Cette fois, je poste à la vitesse de l'éclair (lol) même si je sais de source sûre que ce n'est jamais assez rapide ! Merci beaucoup pour toutes vos rewiews. Voici donc le chapitre avec la conférence de presse et l'apparition de deux nouveaux personnages qui eux m'appartienne en propre et ne sont issus d'aucun univers, alors pas touche sans ma permission. Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture.


A Chicago, dans un duplex donnant sur le lac, Severus Snape, ancien voisin et témoin de Draco lors de son mariage, leva les yeux quand sa petite fille entra en courant dans la pièce, suivie de sa mère, et vint se percher sur ses genoux. Avec ses cheveux blonds, soyeux, et ses yeux bleus, Chloé ressemblait à Pearl, sa mère, de manière si frappante que Severus sourit en les regardant toutes les deux.

- Je croyais que c'était l'heure de la sieste, dit-il à sa fille.

Elle contempla les notices d'information sur papier glacé, qu'il était en train de lire et qu'elle prit manifestement pour un de ses livres d'histoires.

- Une histoire d'abord, papa, s'il te plaît.

Avant de lui répondre, il jeta un coup d'œil interrogateur à Pearl, qui était présidente de Nightley & Company, une chaîne de grands magasins fondée par ses ancêtres. Celle-ci lui adressa un sourire impuissant.

- C'est dimanche, dit-elle. Et le dimanche, c'est particulier. La sieste peut attendre quelques minutes, j'imagine.

- Maman est d'accord, fit-il alors, puis il cala sa fille sur ses genoux en songeant à ce qu'il allait lui raconter. Pearl vit ses yeux scintiller gaiement, tandis qu'elle se pelotonnait dans un fauteuil en face d'eux, et elle comprit la raison de sa gaieté quand Séverus commença son récit :

- Il était une fois, dit-il d'un ton on ne peut plus sérieux, une belle princesse assise sur un trône chez Nightley & Company.

- Maman ? gazouilla Chloé.

- Maman, confirma-t-il. Cette belle et merveilleuse jeune femme était très intelligente. Mais un jour, poursuivit-il avec gravité, elle se laissa convaincre par un méchant, méchant banquier d'investir de l'argent dans une société qui…

- Oncle Sirius ?

Pearl réprima un rire devant la description que Severus venait de faire de son ancien fiancé.

- Papa plaisante, se hâta-t-elle d'ajouter. Oncle Sirius n'est pas méchant.

- C'est mon histoire, protesta Severus avec un grand sourire avant de poursuivre. Or le mari de la princesse, qui sait très bien comment investir, lui a conseillé de ne pas écouter le méchant banquier, mais elle n'a pas suivi ses conseils. En fait, dit-il d'une voix grave et solennelle, la princesse était tellement sûre d'avoir raison qu'elle paria avec son mari que la bourse monterait, ce qu'elle ne fit pas. Elle a perdu deux points vendredi. Et tu sais ce qui arrive maintenant que la princesse a perdu son pari ?

Elle hocha la tête en souriant parce qu'il souriait lui-même.

- Elle va devoir payer, conclut-il en jetant un regard lourd de sens à sa femme. Aujourd'hui, la princesse fera donc une longue, longue sieste avec son mari.

- Maman doit faire la sieste ! gloussa Chloé en applaudissant des deux mains.

- C'est tout à fait mon sentiment, fit Severus.

Pearl se leva, prit la main de Chloé, mais son chaud sourire, ce fut à Severus qu'elle l'adressa.

- Une maman sage, dit-elle à sa fille, n'accepte que des paris agréables à perdre.

Cette atmosphère douillette fut interrompue par l'arrivée de Neville Longdubat, chauffeur et garde du corps des Snape, qui se considérait et était traité comme un membre de la famille.

- Severus, dit-il visiblement inquiet, je viens d'entendre à la télévision que Harry Potter, l'homme que Draco a pris en otage, va donner une conférence de presse. Ça commence maintenant.

Pearl n'avait jamais rencontré Draco Malfoy, qui était déjà en prison à l'époque où elle avait connu Severus, mais elle savait que les deux hommes étaient d'excellents amis. Elle jeta un coup d'œil à l'expression préoccupée de son mari, tandis qu'il allumait la télévision.

- Neville, voulez-vous emmener Chloé faire sa sieste ? demanda-t-elle aussitôt.

- Bien sûr ! Viens mon trésor, fit-il, et ils partirent tous deux, main dans la main, le géant et la petite fille qui le considérait comme son ours en peluche personnel.

Trop tendu pour s'asseoir, Severus plongea les mains dans les poches de son pantalon et observa en silence le jeune homme qui s'avançait vers la grappe de micros dans un pantalon noir et une chemise crème toute simple, ses cheveux plus en pétard que jamais et ses grands yeux vert.

- Ce n'est pas possible, dit-il en songeant à Draco. On dirait un angelot, et le monde entier va hurler à la mort contre Draco pour l'avoir kidnappé, bon sang !

Mais quand le maire de Keaton eut averti la presse qu'il attendait d'elle une certaine courtoisie à son égard et que Harry Potter expliqua ce qui lui était arrivé entre les mains de son ravisseur, le froncement de sourcils de Severus s'effaça peu à peu pour faire place à un sourire étonné. Contrairement à ce qu'il attendait, le captif de Draco décrivait la semaine qu'il avait passé en sa compagnie comme une aventure, auprès d'un homme qu'il prenait soin de présenter au monde comme « extrêmement gentil » et non comme une épreuve terrifiante aux mains d'un assassin en cavale.

Quand il raconta ce qui s'était réellement passé sur l'aire de repos, lors de sa tentative d'évasion et qu'il évoqua la vivacité avec laquelle Draco l'en avait empêché, il le fit de manière à susciter chez quelques journalistes une vague de rires admiratifs bien que réticents. Et quand il relata avec solennité sa seconde tentative d'évasion avec l'autoneige et les efforts qu'avait déployés Draco pour le « repêcher » dans la rivière, il le décrivit comme le héros plein de compassion qu'il était à ses yeux.

A la fin de sa déclaration, la salle explosa sous le tir nourri des questions hurlées par tous ces journalistes rivalisant de mordant, et Severus se contracta à nouveau.

« Monsieur Potter, cria un reporter de CBS, Draco Malfoy vous a-t-il à un moment ou à un autre menacé d'une arme ?

- Je savais qu'il en avait une parce que je l'ai vue, répondit-il, et cela a suffi à me convaincre, au début du moins, à ne pas lui chercher querelle et de ne pas critiquer ses films. »

La salle retentit de rires ponctués par d'autres questions.

« Monsieur Potter ! Quand Malfoy sera repris, l'attaquerez-vous en justice pour enlèvement ?

- Je ne crois pas que je pourrais le faire condamner, répondit-il en hochant la tête avec un sourire taquin. A mon avis, s'il y avait des femmes dans le jury, elles l'acquitteraient dès qu'elles apprendraient qu'il s'occupait de la plupart des tâches ménagères.

- Vous a-t-il forcé à avoir des relations sexuelles avec lui ? »

Harry roula des yeux avec un étonnement amusé.

« Enfin, je viens de vous donner un compte rendu détaillé de ce qui s'est passé pendant cette semaine, et j'ai bien précisé qu'il n'a jamais abusé physiquement de moi. Je n'aurais certainement pas dit cela s'il avait ne fut-ce que tenté d'accomplir un acte aussi méprisable.

- A-t-il abusé de vous verbalement ? »

Il hocha gravement la tête, mais déclara, le regard pétillant :

« -Oui.

- Pouvez-vous nous décrire la situation ?

- Certainement, dit il, Il a été profondément offensé un soir où j'avais délibérément omis son nom dans la liste de mes vedettes de cinéma préférées. »

On pouffa bruyamment dans l'auditorium, mais le journaliste qui avait posé la question ne semblait pas s'être rendu compte qu'Harry plaisantait.

« - Vous a-t-il alors menacé ? insista-t-il. Que vous a-t-il dit exactement et comment l'a-t-il dit ?

- Eh bien, il m'a accusé d'une voix dégoûtée d'avoir un penchant pour les hommes petits.

- Avez-vous eu peur de lui, monsieur Potter ?

- J'ai eu peur de son arme le premier jour, dit-il prudemment, mais comme il n'a tiré sur moi ni quand j'ai essayé de glisser un mot à l'employée d'un fast-food ni lors de mes deux tentatives d'évasion, j'ai compris qu'il ne me ferait aucun mal, même si je le provoquais. »

Severus le regardait esquiver leurs questions l'une après l'autre, muant en sympathie leur animosité à l'égard de son ravisseur.

Au bout d'une demi-heure de questions incessantes, le rythme commença à se ralentir.

« - Monsieur Potter, cria un reporter de CNN, souhaitez-vous que Draco Malfoy soit repris ? »

Harry se tourna dans sa direction.

« - Comment pourrait-on souhaiter voir un homme injustement enfermé retourner en prison ? Je ne sais pas comment un jury a pu le condamner pour meurtre, mais je sais qu'il n'est pas plus capable d'en commettre un que moi. Si tel était le cas, je ne serais pas là en ce moment. Comme je vous l'ai déjà expliqué, j'ai tenté plusieurs fois de faire échouer son évasion. J'aimerais aussi que vous vous souveniez que, lorsqu'il nous a crus repérés par un hélicoptère, il s'est d'abord soucié de ma sécurité, pas de la sienne. Ce que j'aimerais, c'est que cesse cette chasse à l'homme et que l'on rouvre ce dossier. Si vous n'avez plus de questions, mesdames et messieurs, conclut-il d'un ton courtois mais ferme, mettons un terme à cet entretien et vous pourrez tous retourner chez vous. M. Dumbledore, notre maire, vous l'a dit, la ville de Keaton désire reprendre une vie normale, et moi aussi. Je ne ferais plus aucune déclaration ni ne répondrait plus à aucune autre question. Notre ville s'est réjouie de voir votre argent de « touriste » emplir ses caisses, mais si vous restez ici, je vous préviens que vous perdez votre temps…

- J'ai encore une question ! lança impérieusement un journaliste du Los Angeles Times. Etes-vous amoureux de Draco Malfoy ? »

Harry le regarda, haussa les sourcils et répondit avec dédain :

« - Je me serais attendu à ce genre de question de la part du National Enquirer, pas du Los Angeles Times. »

Son esquive lui attira quelques rires, mais en vain cette fois.

« - D'accord, monsieur Potter, intervint alors le représentant de L'Enquirer, êtes-vous amoureux de Draco Malfoy ? »

Ce fut le seul instant où Severus le sentit vaciller, et son cœur se gonfla de sympathie quand il le vit se débattre pour garder le sourire et une expression neutre, mais ses yeux le trahissaient. Ses grands yeux émeraude aux longs cils s'assombrirent sous le coup d'une émotion qui ressemblait fort à de la tendresse. Et au moment où la compassion de Severus avait atteint son comble, au moment où il comprit que ces journalistes l'avaient enfin piégé, le brun changea de tactique et tomba volontairement dans leur piège.

« - A un moment ou à un autre, répondit-il, la plupart des femmes de ce pays se sont imaginées qu'elles étaient amoureuses de Draco Malfoy. Maintenant que je le connais, ajouta-t-il, la voix brisée, je pense qu'elles faisaient preuve de bon sens. Il…, hésita-t-il, cherchant le mot juste, c'est un homme que n'importe qui aimerait aisément. »

Sans un mot de plus, il se détourna du bouquet de micros et fut vite entouré par un homme et une femme, des agents du FBI, supposa Severus, et par quelques adjoints du shérif en uniforme qui protégèrent sa sortie.

Il appuya sur le bouton de la télécommande quand le journaliste de CNN récapitula l'essentiel de ses déclarations, puis il se tourna vers sa femme.

- Qu'en penses-tu ?

- Je pense, dit calmement Pearl, qu'il est incroyable.

- Mais a-t-il modifié un tant soit peu ton opinion de Draco ? J'ai un préjugé en sa faveur, mais toi qui ne le connais pas, tu auras sans doute réagi comme tout le monde à cette interview.

- Je doute que je sois aussi objective que tu le crois. Tu es un excellent juge des caractères et tu m'as bien fait comprendre que tu croyais en son innocence. Et si tu y crois, j'ai tendance à y croire, moi aussi.

- Merci de rendre hommage à ma sagacité, dit-il tendrement en posant un baiser sur son front.

- Maintenant j'ai une question à te poser, ajouta-t-elle, et Severus eut l'intuition de ce qu'elle allait lui demander. Harry Potter a dit qu'on l'avait emmené dans une maison isolée dans les montagnes du Colorado. Etait-ce la nôtre ?

- Je n'en sais rien, répondit-il sincèrement, puis il sourit quand elle lui jeta un regard septique. Mais je pense que oui, ajouta-t-il par honnêteté. Draco y était déjà allé, bien que ce fut toujours en avion et, pendant des années, je lui ai proposé de la lui prêter. Il est naturel qu'il se soit senti autorisé à s'en servir, du moment qu'il ne me mettait pas en cause…

- Mais tu es en cause ! éclata Pearl d'un ton quelque peu désespérée. Tu…

- Je ne suis pas lié à Draco d'une manière susceptible de nous mettre en danger, toi ou moi. Quand il est allé en prison, reprit-il avec calme, comme elle ne semblait guère convaincue, il m'a donné un pouvoir pour que je puisse gérer ses investissements et m'occuper de ses finances, ce que je continue à faire. Ce n'est pas illégal et ce n'est pas non plus un secret pour les autorités. Jusqu'à ce qu'il s'évade, il était régulièrement en communication avec moi.

- Et maintenant qu'il s'est évadé, Severus ? demanda-t-elle en le dévisageant. Et s'il essaye d'entrer en contact avec toi ?

- Dans ce cas, déclara-t-il en haussant les épaules avec désinvolture, ce qui ne fit qu'accroître l'inquiétude de Pearl, je ferai comme n'importe quel bon citoyen, et Draco le sait parfaitement. J'avertirai qui de droit.

- Au bout de combien de temps ?

En riant de sa perspicacité, il lui enlaça les épaules et l'entraîna vers la chambre.

- Assez vite pour les empêcher de m'accuser de collusion, lui promit-il.

Mais pas plus vite que cela, ajouta-t-il mentalement.

- Et s'il a utilisé notre maison ? En parleras-tu à la police ?

- Je crois, fit-il après un instant de réflexion, que c'est une excellente idée ! Ils y verront une preuve supplémentaire de mon innocence et un gage de ma bonne foi.

- Un geste, rétorqua sa femme non sans ironie, qui ne peut nullement nuire à ton ami puisque, d'après Harry Potter, il a quitté le Colorado depuis plusieurs jours.

- Très intelligent, ma chérie, acquiesça-t-il. Et maintenant si tu te mettais au lit pour notre petite « sieste » en attendant que j'ai téléphoné à l'antenne locale du FBI.

Elle hocha la tête, mais posa la main sur sa manche.

- Si je te demandais de ne plus rien avoir à faire avec ce Draco Malfoy…, commença-t-elle, mais il la réduisit au silence d'un signe de tête.

- Je ferais tout pour toi, et tu le sais, fit-il d'une voix tremblante d'émotion, mais je t'en prie, Pearl, ne me demande pas cela. Il faut que je sois en accord avec moi-même, et ce serait très difficile si je faisais cela à Draco.

Pearl hésita, surprise par la loyauté de Severus envers cet homme. Souvent considéré comme un homme d'affaire brillant mais dur, Severus avait des centaines de relations, mais il ne leur accordait ni sa confiance ni son amitié. Autant qu'elle le sache, Draco Malfoy était le seul être qu'il eut jamais tenu pour un ami véritable, intime.

- Ce doit être un homme remarquable pour que tu lui sois aussi fidèle.

- Il te plairait, lui promit-il en lui donnant une pichenette sous le menton.

- Qu'en sais-tu ? le taquina-t-elle pour être à l'unisson de son humeur légère.

- J'en suis certain, répliqua-t-il avec un air délibérément hautain, puisque tu es folle de moi.

- Tu ne veux quand même pas dire que vous êtes pareils ?

- Beaucoup de gens l'ont sans doute pensé et pas nécessairement de manière flatteuse. Cependant, ajouta-t-il plus sérieusement, le fait est que je suis tout ce qu'il lui reste. Je suis le seul à qui il fasse confiance. Quand il a été arrêté, les traîtres et les rivaux qui lui léchaient les bottes l'ont laissé choir comme s'il avait attrapé la peste bubonique et se sont délectés de sa chute. Il y en a eu d'autres qui lui sont restés fidèles même après son emprisonnement, mais il a coupé les ponts et a même refusé de répondre à leurs lettres.

- Il avait sans doute probablement honte.

- C'est évident.

- Tu te trompes sur un point, dit-elle doucement. Il a un autre allié que toi.

- Qui ?

- Harry Potter. Il est amoureux de lui. Tu crois que Draco l'a vu ou entendu ce soir ?

Severus hocha la tête.

- J'en doute. Où qu'il soit, c'est quelque part très loin et pas dans ce pays. Il serait stupide de rester aux Etats-Unis, et Draco n'est pas un imbécile.

- J'aimerais qu'il l'ait entendu, reprit Pearl dont le cœur balançait en sa faveur, en dépit de ses craintes pour la sécurité de son mari. Peut-être a-t-il eu de la chance et sait-il ce que Harry Potter essaie de faire pour lui.

- Draco n'a jamais eu de chance dans sa vie personnelle.

- Tu crois qu'il est tombé amoureux d'Harry Potter pendant qu'ils étaient ensemble ?

- Non, déclara-t-il d'un ton catégorique. Non seulement il avait en tête des choses plus pressantes, mais de plus Draco est… presque insensible coté sentiment. Il aime le sexe, que ce soit avec un homme ou une femme, mais il n'a aucun respect pour ses amants, ce qui n'est guère surprenant étant donné ses expériences passées. Quand il faisait une carrière d'acteur fulgurante, tout le monde se collait à lui comme des mouches sur du miel, mais quand il est devenu réalisateur et qu'il a eu des rôles juteux à distribuer aux plus chanceux, ils se sont mis à grouiller autour de lui comme des piranhas. Il est complètement immunisé. En fait, il n'y a qu'aux enfants que je l'aie vu manifester de la tendresse. D'ailleurs c'était surtout pour en avoir qu'il avait épousé Pansy. Elle le lui avait promis, et de toute évidence, elle est revenue sur cette promesse là aussi. Draco ne serait pas tombé amoureux d'un instituteur de province tout jeune, conclut-il en appuyant ses dires d'un hochement de tête, ni en quelques jours ni même en quelques mois.

A suivre…


Alors, Harry a-t-il convaincu l'opinion publique ? Et vous, êtes-vous convaincu par ce chapitre ? Donnez-moi votre avis s'il vous plait...