Bonjour à tous !

Je tiens à remercier chaudement Manifestement-Malefoy et maladiedu170 pour leur review !

On retrouve Ivy qui ne se remet toujours pas de la révélation de Remus.


Chapitre 36 : L'attention

« Ils y étaient – tous les deux ! »

« Pas possible. »

« Je les ai vus ! »

« Tu penses qu'ils sortent ensemble maintenant ? »

« Carrément. »

Je hurlai intérieurement.

Les petits de quatrième année comméraient sur moi. Sur le fait que Remus et moi nous étions donnés rendez-vous au sommet de la tour d'Astronomie la nuit dernière. Apparemment, toute l'école considérait que c'était la tour des amoureux. De toute évidence, j'avais raté l'info.

Tout le monde pensait désormais que nous y étions pour…

Me retrouvai dans son lit n'était-il pas assez ?

Et désormais, je devais supporter encore plus de taquineries et de railleries, et plus seulement de la part des camarades de Remus. Oh, non, de toute l'école.

Les quatrième année durent intercepter mon regard sur eux car ils décampèrent aussitôt.

À chaque fois que je repensais à la nuit dernière, un frisson descendait le long de ma colonne vertébrale, et puis des images horribles affluées dans mon esprit et –

Il était un loup-garou.

Comment était-ce possible ? Comme pouvait-il rester dans l'école ? N'allait-il pas blesser quelqu'un ? Quelqu'un comme James, Sirius, Peter… ou quelqu'un comme moi ?

Comme dans mon rêve. Je me sentis soudain malade encore.

J'étais assise sur le canapé de la salle commune depuis des heures, observant le va-et-vient des gens. J'avais pris mon journal avec moi et il reposait actuellement sur mes genoux que je piquai violement de ma plume. La plume que Remus m'avait offerte pour mon anniversaire. Je la lâchai aussitôt, la laissant tomber par terre.

Je ne pouvais pas gérer quelque chose comme ça. Je ne pouvais pas gérer qu'un de mes amis soit la chose dont j'étais le plus effrayée.

« Ivy… »

Oh mon Dieu, c'était lui. Que devais-je faire ? Que devais-je dire ? Je ne pouvais pas –

Je me retournai et mon regard tomba sur un Gryffondor aux cheveux noirs, qui n'était définitivement pas Remus.

« Sirius ? » fus-je surprise. S'il commençait à me taquiner…

« Comment vas-tu ? »

Sa question me fit lever un sourcil. Je m'attendais à une plaisanterie, pas à une question sérieuse. « Merveilleusement bien. » répondis-je avec tout le sarcasme que je pouvais.

« Il… ne va pas bien, Ivy, » dit finalement Sirius, le ton un peu hésitant.

Je préférai finalement les plaisanteries sur Remus. Je voulais que Sirius redevienne charmant et taquin. Ce comportement ne lui ressemblait pas tout.

« Eh bien tu avais raison, » avouai-je amèrement. « Il n'aurait pas dû me le dire. »

Sirius me fixa. « Il t'a dit qu'on en avait parlé ? »

Je souhaitai soudain avoir une autre plume pour percer quelque chose. « Oui. Il m'a dit que tu ne voulais pas qu'il me parle de quoique ce soit. Parce que tu pensais que je répéterai son secret, n'est-ce pas ? »

Il secoua la tête. « Je savais que tu ne le dirais à personne. »

Je fus surprise de la façon dont j'avais l'air amère. « Alors quoi ? »

Un long silence s'installa dans notre conversation. Sirius regardait au loin, et j'étais sure qu'il n'allait pas répondre à ma question. « J'étais inquiet, » sa voix rompit le silence.

Je fronçai les sourcils. « Parce ce tu t'inquiètes pour Remus. » Son prénom brûla ma langue et je notai mentalement de ne plus prononcer son prénom à voix haute.

« Et pour toi. »

Je le scrutai avec méfiance, m'attendant à voir apparaître son stupide sourire. Mais il avait l'air mortellement sérieux. Je clignai des yeux, m'assurant d'avoir bien entendu.

Sirius Black s'inquiétait pour moi. Je n'étais personne.

« Quoi ? » demandai-je incrédule.

Il avait l'air vraiment mal à l'aise, comme s'il ne voulait pas dire les mots suivants. « Parce que je savais que ça te ferait peur. Tu es si fragile. Et tu es si proche de lui – bien sûr, je ne veux pas que Remus te perde, mais je ne veux pas non plus que toi tu le perdes. Tu es plus épanouie avec lui. »

Je gardai le silence un moment, sentant une énorme migraine poindre. « Tu t'inquiètes pour moi ? » Je n'arrivai pas à comprendre – où est-ce que tout cela nous menait ?

« Bien sûr. Je m'inquiète pour tous mes amis. »

Il… s'inquiétait… pour…-

J'étais son amie. J'étais l'amie de Sirius Black. Il s'inquiétait pour moi. Il se souciait de moi. C'était totalement nouveau pour moi.

Mais ce qu'il dit par la suite me ramena la réalité en pleine face.


Et voilà, Sirius fait à nouveau fondre notre petit cœur. Bon sauf qu'apparemment, comme d'hab il lâche une gentillesse avant une énormité... XD

La suite lundi prochain !

Bises !