SuperGirl971: On devrait toutes demander à notre M. X d'avoir les 3S ! C'est la base de tout ! Les 3S sont les dins qu'on attend chez un homme !!! Et ne t'en fais pas, dans cette fic, je choisis Tay. Attends l'alternative !!!
Lolinette : Je suis une grande sadique et j'adore ça !!! Mouah ah ah ah !!! Non, plus sérieusement, ravis que le chapitre t'ai plu. Ravis que Kiowa soit à la hauteur de tes espérance ! Et ne t'en fais pas pour la barmaid, c'est une amie à moi, et elle est très bien !
LettyM : Petite plagieuse va ! Bah deux c'est pas mal, mais j'ai toujours été une anti sociale, je n'aime personne comme les autres, lol ! J'enverrai la demande à Rob, et je m'arrangerais pour qu'il te mette en tête de liste pour le massage !
Aunda : C'est clair ! Vivement qu'il sorte !!!
Patsy Vollant : Bah, il faut bien un peu d'action, sinon, c'est pas drôle !!!
Clemence F : Ah c'est vrai que ca c'est un méchant comme on les aime, sadique, méchant et horrible, bien comme il faut. T'inquiète, il débarque avec ses gros souliers pour foutre la merde !
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Alors apparemment, c'est unanime, le Trailer est pas génial. Mais bon, on ira quand même toutes le voir, alors qu'est-ce que ca peut faire !!!
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Chapitre 34 : Un au revoir douloureux
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-Mais c'est pas possible !
Taylor traversa la chambre dans sa longueur pour la cinquantième fois au moins. Je ne savais plus exactement car à vrai dire, j'avais arrêté de compter à trente huit.
-Taylor calme toi.
Non mais oh ! Je suis censé être la femme hystérique ici ! C'est mon honneur qui a été bafoué.
Taylor grogna et frappa dans un mur. Le bruit de l'impact me fit sursauter.
-Taylor !
Un filer de sang coula le long du mur. Taylor avait les yeux fermer et la mâchoire crispée. Lorsqu'il ouvrit les yeux, une lueur meurtrière s'y trouvait. Je ne l'avais jamais vu comme ça. Je me levai du lit et marchai vers lui. Une fois près de lui, j'attrapai sa main pour l'observer. Une légère grimasse se dessina sur ses lèvres.
Ca n'était pas beau à voir. Il c'était égratigné les phalanges et du sang coulait le long de ses doigts pour aller s'écraser en tache ronde sur le parquet. Je secouai la tête et lui fis déplier ses doigts. Il gémit un peu.
-Tu n'as qu'a pas agresser un pauvre mur sans défense !
Taylor grogna mais me laissa examiner sa main. Avec un soupire excédé, je le conduisis à la salle de bain et le fis s'assoir sur le rebord de la baignoire. Il se laissa faire sans un mot. Il fixait ses pieds, une moue réprobatrice sur les lèvres.
J'ouvrai le placard de la salle de bain et en sortis du coton, de l'eau oxygénée spéciale désinfection (on m'a toujours dit que l'alcool brule les chaires et laisse des cicatrises, et je ne voulais pas en voir sur mon bel Indien), et de quoi faire un pansement. Lorsque je me tournai vers lui, Taylor me fixait intensément.
-Quoi ?
Il secoua la tête mais continua de me regarder avec insistance alors que je m'approchai de lui et préparai le coton et l'eau oxygénée. Je m'approchai de sa blessure.
-Ca va piquer un peu.
Ou beaucoup… Qui sait ?
Je posai le coton sur la plaie. Taylor serra les dents, retenant un sifflement. Courageux mais pas téméraire le garçon…
Lorsque j'eu finis de désinfecter sa blessure, je lui appliquai une compresse et posai un bandage pour maintenir le tout. Lorsque je reposai tout le matériel, Taylor me regardait toujours.
-Qu'est-ce qu'il y a ? demandai-je.
-Je voudrai te protéger. Je voudrais pouvoir t'aider. Mais j'en suis incapable. Je ne suis même pas capable de protéger la femme que j'aime.
Une ombre passa sur son visage, le vieillissant soudain. L'inquiétude lui donnait cinq ans de plus.
-Je voudrais le tuer.
Je le fis taire en levant la main. Je soupirai avant de planter mon regard dans le sien.
-Tu sais bien que tu ne peux pas faire ça.
Il fronça les sourcils.
-Des fois, j'aimerai vraiment être Jacob. Au moins lui, il n'est pas impuissant.
Il laissa tombé son visage entre ses mains, visiblement anéantie. Je m'en voulais de le voir souffrir ainsi.
Je m'agenouilla en face de lui et pris ses mains dans les miennes. Je les écartai de son visage et tentai plongeai mon regard dans le sien. Malheureusement, il me fuyait des yeux.
-Taylor, regarde moi.
Il finit par obtempérer.
-Taylor, je n'ai pas besoin de Jacob Black aujourd'hui. Mais j'ai besoin de toi. J'ai besoin que tu me prenne dans tes bras et que tu me dise que tout ira bien.
Taylor m'observa un moment puis, il me tira vers lui, me mettant ainsi debout. Il m'attira sur ses genoux et enroula ses bras autour de ma taille. Taylor me serra contre lui, enfouissant son visage dans mes cheveux.
-Tout ira bien, répéta-il, comme pour se rassurer lui-même.
Je ravalai les larmes qui menaçaient de couler et caressai ses cheveux doucement.
-Je t'aime Roxie.
Je me figeai légèrement et ris.
-Ca n'était pas dans le texte ça.
Taylor rit un peu. Mais le sérieux l'emporta vite. Il releva la tête et sonda mes pupilles. Son regard reflétait toute la peur et l'inquiétude du monde.
-Roxie…
Je plaçai mon index sur ses lèvres pour le faire taire.
-On a pas le temps de parler. C'est l'heure d'aller diner.
Taylor soupira et me fit me lever.
Il était déjà vingt heure. Le soleil se couchait au loin derrière la mer, colorant l'océan et le ciel d'orange et de rose. Les vagues se tintaient de reflets colorés à mesure qu'elles s'écrasaient contre la plage.
Un léger vent frais nous entoura. La chaleur de la journée c'était dissiper pour ne laisser que la tiédeur des soirées d'été. Taylor posa son bras sur mes épaules et nous entraina sur la route en terre qui menait à la villa principale. Ce soir, nous avions prévu de diné au bord de la piscine, puis de prendre un bain de minuit avant d'aller ce coucher. Taylor et moi avions prévu d'aller à la crique. Nous avions prévu un sac avec une couverture et quelques bougies. Il nous attendait dans la voiturette devant le cottage.
Je sortis mon portable et contemplai une seconde l'écran. Je n'arrivai pas à m'ôter cette photo de la tête, et encore moins cette première page. Comment avait-il pu faire une chose pareil ? Et moi, comment pouvais-je être encore assez naïve pour le croire incapable des pires bassesses ?
Taylor posa ses lèvres sur mon front, me tirant de mes pensées.
-A quoi tu pense, souffla-t-il contre ma peau.
Je restai silencieux, sondant la forêt tropicale autour de nous. On entendait au loin les cris d'oiseaux et en fond, le fracas des vagues contre la plage. Taylor resserra sa prise, me sortant de mes pensées.
-Je pense à ce que serais ma vie sans lui.
Il n'ajouta rien, se contentant de nous conduire à la villa.
La fumée du barbecue aurait pu nous alerté sur la présence de la villa à des kilomètres. Nous comprîmes en arrivant que ca n'était pas fait exprès.
-Tiens Tay ! Parfait ! On a besoin de toi !
Chaske m'arracha mon amoureux et le tira vers l'énorme barbecue où les autres garçons s'agitaient déjà. A les hommes !
On m'agrippa le bras me tirer vers un des sofa d'extérieur. Ashley me tendit un verre.
-Merci.
-Alors votre après midi ?
Je rougis fortement. Les filles autour de moi se penchèrent en avant pour ne pas en perdre une miette. Seule Audrey gardait de la dignité et restai bien droite, le regard passant de Kiowa qu'elle regardait s'afférer avec les autres, à moi.
-Le début était bien. Mais la suite…
Ashley et Nikki échangèrent un regard, les sourcils froncés. Je soupirai puis leur expliquai la situation. A l'annonce de la couverture, Ashley avait viré au vert, et Nikki au rouge.
-L'espèce de petit …!
Je soupirai et finis mon verre en laissant mon regard se perdre au loin. Le soleil était maintenant presque disparu et les étoiles s'éclairaient une à une. Autour de moi, la discussion ne m'intéressait plus. J'avais une boule de la taille d'un ballon de rugby dans l'estomac et mon cœur battait trop fort dans ma poitrine, devenant presque douloureux.
Je soupirai, pour la centième fois de la journée. Une silhouette se plaça devant moi, me bloquant le peu de lumière que dégageait encore le ciel. Je l'avais reconnu avant même d'avoir levé les yeux.
En temps normal, je l'aurai évité, j'aurai tourné autour du pot, ou appelé à la rescousse. Mais ce soir, j'étais lasse, et je voulais en finir avec tout ca. J'avais assez de problème à gérer pour y ajouter en plus un ami amélioré avec lequel je dansais un ballet de jalousie depuis beaucoup trop longtemps.
-Roxie, je peux te parler une minute ?
Je me levai sans répondre et m'éloignai vers la terrasse. Je m'arrêtai à quelques mètres pour qu'il comprenne et me suive.
Il passa près de moi et s'engagea vers le jardin en contrebas. Je n'étais pas très chaude pour m'aventurer seule avec lui dans le jardin plongé dans l'ombre, mais je savais que je ne risquai rien si je disais non. Et je dirai non.
Nous marchâmes un moment sans rien nous dire, lui contemplant ses chaussures, et moi le ciel de plus en plus sombre.
Il finit par s'arrêter au couvert des arbres. Je m'arrêtai derrière lui, un peu en retrait, et m'entourai de mes bras. J'étais lasse, fatiguée de courir. Je voulais que les choses soit clair, pour lui comme pour moi.
-Roxie je…
-Non, le coupai-je. Attends.
Il obtempéra. J'inspirai profondément par le nez et expirai par la bouche. Prenant mon courage à deux mains, je me lançai.
-Ecoute Kellan, je suis désolé d'avoir fait irruption dans ta chambre. Je pensai que c'était ma faute si tu ne venais pas avec nous à la plage et je m'en voulais de te gâcher tes vacances. Laisse moi finir !
Il avait à peine ouvert la bouche, mais je voulais finir sur ma lancée.
-Kellan, je suis désolé si je te fais souffrir. Ca n'est vraiment pas mon intention. Tu sais que je t'aime Kellan, beaucoup. Mais c'est lui que j'ai choisis. Et je suis heureuse que tu te sois trouvé quelqu'un. Elle a l'air gentille et amusante. Elle te fera du bien Kellan.
-Roxie, s'il te plait...
-Kellan, ne me force pas à m'éloigner de toi. Je n'en ai vraiment pas envie. Mais si tu me force à le faire, alors je le ferais.
Je lui tournai le dos, une boule dans la gorge. Je l'entendis se rapprocher. Il sembla hésiter dans mon dos, puis soupira bruyamment.
-Il vaut peut-être mieux que nous ne nous voyons plus.
Sa réplique avait claqué dans le silence de la nuit. Non sang se figea et mon souffle m'abandonna. Jamais je ne me serais attendu à pareil réponse. Je sentai les larmes monter et mon cœur se briser. Ca faisait si mal de l'entendre dire ça ! Je ne voulais pas le perdre. Pas entièrement, et pas comme ca.
-Oui, peut-être.
Ma voix n'étais qu'un soupire. Je n'arrivai pas à y croire, mais je ne voulais pas craquer devant lui. Je refusai de me laisser aller ainsi. Je pris une inspiration tremblante et tentai de me composer un sourire calme. Je lui fis face.
-Je suis désolé que ça se termine comme ça.
Il me fit un sourire triste et me dépassa, sans un mot, sans un au revoir. Rien, juste une absence, des remords et un cœur en miette.
Toute ma douleur me faisait presque douter de mon choix. Mais Taylor était tout ce dont je pouvais rêver, et bien plus encore. Et je l'aimais. C'était le plus important : je l'aimais.
Une larme coula le long de ma joue. J'inspirai. Soudain la douleur fut insupportable. Je tombai à genoux dans le jardin, accrochée comme une noyée à un tronc d'arbre près de moi.
Je sanglotai pitoyablement. C'était une déchirure de plus. Un autre à ajouter à la longue série qui composait ma vie.
La douleur dans ma poitrine était telle que j'avais envie de plonger mes mains dans ma poitrine pour m'arracher le cœur.
Un bruit de pas résonna au loin. J'entendais qu'on m'appelait. Mais ca m'était égale. Je voulais rester là, et que personne, plus jamais ne m'approche. J'avais l'impression de tomber en morceau.
-Roxie ?! Ou es-tu ?!
Audrey apparu entre les arbres. Lorsqu'elle me vit à terre, elle se précipita sur moi.
-Mon Dieu ! Roxie ça va ? Que s'est-il passé !?
Elle posa ses mains sur mes épaules et m'attira vers elle. Je lâchai mon tronc d'arbre pour m'agripper à elle. J'étais incapable de parler. J'avais déjà du mal à respirer.
-Chut, chut. Ca va aller.
Audrey caressa le haut de ma tête un moment, pour me calmer. Il me fallu bien dix minutes, mais enfin, les larmes s'arrêtèrent. La fatigue s'abatis sur moi.
-Qu'est-ce qui c'est passé, me demanda Audrey alors que je me redressai. On a vu Kellan revenir seul, et toi tu ne réapparaissais pas. On a finit par s'inquiété. Qu'est-ce qu'il t'a fait ?
Je relevai la tête, une détermination nouvelle était né en moi.
-Il a comprit que je ne lui apporterai rien de bon.
Audrey me dévisagea, incrédule. Je me mis debout. Inspirant profondément, je fermai les yeux.
-Je ne peux rien lui apporter de bien.
Audrey se releva et planta son regard dans le mien. Elle me sondait. Son regard semblait vouloir pénétrer les deux surfaces lisses et vides de mes yeux. Mon expression était neutre comme jamais. J'étais juste vide.
-Il sait pour Julian ?
Je secouais la tête.
-Il ne doit pas savoir. Il aurait des remords et reviendrait vers moi.
-Mais Roxie…
-Non. Il ne doit rien savoir. Je ne veux pas de pitié. Je veux qu'il vive. Et il sera mieux sans moi.
Sur ce, je me mis en route vers la villa. Je séchai mes dernière larmes et montai vers la terrasse. Kellan était près des escaliers. Il regardait vers moi, je le savais, mais je m'efforçai de fixer un point devant moi, au loin. Lorsque je fus visible de tous, un léger silence s'ablati sur l'assemblée. Taylor me rejoignit en deux enjambée. Il attrapa ma main et me tira vers l'intérieur. Je me laissai faire, un sourcil relevé. Lorsque nous fûmes hors de vue, Taylor me plaqua contre un mur. Il posa ses mains sur mes épaules et planta son regard dans le mien.
-Ou étais-tu !?
Je pouvais sentir la peur et l'inquiétude tinter sa voix.
Si j'avais été dans mon état normal, je l'aurais rassuré. J'aurais été gêné, je me serais excusé, et tout aurais bien été. Mais j'en étais bizarrement incapable. Je le regardai avec mes yeux mort.
-J'étais dans le jardin.
Rien d'autre. Pas un mot, pas une excuse. Rien.
Le visage de Taylor se décomposa.
-Roxie ? Qu'est-ce qui ce passe ?
IL me connaissait bien.
-Rien, je suis juste fatiguée.
Il laissa retomber ses bras le long de son corps et me regarda, incrédule.
-Je vais aller me couché. Profite de la soirée.
Et je le laissai planté là.
Lorsque je sortis, tout les regards se tournèrent vers moi. Je pouvais sentir le regard de Kellan me transpercer de part en part. J'aperçu Audrey qui discutaient avec Nikki, Ashley, Kristen et Jackson. Tous me fixaient en se parlant à voix basses. J'eu envie de leur dire d'être plus discret, mais je me ravisais. Je m'en moquais.
Je pris la route de la du cottage, perdu dans un mutisme peu commun. Mon esprit était vide.
J'entrai dans le cottage plongé dans la pénombre. D'ici, le bruit des vagues était d'autant plus fort. Je traversai le salon et sortis sur la terrasse. De la, nous surplombions la mer. Le vent frais me caressait le visage, m'entourant d'un parfum iodé. Un soupira lasse m'échappa.
Je restai un moment à observer les mouvements de l'écume qui s'écrasait sans cesse contre la falaise. La lune brillait au dessus de moi, éclairant la terrasse de sa pâle clarté. Les rayons d'argents donnaient à la scène un côté irréel auquel je m'accrochai.
Lorsqu'enfin mon esprit reprit vie, je me sentis coupable d'avoir ainsi laissé Taylor, sans explication. Je ne lui avais même pas dit que je l'aimais avant de quitter la soirée.
La culpabilité est vraiment un sentiment horrible.
Je retournai vers le salon pour mettre en route la chaine Hifi. J'y avais branché mon Ipod et mis en route une playlist assez déprimante. « Lithium » d'Evanscence me berçait.
Je remis en place mes idées, commençant par classer toutes mes erreurs de ses derniers mois. La première avait été de coucher avec Kellan. Ca m'avait certes libéré de toutes les peurs qui me maintenait loin de Taylor, mais ça avait dresser entre nous des faussés infranchissables. Mon erreur suivante avait été de ne pas clarifier tout de suite la situation. Puis, de l'avoir laissé m'embrassé à l'hôpital.
Il était indéniable de j'éprouvai quelque chose pour lui. Mais ça n'était pas comparable avec l'amour que j'éprouvais pour Taylor.
Si je n'avais pas rencontré Taylor, si je ne l'avais pas aimé, j'aurai pus vivre heureuse avec Kellan. Mais je ne pouvais pas revenir en arrière. Je ne le voulais pas.
Une situation me revint, éclairant parfaitement la situation. « J'ai tout bousillé, et je vais devoir exister avec ça ». Bella a quand même ses sommets…
La porte coulissant grinça derrière moi. Je ne me retournai pas. Je savais qu'il était là. Je savais qu'il attendait la permission de s'approcher.
-Viens.
Taylor avança vers moi et s'accouda à la rambarde à coté de moi. Je baissai les yeux, cherchant mes mots.
-Je suis désolé Taylor. Désolé d'être partie comme ça. Je voudrais être plus forte, ne plus être détruit pas les apparitions de Julian dans ma vie. Mais je n'y arrive pas. Je n'arrive pas à être détachée.
Taylor me prit dans ses bras et essuya ma joue, me faisant réaliser que je pleurais.
-Il n'y a pas que ça, devina-t-il.
Je secouai la tête.
-Kellan m'a dit qu'il préférait qu'on ne se parle plus, qu'on coupe les ponds.
Taylor sembla se tendre. Il reprit contenance et me serra plus fort.
-J'aimerai te dire que je suis triste, mais ce serai faux. Je suis désolé de te voir souffrir, mais je n'arrive pas à être triste pour le reste.
Je restai sans rien dire.
-Je suis jaloux, avoua-t-il.
Je relevai les yeux vers lui. Taylor fuyait mon regard en fixant l'horizon.
-Pourquoi ?
-Parce qu'il est ton ami. Parce que tu lui accorde ta confiance et ton amour.
-Mais je t'aime. Et je te fais confiance. Tu es plus que mon ami Taylor. Tellement plus.
Il baissa les yeux vers moi et planta son regard dans le mien.
-Oui, mais si un jour nous venons à nous séparé, seras-tu capable de me prendre comme ami ?
Je réfléchi une seconde. Il doutait de la seule chose dont j'étais sur.
-Oui Taylor. J'ai besoin de toi, en tant qu'amant, comme en tant qu'ami. Tu n'as pas à être jaloux de Kellan. Il ne connait pas ma famille, je ne lui ai jamais parlé de ma mère, ni même d'Edward. Toi tu connais mon passé, tout entier.
Taylor détourna la tête et retourna à la contemplation de l'horizon.
-Taylor, regarde moi.
Il obtempéra. Son regard me brisa le cœur. J'y lisais tant de doute et de peur !
-Taylor, je t'aime. Cette phrase à elle seule devrait balayer tout le reste pour la simple et bonne raison que je ne l'utilise jamais à la légère. Je te fais confinse Tay, sinon, jamais je ne t'aurais dit tout ça sur moi.
Je me redressai et enroulai mes bras autour de son cou. Posant on front sur le sien, je plongeai on regard dans le sien.
-Je t'aime Taylor.
Il passa ses bras autour de ma taille et me serra contre lui plus fort.
-Je t'aime Roxie.
Puis il posa ses lèvres sur les miennes. C'était un baisé différant de tout ceux que nous avions échangé depuis que nous étions ensemble. Il était plein de douceur, de tendresse. Rien d'autre ne transparaissait dans ce geste que de l'amour et de la tendresse.
Lorsque nous nous séparâmes, Taylor me ramena contre son torse et enfouit son visage dans mes cheveux. Je posai mes mains sur son torse et mon front dans le creux de son cou.
J'aurai pu rester ainsi pour l'éternité. Juste là, dans ses bras.
