NOTE : • On remercie la douce Jeri K qui a, une fois de plus, remplacé ma magnifique et grandiose Chewre qui est en ce moment en vacances :) On envoie des poutoux à tout l'monde !

• Playlist YouTube avec toutes les chansons des début de chapitres, dans l'ordre d'apparition : https DEUX POINT DEUX BARRES www POINT youtube POINT com SLASH playlist ?list= PL7QlsDi2OGo1vYPBpDZapcuqri -wp76e5

• Ce chapitre est pour ma Lulu, parce que c'est ma Lulu et que grâce à elle, j'arrive un peu à sourire en ce moment :3

POUR LE CHAPITRE : • T+
• Je suis PRESQUE à jour dans les RaRs. Presque.

• POV STILES

• Drama Hurt.

Bonne lecture !


- CHAPITRE TRENTE-CINQ – COLÈRE -

VANIC X K. FLAY – Make me fade [ K. FLAY ]

Stiles posa l'assiette sur l'égouttoir, éteignit l'eau et soupira. Derrière lui, il entendait parfaitement Mélissa préparer le café pour leur petite assemblée tout en chantonnant. S'adossant à l'évier, le jeune homme jeta un coup d'œil à l'extérieur, fixant son père et son meilleur ami s'amuser avec Sarah et Derek. Son cœur fit une embardé en les voyants aussi souriant dans le jardin. Son jardin. Ça, pour une surprise, cela avait été une surprise. Il ne s'était pas attendu à ce qui s'était passé durant la soirée.

Quand Scott était enfin arrivé de Beacon hills et avait annoncé qu'il y avait quelqu'un qui voulait le voir, Stiles avait innocemment pensé que ce devait être le voisin, venu leur apporter quelques pommes du fond de son jardin ou peut-être quelques prunes, qu'il aimait partager avec ses voisins occasionnels. Mais il ne s'était pas attendu à voir débarquer la petite Sarah, rayonnante dans sa petite robe bleue, apparemment heureuse de le revoir. Il n'avait pas su réagir quand la petite s'était approchée, d'abord toute guillerette, puis craintive, se stoppant à quelques pas seulement de lui. Elle l'avait fixé, hésitante, avant de lui tendre sa peluche ; le Renard Prince qu'il lui avait prêté quelques temps avant ... Avant tout ce qui avait conduit à leur séparation. Il s'était enfin réveillé, en voyant les yeux pleins d'espoir de la petite le fixer, pour s'accroupir à sa hauteur et ouvrir grand les bras, accueillant ainsi la frêle silhouette de la petite Sarah tout contre lui. La petite s'était réfugiée contre son torse avec un petit soupir, passant ses bras autour de son cou pour le serrer très fort.

Stiles s'était donc relevé avec la petite dans le creux de la hanche, ému de la trouver là. Il avait regardé Scott sans comprendre, serrant doucement la petite contre son cœur et embrassant ses cheveux qui sentaient bon la goyave. Son ami lui avait fait un magnifique sourire et avait lâché la bombe.

- Derek est devant la maison.

Stiles avait alors senti son cœur exploser, ses mains devenir moites. Sa tête s'était mise à tourner sous l'afflux soudain de sang et il s'était alors délesté de la petite, qui était partie saluer les autres personnes présentes. Scott l'avait ensuite pratiquement jeté dehors.

Et quand Stiles avait enfin vu Derek, ce fut un plus grand choc que de voir la petite. Certes, le jeune père était de dos quand il s'était approché, mais c'était déjà beaucoup. Beaucoup de choses s'étaient alors déroulées sous son crâne et au fond de son cœur : il fut d'abord assailli par la réalisation que cet abruti aux yeux d'orage lui avait extrêmement manqué. Tout son corps s'était mis à trembler sous l'émotion : Derek était venu jusqu'ici pour le voir. Cette constatation lui procura tout d'abord de la joie, puis de l'appréhension, une pointe d'angoisse, de la colère aussi... Qu'allait-il se passer ? Que faisait-il là, et comment Stiles allait bien pouvoir lui faire face ? Tout son corps et son cœur hurlaient au manque mais aussi à la révolte, il voulait que Derek se retourne qu'il puisse enfin le revoir, le goûter de nouveau, assouvir son addiction dont le manque le rendait totalement fou. Mais de l'autre côté, sa raison, son bon sens, sa rationalité voulaient se révolter contre lui et sa belle gueule, histoire de lui faire comprendre qu'il lui en voulait beaucoup trop pour qu'un simple sourire achète son pardon. De toute manière, il n'avait jamais été question de pardon.

Stiles était quelqu'un de têtu et de campé sur ses positions.

Malheureusement pour lui, quand Derek s'était retourné vers lui, surpris de l'entendre, toutes ses bonnes résolutions avaient fondu comme neige au soleil et une vague de soulagement l'avait traversé et bouleversé. Parce que, malgré toute la mauvaise volonté qu'il avait, Stiles n'avait pu se mentir bien longtemps : il avait été aussi fautif que Derek dans la longueur quasi interminable de leur séparation. Et Stiles lui en voulait autant qu'il s'en voulait. Il aurait tellement aimé pouvoir lui en vouloir définitivement...

Alors certes, Derek avait fait le chemin jusqu'ici. Certes, sous la semi-contrainte de Scott et certes, ils avaient besoin de parler. Mais la situation ne lui convenait pas. Pas du tout.

Scott et Mélissa avaient parfaitement préparé leur coup pour que Stiles et Derek n'aient d'autre choix que de se parler.

- Tu sais que ton père ne va pas le laisser repartir ?

La voix de Mélissa fit sursauter le jeune homme, l'arrachant brutalement de ses pensées. Il se retourna vers elle, la questionnant du regard.

- Il a passé le repas à le resservir en vin. Dans cinq minutes, il va revêtir le costume d'homme de loi respectueux et sortira l'éthylotest pour le lui faire passer, pour finir par lui réquisitionner les clés de sa camaro. Dit-elle calmement en disposant les tasses à cafés sur un plateau.

Elle lui sourit malicieusement.

- Juste pour que tu sois au courant.

Puis elle le laissa dans la cuisine, seul avec sa vaisselle propre en train d'égoutter.

Stiles déglutit. Ainsi, même son père était dans ce maudit complot. C'était plus qu'un parfait exemple de ce qui n'allait pas, c'était la preuve complète. Il aimait sa famille et sa famille l'aimait. Mais ils ne lui laissaient aucun choix, aucune porte de sortie : bien qu'ils connaissent son angoisse, ils osaient le mettre devant le fait accompli et lui se retrouvait à se sentir comme une bête ignorante, traquée et désormais piégée. Ça ne lui convenait pas, mais c'était exactement ça. Il était piégé et cette sensation de claustrophobie jouait avec ses nerfs.

La colère enfla.

Ils n'avaient pas le droit de jouer comme ça avec eux, avec lui. Le pari ? Cela passait encore. Mais prendre des décisions à sa place, ou plus exactement, le forcer à prendre des décisions, ça ne l'aidait pas. Et Derek qui riait dans le jardin... Était-il si ignorant de ce qui se tramait ? Réalisait-il qu'ils étaient le nouveau sujet à la mode dans leur entourage, le nouveau petit jeu où chacun mettait son grain de sel ? Et si, au contraire, il était dans le coup ? Parce qu'il fallait le reconnaître, il devait être très idiot pour faire un voyage d'une heure et demie vers une destination inconnue quand il ne pouvait être sûr de ce qu'il pouvait y trouver. Stiles était capable de faire ce genre de chose, partir en semi-aventure sur un coup de tête pour connaître une micro pointe d'adrénaline. Mais Derek ? Pas lui. Il n'était pas ne serait-ce qu'un petit peu aventureux, surtout pas quand sa fille entrait dans l'équation.

Ou le jeune père était un idiot inconscient, ne réfléchissant pas aux conséquences... Soit il avait tout prévu avec Scott, Mélissa... son père et, peut-être même Lydia.

Ses mains tremblantes se serrèrent en point et Stiles grinça des dents.

Et ils pensaient, tous, que lui ne verrait rien ?

Le jeune homme quitta la cuisine en trombe, déboulant dans le jardin pour attraper le poignet de Derek et le tirer derrière lui.

- Stiles ? S'étonna celui-ci en voyant le visage sombre de l'étudiant.

- Il faut qu'on parle. Lui lâcha-t-il d'une voix polaire, non sans le fusiller du regard.

Derek afficha une mine mi-surprise, mi-soucieuse sous le timbre de voix inhabituel de Stiles, et le suivit sans discuter.

Le jeune homme ne dés-enrageait pas. Bien au contraire, plus ils s'éloignaient des coups d'œil et des regards indiscrets qu'ils pouvaient récolter de la part de famille, plus il sentait sa patience s'effriter. Il se devait de retrouver le contrôle. Pas de sa personne bien sûr, mais de la situation dans sa globalité. Quand ils furent enfin au fond du jardin, à l'orée de la forêt et partiellement dissimulés par un arbre, il le lâcha enfin. Il chercha un instant à reprendre son souffle, qui le fuyait comme à la fin d'un marathon, puis se tourna vers Derek. Celui-ci le fixait et dans ses yeux, le jeune homme pouvait y lire de l'inquiétude, ce qui le mit hors de lui. Néanmoins, il ne chercha pas à lui faire ravaler ses ressentiments, même si ses poings étaient étroitement serrés.

- Bien. Commença-t-il, et sa voix tremblait sous la colère.

Derek fronça les sourcils.

- Je veux savoir ce que tu fais réellement ici, Derek.

Le jeune homme se mordilla la lèvre et soupira.

- Je ne sais pas ce que j'ai bien pu te faire pour que tu sois aussi remonté contre moi, mais je m'en exc-

- Ne me dis pas que tu es désolé, tu vas m'énerver encore plus ! S'écria-t-il.

Mais il n'était déjà pas si loin que ça de la crise de nerf, alors un peu plus ou un peu moins... Derek serra les dents sous cet éclat de voix qu'il ne semblait pas apprécier et prit un air grave, le fusillant du regard.

- Je peux savoir ce qui t'arrive si soudainement ? Demanda-t-il d'une voix grinçante.

- Ce qui m'arrive ?! Ce qui m'arrive, c'est que je déteste être piégé comme ça, au pied du mur. Et toi, tu oses te pointer chez moi sans prévenir, sans t'annoncer et moi, je me retrouve comme un con, totalement coincé et OUAIS, je déteste ça !

- Je ...

Derek sembla se calmer un peu, prenant un air gêné et coupable. Stiles sentit sa colère reculer, mais ne laissa rien paraître.

- Ça n'a jamais été mon but que de te déranger. Il est vrai que c'était un peu impétueux que de venir jusqu'ici sur un coup de tête, mais je me connais. Si je ne l'avais pas fait maintenant, je ne l'aurais jamais fait. Je n'aurais JAMAIS rien fait et on serrait encore au stade où on ignore jusqu'à l'existence de l'autre et l'année presque complète où on a été ensemble.

Stiles serra derechef les poings.

- On n'a jamais été ensemble. Lui rappela-t-il d'une voix acerbe.

- Merci ça, je m'en souviens. Pesta Derek.

- Pourquoi tu as attendu deux mois pour revenir ? Pourquoi seulement maintenant ?! Lui demanda-t-il d'une voix tremblante de colère.

- Et toi, alors ?! Surenchérit Derek, désormais aussi énervé que lui. Pourquoi ne l'as-tu pas fait ? Ne reporte pas la faute que sur moi, on est deux dans cette histoire. En plus, c'est toi qui as déclaré ne plus vouloir être... Quoi que nous étions !

- Oui ! Tant que Kate serait là ! Depuis combien de temps tu t'en es débarrassé ? Pourquoi avoir attendu ?

- Parce que tu aurais mieux réagi peut-être ? Tu n'es pas un objet, je ne te possède pas et je ne dispose pas de toi comme je l'entends ! Comment tu aurais réagi si, à peine une heure après son départ, je t'avais appelé pour te dire de revenir ? Je commence à te connaître, ça t'aurait vexé. S'emballa Derek. Alors dis-moi ! Quelle aurait dû être ma réaction ? Est-ce que tu m'aurais ouvert ta porte si j'avais sonné chez toi ? Est-ce que tu m'aurais répondu si je t'avais appelé, en te demandant de revenir pour t'occuper de Sarah ? Apparemment, tu filtres les appels de Laura, alors les miens ? N'essayes pas de me faire croire que tu m'aurais répondu !

Stiles déglutit.

Il était dérangeant de constater à quel point Derek pouvait avoir raison. Aussi bien pour l'appel que pour sa réaction. Si Derek l'avait contacté juste après s'être débarrassé de Kate, jamais il n'aurait accouru, fidèle comme un petit chien, il avait bien trop de fierté pour ça. Même si la tentation aurait été grande.

Stiles grinça des dents. Constater que Derek le connaissait aussi bien lui mettait du baume au cœur et l'enchantait, et se sentir s'adoucir ainsi l'énervait au plus haut point.

- Ne t'avise pas de faire comme eux et de choisir à ma place ! S'énerva-t-il.

- Est-ce que tu es resté bloqué à l'adolescence, à toujours vouloir être en contradiction avec les autres ?! Surenchérit Derek, acide.

Stiles le fusilla du regard.

- Tu n'es qu'un con, Derek !

- Eh bien comme ça, on est deux !

Ils se fixèrent en chien de faïence, haletant tous deux de leurs éclats de voix.

- Regarde-nous. Soupira alors Derek. C'est toi qui voulais de la communication entre nous, mais je ne sais pas le faire, et tu n'aides en rien, à réagir de la sorte. Je ne sais même pas pourquoi à un moment, j'ai pensé que ce pouvait être une bonne idée que de venir ici. Tu voulais de la communication ? Voici quelque chose de simple à dire pour moi et simple à comprendre pour toi : Je. me. tire !

Fulminant, il fit donc demi-tour, illustrant ses propos.

- Tu ne partiras pas d'ici ! Le héla le plus jeune d'une voix sombre.

- Ah oui ? Parce que tu comptes m'en empêcher peut-être ?

- Moi, non. Mais mon père ? Avec tout ce qu'il t'a fait boire dans la soirée, à l'heure qu'il est, il a déjà dû te voler les clés de ta camaro.

Stiles s'avança alors et s'arrêta à sa hauteur pour le fusiller du regard.

- Tu vois, on est dans le même bateau toi et moi. Bloqué ici sans possibilité de se casser.

Il le dépassa et cracha un " Passe une bonne nuit ! " qu'il ne pensait pas, avant de rejoindre la terrasse, où tous attendaient leur retour.

Il se pencha pour embrasser les cheveux de Sarah en lui souhaitant à son tour une bonne nuit, d'une voix plus douce que celle qu'il avait utilisée pour son père, et fusilla les adultes du regard.

- Vous vous débrouillez sans moi sur ce coup-là. Leur cracha-t-il à la figure.

Il ignora Scott qui tenta de lui parler, avant de rentrer et fouiller dans le sac de son meilleur ami. Il n'eut aucun scrupule à le renverser sur le sol, provoquant un cri outré de son ami qui l'avait suivi jusque dans le salon. Il récupéra le chargeur de son téléphone et se redressa, adressant enfin un regard à son meilleur ami, mais un regard froid.

- Je n'aime pas du tout ce que tu as fait. Lui reprocha-t-il.

- Quoi ? Ça s'est si mal passé que ça ? S'inquiéta son meilleur ami.

- Tu n'avais qu'à y penser avant ! Qu'est-ce que tu croyais ?! Que j'allais sauter au plafond ?! S'excita Stiles en agitant les bras autour de lui.

- Mais enfin Stiles, je croyais-

- Eh bien tu croyais mal ! S'égosilla le jeune étudiant.

Son regard fut attiré à l'extérieur, où Derek venait de rejoindre la terrasse et semblait vouloir contrôler sa colère, alors que son père devait lui apprendre qu'il refusait qu'il quitte la maison et qu'ils devaient rester pour la nuit. Leurs regards se croisèrent et Stiles se détourna, pour fixer Scott.

- Tu dors autre part.

- Mais-

- Rien à faire Scott. J'ai besoin de dormir seul !

- ... Mais mon oreiller préféré... Chouina le jeune homme.

- Tu te démerdes ! Hurla Stiles avant de se détourner et disparaître en courant dans les escaliers.

Arrivé au premier étage, il se précipita dans la chambre qu'il partageait chaque année avec Scott malgré la présence de deux bureaux facilement convertibles en chambre d'appoint, et claqua la porte derrière lui en espérant que quelqu'un entende son exaspération et sa colère. Il en voulait à tout le monde. À Mélissa, à son père, à Scott, à Lydia, n'oublions pas Danny dans l'équation, il en voulait bien sûr à Derek et plus que tout, il s'en voulait à lui. Eh oui, à peine arrivé dans sa chambre que sa colère diminua et surtout, la culpabilité l'assaillit. Il se laissa tomber sur son lit avec un soupir alors que ses yeux le piquaient.

Il foirait toujours tout en fait.

Derek avait fait l'effort de venir jusqu'ici, au risque qu'en effet, Stiles lui claque la porte au nez et tout ce que lui avait trouvé à lui dire, c'est de lui reprocher le fait d'être venu et contradictoirement, lui reprocher aussi le fait d'avoir attendu deux mois pour le faire. Pourquoi Stiles n'avait-il pas été capable de prendre sa venue comme un moyen de tout recommencer, et de faire les choses bien cette fois-ci ? Pourquoi s'en était-il prit à Derek pour avoir été comme lui, piégé par sa famille ? Derek avait eu l'air tellement peu sûr de lui en arrivant, et lui avait donné raison en l'engueulant comme si tout était de sa faute. Mais là, c'était Stiles qui était en tort. Il regrettait déjà son comportement, mais ne se voyait pas redescendre les escaliers seulement deux minutes après être monté pour s'excuser. Déjà, parce que c'était un peu se foutre de la gueule du monde, mais ensuite... Eh bien, il n'était pas sûr que l'on accepte ses excuses.

Il grogna en se laissant tomber en arrière sur le lit, écartant les bras. Fixant le plafond, il laissa quelques larmes de frustration rouler sur ses joues. Des fois, il se détestait, comme maintenant. Pourquoi était-il aussi lunatique ? Pourquoi avait-il autant le sang chaud ? Avec le temps, il avait réussi à trouver un certain équilibre, un certain contrôle sur son tempérament.

Il soupira.

Sauf que voilà, on parlait de Derek. Enfin, de Stiles quand Derek était dans les parages. Et ça avait déjà été prouvé et démontré, quand quelque chose concernait Derek, Stiles perdait tout son contrôle ; et son cerveau disait merde pour se casser au Bahamas, boire cocktails sur cocktails et danser la samba avec quelques damoiselles et damoiseaux.

Stiles fixa donc le plafond, ressassant la soirée, et sa pauvre connerie qui avait encore tout foutu par terre. Parce que, merde. Bien sûr que Derek lui avait manqué. Bien sûr que Sarah lui avait manqué, et qu'il voulait de nouveau être son baby-sitter. Mais là ? Avec ce qu'il avait fait et dit ? Aucune chance.

Mais d'un autre côté, il avait tous les droits d'en vouloir à Derek, non ?

Il se mordilla la lèvre.

Est-ce qu'il avait laissé la possibilité au jeune père de s'expliquer, comme il le pensait ? Parce qu'au fond, tout ce qu'il savait de la situation, c'était que Derek n'avait jamais divorcé de Kate, donc ils étaient toujours mariés quand elle était revenue - donc lui avait été l'amant écarté -. Il fronça les sourcils. D'accord, il s'était toujours refusé de toucher aux hétéros, et encore plus aux hommes mariés. Mais est-ce que Derek se considérait toujours marié ? Dans son cas, cela ne devait être plus qu'une formalité administrative... Qu'est-ce qu'il en savait ? De nouveau, il n'avait pas laissé à Derek la possibilité de lui parler. Pour de vrai, s'entend.

Derek avait raison, il se comportait comme un gamin de maternelle, il ne méritait pas les efforts qu'il faisait pour tenter d'arranger les choses entre eux.

Il soupira de nouveau avant de se redresser et de récupérer Prince. Autant être un gamin jusqu'au fond. En le serrant tout contre lui, il fut assaillit par la douce odeur de Sarah, prouvant qu'elle avait pris soin de sa peluche et qu'elle s'en était servi comme doudou de nombreuses fois. Son cœur se serra et il ferma les yeux.

Il n'était qu'un abruti.

.*.

Stiles aurait aimé dire qu'il avait réussi à s'endormir rapidement et oublier tous ses soucis. Mais ce ne fut pas le cas. Au contraire, il passa un temps interminable à se tourner et retourner sous sa couette. Quand il avait entendu du bruit dans le couloir, ainsi que vu de la lumière filtrer à l'interstice sous la porte, il avait enfoncé ses écouteurs dans ses oreilles et mit le son à fond pour ne plus rien entendre.

Il avait bien trop honte.

Alors il s'était roulé sur le côté, faisant dos au mur pour éviter que la réalité ne le rattrape. La musique battait sous son crâne, le rendant pantelant. Mais ça n'avait effacé en rien ses tourments. Cela dit, ça n'avait jamais vraiment aidé, de toute manière ; C'était seulement pour l'aider à se concentrer sur autre chose, le temps fugace d'une chanson. Malheureusement, les deux secondes de battement entre les deux morceaux suffisaient pour que tout l'assaille de nouveau. Il était donc resté une heure à tenter de s'endormir à l'aide de musique, mais rien n'y faisait. Il avait donc arrêté sa musique pour jeter son lecteur loin de lui. Mais si la musique ne l'avait pas aidé à s'endormir, rien ne pouvait vraiment l'aider.

Stiles avait de nouveau un peu bougé pour regarder autour de lui. Il connaissait déjà par cœur la chambre, mais il ne pouvait s'empêcher de la scruter. Il y avait une imperfection au plafond, sept carreaux de la fenêtre à la tête de lit, et seulement six trois-quarts du mur à sa gauche jusqu'à la porte à sa droite. Il y avait treize livres sur la première commode, sept pavés sur la deuxième, cinq romans, dont trois de taille poche et sept CDs sur la troisième. Cinq photos contre les murs. Trois lampes, dont celle du plafond. Deux tables de chevets. Treize rayures sur le t-shirt qu'il avait laissé sur la chaise de bureau. Après avoir réalisé qu'il commençait à compter les rayures qu'il y avait sur le papier peint d'un mur, il s'était relevé pour rapprocher le lit de Scott contre le sien. Il avait même changé les draps pour se créer un grand lit où il pourrait s'étaler comme une étoile de mer, mais... Rien n'y avait fait. Ça avait été même pire, que d'être seul dans ce grand lit.

Et le voilà, à se tourner et retourner depuis des heures dans son grand lit, son esprit fourmillant et refusant de se taire, de le laisser en paix. En désespoir de cause, il se redressa sur son matelas. Sous les draps, il ramena ses jambes contre son torse et posa son menton sur ses genoux, ses yeux se perdant dans la contemplation de l'extérieur, par-delà sa fenêtre.

Qu'est-ce qui n'allait pas chez lui ?

Il tourna la tête, posant sa joue gauche sur son genou. Son regard tomba sur la porte, menant au couloir du premier étage, puis glissa doucement sur le sol et remonta le long de la table de nuit pour échouer sur son portable. Portable qu'il n'avait toujours pas mit en charge, malgré le plaisir qu'il avait pris à déverser le sac de Scott sur le sol pour récupérer son chargeur. Il s'allongea donc à moitié pour attraper son mobile, branchant son chargeur sur la multiprise et le reliant à son téléphone. Il ramena son poing serré sous son menton pour surélever sa tête afin de pouvoir observer l'écran de son téléphone encore noir et éteint. Au bout de quelques longues secondes d'attente, son écran s'alluma d'un seul coup, l'éblouissant quelques instants. Il roula sur le dos en plissant les yeux pour chasser les étoiles qui étaient apparues sur sa rétine. Il tapa sans regarder, et par habitude, son code pin sur le téléphone et attendit.

Il aurait presque rit s'il en avait eu le courage quand, pendant de longues minutes, son téléphone vibra, encore et encore, sous l'assaut des messages, des texto, des e-mails et des appels manqués depuis maintenant trois semaines.

Quand ses yeux furent enfin habitués à la luminosité de l'écran qu'il avait tout de même réduit au minimum, il amena l'écran devant son visage pour commencer à faire un tri. Il ignora les e-mails, lut en diagonale les différents SMS de menaces de sa meilleure amie, ignora d'autres SMS qu'il lirait plus tard. Puis il écouta les différents messages vocaux de toujours Lydia, et son regard tomba sur le numéro de Laura.

" - Elle t'a laissé un message, tu devrais l'écouter ; ça te donnerait une bonne idée de son état d'esprit du moment. " résonna la voix de Derek dans son esprit.

Il cligna quelques instants des yeux, se demandant si c'était une bonne idée, et après une petite hésitation, il appuya pour écouter le message et porta l'appareil à son oreille.

Il y eu une petite inspiration avant que Laura n'explose, le faisant sursauter et reculer le téléphone.

" - Et toi Stiles, espèce de petit salaud prétentieux à grande gueule, je t'assure que si tu continues à filtrer mes appels, je me pointe chez toi pour te maraver la tronche à grands coups de poêle à frire, te faire ravaler ton sourire d'ange et te refaire le portrait façon Montres Molles de Dali ! Alors vous, bande de constipés des sentiments, vous vous sortez les doigts du cul ou je vous fais bouffer mes poings à tous les deux, parce que ça vaut aussi pour toi Derek ! "

C'était tout, mais c'était déjà beaucoup. Le jeune homme déglutit en regardant son téléphone comme s'il allait lui sauter à la gorge. Laura était remontée... Et elle en avait le droit. Avec un soupir, Stiles verrouilla son téléphone pour le laisser tomber sur la table de nuit et retourner à la contemplation du plafond. Sa poitrine était douloureuse. Sa tête lourde. Ses yeux piquaient. Son bras le tiraillait. En baissant les yeux, il réalisa qu'il avait commencé à se gratter l'intérieur droit du bras sans le réaliser. Et au vu des marques rougeâtres qu'il décelait même dans la pénombre, cela faisait déjà quelques minutes qu'il se grattait.

Il ferma les yeux en essayant de refouler cette envie, ce besoin, mais c'était plus que tenace.

Avec un grognement de rage, il repoussa les draps et sauta sur ses pieds, enfilant un large sweat appartenant à son père pour éviter d'avoir froid. Il quitta sa chambre en silence. La lumière de la lune filtrait à travers la large fenêtre, illuminant le couloir et son tapis assez moche. Face à lui, une porte, menant à un des bureaux contenant de quoi le transformer en chambre d'ami. Stiles ignorait si dans la chambre face à lui se trouvait Scott ou... ou Sarah. A sa droite, les escaliers menant à l'étage du dessus, ainsi qu'au rez-de-chaussée. De celui-ci parvenait une douce lumière, et Stiles faillit faire demi-tour. Il n'avait envie de voir personne, mais malheureusement, ses pilules d'adderall étaient dans la cuisine, et il en avait besoin. Quoiqu'il pouvait très bien aller dans la salle de bain pour prendre un somnifère. Mais il le savait, s'il prenait un somnifère sans un de ses cachetons pour palier et calmer son hyperactivité, il allait s'endormir, certes, mais il n'allait pas passer une bonne nuit de sommeil et risquait de se réveiller plus fatigué qu'au coucher. Alors il soupira, se résignant à faire face à qui que ce soit. Avec un peu de chance, Mélissa et Scott ne diraient rien, mais si c'était son père, il pouvait être sûr de se faire remonter les bretelles. Il croisa les doigts.

Sauf que nous parlions de Stiles, et de sa chance légendaire - il aimait à croire qu'il attirait la malchance comme un plat de viande pouvait attirer les mouches. Ainsi, quand il rentra dans la cuisine, ce ne fut ni Scott, ni Mélissa, ni encore son père qui était là, assis à la petite table en bois de la cuisine qui servait de plan de travail en tout genre, non. Bien sûr que non, cela aurait été trop simple. Non, devant lui, assis là, l'air morose et fatigué, Derek s'était perdu dans la contemplation de son verre d'eau. Il ne remarqua même pas l'arrivée de Stiles, c'est pour dire.

Il se stoppa dans l'entrée, regrettant encore plus d'être descendu, mais trop tard pour faire demi-tour. Le jeune père n'avait pas allumé la lumière criarde de la pièce, simplement les quelques leds de la hotte aspirante qui surplombaient les plaques chauffantes, et la pièce s'en retrouvait tamisée. Stiles fixa Derek, le ventre au bord des lèvres, attendant un signe de reconnaissance, mais rien. Derek semblait tout simplement éteint et le cœur du jeune étudiant se serra à cette constatation. Il se mordilla la lèvre, se demandant que faire désormais. Au terme de plusieurs secondes d'intense réflexion qui parurent interminables, le jeune homme traversa la pièce en silence, ouvrant le placard pour en sortir deux verre épais, dans lesquels il fit couler quelques gouttes de whisky pour l'un, et un peu de lait pour l'autre. Puis il se retourna et inspirant pour se donner un peu de courage, posa le doigt de whisky devant Derek. Celui-ci sursauta et releva la tête, reprenant seulement conscience avec la réalité. Stiles lui offrit un sourire faible avant de poser son propre verre près de lui et se détourna.

- Je... Je ne t'ai pas entendu arriver.

La voix de Derek ne portait aucun reproche, aucun jugement. Elle était à l'image de son propriétaire, neutre, et éteinte. Stiles déglutit et hocha la tête.

- Hm...

- Désolé si je t'ai réveillé... Soupira Derek.

- Ce n'est pas toi. Je n'arrivais juste pas à dormir. Commenta le jeune homme en fouillant dans les tiroirs de la cuisine.

Il en sortit sa boite d'adderall et sous le regard attentif de Derek, en prit deux avant de vider son verre de lait. Stiles se sentait un peu mal à l'aise sous ce regard et gigota, gêné.

- Me regarde pas comme ça. Marmonna-t-il.

- Te regarder comment ?

- Comme si j'étais un drogué en manque.

Stiles reposa brutalement le verre sur la table.

- C'est pour mon hyperactivité. Les médecins m'ont dit qu'avec le temps, j'en aurais de moins en moins besoin, mais là... Avec la journée que j'ai passée, pas moyen de m'endormir. Au moins, ça va me calmer. Soupira-t-il.

Il se releva - encore incapable de rester immobile bien longtemps - et releva la manche de son pull. A la lumière crue de la cuisine, les griffures qu'il s'était inconsciemment faites avaient mauvaise mine. Certes et heureusement, il n'était pas parvenu à percer l'épiderme, mais elles étaient d'un rouge profond, et certaines étaient même à la limite du pourpre ; et sa peau était piquée à certains endroits. Pestant, il attira l'attention de Derek sur sa personne, et le jeune père sauta sur ses pieds.

- Mais qu'est-ce que c'est que ça ?! S'exclama-t-il.

Stiles sursauta et baissa brutalement sa manche.

- Réflexe nerveux, qui me revient de temps en temps. Expliqua-t-il d'une petite voix coupable.

Il s'avança jusqu'à l'évier pour passer de l'eau sur sa peau malmenée. Il resta là un petit instant, tandis que la fraîcheur de l'eau calmait la douleur et la piqûre.

- Mais... Tu vas bien ? Lui demanda Derek.

Stiles tourna la tête et le regarda pour lui faire un petit sourire.

- Mouais. Ne t'inquiètes pas pour moi.

Il laissa passer un temps avant de demander d'une voix qui se voulait désinvolte.

- Qu'est-ce qui t'a réveillé toi ?

Derek détourna le regard, jouant avec le contenu de son verre, hésitant à répondre.

- Sarah s'est... elle a fait un cauchemar. Et se réveiller dans mes bras ne l'a pas aidée, elle a fait une crise.

Il soupira alors que Stiles se mordillait la lèvre, le cœur serré.

- J'ai cru que c'était ses cris qui t'avaient réveillé. Déclara-t-il relevant le regard vers le jeune baby-sitter.

Ils se fixèrent un instant avant que Stiles ne se détourne de nouveau, ému, éteignant l'eau puis passant un papier pour essuyer son bras. Il eut un temps d'arrêt avant de soupirer.

- Pourquoi on arrive plus à parler comme ça ? Demanda-t-il enfin d'une voix nouée.

Derrière lui, il entendit Derek soupirer puis des bruits de mouvement, avant qu'il ne repose son verre sur la table. Stiles se retourna brutalement, levant les mains devant lui.

- Je sais que c'est de ma faute. Je fais toujours tout de travers, et toi tu te retrouves à supporter mes sautes d'humeur alors que, franchement, tu mérites pas ça ; mais moi comme un con, je me retrouve à t'engueuler comme un chartier et que-

- Hey ! Stiles, calmes-toi.

Derek s'était redressé et rapproché, posant ses mains sur ses épaules pour le calmer.

Stiles prit une grande goulée d'air, déjà pour reprendre son souffle qu'il avait failli perdre, et aussi pour se calmer lui-même. Il avait eu un moment d'absence, dû à un début de panique, et il ne l'avait pas vu approcher. Désormais, Derek était bien trop près. Ses mains étaient bien trop chaudes sur ses épaules. Son odeur était trop douceâtre. Des souvenirs remontaient à la surface. Ces mêmes mains caressant ses hanches dénudées. Cette odeur qui l'enveloppait totalement. Ses reins embrasés.

Il déglutit et se recula un peu, secouant la tête pour chasser ces souvenirs trop doux et, il fallait l'avouer, trop tentateurs pour lui en cet instant.

- Ça va ? S'inquiéta Derek en cherchant son regard.

Stiles, quant à lui, détourna les yeux. Il ne pouvait affronter le regard de Derek pour l'instant. Ce n'était pas le moment qu'il se perde dans les couleurs incroyable qu'il avait appris à déceler dans les prunelles de son vis-à-vis avec le temps. Ce n'était pas le moment de lui montrer qu'il était gêné et troublé, non pas par ses babillages habituels, mais bien par sa proximité. Ce n'était pas le bon moment, vraiment pas. Alors il hocha vivement la tête, se défaisant doucement de son étreinte. Derek soupira, faisant tout de même glisser ses mains le long de ses bras avant qu'il ne se recule d'un pas, faisant frissonner le plus jeune. Celui-ci le regarda à la dérobée, interdit quant à la démarche à suivre. Tout ce qu'il voulait faire dans l'instant, c'était de prendre ses jambes à son cou, et retourner s'enrouler en mode maki, comme le saumon qu'il était. Ou le concombre. Ou le-

Le jeune homme secoua la tête pour redescendre sur terre. Où son esprit comptait-il encore partir ? Il soupira doucement. Qu'est-ce qu'il aimerait prendre un verre...

- Écoute... Commença Derek avant qu'il ne soupire de nouveau et se frotte le crâne, semblant chercher quoi dire. Ce n'est ... Ce n'est pas entièrement de ta faute. On est deux pour communiquer, et il est vrai que... eh bien, au final, nous ne sommes pas si doués que ça pour ça, justement...

Il se détourna, récupérant les verres sur la table pour les mettre dans l'évier. Stiles, toujours silencieux, le regardait faire sans bouger.

- Et... Et on est tous les deux fautifs dans cette histoire. Termina Derek en marmonnant.

Le jeune homme hocha doucement la tête.

- Je n'aurais pas dû réagir comme ça. Aussi bien tout à l'heure qu'il y a deux mois. Je suis désolé. S'excusa-t-il enfin.

- J'aurais dû te parler de Kate. Et te rappeler plus tôt. Grimaça Derek. Et, peut-être, éviter de venir ici sans t'en parler avant. Reconnu-t-il.

Ils restèrent silencieux un instant. Derek lui jeta un coup d'œil et leurs regards se croisèrent un instant avant que Stiles ne se mette à fixer le sol comme s'il pouvait lui donner toutes les réponses à ses questions.

Bien. Chacun reconnaissait ses torts désormais. C'était un début.

Et maintenant ?

Le silence qui s'installa alors se fit pesant.

Au dehors, un oiseau hulula doucement. Stiles tourna la tête et braqua son regard dehors, quelque peu nostalgique. Il fut un temps où rester avec Derek dans une pièce, tous deux silencieux, était quelque chose d'agréable, de complice. Aujourd'hui, ce n'était que pesant, morne et incroyablement inconfortable. Comment en étaient-ils arrivés là ?

Comme s'il avait entendu ses pensées, Derek se redressa à ses côtés. Il sembla hésiter un instant à dire quelque chose avant de déglutir.

- Je... Je vais aller me coucher. Bonne nuit. Souffla-t-il.

Stiles, les yeux dans le vide, hocha la tête d'un air absent.

Alors ça se finissait comme ça. Sans plus ample explication ? Juste... ?

Stiles rouvrit les yeux - Il les avait fermé ? - alors que les pas de Derek résonnaient dans les escaliers.

Non. Non, bien sûr que non, cela ne pouvait pas finir comme ça ! Stiles ne devait pas laisser Derek abdiquer aussi facilement. Il devait lui secouer les puces !

Il se détacha rapidement du plan de travail et se jeta dans les escaliers.

- Derek ! Appela-t-il à voix basse pour ne réveiller personne.

Il poussa un juron coloré en redescendant rapidement et éteignant toutes les lumières du rez-de-chaussée. Il retourna dans les escaliers, espérant que Derek l'ai entendu.

- Derek ! Répéta-t-il en veillant à ne rater aucune marche et tomber - c'était tellement son style -.

- Oui ? Lui répondit la voix de Derek, bien plus près qu'il ne l'avait pensé.

Il sursauta, surpris que Derek soit si près. Il l'avait entendu l'appeler et semblait vouloir redescendre mais dans sa précipitation pour monter, Stiles ne l'avait pas vu et à la dernière marche, Derek n'était qu'à quelques centimètre de lui. Il eut un mouvement de recul et commença à se sentir tomber. Son cœur partit dans une course folle alors qu'il était trop étonné pour battre des bras pour tenter de se rattraper, ou du moins ralentir sa chute. Mais c'était sans compter sur les réflexes de Derek, qui le ceintura et recula d'un même mouvement, les sécurisant tous deux sur le plancher stable du premier étage. Le jeune homme haleta en agrippant les bras du jeune père, surpris tant par sa presque chute que par sa soudaine proximité avec Derek. Il sentait la chaleur du torse de Derek à travers son t-shirt, il sentait son souffle sur sa joue ; et son cœur n'en battait que plus vite. Il déglutit mais peine perdue, sa gorge était trop sèche.

- Derek... Souffla-t-il.

Il releva les yeux et frissonna. Le visage de Derek était partiellement dans la pénombre, et ses yeux le fixaient, un sourcil haussé en une question silencieuse. Stiles esquissa un sourire. Les fameuses conversations par sourcils de Der', un grand classique qui lui avait manqué. Il perdit son sourire et se mordilla la lèvre.

- Il faut que tu me parles... Commença-t-il. Il faut que tu me dises clairement, parce que sinon je vais comprendre tout de travers.

- ... Quoi ?

Stiles gémit de frustration alors que le jeune père ne comprenait visiblement pas où il voulait en venir. Il se rapprocha un peu plus, serrant ses épaules de Derek dans ses mains pour se donner du courage ; Chose compliquée, puisqu'ils étaient désormais si près...

- Derek. J'ai besoin que tu me dises clairement ce que tu veux... Déclara-t-il d'une voix nouée.

Derek entrouvrit la bouche, fixant le jeune homme. Le cœur de Stiles partit dans une samba endiablée alors que le silence commençait à s'éterniser. Le jeune homme se mordilla de nouveau la lèvre, prêt à se détacher de nouveau de lui, abattu ; mais comme si Derek avait lu dans ses pensées, il resserra son emprise sur lui. Puis sa main agrippa la nuque du jeune homme. Ainsi, Derek embrassa Stiles.


REPONSES AUX REVIEWS

Sasunaruchan (ch34) : Et oui, plus de Kate-la-salope-qui-pue-et-puis-merde-je-l'aime-pas. Tu peux faire ce que tu en veux. Mais je crois que tu vas devoir prendre un ticket pour la torture, il y en a déjà une petite dizaine avant toi x)

Son nouveau mari... Bah, que veux-tu. Il est jeune, il est riche, il est amoureux.

M'en parle pas ! Au départ, je voulais faire un long chapite, le début POV Stiles, la fin POV Derek pour raconter les deux mois, mais j'étais genre... " Gosh. Que c'est déprimant ! " Du coup, j'ai même pas essayé de l'écrire, et les filles me sont venues d'elles même :3 Je les aimes ces donzelles. Bien sur que personne n'est heureux. Mais avec un peu de fierté mal placée, le temps peut paraître long et paradoxalement, incroyablement cours, et sans comprendre pourquoi ou comment, on se retrouve dix ans après sans savoir comment on est arrivé à ne plus voir l'autre, jusqu'à en oublier son existence.

Ouaiiiis, Laura a des vues sur Scott \O/ Je m'occupe de ses deux adorables oisillons.

Et oui, le panda arrive doucement mais sûrement à sa fin. Encore quatre chapitre, un épilogue et se sera l'heure des petits bonus de leurs futurs. Mon coeur se serre doucement en réalisant que je vais bientôt plus pouvoir écrire sur ces trois zigotos :/

J'espère que les autres chapitres t'no plus ! Et désolé du retard pour cette réponses, je dois t'avouer que je l'avais.. oublié :/

cleem (36) : Héhéhé, et oui, tout le monde complote contre nos pauvre Derek et Stiles. Enfin, pauvre... Ils le cherchent aussi un peu quand même u_U

Isa (36) : Tout à fait ! Rien ne vaux le travail d'équipe. Et TOUTE l'équipe, comme on peut le voir dans ce chapitre :D

Lucie (36) : Ze suis contente que ça te plaiiiise \O/

Guest (34) : Héhéhé èwé

Marion (32) : Mais ne t'excuse pas voyons, y a pas de mal *câlin* Ahaha, ne t'enerve pas, respire ^^

(33) : SIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII \O/ Ouais, tout va de plus en plus mal de plus en plus vite.

(35) : C'est sweet, hein ? èwé

(36) : Comme je te l'ai déjà dit, ne t'en fait pas :) Je comprend les soucis liés à la technologie, j'en suis en plein dedans moi aussi en ce moment, une horreur. Mais du moment que cela te plaise, j'en suis ravie :D

P.S : Comme tu as pu le constater avec ce chapitre, tu avais raison de te méfier...

Millou (36) : Tout comme Marion juste en haut, je t'ai donné raison avec ce chapitre, non ? Ahahah, je n'aime telleemtn pas faire simple -w-

Alumette (36) : :D Le fluff va revenir au galop. Sans mauvais jeux de mots, compte tenus des chevaux près du cottage, hein uwu

Usagi-ojo (36) : .w. Je saiiiiiiis. Et pas de citron pour ce chapitre !

OH MON DIEU OUI ! DES BEBE RENAAAAARDS !

Dest (36) : Héhhéé, ils se font manipulé tellement facilement, s'en est risible, non ? x)

Candice (36) Coucou ! OH MON DIEU, NON ! Non ! C'est juste pas possible, ils ne pouvaient pas retomber dans les bras l'un de l'autre ! Déjà, parce que ce n'est pas du tout, mais alors PAS DU TOUT réaliste ; et ensuite... Parce que c'est pas marrant sinon :O Bon. Le chapitre plus haut est beaucoup, beaucoup, BEAUCOUP moins léger que celui d'avant, mais... Mais il le fallait. Parce que sion, et de nouveau, ce n'est pas marrant sinon, héhéhé.

Lilou (36) : Oh mon gode *sort*

Mais, mais maiiiis, ne t'en fait paaaaaas voyons :O Voui, il y a quelques temps, j'ai fait un tit départ en vacance qui m'a fait le plus grand bien .w. ( D'ailleurs, j'y retourne Mardi, donc demain, avec un voyage surprise avec ma tite soeur. Elle va réaliser sur le quaie de la gare que oui, j'ai une valise avec moi, mais que non, ce n'est pas parce que je retourne à mon appart, héhhé. ... *kofkof* Bref. )

Merci merci beacoup pour tous tes gentils mots, ils me vont droit au coeur :3

ATTTAAAAA ! :O Je dois faire quoi ? Parce que la fin de ta review me laisse perplese, ça me fait "Ps : Même si je suis une visiteuse anonyme j'aurais aimée que tu la lise.. . " Lire quoi ? Hein que quoi ? Je dois faire kwaaaaaa ? X_x

Ashitora (6) : Un nouvelle personne ! \O/ BIENVENU DANS LA N'AVENTURE ! *sort les cotillons et le champomie* Le petiiiit priiiiiince \O/

(8) Arf oui, ce chapitre n'est pas très... Doux, je dois l'avouer X_x

(15) Enfin ... Quoi ? XD Il se passe quoi déjà dans ce chapitre ? X_x

(16) Ahahaha, méchante, moi ? Que néni. Le retour de Kate ? Que nén- Wait...

(17) Nooooon, tu ne me harcele pas, je suis troooop contente !

(19) ... Oui en effet, pourquoi tu pleures ? C'est le chapitre du lemon, il est si horrible à lire ? XD

(23) C'est vrai qu'avec le recul, je l'aime de plus en plus ce chapitre, mais eh, faut bien être insatisfait/insatisfaite de temps en temps, perso c'est à tous les chapitre presque X_x

(25) Ahahhaha x) Je dirais que c'est la combinaison des trois !

(26) Ce n'est pas du harcelement ! Va voir la review d'Erika sur le chapitre 28, tu verras ce que c'est que le véritable harcelement xDD

(33) Et oui, tu l'avais prédit \O/ Héhhé, mais c'était un peu cousu de fil blanc, non ? XD Mais ne t'en fait pas : C'est un happy end \O/

(34) Ehouiiii ! ... ou presque UwU

Ivy Cassiopeia Black (32 ) : J'ai réalisé que je ne pouvais pas répondre à ta review, tu as déconnecté ta messagerie perso :O Donc je te répond ici. Avec beaucoup de retard, mais je te répond \O/ Tout d'abord merci merci merciiiii pour ta review et tes zentils mots ^w^ Et pour répondre à ta question, même si j'y ai déjà répondu, une petite piqure de rappel ne fait pas de mal : Cartigo est le nom de la mère de Stiles, qui a changé de nom suite à une affaire de son père, où le jeune hommes'était retrouvé menacé, et n'a jamais reprit le nom de son père .w.


Il y aurait du avoir un lemon, dans ce chapitre. Mais allez savoir pourquoi, ils préfèrent s'engueuler, ces deux cons.

Alors, les nouvelles... Eh bien, j'ai – de nouveau – voler l'ordi de ma mère pour vous poster ce chapitre. En ce moment, niveau écriture, c'est.. un peu le calme plat. Je n'ai plus de chapitre d'avance pour HTTYD, et pour ce qui est du panda, je devrais écrire du Fluff mais mon état d'esprit ne me le permet pas vraiment, mon père a eu un accident en début de semaine, et même si ce n'est pas si grave que ça, ses jours ne sont pas en danger, tout ça je dois vous avouer que ça nous a un peu tous chamboulés :/

Ensuite, on m'a contacter par mail, pour me demander s'il était possible que je fasse un peu de pub, ce que je fais donc avec grand plaisir :D

Comme certains et certaines le savent sûrement, en février se déroule la convention Teen Wolf « The Spark Con », organisé par Zanista Convention et dont la maîtresse de convention n'est nulle autre que Eaddy Mays – Victoria Argent pour les intimes. - Une page FB a été crée à l'occasion de son book – dont voici le complément de lien ( entendez ici, z'allez sur FB, vous copier coller « FanbookEaddyMays » juste après le slash de fin de lien ) et enjoyez ! Les fans peuvent participer, mettre des messages, des dessins, des montages... Enfin, les trucs habituels d'un book quoi :3

J'espère que ça vous plaira.

Quant à moi, eh bien... Je penses que je ne serais jamais à jour dans mes RaRs. Je vous jure, je m'y mets très souvent, mais je suis du genre à garder les plus longs pour la fin – c'est pourquoi Erika, ma Lulu, Under-Memory et Jeri K n'ont pas eu de réponses aux reviews depuis près de cinq chapitres X_x ( records de la plus grosse et longue et complète review détenu par Erika pour le chapitre 28, six pages les gens u_U ) - Mais j'y crois un jour, j'y arriverais.

J'y crois... Arg.

Licorne, paillette et panda, j'vous cœur sur vos deux fesses.

xoxo, 'Win !

P.S : De nouveau, ET MEME SI JE SUIS AUSSI EN RETARD POUR LES REPONSES AUX MAILS, ceux qui veulent papoter via mail, juste m'envoyer un petit message ou autre choses, voici mon mail spécial fanfiction : plume POINT eowin AROBAZEUUUUUH gmail POIIIINT com