Alisha Horiraito : Tu sais que j'y ai pensé aussi ? Après mon esprit a vagabondé sur les vampires, aussi, mais ça fait cliché :'). Ne t'en fais pas, les incrustes seront à venir, tout comme le fait de tabasser presque à mort. Oh oh, oui...

Lilo : Oh, ne t'en fais pas, Erza ne dira jamais non pour le déshabiller, sauf à haute voix. Il faut bien qu'elle sauve les apparences. Et voici la suite :).

Elisha : Allez, dedans j'ai fait apparaître ton personnage " préféré "... :")

celtic-booty : Oui, tu n'es pas seule. Et je ne m'attendais pas à un tel succès pour le tout premier. Au départ je n'avais pas envisagé de suite mais, j'ai craqué sous les retours positifs. Et moi je te remercie d'aimer ce que je fais :). C'est grâce à des personnes comme toi que je continue de publier !

Guest 1 : Merci d'aimer ! Voilà la suite ;).


Disclaimer : Fairy Tail ne m'appartient pas.


Rating : T


SILENCE


« Tu es vraiment belle aujourd'hui. »

C'était le troisième post-it qu'il collait délibérément sur ses cahiers, histoire d'attirer son attention pour quelques secondes. Le pire dans tout ça, c'était que ça fonctionnait. Pourtant, elle ne lui avait pas encore répondu. À la place, elle retournait dans ses livres et feuilletaient les pages.

Encore prise dans les études, Erza passait souvent du temps dans les bibliothèques, même si ce n'était pas le genre de lecture qu'elle préférait. C'était pour le bien de son avenir et il était hors de question de le foutre en l'air, tout ça sous prétexte qu'elle côtoyait un garçon « manquant de convenances et d'éducation ». Dieu, pourquoi sa sœur avait une si piètre opinion de lui ?

« Même lorsque tu réfléchis tu es sublime. »

Elle toussota pour cacher sa gêne et ignorer le picotement dans ses joues – voilà qu'elle se mettait à rougir sous ses futiles compliments –. Du coin de l'œil, la rouquine inspecta l'écriture du jeune homme. Elle n'était pas désagréable à lire. Les lettres étaient d'un aspect rapide, brutal, mais elle voyait sur la surface du papier qu'il n'avait pas forcé sur la mine de son stylo, preuve d'une certaine douceur. Voilà qui reflétait assez la personne qu'il était.

« Tu ne veux pas me regarder, juste un peu ? »

Haussant un sourcil, elle releva la tête. Aussitôt ses yeux s'ancrèrent dans ceux d'un vert émeraude, là où des pépites d'or s'y étaient logées. Le contact visuel qu'il avait établi était intense, fort, captivant. Elle ne voulait pas le rompre, pas alors qu'il réchauffait sa peau froide sous son pull. Il lui sourit, devinant parfaitement l'effet qu'il avait sur elle et ça avait l'air de lui plaire.

« Désolé pour mon retard, Erza. »

Ça avait été comme se prendre un seau d'eau glacée sur la figure ou que quelqu'un avait pris une aiguille pour percer la bulle dans laquelle elle était emprisonnée. C'était frustrant et gênant aussi. Son ami pris place à côté d'elle en n'ayant sans doute pas vu Gerald qui était assis en face. Il y avait une expression indescriptible sur son visage pendant qu'il détaillait Simon.

Ses lèvres mimèrent le mot « quoi ». Il n'avait rien répondu, avait juste dévoilé un mécontentement palpable.

« On reprend là où nous nous sommes arrêtés la dernière fois ? »

La jeune femme approuva d'un signe de tête et bloqua les pensées parasites. Si Gerald n'était pas content, il pouvait toujours s'en aller. Ce n'était pas comme si elle l'avait convié à venir avec elle ici. Non, monsieur avait décidé de la suivre en moto avec une conduite que peu recommanderait. Elle lâcha un profond soupir.

« Tout va bien ? Tu as l'air distraite aujourd'hui. »

Simon était gentil et attentionné, le genre de gars qui plaisait à tout le monde parce qu'il avait la main sur le cœur et un sourire époustouflant. Il ne lui avait jamais fait de mal ou dit des propos blessants. Il ne se comportait pas comme le dernier des imbéciles et privilégiait la parole au lieu de la violence spontanée. Il s'habillait de façon classique, sans trop en faire, ne sentait pas le tabac et l'odeur des bois, de la mer, ou de quelque chose d'enivrant. C'était plus l'eau de Cologne.

« Oui, ça va. Sans doute un peu fatiguée. Ma nuit a été courte, avoua-t-elle avec un sourire penaud.

- Quelque chose s'est passé ? »

Il avait l'air concerné par son état, tant qu'il posa sa main sur la sienne. Son contact n'était pas brûlant. Il n'envahissait pas ses sens pour la laisser chamboulée. Le sien était léger, tiède, picotait à peine sa chair.

« Rien de particulier, ne t'en fais pas. »

Erza se dégagea lentement, par peur de le chagriner. Si elle ne voulait pas une chose, c'était bien de vexer ce garçon. Après tout, il était un peu comme l'incarnation de la gentillesse, un contraste frappant face à Gerald. Un Gerald qui avait vraisemblablement disparu. La place devant elle était déserte. Même le blouson en cuir n'était plus sur le dossier de la chaise. Peut-être qu'il était parti fumer ? Il l'avait déjà fait une fois.

« C'était qui ? »

Elle observa son ami qui désignait du menton l'endroit qu'elle avait fixé pendant un moment.

« Oh, euh… Fernandez. Gerald Fernandez. »

Le stylo qu'il tenait tomba sur ses bouquins et il entrouvrit la bouche. Bientôt, la surprise fut remplacée par de l'inquiétude et, était-ce un soupçon de colère qu'elle voyait dans le fond de ses sombres prunelles ?

« Tu n'est pas sérieuse si ? »

Fronçant un peu les sourcils, elle croisa les bras.

« Pourquoi ?

- Il est dangereux. Tu ne peux pas… enfin, Erza ! Non ! Pas lui ! » s'exclama le brun.

Plusieurs personnes sifflèrent leur agacement face au bruit soudain. Le jeune homme bafouilla des excuses puis baissa le ton.

« Mais qu'est-ce que vous avez tous à dire qu'il est mauvais ? Marmonna-t-elle.

- Peut-être parce qu'il y a une raison à ça.

- Tu ne le connais pas.

- Oh, toi si ? »

L'agacement commençait à pointer le bout de son nez.

« Alors vas-y, dis-moi pourquoi il est si dangereux ?

- Et si tu lui demandais toi-même, hein ? Tu verras alors s'il assume qui il est. »

Ses paroles, plutôt dures, tournoyaient dans sa tête pendant qu'elle conduisait. Gerald n'était pas revenu et aucun message apparaissait sur l'écran de son téléphone. Elle s'engagea dans l'allée de la maison et les gravillons craquèrent sous les pneus. Sa portière claqua. Le bruit résonna dans le silence de la nuit, attirant l'attention d'un chien qui se mit à aboyer.

« Hey Erza ! Tu as passé une bonne journée ? »

Elle salua vaguement Mirajane qui était dans le salon avec Luxus. Ils visionnaient un film. Le grand blond n'avait pas l'air très intéressé par ce qui se déroulait dedans, mais davantage par la jeune femme collée contre lui. Malheureusement pour lui, la demoiselle la rejoignit dans la cuisine avec un petit sourire.

« Gerald est passé.

- Qu'est-ce qu'il voulait ?

- Et bien, savoir si tu étais rentrée. »

La rousse prit un temps pour apprécier la froideur du frigo puis saisit une bouteille de lait.

« Tu te rends compte qu'il est assez tard, pas vrai ? »

Bien sûr. Mais elle n'avait pas prévu de passer par chez Simon pour continuer leurs révisions, ni même qu'elle allait dîner avec sa famille. Elle n'avait pas fait attention à l'heure. Elle mordit sa lèvre et ses ongles tapotèrent nerveusement le plan de travail.

« Il était énervé ?

- Plutôt furieux, oui. »

Et merde.

« Tu devrais l'appeler. Il est assez impulsif sous la colère. »

Mirajane lui tapota l'épaule avant de rejoindre son compagnon qui râlait un peu.

Ce fut quand elle monta dans sa chambre qu'elle reprit son téléphone. Il y avait un message.

« Salut. C'est cool que tu sois restée ce soir. Par contre tu as oublié ton pull

dans ma chambre. Je te le ramène demain, ça marche ? »

Et maintenant elle se mettait à laisser ses affaires chez Simon ? De mieux en mieux.

« Hey. Ouais ce serait sympa. Merci. »

Son portable posé sur sa table de nuit, Erza enfouit son visage dans ses oreillers. L'odeur si familière du célèbre Gerald l'attaqua et elle gémit de satisfaction. Pourtant ce n'était pas suffisant. Il manquait sa chaleur et sa respiration qui caressait sa joue, ou ses doigts se faufilant dans ses longs cheveux. Et sa voix. Cette voix où un léger accent espagnol s'immisçait de temps en temps, tandis qu'il fredonnait des mélodies près de son oreille.

Mais à la place, il y avait juste le silence d'une pièce remplie de ténèbres.