Disclaimer : je ne possède pas Bleach
Total : 710 mots
Pairing : Byakuya Kuchiki x Kenpachi Zaraki
Setting : quelconque
Prompt : Hidden
S'il y avait bien une chose qui était complètement égale à Kenpachi Zaraki, c'était le regard des autres, qui qu'ils soient, membres de sa division ou capitaines. Et donc, dissimuler la vérité n'avait aucun intérêt, puisque les conséquences lui étaient parfaitement égales. Après tout, il était de taille à réduire en poudre ceux qui n'étaient pas d'accord avec ses actes ou ses choix. A part bien sûr le capitaine Unohana, qui le faisait trembler dès qu'elle fronçait les sourcils, et Yachiru, qui était la seule dont l'avis importait vraiment. Les autres, il avait à leur disposition un sabre et toute une série de suggestions concernant l'endroit où ils pouvaient se fourrer leur jugement. Mais si vraiment le regard des autres lui était aussi égale, pourquoi gardait-il sa relation avec son collègue capitaine de la Sixième Division secrète ?
Ce n'était pas vraiment comme si quelqu'un oserait lui faire une remarque concernant sa relation avec un autre homme. Ses troisième et cinquième sièges ne dissimulaient absolument pas leur relation, et il n'avait rien à redire tant que ça ne se mettait pas en travers de leurs missions, et qu'ils ne prenaient pas de risques inconsidérés. Et que Yumichika ne lui racontait pas à quel point Ikkaku était un être merveilleux en brillant comme un miroir de bordel. Même chez les autres capitaines, ce n'était un secret pour personne que Kyouraku et Ukitake auraient tout aussi bien pu être mariés. Et quant à lui-même, avait-il honte de leur relation ? Il ne lui fallait pas beaucoup d'introspection pour répondre que non, pas du tout. Byakuya aurait pu être une femme, ça n'aurait pas changé grand-chose à ses yeux. Quand, comme lui, on avait passé la plus grande partie de son existence dans les pires quartiers du Rukongai, la honte, ce n'était pas un luxe qu'on pouvait s'offrir. On prenait ce qu'on pouvait et on s'y accrochait bec et ongles. Que ce soit un sabre rouillé, une personne qui n'avait pas peur de vous, une compagne, un compagnon.
Alors, non, il n'avait vraiment pas honte de coucher avec un homme. Surtout pas un homme comme Kuchiki Byakuya. Aux yeux de Kenpachi, c'était peut-être un idiot de noble avec autant de cervelle qu'une bouteille vide, mais il avait de l'honneur, il savait se tenir, et il fallait bien dire qu'il était plus qu'agréable à regarder. Surtout dans un lit, d'ailleurs. Et il savait se défendre aussi, sur le champ de bataille comme dans une chambre. Il avait plutôt de la chance d'avoir mis la main sur une jolie princesse comme ça, même si Byakuya menaçait de lui arracher la gorge chaque fois qu'il l'appelait comme ça. Vraiment, il n'y avait aucune honte à avoir.
Non, la seule raison pour laquelle il n'avait rien dit, outre qu'il n'avait pas particulièrement de penchant pour la vantardise, c'était tout simplement que Byakuya lui avait demandé de garder le silence. A cause de sa position de noble, il fallait qu'ils restent discrets, ou la princesse risquerait fort de perdre son rang. Alors il n'avait pas fait de détour pour le lui demander. Kenpachi avait accepté sans discuter. Ca lui était égal, après tout, et il était difficile de refuser quelque chose au léger rougissement embarrassé qui s'étalait sur les joues du capitaine. Si Byakuya tenait tant que ça à ses visites secrètes à la Onzième Division, il n'allait pas le lui interdire. Peut-être qu'un jour, il réunirait assez de tripes pour annoncer à ses idiots d'ancêtres encore plus empaillés que lui ce qu'il voulait vraiment faire. En fait, Kenpachi s'en fichait pas mal, même si visiblement, ça avait l'air de le perturber de devoir mentir. Peut-être qu'il finirait par lui conseiller d'en parler, ou il le ferait lui-même, même s'il risquait fort de se faire hacher menu par des pétales de fleurs. Mais en attendant, rester cachés et profiter de la compagnie de Byakuya une fois la nuit tombée, ça lui suffisait amplement.
Et voilà la seconde version du Ken-chan x Bya-hime ! :D
Review ?
