Note de l'auteure : Je suis à la bourre ! Vraiment désolée ! J'ai un nouveau travail pour lequel je dois faire des voyages en train, donc c'est un nouveau rythme auquel je dois m'habituer, ce qui n'est pas facile. Mais j'espère pouvoir rester régulière dans la parution !
Du coup, je ne suis pas non plus en avance en ce qui concerne les reviews. Je les lis toutes avec beaucoup de plaisir ! Je suis vraiment contente que vous appréciez cette histoire. Je finirai par y répondre à toutes ! Ça vient juste à la vitesse escargot !
Sur ce, bonne lecture.
Glossaire : dans l'ordre d'apparition.
Seisaku : signifie politique.
Kyaria : signifie porteur. Qualifie une personne pouvant tomber enceinte.
Hiryō : signifie fécondateur. Qualifie une personne pouvant en féconder une autre.
Chapitre 36 : Seisaku
L'instant était solennel. Tous les nobles résidant à Konoha se trouvaient dans la cour principale du palais. Ils avaient revêtu leurs plus beaux habits. Ils attendaient tous l'arrivée de la délégation de l'Empire de la Terre. Elle avait franchi les portes de la ville le matin même. Les nobles avaient été avertis et attendaient donc qu'elle franchisse l'enceinte du palais. Des soldats avaient dû être envoyés en ville afin d'éviter tout débordement de la populace.
Sasuke était immanquable parmi la foule. Haku lui avait fait revêtir un imposant kimono rouge brodé de fils d'or. Sa main droite agitait négligemment l'éventail rouge et blanc symbole de son clan. À ses côtés se trouvait son frère. Son kimono était moins voyant que celui de l'Empereur. Cependant, il ne possédait pas d'éventail. Ses cheveux avaient été relevés dans un chignon et décorés de quelques breloques. À ses côtés, Shisui devait utiliser tout son self-control pour ne pas saliver sur la nuque fine découverte.
Dans la foule, les Sōhei étaient présents. Naruto avait un peu boudé quand il avait appris qu'il allait devoir attendre sans rien faire. Mais son humeur s'était améliorée quand Sasuke était apparu. Depuis, le blond ne l'avait pas quitté du regard. Sakura l'avait bien remarqué, mais elle n'avait rien dit. Après tout, beaucoup de gens avaient leurs regards vissés sur l'Empereur.
Finalement, la délégation de l'Empire de la Terre entra dans l'enceinte du palais.
C'était impressionnant. Et bruyant.
Des cavaliers et des soldats entrèrent en premier. Ils portaient tous l'armure grise de leur pays. Certains tenaient un drapeau représentant le symbole de leur Empire, deux rochers gris l'un derrière l'autre. Certains des soldats jouaient du tambour, tapant sur la peau avec conviction, rajoutant du bruit au tintamarre ambiant. Derrière eux, des serviteurs portaient les palanquins des nobles.
Les soldats s'arrêtèrent en ordre dans la cour. Les palanquins se firent doucement poser à terre.
Sasuke s'avança parmi la foule, suivi de ses gardes. Il s'arrêta à mi-chemin, attendant que l'Empereur de la Terre le rejoigne.
-Sasuke-heika ! Quel plaisir de vous voir aujourd'hui ! s'exclama le vieil homme quand il fit face à son homologue.
-C'est un plaisir également, s'inclina respectueusement le Kyaria.
Ônoki avait revêtu un kimono gris ainsi qu'un pantalon bouffant de la même couleur. Il portait bon nombre de bijoux en or sertis de pierres précieuses.
-Ah, mon jeune ami, il fait tellement chaud de par chez vous. Je me demande comment vous supportez la chaleur dans vos lourds vêtements.
Pour illustrer ses propos, il tira un peu sur l'une des pans du kimono de Sasuke. Ce dernier fronça les sourcils, mais ne dit rien. Cela faisait à peine quelques minutes, mais il était déjà exaspéré par le vieil homme.
-Un banquet a été organisé en votre honneur, prévint le brun avec courtoisie. Prenez le temps de vous rafraîchir avant de vous y rendre.
La salle de banquet était bondée. Le brouhaha ambiant semblait ne vouloir jamais diminuer, Sasuke surplombait toute l'assemblée. À sa droite se trouvait son frère surveillé par Shisui. À sa gauche, Ônoki et sa famille, puis Yahiko et Nagato. Contrairement à toute la salle, les Empereurs parlaient peu. Pour cause, le vieil homme était occupé à manger et ne semblait pas aimer être interrompu. Sasuke avait un drôle de sentiment d'avoir ainsi sous son toit l'homme qui était responsable de la mort de son père et de la cécité de son frère. Il avait l'impression que quelque chose n'était pas à sa place. Il essaya de garder en tête sa victoire martiale sur cet homme, vengeant ainsi les torts faits à sa famille et à l'Empire.
La soirée était déjà assez avancée quand Naruto releva enfin la tête de ses bols de ramen. Il s'étira en soupirant de plaisir, le ventre plein. Il tourna un peu la tête pour voir ce qu'il se passait à côté de lui. Sakura semblait prise dans une discussion avec la sœur de Gaara. Le blond laissa son regard dériver vers l'Empereur. Il ne put s'empêcher de le trouver magnifique. Seulement, il ne pouvait pas s'approcher de lui. Il aurait bien aimé le taquiner un peu. Et pourquoi ne pas essayer de lui prendre la main. En parlant de ça, Sasuke était actuellement à côté d'une femme Hiryō et celle-ci ne se gênait pas pour poser sa main sur le bras de l'Empereur. Naruto n'était pas assez stupide pour ne pas comprendre qu'il s'agissait là d'un membre de la famille impériale de la Terre. Elle avait de courts cheveux noirs pouvant démontrer son statut de Hiryō. Ses yeux étaient noirs et calculateurs. Elle était très tactile avec le jeune Empereur, lui touchant le bras, l'épaule et parfois même la cuisse. Personne ne semblait faire attention à son manège. Son père était occupé à discuter avec Itachi. Naruto devint blême de rage. Il avait envie de se lever et de repousser cette fille au loin. D'entourer Sasuke de ses bras pour le protéger. Seulement, il ne pouvait pas faire ça. Sinon il allait provoquer un esclandre et le brun ne manquerait pas de s'énerver contre lui. Alors il se contenta de regarder en serrant les poings.
-C'est la signature d'un traité, pas un concours de drague, bougonna le blond.
-Qu'est-ce que tu as dit Naruto ? s'enquit Sakura en tournant la tête vers lui.
Quand elle découvrit son visage, elle se rendit compte que quelque chose n'allait pas. Elle regarda donc dans la même direction que lui et discerna le manège de la femme. Elle soupira un peu. L'Empereur ne semblait pas réfractaire, il ne la repoussait pas quand elle le touchait. Il fallait bien s'attendre à ce que cela arrive un jour. Après tout, un mariage entre les deux nations ne pourrait que renforcer la paix qu'ils étaient en train de construire.
Sasuke aussi s'en rendait compte et c'est pour cela qu'il laissait Kurotsuchi, la fille d'Ôniki, le tripoter. S'il se mariait avec elle, il pourrait récupérer de gros avantages politiques. Déjà, l'assurance qu'une nouvelle guerre n'éclate pas. Peut-être une voix dans la direction de l'Empire de la Terre. Quelques domaines aussi sans doute. Donc, pleins de choses qui seraient bénéfiques à l'Empire du Feu. De quoi ravaler sa fierté et faire cette concession. Alors que son interlocutrice posait une nouvelle fois sa main au creux de son coude, son regard se tourna vers l'amas de cheveux dorés appartenant à Naruto. Ses yeux noirs plongèrent un instant dans les lagons bleus avant qu'il ne détourne le regard en sentant ses joues rougirent.
Définitivement non, il ne pouvait pas faire taire son cœur. Il était bien trop égoïste pour ça. Lui aussi voulait vivre le grand amour, comme Nagato, Haku, Suigetsu ou Neji. Il en avait en envie, désespérément.
Neji soupira, encore. Ses yeux étaient fixés sur les cheveux roux de Gaara. Ce dernier n'était malheureusement pas assis près de lui. Il se trouvait avec les autres Sōhei tandis que le noble se trouvait avec sa famille. Il aurait tellement voulu être près de lui. Seulement ce n'aurait pas été accepté. En effet, les Hyūga n'avaient rien à voir avec ces guerriers. Mais Neji avait tellement envie de se laisser aller dans les bras de Gaara. D'être rien que tous les deux et de profiter l'un de l'autre. Malheureusement, cela n'avait lieu qu'en de trop rares moments ou dans ses rêves. En plus, Neji avait déjà dix-neuf ans. Son oncle n'allait donc plus tellement tarder à lui trouver un époux. Et cela terrifiait le jeune homme. Parce qu'il n'avait pas envie de marier un inconnu, parce qu'il était déjà désespérément amoureux de Gaara.
-Neji-nii-san, est-ce que tout va bien ? lui demanda soudain Hinata installée juste à côté de lui.
-Ça va, lui répondit-il.
La jeune femme jeta un œil à l'objet de son attention. Elle ne fut pas très étonnée en découvrant Gaara.
-Ça va aller, on va trouver une solution, le rassura-t-elle en lui serrant le bras.
-Merci Hinata-sama, lui souffla-t-il.
La jeune femme sourit. Se serrer les coudes était important pour elle. Leur vie de Kyaria noble était tellement dirigée par les Hiryō qu'il fallait bien qu'ils se montrent un peu de soutien entre eux. C'était la moindre des choses.
À la gauche de Sasuke, Yahiko fulminait. Il était obligé de supporter le manège de la fille d'Ônoki et cela ne lui plaisait pas. Déjà, elle accaparait toute l'attention du jeune souverain. Ensuite, ils étaient à un banquet pas à un endroit pour faire la cour. Pour lui, Ônoki devrait intervenir et réfréner les ardeurs de sa fille.
-Calme-toi Yahiko, lui chuchota Nagato.
-Regarde-la, cracha le roux. Une vraie pintade.
Nagato eut un petit sourire contrit. Son époux avait l'air bien remonté. Il caressa d'une main son ventre espérant y calmer l'agitation soudaine de l'enfant.
-Yahiko, chuchota-t-il une nouvelle fois en massant l'épaule puissante de son mari.
-Franchement ! Ônoki est là pour signer un traité qui ne lui sera pas bénéfique. Pas pour marier sa fille avec Sasuke-heika.
Les poings du roux étaient serrés et il fusillait du regard Kurotsuchi.
-Ne sois pas si dur, le pria Nagato. Sasuke-heika est un très bon parti. Tu ne peux pas reprocher à Ônoki-heika d'essayer.
-Peut-être, s'énerva le roux. Mais ce n'est pas une raison pour le faire ainsi devant tout le monde !
Nagato soupira. Son époux ne semblait pas vouloir entendre raison. D'une douce caresse, il ôta sa main de son épaule. Il était fatigué de tout ce bruit et cette agitation. Il n'avait donc actuellement pas l'énergie nécessaire pour calmer son roi. Il demanda donc à son serviteur de lui apporter quelques douceurs. Il les dégusta en observant Yahiko grommeler. Parfois, il caressait son ventre comme si cela lui permettait de communiquer avec son enfant. Et la soirée continua dans la même ambiance.
To be continued.
Alors, qu'avez-vous pensé de ce chapitre ?
Titre du prochain chapitre : Honō
Prochaine publication : aux alentours du 9 février 2018
