Bonne Lecture.
Béta : HourtoNote.
La vengeance est un plat qui se mange … littéralement.
Derek était nerveux, ce n'est pas possible que Stiles lui est déjà pardonné sans même s'être vengé, rien qu'un tout petit peu. Donc la conclusion c'était que tout ça n'était qu'une mascarade qui dissimulait une vendetta des plus impitoyables. Mais le truc c'était qu'à part l'empoissonner avec de l'aconit, il ne voyait ce que son petit ami avait en tête. En même temps, il ne voyait jamais ce qu'il avait en tête. C'était impossible de toute façon.
Pour comprendre tout ça, il faut savoir que Stiles avait décidé dernièrement d'être la parfaite femme au foyer pour son petit grincheux à lui. Surprenant, surtout quand on sait qu'il y a encore deux semaines il hurlait au scandale parce que Derek faisait comme si il n'était qu'une demoiselle en détresse comme les autres. Mais bon connaissant le jeune homme, ce n'était pas si étonnant que ça. En fin de compte, il est juste passé à autre chose.
Donc la première étape avant de devenir la parfaite femme au foyer c'était de préparer le déjeuner de son amoureux. Et dire qu'il avait raté la tête d'ahurie du grincheux découvrant son déjeuner apparaitre au beau milieu de son casier à la caserne. Bah oui Stiles était toujours lycéen et toujours aussi lève tard, il ne pouvait pas se permette de passer chez le loup et son frère pour déposer le déjeuner amoureusement préparé. Harris l'aurait tué et pas qu'un peu. Et puis il avait des pouvoirs magiques alors comme on dit pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer.
Ce manège avait duré tout la semaine, jusqu'à vendredi plus précisément. Le jeune homme avait une heure de libre juste avant le déjeuner, alors il allait porter le déjeuner en mains propre. On passe rapidement les détails constitué de sourires gênés, de tentative d'empêcher Stiles d'entrer dans la caserne et de mine triste et désolé des collègues de Derek à son égard pour en arriver tout de suite à la conclusion. Le second fils du sheriff découvrant ses petits plats soigneusement et méticuleusement préparé … dans la poubelle.
La dispute qui s'en suit fut considéré par la population de Beacon Hills comme un tremblement de terre couplé à un ouragan. Les témoins de la scène ne pourraient même pas témoigner à l'avenir tellement sa partait dans tous les sens. Mais ils pourraient retenir, que Stiles avait osé dire que c'était la preuve que le plus vieux ne l'aimait pas réellement. Ce qui est injuste, ça les témoins pourrait en témoigner.
Il se trouve que Derek avait été très heureux de découvrit son déjeuner dans son casier, le lundi midi. Il s'était même installé avec fierté à la table de la caserne. Comme ça il allait pouvoir clouer le bec à ses camarades qui croyant pas à son histoire avec l'adolescent. Encore heureux qu'il est la bénédiction du paternel qui se trouve être aussi le sheriff de la ville, parce que sinon il y en a qui l'aurait dénoncé depuis un moment.
Mais le bonheur fut malheureusement de courte durée, car il se retrouva avec des aigreurs d'estomacs. Pour rappel il est un loup garou, il ne peut pas avoir d'aigreur d'estomacs sauf dut à l'ingestion d'aconit. Mais il y en avait pas dans le plat, croyez-le il a vérifié. Donc non, il devait se mettre à l'évidence point d'empoisonnement dut à des chasseurs à l'horizon même pas une petite vengeance de derrière les fagots de la part de Kate. Non, Stiles était tout simplement un mauvais cuisinier, peut-être même le pire au monde.
Ce que le loup lâcha malencontreusement pour tenter de s'expliquer, la réponse ne se fut guère attendre. Et même si tout risque de rupture avait été écarté, le loup n'en était pas sorti d'affaire. Du moins c'est qu'il avait cru et qu'il croyait toujours. Stiles devait bien avoir une idée derrière la tête pour avoir mis les petits plats dans les grand pour son frère et lui, pile le lendemain de leur dispute. Il y avait anguille sous roche, ça ne pouvait pas être autrement.
Le jeune homme avait tout fait pour que tout soit parfait. La nappe était d'un blanc immaculé et avait été soigneusement repassé par le second fils du sheriff. Il avait sorti de la belle argenterie, qu'il avait soit dit en passant emprunté dans le vaisselier de la reine d'Angleterre à Buckingham Palace. Il avait même mit des chandeliers qu'il avait fini par retirer, Rory s'étant invité pour le repas.
L'adjoint du sheriff n'était pas tombé dans le panneau, il connaissait son frère comme personne. Il n'y avait pas moyen qu'il passe à autre chose sans chercher une seconde à se venger. Il n'y croyait pas un mot de son histoire de « t'as raison mon grincheux, je vais m'améliorer, je vais même m'aider de professionnel et tu vas te régaler ». Mon œil, oui, se disait Rory. C'est pour ça qu'il avait décidé d'aller voire par lui-même. Surtout que Stiles avait toujours été imaginatif dans ce qui est de ses vengeances. Il tenait à ne pas rater ça.
En tout cas pour ce qui est de l'aide de professionnel, il n'avait pas menti. Quand l'adjoint du sheriff et le secouriste étaient entrée, ils étaient tombé sur une scène des plus irréalistes. Stiles en train de cuisiner managée et conseillé par Gordon Ramsay, qui débitait plus de compliment et de mots doux à la minute qu'un bisounours. Totalement hallucinant, ça leur faisaient presque oublié que le lycéen était en train de cuisinier.
Pendant que le magicien termina ce qu'il avait à terminer, le gentil Ramsay invita les deux hommes à s'habiller pour diner. Trop surprit mais aussi très inquiet, ils c'était laissés tous les deux faire sans rien dire. Une fois redescendu, ils avaient remarqué que Ramsay était parti et que maintenant c'était Mercotte qui aida Stiles pour le dessert en lui distillant quelque astuce avec une pointe d'humour et d'autodérision. Le jeune homme n'avait vraiment rien laissé au hasard.
Voilà où se retrouvait le loup et le magicien, assit à table. Se demandant à qu'elle sauce ils allaient être mangés. Tout en priant pour que ce ne soit pas littéral. Avec le jeune homme fallait tout prévoir. Cependant Stiles ne laissait rien paraitre. Il affichait un masque de parfait maitre de maison à toute épreuve. D'un geste de la main il fit servir l'entrée dans de la porcelaine de chine serti d'un liseret d'or sur tout le pourtour. Tout en faisant cela, il annonça d'une voie claire, cristalline et parfaitement compréhensible, de quoi inquiété un peu plus ses invités.
Velouté de potiron à l'échalote et ses mouillettes de foie gras aux inserts de figue accompagné d'un Saint Emilion de trente ans d'âge.
Rory et Derek se regardèrent dans le blanc des yeux se demandant s'ils devaient ou non gouter. L'adjoint du sheriff ne pouvait même pas se rassurer, en se disant qu'il n'avait rien avoir avec la dispute de la vielle. Ça faisait plusieurs années qu'il côtoyait son petit frère, ce dernier devait bien avoir trouvé deux ou trois grief contre lui qui nécessite une sentence immédiate.
D'un regard le lycéen invita son amoureux à commencer, le loup avait beau demandé silencieusement de l'aide à son meilleur ami. Celui-ci ne fit qu'hausser les épaules l'air de dire qu'il ne pouvait plus rien pour lui. Lentement et avec prudence il prit une mouillette qu'il trempa dans le velouté, l'amenant ensuite à sa bouche. Néanmoins il ne là gouta pas tout de suite préférant humer son parfum pour tâche de deviner de quoi il en retournait.
A sa grande surprise le fumet qui envahit ses narines lui mit immédiatement l'eau à la bouche, c'était un défilé, non un carnaval d'odeur plus exquis les uns que les autres. Peut-être que ce n'était pas une vengeance en fin de compte. Peut-être que le jeune homme cherchait simplement à lui montrer qu'il pouvait être un bon cuisiner. Rassuré, Derek arracha avec les dents un morceau de la mouillette qui n'en avait pas demandé temps.
A peine qu'il avait commencé à mâcher, qu'il recracha immédiatement sans la moindre once d'élégance. Ce n'est pas que c'était mauvais, le peu qu'il avait gouté avait même l'air succulent, c'est juste que c'était froid, très froid même, carrément congeler. Ça avait tout l'air d'un glaçon recouvert de neige.
Bah, tu sais ce qu'on dit, grincheux, la vengeance est un plat qui se mange froid, lança le second fils du sheriff un rictus sur le coin des lèvres avant de prendre boire une gorgé de vin satisfait. Je te rassure, je compte bien m'améliorer culinairement parlant. Néanmoins pendant quelque temps, même brulant ou bouillant tout ce que tu mettre entre tes si séduisantes lèvres sera froid. Y compris … ma modeste personne.
Stiles, image, gémit un Rory dégouté mettant sans main devant lui, ne pouvant plus regarder son petit frère en face.
Oh je suis bête, j'ai oublié le sel, conclu le plus jeune et le plus heureux de la pièce.
Il se leva pour retourner dans la cuisine, laissant son amoureux « savourer sa défaite » avait-il envie de dire. En tout cas, il y en avait bien un qui savourais, Rory se régalait, son frère l'avait épargné et cette entrée se révélait être une merveille. Mais pour ce qui est du reste il était un peu déçue, au moins il pouvait en tirer une note réconfortante pour son ami.
Voie les choses du bon côté, tu le pousse dans ses retranchement, déclara-t-il alors que le secouriste le regardait avec son expression, laisse-moi tranquille où je t'arrache la gorge avec les dents. Il te sort du réchauffé, il avait cinq ans la première fois qu'il m'a fait ce coup là. d'ailleurs je te conseil de manger mexicain ses prochains jours, les plats épicé froid son étonnamment bon.
