Salut bande de nouilles au vomi !
Plus forte qu'Antoine Daniel, me revoilà avec un nouveau pseudo mais avec les mêmes histoires !
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, vous avez été d'une patience juste exquise et je ne vous remercierai jamais assez pour cela. *s'incline humblement*
Sinon, où en étions-nous... ?
...
Ah oui, John s'était prit une balle empoisonnée pour protéger Sherlock.
...
Préparez les mouchoirs, ça va pas s'arranger.
La balle était belle et bien rentrée tout près du coeur, causant au passage une grande éclaboussure sanguinolente, tandis que le poison s'infiltrerait très bientôt dans l'intégralité du corps, causant au passage un arrêt cardiaque.
Sauf que le corps et le coeur concernés appartenaient à une plus petite personne qui s'était jetée contre lui pour le protéger. Une personne que le brun désirait plus qu'aucune autre.
"J- JOHN !"
Chapitre 6 (2)
John avait l'impression que son épaule était soudainement déchirée puis passée au fer chaud. Certes il avait déjà subit des blessures très douloureuses par des armes ennemies ou même des coraux, mais rien ne l'avait jamais préparé à supporter une telle sensation. Le choc était si grand que ses jambes cédèrent presque sous son poids.
Mais son Capitaine, remis du choc, le prit par les épaules et demanda, paniqué :
"John, tu es complètement fou ! Pourquoi as-tu...
-Capitaine; l'interrompit le blessé d'une voix affaiblie et tremblante, un mince filet de sang coulant de ses lèvres... Vous... allez bien ?
-Moi ? Oui, mais...
-Ouf, merci..." dit John d'un petit sourire, avant de s'effondrer dans les bras de son Capitaine, inconscient.
Sherlock accompagna la chute et finit à genoux sur le pont. Il lâcha quelques secondes son épée pour mieux maintenir le Merlien contre son torse et l'appela désespérément :
-John ! John, accroche-toi ! Ne meurs pas ! John ! John !"
Rien n'y fit, la respiration de John fut soudainement lourde et irrégulière et il ne fallait pas compter le voir ouvrir les yeux avant plusieurs heures. Et pour ne rien arranger, la voix de Moran le ramena trop vite à la réalité.
"Comme c'est pratique; dit l'assassin de son sourire de requin; mais c'est dommage. Très honnêtement, qu'il meure ou non, je n'en ai rien à faire. Mais Jim a peut-être besoin de lui. Donc voilà ce que je propose : livre-moi les joyaux et le Merlien, et j'accepte de ne pas couler ton navire.
-Et voilà ma proposition : allez vous faire voir ! cria presque Sherlock, furieux et serrant encore plus son amoureux contre son torse.
-Hé hé hé hé... dommage. Je vais devoir me débarrasser de toi ici, alors."
Moran pointa de nouveau son mousquet, prêt à faire une nouvelle victime.
Quand des bras étrangers s'enroulèrent autour de son cou. Un poids certain les accompagna et Moran perdit son équilibre, à sa grande surprise.
Amy, ivre de rage, avait profité de la confusion générale pour se faufiler discrètement derrière son ennemi et lui sauter sur le dos.
"Votre heure est venue Moran ! cria-t-elle, des larmes perlant aux coins de ses yeux.
-Encore toi ?! fit le concerné, surpris.
Tout d'un coup, Amy attrapa son couteau de sa main droite (celui caché dans son corset) et le planta dans l'épaule droite du monstre. La douleur le surprit suffisamment pour le paralyser temporairement.
-Ça c'est pour mes parents ! hurla Amy au comble de la rage.
-Petite pétasse..." grinça Moran, honteux et furieux de s'être fait avoir par une gamine.
La pétasse en question continua à le poignarder dans l'épaule, lui faisant perdre peu à peu de sa stature à chaque beuglement de douleur. L'attention du meurtrier détournée, Greg en profita pour se rapprocher de Sherlock et John.
"Capitaine; dit l'aîné; je m'occupe de John, finissez cet enfoiré !
-D'accord; répliqua le brun en laissant le grisonnant emporter le blond. Mettez-le en sécurité et trouvez Molly !"
Le Renard Argenté s'en alla juste à temps car Moran en eu assez de cette petite peste qui le poignardait à répétition. Il l'attrapa par les cheveux et l'envoya contre le pont.
"Tu commences sérieusement à m'agacer, fillette !" cria-t-il.
Amy atterrit sur son épaule, perdant ses lunettes dans un cri de douleur. Mais la haine dans ses yeux n'était en rien apaisée et elle était prête à recommencer tout de suite s'il le fallait. Moran s'était calmé mais restait rancunier.
"J'ignorais ton désir de mourir si tôt."
Moran remarqua soudainement qu'il avait quelque chose dans sa main. En aggripant Amy, il lui avait aussi arraché le collier de sa mère, qu'il avait bien évidemment reconnu.
La concernée aussi se rendit compte qu'il avait son précieux bijou.
Avec un sourire diabolique, le blond jeta le collier très haut dans les airs avant de le viser de son mousquet.
"Brisons ton esprit de façon permanente"; dit-il en appuyant sur la gâchette.
BANG !
D'une seule balle, il avait brisé le papillon de fer et son coeur d'améthyste alors qu'il retombait sur le sol.
Au moment où il vola en éclat, Amy ressentit un immense trou noir envahir sa tête. Elle ne ressentait plus rien, ne pensait plus rien, son regard vide était fixé sur les débris de son médaillon.
Le collier de ma mère... Mon trésor... Tout ce qui me reste de mes parents... Détruit...
L'adolescente n'avait pas conscience des larmes qui s'écoulaient sur ses joues. Elle avait envie de hurler tout son désespoir, mais tout ce qui franchit ses lèvres fut un tout petit :
"Ah."
Elle releva la tête en voyant l'ombre couvrir les débris du précieux bijou. Moran, fier de ce qu'il venait de faire, s'était rapproché de la fillette et pointait de nouveau son arme sur son front. Il regarda ses yeux vides et dit en ricanant :
"Les yeux vides te vont bien. Dis bonjour à tes parents pour moi."
Un... pistolet... ?
Amy n'avait plus la force de se pousser, même par instinct de survie. Alors elle ferma les yeux et attendit son heure.
C'est donc ainsi que je vais mourir... Papa... Maman... pardonnez-moi, je n'ai pas eu le temps de vous venger...
CLANG !
Amy fut secouée et poussée sur la droite, mais elle était toujours en vie. Elle sortit des limbes du choc pour voir le dos d'Allister devant elle, baigné d'éclairs bleutés.
"Al... murmura-t-elle.
-Espèce d'idiote ! répliqua l'Hispanique. Tu le fais exprès de risquer ta vie à chaque fois ?! Tu vas bien ?
-Je...
Un détail attira soudainement son attention.
-Al, ton épée !"
Al remarqua alors le détail... et en fut tout aussi surpris.
Son Urumi avait perdu son éclat immaculé et avait prit une teinte rubis en son centre, agrémenté de pierres pourpres. Les éclairs qui sortaient de la lame étaient teintés de bleu et de rouge, comme s'ils étaient devenus encore plus puissants.
Al vit que son arme avait changé, sans qu'il ne comprenne pourquoi.
Mais les questions viendraient plus tard, l'assassin avait troqué son mousquet pour son long sabre.
"Comme c'est amusant... dit-il d'une voix menaçante. C'est donc ça le fameux Urumi ? Jim m'avait bien parlé de ce genre d'armes, dont une toute particulière qui contrôlait la foudre. Bah, ce n'est pas bien grave. Sache juste que tu mourras un jour par cette épée.
-Amy, reste derrière moi; ordonna le jeune homme, soudainement tendu.
-Je sens que je vais m'amuser...
-Coucou !" dit une voix dans le dos de Moran.
Soudainement, une puissante bourrasque frappa Moran, et l'envoya à terre. L'assassin se releva douloureusement sans comprendre ce qui venait de lui arriver. Salem se tenait debout sur le pont, ses deux épées brillantes de leur magie aérienne et prêtes à frapper. Le jeune homme avait un petit sourire moqueur sur lèvres lorsqu'il dit :
"J'espère que vous n'avez pas commencé la fête sans moi, je viens à peine d'arriver !
-Encore toi ! dit Moran en apercevant son nouvel adversaire.
-Ravi de voir que vous vous souvenez de moi. J'vous ai manqué ? Al, emmène Amy loin d'ici. Moi je me charge de lui.
-D'accord; répliqua l'Hispanique en joignant le geste à la parole.
Une fois le terrain dégagé, Salem se retourna vers le tireur.
-Faire pleurer une fille comme ça; dit le jeunot... Vous êtes véritablement cruel. Mais dites-vous qu'au moins vous ne combattez pas Al, lui vous aurait botter le cul sévère. Enfin je dis ça, j'ai bien l'intention de vous faire payer ce que vous avez fait.
-C'est une menace, gamin ? grinça Moran entre ses dents.
-Voyez plutôt ça comme un défi !"
Tout à coup, une petite boule se forma sur le poitrail de Salem et remonta jusqu'à son col. Puis la tête de Mor'dy sortit de sa chemise, l'expression inquiète.
"Salem; dit-il; tu l'as vu comme moi, ce type est super rapide. Alors sois prudent...
-Mor'dy ! dit Salem d'un air faussement vexé. Oserais-tu douter de mes incroyables talents d'escrime ?!
-Mais pas du tout !
-On dirait que si, pourtant !
-Mais non !"
La discussion s'éternisa un petit moment sans qu'aucun d'entre eux ne fasse attention à leur adversaire, au grand agacement de ce dernier. Moran perdit rapidement patience devant ce petit insolent.
"Hey ! cria-t-il en assénant un puissant coup d'épée. Arrête de jouer avec mes nerfs !"
Sauf que quand il trouva le moyen de se calmer, il se rendit compte que le gamin avait disparu. A son immense surprise.
"Ben... il est passé où ?
-Wouahou ! C'est pas passé loin ! dit Salem dans le dos de Moran. Vous êtes vraiment rapide ! Et je dis pas ça à tout le monde !
-C... Comment as-tu...
-Mon petit copain ici-présent dit vrai à votre sujet; expliqua le jeunot en grattouillant le menton de son cher perroquet. Mais mes Épées de Vent doublent ma vitesse, ce qui fait de moi le plus rapide de nous deux.
-Hé hé hé... sourit Sebastian. Je dois reconnaître, tu as des tripes, sale gosse. Très bien. On va voir jusqu'où peut aller ton cran quand j'aurais effacé ce petit sourire prétentieux de ton visage.
-J'adorerais voir ça !"
Les deux épéistes levèrent leurs armes et se mirent en garde. Le perroquet avait reprit sa place dans les vêtements de son ami et l'air se chargea d'électricité en vue du combat qui s'annonçait. Bien décidés à ne pas laisser l'autre vaincre, les adversaires s'élancèrent l'un vers l'autre et le combat commença.
Pendant ce temps, Al avait ramené une Amy en état de choc dans sa chambre. Elle avait rivé son regard sur le sol et gardait le silence. Le borgne la fit s'asseoir sur son lit et lui dit :
"Amy, surtout reste ici et ne sors pas avant que tout ne soit silencieux !
- ... Tout... murmura-t-elle.
-Quoi ?
-Il m'a tout prit. J'ai presque réussit à le tuer... J'aurais dû réussir. Il doit mourir !"
Ses yeux se chargèrent de larmes et son corps se mit à trembler sous la rage. Non seulement elle n'avait pas pu avoir sa vengeance, mais en plus elle avait perdu son dernier lien avec son passé.
Al voyait la fille qu'il aimait pleurer ainsi de désespoir. C'était intolérable.
Il mit sa main sur la joue humide de sa bien-aimée et dit doucement :
"Amy... je ne veux pas que tes mains servent à tuer. Elles sont bien trop précieuses pour ça."
Il posa un doux baiser-plume sur son front, ce qui la ramena sur Terre.
"A... Al ? dit-elle en reprenant corps avec la réalité.
-Ne t'en fais pas; murmura-t-il contre son oreille... Salem et moi allons nous occuper de lui.
Nous le tuerons en ton nom."
Et je peux vous garantir que Moran va bien morfler ! Pour les sadiques, croyez-moi ça va barder !
Par contre, pour John, je peux rien garantir...
Enfin bref, j'espère que ce cadeau de Noël en avance vous plaira ! Le prochain chapitre arrivera bientôt, promis !
Je rappelle cependant que rien de tout cela ne m'appartient, à part la traduction. Les personnages appartiennent à Conan Doyle, Moffat et Gatiss (alias le Diable et son bras-droit X-D). Quant à l'histoire, l'univers et les OC, ils sont la propriété de Atsyrc.
A la prochaine et merci encore pour votre providentielle patience ! *se prosterne à vos pieds*
