Disclaimer: Les persos à JKR et ce qui en reste à moi.
Bla bla de l'auteur: Rien à dire, sinon merci pour les reviews et à demain pour la suite. Place à la lecture.
Chapitre 35 : Envie et vanité
J'ai le coeur qui bat la chamade, les pas se rapprochent de plus en plus, ils sont deux, je ne pourrai pas mettre mon plan en pratique immédiatement. Ils se rapprochent, Montague accompagne Millicent. Je dois faire semblant d'être évanouie, je dois ralentir mon rythme cardiaque. Je vois leurs pieds se rapprocher de moi au travers mes yeux mi-clos. Il n'est pas facile de rester impassible lorsqu'on a l'impression que son coeur bat tellement fort que même une fanfare ne ferait pas plus de bruit. Elle me pousse du pied, je pousse un léger gémissement comme si je souffrait mais sans être réveillée.
« -Il l'a bien amoché l'Allemand, elle est sans connaissance. Jubile Millicent.
-Je ne suis d'aucune utilité si nous ne pouvons pas l'interroger, je vais aller prévenir Wickham qu'elle est revenue. J'imagine que Schneide s'est rendu directement auprès de lui après l'avoir déposée ici. Dit Montague.
-Ne t'en fait pas, si elle se réveille je vais m'occuper d'elle.
-N'oublie pas que Wickham la veut vivante. Conclue Montague en riant avant de monter les marches. »
Voilà, elle est seule, je dois maintenant me débrouiller pour qu'elle se laisse prendre au jeu et abaisse sa garde. Je suis certaine qu'elle sera facile à berner, elle est tellement prévisible. J'attend un peu pour être sûre que personne ne redescend, et je me met à gémir doucement.
« Arrghhhh!
-Voilà la belle au bois dormant qui se réveille. Dit Millicent en me poussant du pied.
-Pitié, cessez de vous en prendre à moi, je vais tout vous avouer. Dis-je un peu paniquée en me recroquevillant.
-Comme elle est loquace la belle, elle ne supporte pas la pression. Rit Millicent.
-Non non pitié, je ne le ferais plus, je promet d'être une gentille fille et de faire tout ce que tu veux papa. Dis-je la voix tremblante les yeux encore clos.
-Mais c'est qu'elle rêve encore, je vais pouvoir m'amuser un peu.
-Non Madame, ne me faites pas de mal, je vais faire tout ce que vous voulez, je vais cirer vos bottes, faire le lavage, nettoyer ma cellule mais ne me faites pas de mal. Dis-je en ouvrant brusquement des yeux paniqués et en reculant vers le mur jauni.
-Tu ne me reconnais pas? Demande Millicent intriguée.
-Non madame, mais je ferai ce que vous voudrez, je n'ai pas le choix, je suis à vos ordres. Dis-je ne me remettant péniblement sur mes pieds le dos appuyé au mur.
-Bonne idée, tu peux commencer immédiatement à te mettre au travail et nettoyer le plancher. Crache Millicent en me tendant un seau et en me jetant au visage une chiffon qui traînait dans un coin.
-Vous êtes bien cruelle, vous attaquer ainsi à une pauvre femme sans défense, si seulement je pouvais me défendre vous feriez moins la fière j'en suis sûre. Dis-je en fixant le plancher.
-Tu crois que tu serais de taille à me battre? Demande Millicent sarcastique
-Pourquoi pas madame, si vous me laisser me relever on pourrais peut être se battre à main nues, Dis-je ingénue.
-À main nues, mais quelle blague, je ne me bat qu'en duel avec baguette. De tout façon tu n'as pas assez de force pour me combattre.
-Laissez-moi boire ce philtre revigorant et nous pourront essayer. Dis-je en sortant une fiole de ma poche.
-Mais que fais-tu avec ça? Il est bien étrange cet Allemand, comment t'es-tu procuré ce philtre? Dit-elle en m'enlevant la fiole marquée REVIGORANT des mains.
-L'Allemand a dit que j'en aurais bien besoin pour me sentir mieux et faire partir les cauchemars une fois revenue à moi. Dis-je en essayant de m'emparer de la fiole qu'elle m'a dérobée.
-Un peu de vigueur n'a jamais fait de mal à personne et je pourrai ainsi être plus éveillé et mieux réussir les sorts que je veux pratiquer sur toi. Tu n'as pas besoin de plus de force. Dit Millicent en buvant le contenu de la fiole.
-Mais j'en ai besoin si je veux retrouver des forces. Dis-je en tendant une fois de plus la main vers Millicent qui fait la grimace après avoir avalé le contenu de la fiole.
-Mais qu'est-ce que tu m'as fait boire traîtresse, tu essaie de m'empoisonner ce n'est pas un philtre revigorant. J'ai mal au cœur! Marmonne-t-elle en se penchant au dessus du seau.
-Ta bêtise te perdra. Fis-je tout en sortant ma baguette rendue à sa hauteur.
-Qu'est-ce que tu m'as fait boire diablesse? Tu ne t'en sortira pas comme ça. Essaie-t-elle de dire avec un nouveau haut-le coeur.
-Nous allons changer d'apparence pour une petite heure, ma chère amie. Je ne peux pas dire que cela m'enchante de prendre ton visage mais c'est le seul moyen de sortir d'ici. Dis-je en lui arrachant un cheveu.
-DOLO...
-EXPELLIARMUS. Dis-je avant qu'elle n'ait eu le temps de finir de lancer son sort. Tu crois vraiment me battre alors que je suis en pleine possession de mes moyens. Si tu as réussi à me désarmer la dernière fois c'est que j'était déjà affaiblie par la fumée. Dis-je en avalant la fiole dans laquelle je vient de mettre le cheveu de mon vis-à-vis.
-L'allemand est un traître, vous ne vous en sortirez pas aussi facilement. Marmonne-t-elle en faisant mine de se relever.
-C'est ce que tu crois? OUBLIETTES. INCARCEREM. Te voilà bien ligotée maintenant, moi je peux m'en aller. Le temps que tu retrouve ton apparence je serais bien loin. Dis-je en montant les escaliers.
-Mais qui êtes vous? J'ai l'impression de vous avoir déjà vu? Dit-elle alors que je disparais vers l'étage supérieur. »
Pendant ce temps dans la demeure de Rogue, Drago fait les cent pas. Il est resté pour attendre dans la chambre lorsque Rogue et Hermione ont transplané. Il ravive distraitement le feu dans le foyer et s'amuse à jeter des sorts à un coussin qu'il a pris sur le lit et qui dégage encore un peu le doux parfum de la peau de sa douce.
J'ai cru avoir la peur de ma vie lorsqu'elle a disparue, mais là je touche le fond du baril, je sais que ce qu'elle fait est dangereux, c'est encore pire que de ne pas savoir. Je ne me suis jamais inquiété pour quelqu'un comme je m'inquiète pour elle, est-ce l'amour qui me fait cet effet? Je comprend pourquoi mon père me disait de ne jamais me laisser prendre au piège de l'amour. Des tas d'hommes sont morts parce que l'amour avait émoussé leurs sens. Mon père disait toujours que de donner son coeur à une femme équivalait à se livrer pieds et poings liés à son pire ennemi. Un homme amoureux est aussi démuni que l'enfant qui vient de naître et ses ennemis ont toute la latitude nécessaire pour le faire souffrir. Pourquoi est-ce que je pense à mon père maintenant? Il était amer, il n'a jamais aimé ma mère, en fait je crois qu'il n'a jamais connu l'amour. Mais sa dévotion à son seigneur était pire que l'amour d'une femme, elle l'étouffait et l'empêchait de penser par lui même. Au moins mon amour pour Hermione me permet certains avantages collatéraux. Arrgh! Pourquoi est-ce que je pense encore à ça? J'ai le sang qui bouillonne dans les veines à la seule pensée de nos retrouvailles. Je vais la kidnapper et nous ne sortirons pas de ma chambre pendant deux jours. Je veux prendre le temps de découvrir toutes les parcelles de son corps, comme ça la prochaine fois qu'elle sera loin de moi j'aurai toujours le souvenir de son corps. Nos étreintes ont étés trop brèves pour que je me rappelle dans les moindres détails son anatomie mais je compte bien me rattraper. À la seule pensée de son odeur et de la douceur de sa peau, un gémissement m'échappe. J'envoie le coussin à l'autre extrémité de la chambre, il semble me narguer, n'est-t-il pas de la même couleur que sa robe la première fois que je l'ai vu, lors de cette soirée qui a changé ma vie? Mais que font-ils donc? Voilà enfin quelqu'un je vais savoir ce qui se passe et retrouver ma bien aimée.
À venir : Chapitre 36 : Soleil brûlant
. Il ne peut pas s'empêcher de la regarder, elle est si belle dans son sommeil. Sa crinière rebelle est étalée sur l'oreiller, son visage est tourné vers la porte et sur sa lèvre supérieure perle une goutte de sueur.
