Hello les gens !

Pardon pour le retard, mois de partiels, enfin ceux qui sont en fac peuvent témoigner haha.

On approche des 200 reviews, waaaaaaah, j'aurais jamais pensé aller aussi loin ! En même temps, c'est vous qui me donnez la motivation pour écrire ! Au début, cette fic ne devait faire qu'une dizaine de chapitres, et on en est à plus de trente, j'y crois toujours pas !

Petite précision parce que j'ai eu quelques questions à ce propos sur le chapitre précédent, oui Tony savait que ses parents avaient été assassinés par Bucky, simplement il n'avait jamais vu la vidéo !

Bonne lecture !


Je serrai les dents de toutes mes forces pour ne pas craquer, pour ne pas faire le jeu de Zemo, pour ne pas tuer sur le champ le meilleur ami du crétin fini qui me servait de mari.

Pour ne pas détester –encore plus– l'homme que j'aimais –et je devais lutter à chaque seconde pour ne pas oublier ce léger détail. Qui, soit dit en passant, était la chose la plus importante de ma vie : j'aimais cet imbécile au bouclier de vibranium.

Ignorant superbement mon mari, je me tournai le plus lentement du monde vers Barnes, qui restait complètement immobile. Je vis qu'il avait baissé son arme –bonne nouvelle, au moins il ne la pointait plus sur moi, c'était une grande première ça– et murmurai d'une voix blanche :

-J'espère que tu as conscience de ce que tu as fait. Ma mère n'avait rien à voir là-dedans. C'était une personne aimante et dévouée. J'espère que son visage va te hanter toute ta vie.

-C'est déjà le cas, me répondit l'assassin d'HYDRA en ayant la décence de baisser les yeux.

Dégoûté par son attitude faible –je voulais qu'il riposte, qu'il engage le combat, tout pour pouvoir le démolir comme il avait démoli le visage de mon père–, je me détournai et sortis du bâtiment, laissant les deux ancêtres derrière moi.

Bien entendu, je savais depuis une dizaine d'années que Barnes avait tué mes parents, mais voir la vidéo de cet assassinat m'avait retourné l'estomac. La froideur avec laquelle il avait défoncé le visage de mon père, alors que celui-ci l'avait reconnu. L'impassibilité avec laquelle il avait étranglé ma mère. Comment Steve pouvait-il encore lui faire confiance ?

Et puis ce qu'il m'avait dit à l'aéroport me revint brutalement.

De la même manière que je pouvais encore faire confiance à Clint après l'épisode Loki. Parce qu'il n'agissait pas de lui-même, mais que sa volonté était contrôlée.

Je soupirai.

Le chemin était encore long avant que je n'arrive à pardonner à Barnes pour ce qu'il avait fait, mais je tenterai de lui pardonner, ou tout du moins, de l'accepter. Pour Steve. Pour mon mari –qu'il fallait aussi que j'arrive à pardonner, et ça n'allait pas être la partie la plus facile–, mais surtout, pour moi. Je ne voulais pas que la vengeance me consume comme elle avait consumé Zemo.

Steve sortit de la base d'HYDRA quelques minutes plus tard, et se dirigea immédiatement vers moi :

-Tony ?

-Quoi ?! répondis-je d'un ton des plus agressifs, sans lui accorder un regard.

Je l'entendis prendre une grande inspiration, puis il murmura :

-Je sais que tu en veux encore à Bucky pour ce qu'il a fait, mais il n'a nulle part où aller. Est-ce que… ?

-Oui, le coupai-je dans un soupir exaspéré. Qu'il vienne au Complexe. On trouvera une solution pour lui enlever tout ça de la tête. Il prendra la chambre de Thor, en attendant les travaux pour rajouter un appartement.

-Merci, Tony.

Je n'en revenais pas d'avoir dit ça, mais cela me donnait une occasion pour surveiller Barnes, et je n'allais pas m'en priver. S'il le fallait, je le cryogéniserais moi-même, histoire d'être sûr.

-On rentre à la maison ? proposa Steve.

-Il faut d'abord aller chercher les autres au RAFT, répliquai-je. Tes conneries ont fait emprisonner tes coéquipiers dans la prison de haute-sécurité la plus impénétrable du monde.

Le crétin que j'avais épousé ne répondit pas, mais je le sentis se raidir brusquement. Oh, il n'avait pas la conscience tranquille ? Parfait.

Parce qu'il avait vraiment merdé.

-Ton cher compatriote monte dans le Quinjet avec toi. Je volerai en armure jusqu'au RAFT.

-Tony, tu es sûr que…

-Plus que sûr, Capsicle, le coupai-je froidement.

Il eut un léger mouvement de recul. Je ne l'avais plus appelé comme ça depuis une éternité, mais il méritait bien le surnom que je lui avais donné la première fois que nous avions fait équipe.

Après tout, il avait fait l'imbécile, et je n'allais pas laisser passer ça.

Je m'envolai et pris la direction du RAFT, sans vérifier si le Quinjet suivait. Après tout, Steve était un grand garçon, à lui de se débrouiller pour se rendre à la prison flottante. Je n'étais pas sa mère !


Je dus argumenter avec le Secrétaire d'Etat pendant une bonne heure –bordel, il était vraiment buté comme un cochon, encore pire que moi, c'est dire ! – avant qu'il n'accepte de libérer les Avengers.

Bon gré, mal gré, il finit par accepter, en mettant la condition qu'à la prochaine situation similaire, l'ensemble des dissidents resteraient en prison en attente d'un procès. J'acquiesçai vaguement, en priant pour que rien de semblable ne se produise un jour –et tout en sachant très bien que, si jamais une situation pareille venait à arriver encore, je ne laisserais certainement pas mon crétin fini de mari s'en tirer à si bon compte.

Lorsque nous entrâmes –Steve et moi, Bucky avait préféré rester dans le Quinjet– dans la pièce ronde sur laquelle donnaient les différentes cellules, toutes les portes de verre blindé s'ouvrirent immédiatement.

Clint s'empressa de débarrasser Wanda de sa camisole, et il la berça longtemps contre lui pour calmer ses sanglots hystériques. Cette vision me brisa le cœur et me rassura en même temps : s'il nous arrivait quelque chose, à Steve et à moi, l'archer serait parfaitement capable de prendre soin de Peter.

Une fois Wanda à peu près calmée –autrement dit, une fois que ses larmes se furent à peu près taries–, je lui présentai mes plus plates excuses pour sa captivité. Elle me fit un pauvre sourire et me répondit que ce n'était pas ma faute, et que le plus important était que je les aie faits sortir, mais je ne pouvais m'empêcher de ressentir une pointe de culpabilité.

Malgré le fait que la responsabilité incombait entièrement à Steve –ben quoi, l'unique raison pour laquelle ils avaient été emprisonnés était que j'étais trop occupé à accompagner Rhodey à l'hôpital, et c'était uniquement la faute du crétin fini qui me servait de mari.

Je montai avec l'imbécile que j'avais épousé dans l'hélicoptère, que Friday avait fait revenir jusqu'au RAFT, alors que les autres prenaient le Quinjet. Plus loin j'étais de Barnes, mieux je me portais.

-Merci, Tony. Pour tout ce que tu as fait. Tu as été merveilleux.

-Ne crois pas que tout est pardonné, répliquai-je d'un ton amer. Il va me falloir du temps. Tu as quand même choisi Barnes plutôt que Peter et moi. Ce n'est pas quelque chose que je vais oublier de sitôt, crois-moi.

Steve baissa la tête sans mot dire.

Certes, il me faudrait du temps –ce n'était pas parce que j'avais vu Barnes tuer mes parents sur la vidéo, mais plutôt parce que l'imbécile qui me servait de mari avait préféré l'assassin d'HYDRA à Peter–, mais je savais que le crétin que j'avais épousé ferait tout pour se faire pardonner.

Et, tout au fond de moi, je savais que je ne pourrais pas lui en vouloir éternellement.

Je l'aimais trop pour ça.

Essayant de ne pas lui montrer à quel point il lui serait facile d'obtenir mon pardon –il lui suffirait de quelques mots bien choisis, comme d'habitude, quoiqu'il allait sans doute falloir un peu plus de temps que ça cette fois–, je m'enfonçai davantage dans mon siège et adoptai un silence glacial pour le reste du trajet.

Lorsque l'hélicoptère se posa sur le tarmac du Complexe Avengers, j'ouvris la bouche pour la première fois en quatre heures :

-Tu sais, je ne suis pas la seule personne dont tu vas devoir obtenir le pardon. Peter t'en veut énormément.

Mon mari inspira lentement, avant de me répondre d'une voix hésitante :

-Tu… Tu lui as dit ?

-Que tu as choisi Bucky à sa place ? Oh non, je ne pense pas que c'est le genre de nouvelles qui se transmettent au téléphone, répondis-je d'un ton aigre. Non, j'attendais d'être revenu ici, seul, tout en sachant très bien que Peter m'en voudrait aussi pour ne pas t'avoir ramené. Alors, maintenant que tu es là, c'est toi qui vas lui dire pourquoi on a mis quatre jours à rentrer au lieu du bref aller-retour que j'étais censé faire pour te ramener de Berlin.

-Je…

J'ajoutai d'une voix glaciale :

-Et je compte sur toi pour lui dire la vérité, toute la vérité. Je suivrai la conversation en direct, alors tu as plutôt intérêt à ne pas édulcorer quoi que ce soit, ou je me chargerai personnellement de tout lui dire moi-même. Je suis sûr que tu préfères éviter ça.

Un long soupir, puis Steve acquiesça :

-Très bien. Je vais assumer toutes les conséquences de mes actes. Je monte voir Peter, ajouta-t-il en sortant de la cabine de l'hélicoptère.

Je demandai à Friday de me faire une retransmission en direct de ce qui allait se passer dans la chambre de mon fils, et filai à l'atelier. A cause de toute cette histoire, j'avais pris un retard monstre sur mon projet de micro-missile !

Je m'installai à mon établi favori et demandai à mon I.A. de me montrer immédiatement la vidéo de la chambre de Peter –j'avais quelques minutes de retard, mais rien de bien méchant, puisqu'à l'évidence mon mari avait mis un temps fou à rejoindre mon fils.

Qui semblait bouder, enfoncé dans ses oreillers, alors que la voix de Steve me parvenait, hésitante :

-… désolé d'être parti aussi longtemps. Papa est de retour aussi, mais il devait rattraper le retard qu'il a pris sur son projet par ma faute, c'est pour ça qu'il n'est pas encore passé te voir. Il voulait que je te dise pourquoi nous avons mis autant de temps à revenir.

Je vis mon mari prendre une grande inspiration, avant de s'asseoir au bout du lit de Peter et de continuer :

-J'ai retrouvé Bucky, qui était mon meilleur ami avant la guerre, et qui a aussi reçu le super-sérum. Tu te rappelles, je t'avais parlé de lui. Quand j'étais encore un petit garçon, c'était lui qui me défendait, à l'école. Malheureusement, il a été contrôlé par HYDRA pendant toutes ces années, et il a commis un certain nombre de crimes. C'est lui qui a tué les parents de papa, c'est pour ça que papa n'aime pas Bucky. Je ne suis pas rentré dès que papa nous a retrouvés parce que Bucky m'a dit qu'il y avait d'autres super soldats méchants comme lui, et que quelqu'un cherchait à les retrouver.

Une seconde d'hésitation, puis :

-J'ai dit à papa de revenir ici et de prendre soin de toi pendant que j'aidais Bucky, mais il n'a pas voulu m'écouter –tu connais ton papa, il n'aime pas obéir quand on lui demande de faire quelque chose !

-Cause toujours, Capsicle, sifflai-je. Je suis bien venu au secours de tes fesses quand tu m'as appelé !

Après une pauvre tentative de sourire, Steve poursuivit :

-Nous nous sommes battus, lui pour que je rentre à la maison et pour que Bucky aille dans un hôpital psychiatrique, et moi pour que Bucky reste libre. J'ai défendu mon ami comme il m'avait défendu quand nous étions enfants. Et puis, papa a découvert que je disais la vérité à propos des autres supers soldats méchants, alors il est venu nous aider, Bucky et moi.

-T'as choisi Bucky contre moi ?

La voix de Peter n'avait été qu'un murmure, mais la douleur dans sa voix me brisa le cœur. Mon fils me ressemblait décidément plus que je ne le pensais –le choix de mon crétin de mari était la seule chose qu'il avait retenue de son discours–, et la trahison de Steve le blessait autant que moi.

Je vis mon mari tendre la main vers notre petit garçon, mais celui-ci eut un mouvement de recul, et la peine se peignit sur le visage de Steve, avant qu'il ne réponde d'une voix faible :

-Bucky n'avait personne, alors que tu aurais eu papa pour prendre soin de toi. Et puis, je suis revenu maintenant, c'est tout ce qui compte non ? ajouta-t-il avec un pauvre sourire.

Mon fils se contenta de serrer les dents :

-Mmmm.

Les yeux pleins de larmes, Peter sauta au bas de son lit, esquiva la main tendue de Steve et courut vers la porte avant que mon crétin de mari ne puisse faire un geste pour l'arrêter. L'imbécile au bouclier se laissa tomber sur le dos, au milieu des peluches de notre fils, le regard douloureux.

-Papa !

Je fis instantanément disparaître l'écran holographique et me tournai vers l'ascenseur, d'où venait de sortir mon petit garçon –enfin, plus si petit maintenant–, le visage baigné de larmes.

-Peter, l'accueillis-je avec un pauvre sourire, en lui ouvrant les bras.

Il se jeta contre moi, et je l'étreignis de toutes mes forces. Il en avait bien besoin, ce petit bonhomme, après quatre jours à ne pas savoir ce que faisaient ses papas –je ne l'avais plus appelé après le premier soir, ne voulant pas l'inquiéter, et Steve ne l'avait pas contacté non plus, de toute évidence.

Père indigne.

-Je suis désolé d'être parti aussi longtemps, Pete. Je…

-Je sais, il m'a dit, me coupa mon fils. Je le déteste.

Je me raidis brusquement, et protestai :

-Peter ! Tu ne peux pas dire une chose pareille !

J'étais le seul à avoir le droit de détester Steve –enfin, avec les méchants, mais c'était un autre débat. Je ne voulais pas que mon fils se mette à haïr un membre de sa famille comme ça…

Peter répliqua :

-Mais… Il a préféré un méchant à nous ! Il me l'a dit !

J'écartai doucement mon petit garçon de moi pour le regarder dans les yeux. Il avait un air complètement perdu sur le visage –malgré l'étonnante maturité dont il faisait preuve, il que dix ans, et toutes ces histoires restaient tout de même compliquées. Je fis alors quelque chose dont je ne me serais pas cru capable, quelques heures auparavant. Je murmurai :

-Bucky n'est pas un méchant. Il n'était pas lui-même quand il a fait toutes ces mauvaises choses. Comme ton parrain quand il a été contrôlé par Loki –je t'ai raconté cette histoire, avec les extra-terrestres et le grand trou dans le ciel au-dessus de New York, tu te rappelles ?

-Moui.

Je poursuivis, d'une voix plus douce :

-Si tu aimes toujours ton parrain, il faut que tu pardonnes aussi à ton papa. Il a défendu son ami, comme nous avons défendu Clint après que Loki soit reparti sur Asgard. Le SHIELD voulait le mettre en prison pour ce qu'il avait fait, mais nous l'avons défendu, parce qu'il n'avait pas choisi de faire de mauvaises choses, il y avait été obligé. Comme Bucky. Tu dois donc pardonner à papa, tu comprends ?

Peter eut une seconde d'hésitation, sembla réfléchir intensément, puis me répondit d'une voix brisée :

-Non, je veux pas !

Il se réfugia une nouvelle fois dans mes bras, et je le serrai fort contre moi. Ce n'était encore qu'un petit garçon après tout, il avait le droit d'en vouloir à son père pour ce qu'il avait fait.

-C'est plus mon papa, murmura mon fils d'une voix pleine de larmes.

Je me retins de le corriger –cela n'aurait fait qu'empirer les choses– et me contentai de le bercer doucement.

Nous restâmes ainsi un long moment, jusqu'à ce que les sanglots de mon fils se tarissent progressivement. Tant pis pour mon missile, je me devais d'être présent pour Peter.

J'avais plus ou moins prêté serment de toujours être là pour lui –après la procédure peu conventionnelle durant laquelle nous l'avions adopté, je n'avais rien juré à voix haute, m'enfin– et je mettais un point d'honneur à tenir cette promesse.

Plus que toutes les autres.


Aux alentours de dix-neuf heures –non, nous n'avions toujours pas bougé de mon atelier, et je ne voulais pas mettre mon fils dehors, encore moins pour terminer un missile, Pepper pouvait bien attendre encore quelques jours–, je proposai à Peter de commander une pizza et de manger devant un Disney de son choix. Il hésita au moins un quart de demie seconde avant d'accepter, mais son enthousiasme sonnait faux, malgré sa tentative de sourire joyeux.

Friday nous commanda donc deux pizzas –Hawaïenne avec double ration d'ananas pour moi, et cannibale en taille enfant pour Peter, qui mangeaient quand même moins qu'un adulte– avec une grande bouteille de limonade, et nous nous installâmes tous les deux dans le canapé de mon atelier alors que mon I.A. projetai le répertoire des films Disney sur le mur en face.

-Qu'est ce qui te plairait, Pete ?

Mon fils parcourut la liste d'un air concentré, sembla hésiter une ou deux fois, et finit par trancher :

-Les Nouveaux Héros !

Je souris. Il adorait Baymax, le robot « assistant de santé personnel » et l'univers dans lequel le film se passait.

-Va pour les Nouveaux Héros ! Friday, préviens les autres que je mange avec Peter et que je ne veux être dérangé sous aucun prétexte, et encore moins par mon crétin de mari ou l'autre ancêtre.

-Oui boss.

Elle lança le film, et Peter attaqua sa pizza avec appétit.

Je m'autorisai un sourire. Si mon fils n'avait pas perdu son amour inconditionnel pour la nourriture –que je lui avais transmis, hein, la question ne se posait même pas–, la situation n'était pas aussi désespérée que ce qu'il m'avait semblé au premier abord. Je m'emparai à mon tour d'une part de ma pizza et m'enfonçai davantage dans mon canapé.

Peter n'était pas le seul à adorer ce film.


Les pizzas étaient terminées depuis longtemps déjà lorsque le générique de fin retentit dans l'atelier, et que Friday éteignit le film –je ne voyais pas l'utilité de regarder défiler le nom de tous les gens qui avaient participé de près ou de loin à la réalisation du dessin animé.

-Papa, tu peux me faire un Baymax s'il te plaît ?

J'eus un petit rire :

-On verra. Tu sais, même si je suis Iron Man, je n'ai pas forcément toute la technologie nécessaire pour ça.

-Alors un MégaRobot ! Comme celui du début dans le combat !

Cette fois, j'eus un rire plus franc devant l'enthousiasme de mon petit garçon, et lui répondis d'un ton joyeux :

-Je doute pouvoir en faire un aussi bien que celui de Hiro, mais je peux essayer de te fabriquer quelque chose.

-Oh, ce serait super papa !

-On verra, souris-je. Et maintenant, au lit ! Monte te brosser les dents et te mettre en pyjama, j'arrive pour te dire bonne nuit, d'accord ?

-D'accord, me répondit Peter. Je peux mettre le pyjama de tatie Nat ?

-Si tu veux, mais tu mets celui que tu avais dans la panière, je ne veux pas qu'il traîne par terre !

-Oui papa ! s'exclama-t-il en filant vers l'ascenseur à toute vitesse.

Mon fils était vraiment extraordinaire !

Je me penchai un instant sur les derniers plans que j'avais faits pour mon missile, mais Friday m'informa que Peter était prêt à se coucher, aussi je montai dans sa chambre sans attendre.

-Bonne nuit, Pete.

-Bonne nuit, papa, répondit mon fils en fermant les yeux, son araignée en peluche serrée contre lui.

Il avait voulu la ressortir du placard où elle était rangée, alors qu'elle dormait dans une boîte depuis trois ans, en compagnie de son premier pyjama et de ses chaussons bleu et rouge taille deux ans. Quelque part, je le comprenais : tout était tellement plus simple lorsqu'il était encore un petit garçon ! Il n'y avait pas de Barnes en Roumanie, pas d'attentat à Berlin, pas de psychopathe décidé à faire tomber les Avengers et à monter ses parents l'un contre l'autre.

Je fermai doucement la porte de sa chambre, et me rendis dans la mienne. Même si je n'avais qu'une envie, retourner dans mon atelier et essayer d'enfin terminer le prototype sur lequel je travaillais depuis trois semaines.

Après quatre jours de poursuites et de batailles, il fallait que je dorme, sinon mon super micro-missile allait m'exploser à la figure.

Steve sortit de la salle de bain au moment où je me glissais dans notre lit, et se figea en me voyant. Je le fixai pendant une poignée de secondes, puis me tournai ostensiblement pour me retrouver dos à lui et m'enfonçai dans mes oreillers, fermant les yeux.

Mon mari lâcha un soupir plein de tristesse et vint à son tour s'installer dans le lit. Il ne me dit pas un mot avant d'éteindre la lumière, et ne tenta pas de se rapprocher de moi. Parfait.

Je n'avais pas envie de le repousser, mais pas non plus envie de ne pas le repousser. Il avait fait le bon choix.

Je ne digérais toujours pas sa trahison.


J'espère que ca vous a plu :D Pas de bataille finale, m'enfin en même temps comme Tony savait déjà pour ses parents il s'est calmé avant de défoncer le crâne de Bucky et de Steve haha.

Ce chapitre est l'avant-avant-dernier (il en reste deux + un épilogue, oui, j'ai pas pu m'en empêcher, j'en ai rajouté un haha :P)

Une petite review pour me donner votre avis ? :3

Réponse aux reviews :

julie91 : Oui haha, en même temps il faut bien que ca change :P
Comme tu peux le constater, Stevie-chou a réussi à empêcher son mari de démolir Bucky haha ;) J'espère que l'absence de scène de combat ne t'a pas trop déçue ;)
Bisous ! :*

Lululili : Ouiiiiii pardon, j'ai plus trop le temps d'écrire :/
C'est son mari, il peut pas faire grand-chose d'autre haha :P
J'espère que la suite t'a plu ! ;)
Des bisous :*

Dardix : Ouiiiiiiiii je sais mais pas le temps, pas l'inspi, bref, ça arrive ^^ Mais la fin approche !

Héhé :D Oui, Capi-chou a plus de responsabilités que dans le film ! Et tu as raison de souligner ce point haha ;) Disons qu'il oublie de prendre en compte la moitié des variables de l'équation haha. Mais l'analyse que tu nous proposes entre son raisonnement interne et ses actions externes m'intéresse, surtout n'hésite pas haha :P
Ouiiii mais tu connais Stevie, c'est un petit cachottier ! Bon, déjà il lui avait dit que ses parents avaient été assassinés, c'est un bon début non ? Il se prend quand même des coups de pied au cul, même si c'est moins pire que dans CW haha

Shht, shht, shht, il en a encore besoin de son bouclier pour la suite ;)

Des bisouuuuuuuuuus :*

PS : merci merci merciiiiiii ^/^