu. Et le projet n'aurait jamais vu le jour. Et je sais que Sasuke en a bavé rien que pour convaincre son père d'y jeter un œil. Et Yuna, comment vous croyez qu'on va faire pour avoir ces terrains ? Elle a obtenu un accord de principe de sa famille. Mais il faut que nous proposions un projet impeccable au clan Sasaki avant de pouvoir l'offrir à l'armée. J'ai cru comprendre que sa mère est pas du genre facile à convaincre...

Ça réduisit toute la troupe au silence. Ils auraient tellement aimé pouvoir sauver l'académie par eux même...

Floraison

Karui trouvait que les mois défilaient trop vite. On était déjà à la veille de la saint valentin. Et des examens. Afin de permettre la bonne tenue du projet Floraison et du festival, les examens avaient été avancés à février au lieu de début mars. D'ailleurs, ce nom rendait dingue Karui. L'autre imbécile de Uchiha avait débarqué comme une fleur après les congés des fêtes, et annoncé que le nom du projet serait Floraison. Et toute l'équipe de la recherche du terrain l'avait soutenu. Il avait dû leur en parler avant et les pervertir. Y'avait pas d'autre explication ! Yuna avait beaucoup déçu Karui. Comment une nana assez intelligente pour détester l'Uchiha au premier regard avait-elle pu le soutenir. Bon, il était vrai que le nom aurait pu être pire. L'ignoble avait gardé l'idée des fleurs. Et puis, la floraison, ça s'accordait avec l'objectif du festival, dévoiler les talents et les bienfaits de l'académie. Comme une fleur en éclosion. Mais c'était pas juste, pourquoi c'était cet imbécile qui avait trouvé un nom si génial ! Alors Karui rageait dans son coin. Et espérait vraiment que ce sale type avait au moins passé des heures et des heures à réfléchir à ce nom.


Problème des Hyuga : réglé. J'aime bien imagine Hiashi en jeune homme un peu bohème brisé par la vie.
J'apprécie de plus en plus Sasuke. Il grandit, et prend part à la paternité du projet !
Meï et Chojuro vont être parents, c'est-y pas merveilleux ?
Oui, Yuna joue avec de la dynamite dans un volcan au bord de l'éruption. (le feu c'était pas assez dangereux).
La preuve que Mabui et A sont en couple ! Oh, petit clin d'œil à une série géniale, "Le clan des Otori" !
Oui, Yuna a finalement mis le sujet sur le tapis avec sa famille. Ce chapitre couvre 2 mois et demi, il y a certains éléments que je n'ai pas put montrer. Enfin, pas voulu montrer...
Désolée Karui, Sasuke a eu une intuition fulgurante, Plan = Projet pour sauver l'académie ; Académie = magnolias = fleur ; Printemps = floraison, Floraison = fleur = Plan = Projet Floraison. CQFD

Voilà, petit point mise au point ! Le prochain chapitre sera le dernier avant le festival, et ensuite, 5 chapitres traiteront du festival.

Kissoux !

EDIT 30/11/18 : "Le clan des Otori" est vraiment une série super !