Halalala vraiment les gens vous me gâtez...

En plus j'ai une nouvelle lectrice! Il faut fêter ça! Aller un bon chapitre avec plein de révélation et d'action amusante.

Merci de me soutenir vraiment vos commentaires me réchauffent le coeur...

Bonne lecture.

Peut être Toi

Chapitre 32 : Le samouraï

Nous nous sommes déplacé suffisamment loin pour que les charognards nous épargnent et suffisamment près de la route pour pouvoir continuer. Ma seule pensée fut celle de la fatigue. Les récentes pulsions meurtrières qui m'avaient possédés pendant quelques secondes m'avaient totalement épuisées et les mèches blanches sur mes cheveux ne voulaient pas disparaître.

Je soupirai bruyamment en songeant qu'avec ça on me prendrait pour une grand-mère…

Enfin…peut être. Après tout les cheveux de Sesshomaru étaient d'un blanc argenté d'un éclat plus sauvage et plus lisse aussi et ce n'était pas pour autant qu'on le prenait pour un vieillard sénile quoi que…parfois il ait des comportements de vieux.

Enfin de vieux, plutôt de vieux jeu. Mais en y repensant j'étais dans son époque, donc ce qui me paraissait vieux jeu était en fait bien à la mode.

Quand enfin il déclara la pause, j'avais l'impression d'avoir crapahuter dans la forêt pendant des heures, alors que cela n'avait dû faire qu'une quarantaine de minute tout au plus.

Me laissant tomber par terre lourdement, je soupirai d'aise en m'adossant contre le tronc et appréciai avec véhémence le contact rugueux et froid du tronc contre ma peau brûlante.

L'effort avait été trop insupportable et s'il n'avait pas eu ce froid immense je me serais certainement endormie.

Inspirant profondément, je piochai en moi les dernières brides de force pour refaire un feu quand un ordre direct de Sesshomaru m'interrompit :

« -Pas de feu.

-Mais…

-J'ai dis, pas de feu. »

Autrement dit, crève de froid je m'en fiche. Parfait ! Bien. Au moins je crèverai de sa connerie.

M'adossant de nouveau contre l'arbre, je me recroquevillai et cherchai à me réchauffer avec ma propre chaleur corporelle.

J'entendis les pas de Sesshomaru s'éloigner et seul la respiration forte du loup brisait le silence froid. Je tremblais en claquant des dents et j'aurais bien aimé avoir une couverture pour me réchauffer.

Puis j'entendis le loup se lever et bientôt une chaude fourrure m'enveloppa le flanc extérieur au tronc d'arbre.

Le loup posa sa tête juste au dessus de la mienne et son corps long me recouvrait totalement. Quelques minutes suffirent pour que le froid disparaisse, et la fatigue me gagna sans ménagement.

Le lendemain matin fut agréable. Grâce à la présence du loup j'avais pu dormir sur mes deux oreilles sans craindre une éventuelle autre attaque (puisque Sesshomaru me lâchait durant ses moments là), surtout que l'option pelage chauffant avait bien marché, j'avais transpiré et la fièvres que j'avais à mon « réveil » précédent était partie.

Quand mes yeux s'ouvrirent, le loup se tenait contre moi mais il était déjà réveillé et guettait les alentours en écoutant attentivement. Je voyais ses oreilles se plier, se redresser, comme des antennes qu'on dirigerait vers un endroit pour capter les sons.

Me relevant légèrement, le loup se poussa doucement pour me laisser passer et je le regardai gentiment avec un petit sourire aux lèvres.

Puis je le caressai l'échine tout en le remerciant :

« -Merci pour cette nuit, ta présence m'a été réconfortante. »

Il soupira d'aise et ferma les yeux de plaisirs quand je le câlinais. Puis il pointa son museau vers une direction et je le suivis du regard : il y avait posé sur le sol, deux lièvres encore frais.

Comprenant le sens de leur présence je me retournai vers le loup :

« -C'est toi qui les a chassé ? »

Il cligna des yeux et me lécha le cou, signe distinctif d'une affirmation.

« -Merci beaucoup, m'exclamai-je heureuse, grâce à toi je vais pouvoir manger de la viande ! Je suis tellement nulle dans la chasse… »

Il se leva et tendit son cou pour que je prenne appui sur ce dernier. Décidément ce petit était si serviable, pas comme un certain qui n'avait pas pointé le bout de son nez depuis la veille…

Mais bon, au moins la présence du loup m'était réconfortante et j'appréciai grandement ses petits efforts pour me faire plaisir.

Alors je me levai en le remerciant de nouveau et commença à dépecer le premier lièvre, chose qui fut très difficile.

Premièrement parce que je n'étais pas très habile et que retirer la peau d'un lièvre était complexe. Deuxièmement cela me rappelait de mauvais souvenirs, mais je devais surmonter cette mémoire pour aller de l'avant. Je pus finalement retirer toute la peau du lièvre (même si avec la tête partit mais je ne savais pas comment faire) et commencer à le faire cuire en brochette. L'odeur s'en échappa et me donna l'eau à la bouche.

Quand le lapin fut cuit (archi-cuit je dirais, en cuisine non plus je n'étais pas très douée) je le dévorai avec entrain, sans faire guère attention à la chaleur qui me brûlait la gorge ou au fait qu'il soit trop cuit.

Mais il restait un deuxième lapin et comme Sesshomaru ne semblait pas vouloir revenir pour le manger, je me retournai vers mon nouvel ami :

« -Dis moi tu n'aurais pas un peu de place dans ton estomac pour ce pauvre animal ? Je n'ai pas ton appétit, demandai-je en lui tendant l'animal mort. »

Il s'approcha, le renifla et l'attrapa doucement, comme s'il avait peur de me mordre. Puis il l'amena dans un coin et le maintenant entre ses pattes, il déchiqueta la chaire et dévora le lièvre en quelques bouchées.

Même s'il s'était mis à distance pour éviter de m'effrayer, je n'avais pas pu ôter mon regard du spectacle : certains seraient dégoûtés de voir cette chaire, ces organes, le sang, les vaisseaux sanguins et tout, mais moi j'étais fascinée. Fascinée par la façon dont il s'attaquait à sa nourriture, la façon dont il utilisait sa mâchoire et ses crocs pour déchirer la chaire, la rendre plus mangeable, tout en respectant l'animal mort…

C'était comme une cérémonie, comme un chant de remerciement et d'adieu par la même occasion. Reiko-sama me disait que les enfants de la nature devait se respecter, que les proies étaient honorés par les prédateurs à leurs manières, que tous contribuaient à la vie sur cette planète et que par conséquent chaque geste, chaque mot, chaque intention dans ce monde était porté sur l'honneur et le remerciement de ce dernier.

D'entendre et de le voir, c'était deux choses différentes.

Alors je fermai les yeux et je remerciai intérieurement le lièvre qui avait donné sa vie pour contribuer à la mienne, parce que moi je n'avais pas de cérémonie de remerciement comme le loup.

Quand il eut terminé, il se lécha les babines et vint me renifler quelques secondes avant de se retourner et d'expirer bruyamment.

La matinée n'était pas très avancée, et j'avais grand besoin d'un bain après avoir transpiré pendant toute la nuit. Alors je me levai et demandai en caressant le loup :

« -Est-ce que tu sais où je pourrais trouver une rivière ou un lac pour me baigner ? »

Il me regarda dans les yeux puis commença à se diriger dans un sens pour s'arrêter et me regarder. Message reçu, par ici.

Par souci de précaution, je décidai de laisser mon odeur un peu partout, sur les troncs, les feuilles, histoire que Sesshomaru puisse me retrouver.

Quand enfin le loup s'arrêta se fut pour me montrer l'endroit convoité : c'était une toute petite source contenue dans une crevasse qui sortait du sol de la montagne. L'eau promettait d'être glacée…

Je le remerciai gentiment et commençai à retirer mes vêtements. J'avais pris mon kimono de rechange (il appartenait à Sango-chan quand elle était en voyage avec Kagome pour récupérer les fragments de la perle de Shikon) donc je pourrais le laver plus tard.

Je me glissai prudemment dans l'eau et me retournai :

« -Heu, pourrais-tu faire le guet pendant que je me lave ? »

Le loup n'attendit pas d'autres demandes et s'en alla dans les frondaisons, certainement pour veiller aux alentours.

Je me glissai alors entièrement dans l'eau, plongeant de tout mon corps et frottant pour faire disparaître la boue et le sang de mon visage ainsi que les éventuelles trace de sueur. Je ne voulais pas m'attarder dans l'eau gelée et puis Sesshomaru pouvait débarquer à tout moment, sans compter que j'avais encore demandé une faveur au loup qui n'arrêtait pas de me rendre service.

Il aura le droit à plein de câlin !

Puis, je décidai de plonger une dernière fois dans l'eau et d'y rester le plus longtemps possible, à croire que l'eau me laverait de tous mes problèmes.

D'un côté il y avait Sesshomaru. Où en étais-je ? Continuer à le combattre sans relâche pour qu'il finisse par se lasser de ma non servitude ?

Se serait le plus logique seulement…(gros soupir) je ne pouvais plus.

Pourquoi ? Parce que quand il n'était pas là je me sentais abandonnée, quand il me regardait je me sentais transpercée, quand il m'ignorait je me sentais insultée et quand il me montrait ce qu'il était vraiment (deux fois seulement) je me sentais aimée.

Depuis le début de ma vie, depuis que ma mère est partie, depuis que l'on m'a abandonné…Sesshomaru a été le seul à avoir de l'intérêt à mon égard et à se battre pour moi, pour m'avoir, pour me posséder, comme si je ne servais qu'à ça.

Certains penseront que je suis folle, peut être le suis-je. Mais je ne pouvais pas nier plus longtemps que j'avais développé des sentiments différents du respect pour ce Taiyoukai.

Quand à connaître exactement lesquelles, j'étais bien trop digne pour les annoncer.

Je crois que…en fait…peut être que mon cœur battait pour lui…

La petite conscience raisonnable frappa à la porte des pensées : « Espèce de timbrée du cerveau, te rends-tu compte de ce que tu dis ? Toi ? Aimer Sesshomaru ? Et puis quoi encore ? Les poules ont des dents et les porcs des ailes ? Non mais sérieusement ma pauvre fille va falloir que tu te réveilles là tu commences à devenir sérieusement sénile et de manière précoce ! »

Le genre de petite conscience qu'on aimerait taire en l'écrasant sous sa chaussure un jour durant lequel on porterait des New Rock à talon métallique ou alors sous des Black Candy, dont le talon aiguille fait vingt centimètre en titane amélioré…

Autant vous dire que la conscience elle s'est tue suite à ma pensée et je pus reprendre cours aux réflexions concernant les sentiments que j'avais envers Sesshomaru.

Pourquoi l'aimer ? C'est très simple : quitte à vivre en enfer, autant que se soit avec Lucifer.

Alors que je comptais sortir enfin de l'eau et préserver à jamais ce secret en moi (du moins dans les profondeurs silencieuses de la source), une main humaine m'attrapa la taille et me souleva hors de l'eau dans une gerbe d'eau magnifique.

A peine sortie, j'entendis une voix masculine s'exclamer :

« -Ne mourrez pas belle demoiselle ! »

Comment ça mourir ? J'allais pas mourir !

Puis tout s'arrêta. Je me retrouvais dans les bras d'un homme assez jeune, une vingtaine d'année tout au plus, les cheveux longs attachés en une fines queue de cheval haute, couleur noir corbeau, portant un kimono maintenant par une petite armure au niveau de l'abdomen.

« -Vous allez bien ! La vie est peut être dure mais le suicide n'est pas la solution. »

Comprenant qu'il me tenait et que j'étais nue, je me mis à crier assez fort pour le perturber et à le gifler pour qu'il me lâche.

Prenant mes affaires pour me cacher je le toisai méchamment :

« -Pervers ! Qu'avez-vous essayé de faire ?

-Mais…rien…je… je vous ai vu plongé dans l'eau et vous n'en êtes pas ressortie…j'ai cru que, que vous vous suicidiez et… »

Oh…

Peut être qu'il passait par là et qu'il n'avait vraiment rien vu.

Me détendant quelque peu il se retourna rouge et me laissa me sécher convenablement.

Seulement, je venais à peine de mettre le kimono de Sango que mon ami le loup se jeta des frondaisons vers l'homme qui l'échappa de peu et brandit son katana tout en me rassurant :

« -N'ayez crainte je vais occire cette créature du diable.

-Ca va pas la tête ! M'écriai-je en enlaçant le cou du loup, vous voulez tuer mon ami maintenant ?

-Votre…ami ? Fit-il surpris. Vous voulez dire que cette bête est apprivoisée ?

-Non, c'est un ami simplement, il fait et agit selon ses désirs. »

Il abaissa la garde de son épée et me regarda. Son regard dériva vers la tenue que je portais avant et une lueur éclaira son regard :

« -Vous êtes une Miko ?

-Oui, je m'appelle Kumiko Hatori.

-Ah demoiselle Kumiko, pardonnez mon impolitesse. Je suis Kotetsu le samouraï vagabon.

-Vagabond ?

-Je n'ai plus de maître depuis que ce dernier fut tué par le terrible clan du Dragon…

-Ah je le connais ! M'exclamai-je, j'ai été attaqué hier par ceux qui s'appelaient l'élite de ce clan…

-Ils vous ont laissés partir ? S'étonna-t-il stupéfait.

-Non, Sesshomaru-sama et moi nous en sommes débarrasser, d'ailleurs heureusement que tu étais là, ajoutai-je en câlinant l'encolure du loup. Il faudrait que je te donne un nom…

-Sesshomaru…-sama ?

-Quoi ? »

Je sursautai soudainement et je sentis mon cœur faire des bonds de surprise.

Il apparut soudainement, en plein ciel, et atterrit gracieusement sur le sol, les cheveux voletant dans tous les sens.

Son regard froid se tourna vers le samouraï et la menace était à peine voilée.

Le samouraï sortit son katana de son fourreau et menaça le taiyoukai :

« -Qui es-tu ? Demanda Sesshomaru droit et noble.

-Il s'appelle Kotetsu le Vagabond, intervins-je, il a cru que je me noyais et a voulu me secourir…

-Kotetsu le Vagabond…, répéta Sesshomaru. »

Puis il rangea Tokijîn dans son fourreau et ordonna le départ.

« -He ? Je n'ai même pas fini de me sécher ! Protestai-je en rassemblant toutes mes affaires.

-Tu te sécheras en chemin, fit-il sans accorder un seul regard à Kotetsu.

-Heu…vous semblez vous dirigez vers l'Ouest, remarqua-t-il, puis-je savoir ce que vous comptez y faire ?

-Heu…D'abord rentrer chez nous, puis ensuite…

-Chez vous ?

-Oui, Sesshomaru-sama est le seigneur des terres de l'Ouest et…, commençais-je.

-C'est impossible ! Protesta Kotetsu. L'Ouest appartient au Clan du Dragon ! Je le sais car j'y reviens… »

Il semblait sombre à l'évocation de son dernier périple et je compris qu'il s'était passé bien des choses en deux mois.

« -Encore le clan du Dragon, murmurais-je, serait-ce possible qu'ils aient pris d'assaut le domaine seigneuriale de Sesshomaru-sama durant son absence ?

-Non, intervint une voix froide. Les humains pensent qu'ils ne peuvent être gouvernés que par des humains. Ils sont stupides, je suis et reste le seul seigneur des terres de l'Ouest, quiconque osera s'en prendre à ce fait le regrettera de sa vie.

-Vous ne connaissez pas le Clan du Dragon alors, ricana Kotetsu, ils sont très forts et très entraînés. Je doute qu'une Miko aussi puissante que vous Kumiko-sama ainsi que deux mononoke peuvent renverser leur pouvoir. »

Sesshomaru s'arrêta alors et se retourna glacial contre Kotetsu :

« -Sous-entends tu que je suis faible, ningen ?

-Je ne le sous-entends pas, je le pense, répondit-il sans être ébranlé par la menace de Sesshomaru, cependant je ne vous ai jamais vu à l'œuvre alors…

-Kumiko !

-Oui ? L'entendre m'appeler ainsi me faisait frissonner de manière étrange.

-Monte sur le loup, on va accélérer la cadence. Si cet humain arrive à nous suivre, peut être verra-t-il l'insolence de ces propos ! »

Je regardai le loup et secouai la tête :

« -Je ne monterai pas dessus, ce n'est pas un cheval !

-Kumiko !

-Quoi encore ? Je suis désolée mais jusqu'à preuve du contraire votre emprise sur moi est assez limitée ! Je refuse de vous obéir. »

Menaçant il s'avança vers moi mais le loup s'interposa.

Il grogna quelques secondes face à Sesshomaru puis m'attrapa par la tunique et m'incita à monter sur son dos.

Même s'il était diablement grand, il n'en était pas moins encore jeune et je craignais que mon poids n'affecte le développement de ces membres.

Pourtant, quand je fus correctement installée sur son dos, je m'y sentis bien, comme si c'était là ma place…

La fourrure me caressait les jambes et les formes de son dos épousaient parfaitement celles de mon fessier.

Et puis j'avais peut être sous-estimé la puissance de ces muscles parce que quand Sesshomaru décolla à grande vitesse, le loup le suivit sans difficulté.

Kotetsu se mit à courir en sifflant et quelques minutes plus tard, alors que nous l'avions perdu, j'entendis les galops réguliers d'un cheval en pleine course.

Il avait réussi à nous suivre à dos de cheval…

Ainsi, le chemin que nous aurions dû traverser pendant toute la journée, nous le fîmes en quelques heures seulement. Revenant sur la route principale, un barrage fait de marchands et de brigands empêcha notre poursuite.

J'entendis la lame de Kotetsu sortir de son fourreau et alors que le loup courrait toujours, je brandis mon arc et encochai une flèche qui partit se ficher dans la nuque d'un des brigands.

Aussitôt ils cessèrent leurs méfaits pour se concentrer sur nous et nous attaquer, permettant aux marchands de fuir en vitesse.

Certains avaient des katanas, d'autres des lances ou des javelots, mais dans l'ensemble ils étaient assez nombreux et nous n'étions que deux.

A une distance raisonnable, le loup s'arrêta pour me laisser descendre et bandit ses muscles, près à bondir sur ses proies.

« -Le but est de les mettre en fuite, précisais-je aux autres.

-Pas de problème, m'affirma Kotetsu. »

Le loup émit un petit grognement en signe d'accord et se jeta dans la mêlée, arrachant un bras et cassant quelques côtes au passage.

Une autre de mes flèches partit se ficher dans la jambe d'un brigand qui voulait m'attaquer et d'autres arrivèrent alors.

Kotetsu se joint à la mêlée et son sabre dansait au milieu des ennemis, entaillant la chaire et fracassant les os dans un savoir habituel et d'une rapidité effarante.

Toutefois, je trouvais sa façon de se battre trop…commune. Il exerçait certes son art du Kendo avec magnificence et n'importe qui le trouverait charmant seulement j'avais vu comment Sesshomaru s'était battu contre les Lamias et contre Shenryu et il n'avait pas d'équivalent de ce côté-là.

Quand les survivants encore valides comprirent qu'ils avaient affaire à plus fort qu'eux ils prirent la fuite non sans auparavant avoir jeté des coups d'œil inquiets en arrière, surtout vers le loup.

Mais ils n'avaient pas vu Sesshomaru atterrir en face et quand ils le firent, ce fut pour l'attaquer croyant qu'il était plus faible que les autres.

Et comme je l'avais crains ce dernier les tua tous en un seul coup de griffes, transperçant la chair humaine avec aisance.

J'arrivais à sa hauteur horrifiée. Il avait découpé les corps des brigands sans ménagement alors qu'ils étaient en fuite.

Il était ignoble et parce que je savais que mon cœur battait pour, j'en étais encore plus révoltée.

Alors je m'approchai et m'écriai :

« -Ils étaient en fuite, vous auriez pu les laisser partir !

-Ce ne sont que des humains faibles et insignifiants, ils étaient sur mon chemin, répondit-il d'une voix autoritaire et froide. »

Visiblement il n'était pas content de la manière dont je lui parlais. Et bien tant pis !

Je lui administrai la plus royale des claques de sa vie et montai sur le dos du loup en m'écriant :

« -Moi aussi je ne suis qu'une simple humaine insignifiante ! »

Ignorant les représailles que cela allait me coûter je partis avec le loup vers les corps des marchands qui étaient blessés. Quand ils me virent arrivés sur le dos du loup, ils commencèrent à crier et à vouloir fuir malgré leurs blessures.

Je leur rassurai en descendant du loup et en les assurant de ma bonne volonté. Ils se calmèrent et, tout en surveillant d'un coin de l'œil le loup, ils m'expliquèrent :

« -Nous sommes d'honnête marchand, fit le plus vieux, et nous avons coutume de traverser les terres de l'ouest dans le but de profiter des biens spécifiques à la région.

-Mais depuis que le Clan du Dragon s'est imposé, ce n'est plus aussi tranquille, se plaignit un autre marchand à la jambe entaillée, leurs hommes pillent les villages et s'attaquent aux marchands ambulants.

-Pourquoi ne vous défendez-vous pas ? Demandais-je en pansant les blessures d'un plus jeune dont le dos avait été profondément entaillé.

-Parce que nous avons peur des représailles ! Les seuls qui se sont battus jusqu'ici n'ont jamais été revus ! On prétend que leur chef est un youkai redoutable et qu'il a vaincu l'ancien seigneur des terres de l'ouest en un coup !

-Vraiment ? Intervint Sesshomaru sans me regarder. »

Je pouvais pourtant sentir la fureur envers moi à travers tout son corps. J'allais certainement être punie pour ce geste, mais en agissant ainsi il m'avait blessé, plus qu'il ne le pensait. Pourtant je m'étais promise de ne rien faire ressortir, de mourir avec ces sentiments et de les contenir dans le secret le plus infime jusqu'au dernier de mes jours…

Mais de le voir ôter la vie de manière si simple, sans émotion, sans effroi, sans respect pour la vie, cela m'avait complètement rendu folle. Personne ne pouvait tuer sans en subir les conséquences, sans perdre une partie de soi avec la vie qu'on arrachait.

Je pense que j'ai eu peur pour lui tout simplement et que j'ai réagis de manière trop violente. Au moins pourrait-il me punir pour cette raison bien que je vois déjà le tableau « tu as osé lever la main sur ton maître ! ».

Mais bon, j'en avais marre d'être aussi privilégiée alors que je ne le méritais pas.

Apparemment la rumeur sur les terres de l'ouest circulait comme quoi le youkai avait tué Sesshomaru en un seul coup et avait repris le contrôle du domaine seigneurial avec les terres en prime.

Au moins cela expliquait pourquoi le Clan du Dragon pensait avoir tous les pouvoirs, soi-disant parce que leur chef était un youkai.

Ils avaient dû prendre Sesshomaru pour un menteur et un vantard et bien mal leur en a pris…

Au moins l'ont-ils regrettés d'une mort rapide et sans souffrance.

« -Oui, je vous assure seigneur c'est ce que tous prétendent…

-Mais vous avez déjà vu le seigneur des terres de l'ouest ?

-Non, peu de gens le connaisse vraiment, poursuivit un autre marchand qui aidait son ami. On dit qu'il peut passer à côtés de vous sans que vous sachiez quoi que se soit sur lui.

-Nous savons simplement que sa famille gouverne les terres de l'ouest depuis des siècles et que jusque là nous avons toujours été plus ou moins en paix.

-Comparé aux autres terres oui, assura le vieux. Mais plus depuis l'arrivée du Clan du Dragon, soyez prudent jeunes gens, maintenant que vous les avez attaqué, ils vous chercheront.

-C'est parfait, intervint Kotetsu, nous aussi on les cherche, il parait que le mononoke ci présent, fit il en pointant du pouce Sesshomaru, se trouverait être le seigneur des terres de l'ouest.

-Mais c'est le cas, affirmais-je, olala je me demande ce que doit bien faire Jaken…

-En route ! »

Un ordre et un seul, témoignant de son impatience à en découdre avec ces rivaux. Ainsi on se prétendait maître de ses terres ?

Je voyais déjà le résultat. Ceux qui avaient prétendus cela ne devaient pas tenir à la vie.

Voyant que Sesshomaru commençait déjà à partir en s'envolant dans le ciel, je me mis rapidement sur le dos du loup (il faut vraiment que je lui trouve un nom à lui) et partis en flèche, suivis de près par Kotetsu.

Lui aussi avait quelques choses d'important à faire sur les terres de l'ouest, à commencer par s'assurer de la véritable identité de Sesshomaru dont il était toujours aussi sceptique en dépit du fait qu'il ait été témoin d'une partie de sa puissance.

Nous chevauchâmes (lui surtout) durant une bonne partie de l'après-midi avant d'arriver dans les environs du domaine seigneuriale. Et à la vue de ce que nous trouvâmes cela n'était pas rassurant du tout.

En effet, tout autour de la grande forêt qui dissimulait la propriété (et dont il m'a fallu une nuit entière et une matinée pour m'enfuir durant mes premiers jours ici) il y avait plusieurs soldats qui montaient la garde et des constructions de bois, comme un camp de fortification.

Il se passait quelque chose là-bas et Kotetsu ne semblait pas ignorant car il proposa quand Sesshomaru s'arrêta :

« -L'endroit n'est plus très sûr, il y a non loin de là un petit village de ma connaissance où nous pourrons nous cacher et en savoir plus.

-Je n'ai pas besoin de me cacher, rétorqua Sesshomaru.

-Je n'aime pas non plus, intervins-je, seulement nous ignorons totalement ce qu'il se passe à l'intérieur et agir sans prudence n'est pas la meilleure façon. Le mieux serait d'attendre et d'analyser l'ennemi dans le village, au moins le temps que Hikari et moi-même soyons reposé.

-Hikari ? Demanda Kotetsu.

-Oui, c'est le nom que je lui ai trouvé, fis-je en souriant et en caressant l'encolure du loup blanc. Ca te plait n'est ce pas ? »

Il me lécha la main en guise de réponse et nous partîmes vers le village de Kotetsu, qui ne m'était pas si inconnu que ça au final…puisque c'était celui de Takeru-sama.