Salut tout le monde !

Voici un nouveau chapitre, avec l'arrivée de Sebastian. Le titre du chapitre est directement tiré de l'un des chapitres de Black Butler.

Sinon, j'ai un message spécial de la part de ma chère bêta-lectrice... Elle me charge de vous dire qu'elle est absolument parfaite (et ce, depuis la naissance...), qu'elle est géniale, qu'elle s'aime et que sans elle, cette fic ne serait rien...

C'est sur cette note purement mégalo de Momo0302 qui, à mon avis, à péter un plomb et trop travaillé ces dernier temps, que je vous laisse lire ce nouveau chapitre !

Bonne lecture !


CHAPITRE XXXIII : LE MAJORDOME VA A L'ECOLE

Lundi 27 mai 2013. Ce jour-là, tout le monde se leva avec l'envie de rester coucher dans le petit appartement.

Emma n'avait aucune envie de faire cours avec Druitt, comme toutes les semaines, d'autant qu'Éric tentait de la persuader que le vicomte était sensé mourir ce jour-là durant son cours d'une grave hémorragie. Si seulement c'était vrai...

Clémence n'arrêtait pas de râler contre son amie pour lui avoir donné un exposé sur Jack l'Éventreur. Elle passait à l'oral durant l'après-midi.

Alexander, comme tous les matins, faisait tout pour convaincre William de ne pas l'obliger à retourner dans ce collège uniquement fréquenté par le bas peuple et les criminels de la pire espèce, ainsi que par des professeurs incapables de faire la différence entre une personne de la plus haute noblesse tel que lui et la plèbe, tout juste bonne à le servir.

Richard était étrangement stressé, sans que personne ne comprenne pourquoi. Il refusait de dire pourquoi et paraissait en grande conversation par sms avec quelqu'un. Quand Grell voulut lui prendre son portable pour voir avec qui il parlait, il l'en empêcha et se mit en colère.

Éric n'avait aucune envie de recommencer une nouvelle semaine au collège où il ne se passait jamais rien. La Traque et la Fauche lui manquait terriblement. Surveiller des collégiens pour les empêcher de faire les imbéciles n'avaient rien de bien intéressant.

Alan ne disait rien, mais il était clair que le comportement de ces jeunes Humains l'insupportait au plus haut point. Ils n'avaient pas la moindre discipline. Alors que durant l'internat obligatoire à l'Académie, les élèves Shinigami n'avaient pas besoin d'être surveillé et respectaient d'eux-mêmes les règles. Il y avait bien quelques exceptions, mais elles étaient si rares que c'était facilement gérable.

Grell, elle, n'avait pas la moindre envie d'aller en cours. Le seul qui en valait la peine, selon elle, était celui d'Emma parce qu'il y avait Druitt. Et puis, ce jour-là, Clémence passait sur un sujet la concernant directement. Mais rien que d'imaginer les longues heures de cours magistral qui l'attendait avant cela, elle se rendormait sur place.

William lui-même était nerveux et regardait sans cesse ses notes sur différents dossiers. En effet, tous les six mois avaient lieu une réunion des chefs de secteur avec le Secrétaire d'État et elle tombait ce lundi. Avec tout le travail qu'il avait entre ses cours d'Éthique et sa Traque, il avait peur d'avoir oublié quelque chose et délaissé son travail de chef de secteur. Son perfectionnisme ne le lui pardonnerait jamais. Bien entendu, tout serait absolument irréprochable pour lui, mais il ne pouvait s'empêcher d'être nerveux.

En vérité, seul Ronald n'avait cure de la journée à venir. Il était même impatient de la commencer. Il allait passer un journée de plus aux côtés de Clémence et allait même la voir passer un oral. Après avoir vu comment elle s'était débrouillée à la conférence (il avait à peine prêté attention à Emma), il avait hâte de la voir avec un sujet pareil.

Ils partirent bientôt tous pour leurs différentes destinations.

.oOo.

« En résumé, c'était parfait ! Félicitation ! Vous avez fait exactement vingt-neuf minutes cinquante-neuf pour la demi-heure qui vous était impartie, c'est vraiment excellent...

-Oh ! Combien j'aime vous entendre déclarer d'aussi douces paroles ! Je n'aurais moi-même pas mieux dit très chère fleur de coquelicot ! »

Emma soupira de désespoir quant au commentaire parfaitement inutile de Druitt et dit à Céline qu'elle pouvait aller s'asseoir. L'étudiante, heureuse d'avoir réussi son sujet, retourna à côté de Richard qui lui sourit, visiblement soulagé.

« Tu vois, je te l'avais dit que ça se passerait bien ! lui déclara-t-il.

-Merci ! Et si tu savais que ça se passerait bien, pourquoi tu as autant stressé pour moi ?

-C'est de ta faute, rougit légèrement le comte. Tu l'étais tellement que je n'ai pas peu m'en empêcher.

-Et maintenant, c'est au tour de Clémence Curiel avec le sujet Jack l'Éventreur, annonça Emma.

-Ô joie ! s'exclama le vicomte. J'espère que mon petit cardinal rouge aura parler de mon ancêtre, ce cher Aleister ! Si vous saviez combien je...

-Le sujet c'est Jack l'Éventreur ! coupa Emma. Certainement pas Aleister Chamber, vicomte de Druitt !

-Veuillez m'en excuser mon amour ! Me pardonnerez-vous un jour ? »

La brune ne prit même pas la peine de répondre tandis que Clémence installait son ordinateur portable et le reliait au vidéoprojecteur. Lorsque son amie lui dit qu'elle pouvait commençait, elle s'exécuta, faisant apparaître l'intitulé de son exposé en rouge sur fond noir, avec un sourire à Grell, ainsi que le plan de son exposé. Elle débuta son introduction :

« À la fin du XIXième siècle, alors que la saison mondaine approchait de sa fin, des meurtres en séries ébranlaient l'Angleterre. Toutes les victimes étaient des prostituées. À toutes, l'utérus avait été retiré par incision. La cruauté des meurtres a valu au criminel d'être surnommé Jack l'Éventreur. »

Emma éclata de rire en reconnaissant l'accroche du chapitre neuf de Black Butler. Tout le monde la regardé, étonné, sans comprendre pourquoi elle riait. Richard pensait que ça avait un rapport avec Clémence, se souvenant vaguement d'avoir vu ces mots quelques part.

La brune s'excusa et inventa un quelconque message qu'elle venait de recevoir. Bien sûr, Druitt voulut savoir ce qui mettait d'aussi bonne humeur sa douce et tendre amie, ce qui lui valut un regard noir.

.oOo.

Alexander observait d'un œil peu amène son professeur d'Histoire-Géographie leur dispenser un cours d'Éducation civique où il leur expliquait la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789.

Article 1 : Les Hommes naissent libres et égaux en droit.

Mais quelle stupidité ! s'indigna intérieurement le noble. Les Français n'avaient rien trouvé de mieux que de pourrir le monde avec leurs idées de liberté et d'égalité. Pourquoi ne reconnaissaient-ils pas qu'un noble était tout de même plus important qu'un pauvre roturier ? Comme s'il était possible de faire confiance à un homme du peuple...

Le professeur leur tourna le dos pour écrire quelque chose au tableau. La fille devant Alexander se retourna vers lui en gloussant :

« Dis... Bastien... Tu veux sortir avec moi ?

-Sortir avec vous ? répéta-t-il en haussant un sourcil méprisant.

-Bah oui... Tu vois... Être en couple, quoi...

-Tout dépend du nombre de quartiers de noblesse dont vous disposez. Peut-être alors serais-je enclin à entretenir une relation avec vous...

-Du nombre de quoi ?

-Alors je suppose que la réponse est que vous n'en possédez pas un seul, soupira-t-il. Il est donc inenvisageable que vous et moi entamions un quelconque rapprochement de la sorte.

-Léa, retourne-toi ! ordonna le professeur. Bastien, ne discute pas avec ta camarade. Commente-nous plutôt le premier article de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen...

-Certainement la pire ineptie apportée par la Révolution Française, railla-t-il.

-Mais enfin Bastien, comment peux-tu dire une telle chose ?! s'offusque le professeur.

-Voyez la vérité en face : les révolutionnaires ont renversé un gouvernement stable, digne et sacré pour le remplacer par une bande de pouilleux qui n'a fait qu'amener la dictature et assassiner des milliers d'innocents. Ensuite, avec la République, la supériorité naturelle de la noblesse a été complètement oubliée... Je pense sincèrement que... »

Quelqu'un toqua violemment à la porte et le professeur l'autorisa à entrer. Alan ouvrit, visiblement nerveux et brûlant de sortir sa Death Scythe.

« Bastien Flavet doit immédiatement venir avec moi.

-Mais nous sommes en cours de...

-Ce n'est pas comme si je vous laissais le choix ! coupa-t-il avec autorité. Il est demandé au plus vite pour des problèmes familiaux. »

Alexander pâlit en comprenant ce que cela signifiait.

.oOo.

Au tableau était affiché le titre de la partie et celui de la sous partie.

I-Les faits.

1) Les victimes.

« Nous pouvons ainsi dresser un profil type des victimes de Jack l'Éventreur, comme cela a déjà été fait depuis longtemps. »

Clémence continua son exposé, sans regarder une seule fois ses amis et évitant tout particulièrement les regards de Grell et Emma.

.oOo.

Cet après-midi là, Éric et Alan avaient tous les deux étaient assignés à la surveillance des couloirs. Chacun à un bout du collège, ils faisaient leurs rondes ennuyeuses. Tout cela était tellement redondant... Toujours faire la même chose, jour après jour... Ou du moins, une chose aussi assommante. Ce n'était pas comme s'il se passait quelque chose de temps en temps.

Alors qu'Éric se disait qu'il ferait mieux d'utiliser ce temps perdu pour s'entraîner ou faire avancer l'enquête, il ressentit une lointaine présence. Une présence des plus désagréables.

En tant que Shinigami, il se devait de la reconnaître à peine l'avait-il détecté. Un Démon. C'était obligatoirement Sebastian Michaelis. Quel autre Démon se dirigerait vers le collège où Alexander était scolarisé ?

Il saisit sa Death tablet et déclencha l'alerte rouge puis prit son portable. Alan décrocha à la première sonnerie.

« Sebastian Michaelis ? demanda-t-il sans préambule.

-Oui, je m'occupe de lui, déclara Éric en courant vers la sortie du bâtiment. Sors Alex par le parking des profs.

-Sois prudent...

-Ne t'inquiète pas pour moi et file ! »

Il raccrocha et matérialisa sa Death Scythe. Il espérait avoir fait le bon pari en envoyant son mari vers le parking des profs. Il était absolument incapable de déterminer où était Sebastian, hormis qu'il se trouvait à moins de trois cents mètres de lui. Cependant, connaissant Amber, elle voudrait être là pour assister à la mort d'Alexander et à la destruction de son âme. Elle entrerait forcément par la grande porte et demanderait où se trouvait son frère actuellement. Si son majordome et elle avaient pu le retrouver, ils savaient fatalement son faux nom. Malgré tout, Amber et Alex étaient demi-frère et demi-sœur et ils avaient des traits communs. Personne n'imaginerait qu'elle n'était pas sa sœur...

Tout à coup, alors qu'il arrivait dans le hall, tous ses sens en alerte, il perçut autre chose. L'aura de mort des Shinigami. Ce n'était certainement pas celle d'Alan. Elle était trop puissante pour lui. Il pensa un instant à William avant de se rendre compte que c'était impossible. Il ne restait qu'une option. Undertaker.

La surveillante qui était à l'entrée poussa un cri de surprise en voyant Éric arriver en courant avec une scie à la main.

« Ne restez pas là ! Ouvrez-moi, je dois sortir ! »

Elle obtempéra sans se poser plus de question.

Sur l'avenue qui passait devant le collège était garée une Lamborghini jaune, détonnant avec le style des voitures habituelles que l'on voyait dans cette partie d'Aix-en-Provence. Elle aurait été plus à sa place en centre-ville.

À l'intérieur, plus ou moins à l'abri, Amber Phantomhive observait le combat qui se déroulait entre son majordome et le dissident. Éric remarqua aussitôt que ce dernier n'avait pas encore sortir sa Faux mais utilisait ses sotobari.

Les passants criaient de peur en les voyant faire et fuyaient. Cependant, il y avait toujours des badauds pour regarder ce qui se passait et certains avaient même sorti leurs portables pour filmer la scène, malgré la vitesse des deux êtres surnaturels qui empêcherait de voir quoi que se soit.

Aucun n'avait conscience du danger dans lequel ils se trouvaient. Certes, tant Undertaker que Sebastian avaient l'habitude des combats et étaient d'une précision redoutable, mais il n'était jamais exclu que quelqu'un se prenne un couteau perdu ou un coup de Faux mal placé.

« Ne restez pas là ! ordonna Éric aux curieux, imaginant déjà le nombre d'heures supplémentaires que cela engendrerait si l'un d'eux se faisait tuer par mégarde alors qu'il n'était pas sur la Death list. Vous n'avez rien à faire ici ! »

Des Humains l'écoutèrent, d'autres s'éloignèrent de quelques pas et la plupart restèrent sur place sans l'écouter. Le Shinigami avait vraiment du mal à comprendre les mortels. Ne voyaient-ils pas qu'ils risquaient de mourir en restant ici ?! Ne savaient-ils pas reconnaître le danger en le voyant ?!

Sebastian attrapa un des sotobari d'Undertaker d'une main. Il voulut en profiter pour donner un coup de couteau au Shinigami, mais ce dernier tenta violemment de l'atteindre au visage avec un autre morceau de bois. Mais le Démon l'évita de peu. Le combat continua, toujours plus dangereux.

Éric hésita un instant. Devait-il entrer dans la danse mortelle ou rejoindre Alan ? Après tout, d'après les informations que leur avait donné Alexander, Undertaker les protéger. Il était sûrement là pour empêcher Sebastian de dévorer l'âme du plus jeune Phantomhive. Peut-être qu'Éric devrait lui laisser le Démon et aider son époux à fuir.

Une soudaine impulsion lui fit changer d'avis. Et puis quoi encore ! Il ne serait pas dit qu'un dissident ferait le travail d'un Shinigami officiel ! C'était hors de question. Il ne le permettrait pas. C'était à lui d'arrêter le Démon et à personne d'autre. Brandissant sa Death Scythe, il se jeta dans la bataille.

Aussitôt, il fut obligé de bondir en arrière, en même temps que Sebastian. Undertaker avait matérialisé sa Faux de la Mort au moment-même où Éric les avait rejoint et avait eu un large mouvement en cercle. Le blond se demanda comment il avait fait pour savoir qu'il arrivait alors qu'il n'était pas dans son champ de vision... Le déserteur se jeta sur le diable, sa lame en avant, le contraignant à reculer. Sebastian continua à fuir la Death Scythe, se dirigeant vers une ruelle qui faisait l'angle avec l'avenue.

Éric comprit aussitôt où ils voulaient en venir. Undertaker éloignait Sebastian des badauds et le Démon laissait le champ libre à Amber pour aller au collège. Le blond repartit dans la bataille : l'Humaine ne pourrait absolument rien faire, seule, face à Alan, qu'il soit malade ou non. Il restait tout de même un Kami.

.oOo.

Hubert de Bramoison, le Secrétaire d'État français, passait en revu chaque secteur en partant de Nord-Est pour finir au Sud-Ouest. Autant dire que William passerait dans les derniers, ce qui n'était pas pour le rassurer. En ce début d'après-midi, le chef du secteur de l'Allier faisait son rapport, expliquant qu'il avait besoin de plus de Faucheurs. Le taux de mortalité était plus élevé que la moyenne du Secrétariat et il était parfois difficile de répondre immédiatement à la demande. De ce fait, ils n'étaient même pas en mesure de faucher les fantômes déjà présents, au risque d'en laisser de nouveau apparaître, malgré le fait que ces esprits soient parfaitement connus des Shinigami.

William se rassura en l'entendant parler. Au moins, sur son propre secteur, le seul fantôme avait été envoyé dans l'Au-Delà depuis peu et ceux qui avaient des horaires ou des jours particuliers d'apparition étaient surveillés et seraient sûrement fauchés en temps et en heure.

Tout à coup, il sursauta. Sa Death tablet, placée sur la table devant lui comme les autres, s'était mise à vibrer et l'écran s'illumina de rouge avec les mots Red alert et l'insigne de la Garde Prétorienne s'affichèrent.

Tous les regards se tournèrent vers lui tandis qu'il voyait que cette alerte venait d'Éric.

« Un problème, Spears ?

-Je suis désolé, Seigneur de Bramoison, mais je ne peux pas rester. Une urgence au sein de mon équipe de Traqueurs... Puis-je... ?

-Oui, bien entendu, autorisa Bramoison. Allez-y. Laissez-moi simplement votre dossier, je vous enverrais mes remarques plus tard, même si je suis certain, vous connaissant, qu'elles seront toutes positives.

-Merci beaucoup monsieur. Augure, come on ! » [Augure, viens !]

Le petit esprit s'envola du coin de la salle où restait les quelques Kami des chefs de secteur durant la réunion et rejoignit William qui lui expliqua brièvement la situation.

Maintenant que l'alerte rouge avait été déclenché, l'équipe pouvait communiquer à distance par le biais de la tablette. Le brun lui envoya donc un message.

« Sutcliff et Knox, restez à la fac. S.-Humphries, emmenez Phantomhive là bas et tenez-moi au courant. Slingby-H., retenez aussi longtemps que possible Michaelis, je vous rejoints. W.T. Spears. »

Il rangea son instrument de travail, sortant sa Faux alors qu'il n'avait même pas encore atteint le hall parisien des Portes.

.oOo.

« Ces victimes ont pu être identifiées comme celles de Jack l'Éventreur par le mode opératoire qu'el... qu'il avait adopté lors des meurtres, se reprit Clémence en affichant au vidéoprojecteur sa seconde sous-partie. Tout d'abord... »

Elle s'interrompit, étonnée, en voyant Grell et Ronald sursauter et s'agiter tout à coup. La rousse lui fit signe de continuer.

« Qu'est-ce qu'on fait ? murmura cette dernière au blond. On y va ? C'est l'alerte rouge au collège.

-Un problème ? demanda Richard en se penchant vers les Shinigami.

-Une alerte rouge au collège. Sûrement Sebas-chan, réfléchit Grell, mais je ne sais pas comment il a retrouvé ton frère... »

Le comte pâlit aussitôt en pensant qu'Alexander était peut-être en ce moment-même entre les griffes du Démon.

« La conférence... souffla-t-il. Il... Il y avait un journaliste... Ils l'ont su par la presse... Y a-t-il un moyen de savoir comment va mon frère ?

-Calme-toi, rassura Ronald. Éric et Alan ne le laisseront pas se faire dévorer par Sebas-chan. Même si Alan est malade, Éric est tout à fait capable de faire face à un Démon seul et sans problème.

-Ronald, il va falloir qu'on y aille... répliqua Grell. Quand l'alerte rouge est lancée, l'équipe doit se réunir...

-Tu crois qu'on peut laisser Richard tout seul ? Clémence est loin d'être capable de le protéger si... »

Les Death tablet vibrèrent à nouveau. Ils venaient de recevoir le message de William à l'adresse de tous.

« Voilà qui répond à nos questions, on reste ici... soupira Grell qui n'aurait pas été contre un combat sanglant.

-Alan va venir.

-Mais ça ne veut pas dire que mon frère va bien ! angoissa Richard. Peut-être que... »

« Bien reçu le message, tout va bien, on est dans un taxi, on arrivera à la fac d'ici dix minutes. Éric se charge de Michaelis. Alan S.-H. »

Le bouclé souffla de soulagement en voyant le message qui arrivait à point nommé pour lui. Son frère était sain et sauf. Même si Alex était absolument insupportable et qu'il avait trahi Undertaker, Richard n'y pourrait jamais rien : il restait son petit frère.

.oOo.

Éric n'appréciait guère de devoir se battre aux côtés d'un dissident, mais la protection de l'âme d'Alexander passait avant tout. Il devait au moins avouer qu'Undertaker était très puissant et était d'une aide précieuse. L'argenté savait se battre, c'était indéniable. Alors qu'ils n'avaient jamais lutté côte à côte, Undertaker savait parfaitement où se mettre pour aider l'autre Kami.

Éric comprenait de mieux en mieux pourquoi ils avaient tant de mal à l'attraper.

Il évita de peu une fourchette et répliqua d'un coup de Faux, en même que son allié de circonstance. Sebastian sauta en l'air, esquivant du coup les deux Death Scythe. Il retomba quelques mètres plus loin.

« Comment as-tu su que nous serions là ? demanda-t-il alors à Undertaker.

-Je te connais mieux que tu ne le crois, se moqua celui-ci. J'ai fait un pari sur toi qui s'est révélé vrai...

-Lequel ?

-Ce serait trop facile si je te le disais. Après, tu connais mon prix, mais tu n'auras que très peu d'informations, que quelques indices...

-Au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, je suis là aussi ! grogna Éric.

-Puisque c'est ainsi, je vais devoir sortir les grands moyens... » soupira Sebastian.

Le Shinigami blond leva sa Faux en position de défense, s'attendant à ce que le Démon repasse à l'attaque et plus violemment qu'avant. Quelle ne fut pas sa surprise en l'entendant parler du passage de Ciel à Weston !

Undertaker ricana à l'évocation de ces souvenirs.

« Tu pourrais mieux faire, majordome, nota le fossoyeur. C'est vrai que je n'avais jamais autant ri que cette fois-là, mais c'est du réchauffé que tu me sers aujourd'hui... On voit que tu es pressé !

-Vous avez tout de même ri. Je pense avoir le droit à savoir quel pari vous avez fait sur moi et qui s'est révélé vrai...

-Un indice seulement. »

Éric et Sebastian n'eurent le temps de rien faire. En un éclair, Undertaker fut à la hauteur du Démon. Ce dernier n'eut que le temps de bloquer la Faux en attrapent entre ses mains le plat de la lame.

« Alrune. » déclara simplement Undertaker.

Une étrange expression passa sur le visage du Démon. De la surprise. Et de la... peur ? Éric ne savait pas trop, mais c'était ce qui se rapprochait le plus de ce qu'il lisait dans les yeux de Sebastian d'après lui.

« Et oui, sourit le déserteur, je sais tout de toi. »

Le diable se dégagea d'Undertaker par un bond en arrière, s'écorchant légèrement la paume sur la Faux. Le dissident le suivit, Éric se jeta à nouveau dans la bataille.

.oOo.

Lorsque les Shinigami et son majordome disparurent dans la petite ruelle, Amber scruta un instant les alentours. Voyant qu'aucune autre dieu de la Mort n'apparaissait, elle s'empressa de sortir de sa Lamborghini et de se diriger vers l'entrée du collège, se préparant mentalement à jouer son rôle. Elle se composa un air profondément troublé.

La surveillante de l'entrée était revenue avec le C.P.E après avoir été menacée d'une scie par Christophe selon ses dires. La rousse s'avança vers eux, paraissant un peu angoissée :

« Excusez-moi...

-Que puis-je pour vous madame ?

-Mademoiselle seulement, reprit-elle. Mon nom est Amber Phantomhive. Je... Je suis Anglaise. Mes frères ont disparu et... Je crois qu'ils ont été enlevés...

-Vous devez aller à la police alors, conseilla M. Sarez, ainsi qu'à votre consulat.

-Je... Je sais mais... Je crois... J'ai toutes les raisons de penser que mon plus jeune frère, Alexander, est ici.

-Quoi ?! Que voulez-vous dire ?! s'exclama le Conseiller d'éducation.

-Tenez. Regardez cette photo, fit Amber en montrant le fameux journal. Vous voyez ? Je suis sûre et certaine qu'il s'agit de mon frère...

-Bastien ? Bastien Flavet ?

-Oui, j'ai une photo de lui avec moi. Est-ce que c'est bien lui ? »

La demi-sœur d'Alexander sortit de son sac à main une prise de vue de ce dernier ainsi que de leur frère.

« Mon dieu mais oui ! s'horrifia Sarez. C'est Bastien ! Clara, allez immédiatement le chercher ! Si je m'y attendais... Pourtant, j'ai rencontré ses parents... Un homme blond aux yeux bleus qui lui ressemblait... Savez-vous qui sont les ravisseurs ?

-Je l'ignore. Je connais juste le visage de deux d'entre eux. »

Amber ne pouvait pas faire mine de trop en savoir. Elle se contenterait de donner Éric et Alan. Ayant vu le premier sortir du collège, elle se doutait que le deuxième ne devait pas être bien loin.

« L'un d'eux est un grand blond avec des tresses sur le côté et l'autre est un petit brun ou châtain foncé, plutôt maigre et à l'air maladif...

-Christophe et Hikaru... murmura Sarez. Venez dans mon bureau pendant que Clara va cherche Bastien. Enfin, Alexander, je veux dire. Je préviens le principal. Vous devriez téléphoner à votre consulat ainsi qu'à la police... Peut-être que nous pourrons faire des portraits robots. »

.oOo.

« Ainsi, grâce aux divers indices qu'il a laissé, un profil a été établi. »

Clémence fit apparaître de nouveaux titres.

II-L'enquête.

1) Le profil

« Comme nous l'avons déjà vu, Jack l'Éventreur était gaucher, ce qui éliminait déjà une grande partie de la population, mais il fut décrit également par certain comme un Juif polonais. »

Grell manqua d'éclater de rire, Ronald se mordit les lèvres. Clémence les regarda pour la première fois depuis le début de l'exposé et leur lança un regard meurtrier qui amusa beaucoup Emma. La nouvelle Shinigami continua :

« Cela peut paraître anodin, mais on peut y voir l'antisémitisme de l'époque. N'oublions pas que nous sommes dix ans avant le début de l'Affaire Dreyfus en France. Quant au fait que l'inspecteur Swanson le pensait Polonais... »

Ronald soupira en voyant un nouveau message sur sa Death tablet. Décidément, il ne pouvait pas écouter tranquillement celle qu'il aimait... Voyant qu'il s'agissait d'Alan qui demandait où ils se trouvaient dans la fac, il lui répondit en lui donnant le bâtiment et le numéro de la salle.

« Richard, ils sont arrivés à l'université, rassura-t-il. Tout ira bien maintenant.

-Merci...

-Qu'est-ce qui se passe depuis tout à l'heure ? demanda alors Céline, à côté du bouclé. Tu n'arrêtes pas de discuter... Un souci ?

-Non, tout va bien maintenant, ne t'inquiète ! sourit-il. C'est juste un truc avec mon frère.

-Tu ne m'avais pas dit que tu avais un frère ! Il a quel âge ?

-Quatorze ans, mais il est insupportable. Tu vas avoir le malheur de le rencontrer...

-Faut bien que je commence par rencontrer quelqu'un de ta famille, maintenant qu'on est ensemble... rit-elle.

-Vous êtes en couple ? s'emballa aussitôt Grell, surexcitée. Depuis quand ?! Pourquoi tu nous l'as pas dit ?!

-Depuis la conférence ! sourit Céline.

-Et je ne vous l'ai pas dit pour préserver le peu de vie privée qu'il me reste, bougonna le comte.

-Un peu de silence derrière ! ordonna Emma. Continuez, Curiel.

-Parmi les profils modernes de Jack l'Éventreur, l'un d'eux, et certainement l'un des plus surprenants, déclara Clémence, est le fait qu'il pourrait s'agir... d'une femme !

-Quoi ?! » s'abasourdit Grell avec un large sourire.

Toute la classe se tourna vers elle.

« Vous semblez passionnée par le sujet malgré vos bavardages... nota Emma en riant.

-Oui, c'est très intéressant ! répondit-elle sur le même ton.

-Ah ! Quel bonheur de voir cette chère rose rouge passionnée par cet exposé ! s'enthousiasma Druitt. C'était bien normal lorsque l'on joue si bien le rôle de Grell Sutcliff !

-Et si on reprenait ? soupira Emma.

-Merci. Bien, je disais que l'un des profils modernes présentent Gre... Jack l'Éventreur comme une femme, ce qui n'avait pas été exclu à l'époque. Elle aurait été incapable d'avoir des enfants et se vengeait sur des prostituées. C'est en tout cas la théorie de John Morris, sortie en 2012. Dans les années 1930, il avait été avancé que le meurtrier pouvait très bien être une sage-femme pratiquant des avortements et qui ne le supportait pas, ce qui laisserait sous-entendre que ces prostituées avaient eu recours à ce procédé. Cela montre que divers mobiles ont été également avancé, tant à l'époque que de nos jours. »

Elle afficha sa deuxième sous-partie, les mobiles, en soupirant. Elle n'en était qu'à la moitié de cet exposé. Elle avait beau en avoir fait des dizaines, celui-ci lui paraissait être le plus long, surtout en ayant Grell en face d'elle.

.oOo.

Clara, la surveillante, entra en trombe dans le bureau de M. Sarez, bouleversée.

« Bastien n'est plus là ! Son... son professeur... m'a dit que... qu'Hikaru l'avait emmené. »

Amber n'eut pas à jouer la comédie. Elle pâlit aussitôt de rage, mais tous les autres pensèrent que c'était de l'angoisse.

« Ne vous inquiétez Mlle Phantomhive, se voulut rassurant le principal. La police devrait arriver d'ici peu. Nous vous aiderons à retrouver votre frère.

-Est-ce... est-ce que je pourrais au moins voir quelle adresse vous a été donnée ?

-Oui bien entendu, je vais vous la donner. Nous la donnerons aussi à la police de toute façon. »

.oOo.

William arriva sur place et n'eut aucun mal à trouver le lieu du combat. Il serra les dents en voyant Éric obligé de s'allier à celui qu'ils traquaient. Il empoigna fermement sa Faux et les rejoignit. Il tenta d'embrocher Undertaker et Sebastian en même temps. Tous deux esquivèrent sans mal. Comment avait fait le déserteur pour l'éviter largement alors qu'il était dans son dos ?

Cet homme avait vraiment l'art d'énerver William.

Undertaker se tourna vers lui et eut un large sourire. Le chef de secteur eut envie de le lui faire ravaler, mais le moment n'était pas à ça.

« Je vois qu'on a plus besoin de moi... À un de ces jours, Will ! »

Undertaker, rapide comme l'éclair, sauta sur le toit le plus proche. William tenta de le suivre, mais, une fois sur les tuiles, il ne vit aucune trace du dissident. Abasourdi, il essaya de le localiser par sa perception pour se rendre compte qu'il n'y avait aucune trace d'Undertaker dans un rayon de cinq cent mètres. C'était absolument impensable. D'accord, le dissident était vif, mais même pour les plus puissants et les plus rapides, il était impossible de disparaître complètement si vite. Il était vrai qu'il était beaucoup plus compliqué de sentir la présence d'un Shinigami n'utilisant pas ses pouvoirs, et c'était même impossible pour un Démon.

Mais William était un dieu de la Mort et il était puissant. Même s'il avait du mal à utiliser correctement la perception, en se concentrant un peu, il était tout à fait capable de savoir si un autre Shinigami était à proximité ou non.

Mais là, rien. Aucune présence.

Une idée folle traversa alors l'esprit de William. Peut-être Undertaker savait-il effacer les traces de sa présence justement. Peut-être savait-il disparaître complètement de la perception des autres Shinigami... Dans ce cas, il ne devait pas être bien loin...

Non, c'était encore plus stupide, se dit le chef de secteur. Les dieux de la Mort réussissant une telle prouesse devait se compter sur les doigts d'une main. À vrai dire, William les connaissait tous, et un seul était encore en vie. Il s'agissait de Demetrius Faustius Vespillo. Quant aux autres, aucun n'aurait pu avoir de contact avec ce dissident : le Préfet du Prétoire précédent qui, de toute façon, était considéré comme le plus grand et le plus puissant Shinigami de tous les temps, le fils d'Orcus et de Vanth, le premier Préfet à avoir été tué durant la guerre contre les Démons...

Non, en fait, à bien y réfléchir, les seuls qui avaient eu cette capacité étaient des Préfets ou de très hauts gradés de la Garde. Et tous étaient morts depuis plusieurs siècles, voire millénaires.

De toute façon, ce n'était pas le moment de penser à cela. Il y avait plus urgent.

William se tourna vers le vide et déplia sa Death Sctythe. Elle se planta dans le sol, à quelques centimètres de Sebastian qui l'évita avec élégance. Le Shinigami se laissa tomber, repliant sa Faux au fur et à mesure de sa chute.

Sebastian lui lança un couteau qu'il para de son élagueur. Éric passa derrière le Démon et lui asséna un coup de sa Death Scythe. Malheureusement, William tenta de l'embrocher au même instant. Leur ennemi se poussa et la scie ne fit que l'effleurer, tout comme l'élagueur, lui laissant une entaille dans le dos et une au bras. Les deux Shinigami furent assez étonnés. D'ordinaire, Sebastian aurait largement évité au moins la Faux de William. Il ne se battait clairement pas à son meilleur niveau...

Si le chef de secteur ne comprenait pas pourquoi, son employé se demandait si ça n'avait pas un rapport avec ce que lui avait dit Undertaker.

Quoi qu'il en soit, les deux Kami allaient en profiter et l'éliminer une bonne fois pour toutes.

.oOo.

« Merci beaucoup monsieur...

-Mais je vous en prie Mlle Phantomhive ! répondit le principal. J'espère que ce que nous vous avons dit pourra vous aider à retrouver vos frères...

-Je le souhaite de tout mon cœur... soupira Amber.

-Tenez-nous au courant, pria M. Sarez.

-Bien entendu. »

La rousse prit enfin congé des dirigeants du collège et des policiers présents. Elle retourna à sa voiture de luxe et mit le moteur en marche. Elle souleva sa frange qui cachait son œil droit, dévoilant une pupille autrefois aussi bleue que son homologue de gauche. Désormais, on y voyait la marque maudite du Pacte la reliant au Démon.

« Sebastian, reviens immédiatement, c'est un ordre. On s'en va. »

.oOo.

Sebastian se dégagea des Shinigami avec quelques difficultés. Il fuit pour rejoindre sa maîtresse, se défendant malgré tout. Quand il monta, Amber démarra en trombe.

« On la poursuit, patron ? demanda Éric. Peut-être peut-on la rattraper encore...

-Non, ce serait inutile. Les voitures sont devenus trop rapides de nos jours, contredit William, surtout une comme celle-ci. Allons plutôt à la faculté. Si jamais ils y arrivent avant nous, nous ne serons pas de trop.

-Il y a peu de chances pour qu'ils retrouvent Richard... Ils n'ont aucun moyen de savoir où il se trouve.

-Tout comme ils n'avaient aucun moyen de retrouver Phantomhive. Ne prenons pas de risques inutiles. »

Ils ne furent pas longs à parvenir à l'université de Lettres et des Sciences Humaines où était les autres. Heureusement, il n'y avait pas de traces d'Amber ni de son majordome. Ils retrouvèrent Alan et Alexander devant la porte entrouverte de la salle où se déroulait le cours d'Emma.

« Nous sommes restés ici pour ne pas gêné l'exposé de Clémence, expliqua le plus jeune Shinigami. Vous n'avez rien ?

-Non, répondit William.

-Tout va bien, ne t'inquiète pas, sourit Éric en l'enlaçant. Et toi, tu vas bien ?

-Oui, rassura son mari en se laissant embrasser. Je n'ai pas fait le moindre effort. Tu sais, je ne vais pas m'effondrer dès qu'il se passe quelque chose...

-Tch... » se contenta de souffler Alexander, montrant son désaccord avec leur homosexualité et le fait qu'ils s'affichent dans un couloir publique.

William s'approcha de la porte et jeta un coup d'œil par l'entrebâillement à Clémence qui afficha son dernier titre au vidéoprojecteur. Elle en était à la conclusion et avait ré-affiché sa problématique, Jack l'Éventreur : la légende dépasse-t-elle la réalité ?

« Pour conclure, le nombre de victime de Jack l'Éventreur se situe entre quatre et huit, même si cinq sont généralement retenues, pour lesquelles un mode opératoire particulier a été repéré, notamment le fait de les égorger. Il y eut certainement, à toutes époques, autant de profils différents que de suspects et de théories plus ou moins farfelues, allant du schizophrène juif et polonais à un complot de la famille royale, en passant par des règlements de compte entre policiers et une vengeance envers les prostituées de Whitechapel. Comme Jack l'Éventreur ne fut jamais attrapé, comme son identité ne sera jamais connue, comme il échappa à Scotland Yard, une véritable légende s'est formée autour de lui, dès les premiers meurtres. La presse joua un rôle très important dans cela, notamment les journalistes qui envoyèrent des lettres fictives à leurs journaux afin d'augmenter les lectures. Ce sujet devint ainsi récurrent, allant au-delà de la réalité en faisant du meurtrier un personnage de fiction. Il n'existe pas un seul roman, film, bande dessinée ou manga traitant de l'époque victorienne ne mentionnant pas Jack l'Éventreur ou qui n'en fasse un personnage important. Le mystère est et restera entier et n'importe quelle théorie pourrait être aussi bien vraie, tout comme le fait qu'il pourrait s'agir d'une femme ou, pourquoi pas, de deux personnes ou plus. »

Clémence lança un regard à Grell. Emma ne put alors s'empêcher de plaisanter :

« En effet ! Et qui sait ? Peut-être même que Jack l'Éventreur est parmi nous... »

Plusieurs étudiants rigolèrent, mais Ronald et Richard éclatèrent de rire après un coup d'œil à Grell qui leva les yeux au plafond.

« Oh ! s'exclama Druitt. Quel trait d'esprit excellent ma chère fleur de coquelicot ! Après tout, nous avons là des acteurs de tout premier ordre dont l'une d'elle joue à la perfection Grell Sutcliff et donc... Jack l'Éventreur ! Ah, ma douce et tendre amie ! Je ne me lasserais jamais d'admirer votre intelligence...

-Peut-être vaudrait-il mieux commenter son exposé plutôt que de dire des âneries. En ce qui me concerne, j'ai beaucoup aimé votre phrase d'accroche... »

.oOo.

Amber gara sa voiture et ordonna à Sebastian de descendre. Elle fit de même et verrouilla sa porte.

« Êtes-vous sûre que c'est ici, mademoiselle ? demanda le majordome.

-Certaine. Ce n'est pas très loin, nous allons y aller à pied. Suis-moi. »

Elle regarda son smartphone et entra l'adresse dans le GPS du téléphone.

« Nous sommes juste à côté. C'est l'immeuble là bas qu'ils habitent et où ils ont mis mes frères...

-En êtes-vous certaine mademoiselle ? s'étonna Sebastian. Je pense que...

-Au lieu de penser, allons-y. La vengeance est à portée de main. Ne me dis pas que tu cracherais sur deux âmes ainsi que la mienne !

-Bien sûr que non, sourit-il d'un air gourmand en se disant que celle de la jeune femme serait sûrement tout aussi exquise que celle de Ciel.

-Sebastian, c'est un ordre : laisse-moi les tuer et dévore leurs âmes seulement ensuite.

-Yes, my lady. »


Et voilà ! J'espère que ça vous aura plu !

Prochaine chapitre : "Alerte enlèvement"

Au programme : Un combat contre un arbre, une manœuvre d'Amber et Sebastian et une prise d'otage...