nda: désolé du ptit retard :s pour me faire pardonner j'ai publié une ptite song-fic "je saigne encore" Double bonne lecture Biz
Les Contraires s'attirent
Chapitre 34
« Devrais-je t'attendre toute ma vie ? En serais-je capable ? »
Les vacances étaient enfin arrivées, mais peu d'élèves rentraient chez eux, tous préféraient rester afin d'aller au fameux bal.
Et quoi de mieux pour fêter les Vacances qu'une bataille de boule de neige dans le parc de Poudlard ?
- Non Ron ! Il en est pas question !
- Mais si, Mione ! Tu n'y échapperas pas !
La gryffondor poussa un cri et couru aussi vite qu'elle put, tentant de fuir Ronald Weasley brandissant sa boule de neige qui lui était destiné.
Elle courut, plus vite, son souffle se faisant irrégulier, refreinant une irrésistible envie de rire.
Soudain, un choc, une sensation que quelque chose s'émiette dans votre dos, et cette chose s'infiltre dans votre col et vous glace la nuque.
- Ronald Weasley !
Hermione se retourna vers le rouquin, les poings sur les hanches, une mine furieuse, imitant à la perfection la mère de ce dernier.
- Ronald Weasley, tu vas me le payer très cher !
« Le droit au bonheur, sans avoir l'impression de te trahir... »
Le dit Ronald éclata de rire, lui fit une dernière grimace avant de s'enfuir hors de porté, c'était sans compter l'aide de la magie .
Avec un sourire des plus espiègle, Hermione brandit sa baguette, esquissa de sa pointe un cercle imaginaire dans les airs, avant de redescendre légèrement le bâton tout en murmurant « Wingardium leviosa », aussitôt, la dernière boule d'un bonhomme se souleva, puis poursuivit le rouquin qui tentait vainement de lui échapper, et alla le percuter tandis qu'il atteignait les marches du château.
Hermione éclata d'un grand rire, essuyant même quelques larmes du revers de ses gants. Puis, remarquant que le jeune Weasley ne se relevait pas, un doute la prit, et son visage changea soudainement d'expression, bien vite une lueur apeurée apparut dans ces yeux, et un cri d'angoisse s'échappa de ses lèvres.
- Ron !
Elle courut aussi vite qu'elle put, son cœur battant tellement vite qu'elle crut qu'il allait exploser, se rapprochant de cette silhouette noire au cœur de cette étendue immaculée. Enfin, elle arriva à l'endroit ou Ronald gisait inanimé, elle le retourna et le secoua de toutes ces forces, priant pour qu'il ne soit pas trop tard.
- Ron ! Ron ! S'il te plaît ! Oh non ! Pardonne-moi, Ron ! Je ne voulais pas ! mais Ron ! Réveille-toi ! S'il te plait !
Mais tandis qu'elle le secouait, un sourire apparut sur son visage, et d'un mouvement si rapide qu'elle ne s'en rendit même pas compte, elle se retrouva allongé dans la neige, le rouquin au-dessus d'elle, un sourire goguenard aux lèvres.
- Ron ?! oh ! idiot ! idiot! Idiot! Tu m'as fait peur! Mais t'es bête ou quoi de me faire une peur pareille ?
Et elle se mit à le frapper de ses poings, toujours prisonnière sous lui. Le jeune Weasley se mit alors a rire, ne sentant visiblement pas ces coups amortis par l'épaisseurs du pull. Hermione s'arrêta aussitôt, vexée par l'attitude de son meilleur ami.
- Quoi ?! Qu'est-ce qui te fait rire ?
- Ah la la Hermione ! tu es si mignonne quand tu t'énerve...
Il lui fit un sourire malicieux, et la jeune Granger enragea encore plus.
Puis, Ronald redevint sérieux, et une toute autre expression prit place sur son visage, une expression que ne lui connaissait pas la gryffondor, mais qui lui indiqua que même si elle n'était pas malveillante, ne serait pas du tout bonne pour leur relation.
Lentement, il pencha son visage vers le sien, la pauvre Hermione était complètement pétrifiée, incapable d'avoir la moindre réaction pour le repousser, elle le vit peu à peu se rapprocher, son appréhension grandissante, puis, quand il ferma les yeux, elle pria merlin pour qu'il lui vienne en aide.
Et son vœux s'exauça, une boule de neige lançée par le meilleur attrapeur de tout poudlard eut le jeune Weasley a la tempe qui se releva aussitôt, Hermione en profita pour se redresser et échapper à son étreinte.
Ronald, son meilleur ami, allait-il faire ce qu'elle pensait ? Cela confirmait qu'il avait bel et bien des sentiments pour elle, malgré qu'elle lui ai signalé qu'elle irait au bal en tant qu' « amie », et rien de plus.
Elle s'assit sur le tapis de neige et se prit la tête entre les mains, complètement déboussolée. Sur le moment elle n'avait pas su réagir, elle avait été sous le choc du geste spontanée de Ron, incapable de reprendre ses esprits, sachant ce qui allait se passer, mais incapable de le croire.
Elle tourna la tête vers lui, il avait repris la bataille et envoyait maintenant boule de neige sur boule de neige sur son meilleur ami et sa sœur, avait-il déjà oublié qu'il avait failli l'embrasser ? Son insouciance et sa capacité de passer d'un état sérieux à celui d'un enfant en bas age en un rien de temps l'étonnerait toujours.
Un flocon de neige vint se poser gracieusement sur sa main, amusée, elle releva les yeux, son regard s'attarda sur les hautes fenêtres de poudlard, puis son sourire s'évanouit quand elle reconnut une silhouette derrière l'une d'elle.
Une haute silhouette, la tête droite, une posture aristocratique, le regard glacial, une peau d'albâtre aussi pâle que sa chevelure, tranchant avec ses habits sombres bordés de vert.
Son nom s'échappa de ses lèvres, avait-il tout vue ?
« Tu sais que mon cœur ne bat que pour toi, je voudrais que tu en sois sur. »
- Tu vois bien qu'il ne lui a pas fallu beaucoup de temps pour refaire sa vie, une traînée je te dis !
Pansy s'approcha de sa démarche féline de lui, et passa ses bras autour de ses épaules, observant-elle aussi le spectacle qui se déroulait dans le parc.
- Elle n'est pas tellement différente des autres, elle non plus ne te comprend pas, elle ne sait rien de toi, de ta vie, de ton passé...
- Tu en sais plus toi peut-être ?
Draco enleva les mains froides du tour de ses épaules et se retourna vers la serpentard, un rictus méprisant aux lèvres.
- On a peut être été proche un long moment, c'est vrai, mais ce temps est révolu.
- Arrête de faire ton Saint Potter, Draco, on sait tous les deux que tu es loin d'être devenu un ange.
- Je n'ai jamais prétendu en être devenu un, loin de là, j'essaie juste de sortir du gouffre ou nous on mis nos parents, et si pour cela je dois prendre des vies, je le ferai, l'enfer ne me fait pas peur, j'y suis déjà.
Pansy fronça les sourcils et serra les poings, la jalousie la rongeant au plus profond d'elle, son prince était prêt à faire des sacrifices pour cette traînée qu'il n'avait jamais été capable de faire pour personne d'autre.
- Ce discours de la part d'un futur mangemort...Tss, il y a quelque mois encore tu criais à qui voulait l'entendre que tu étais fier d'appartenir aux favoris de ton maître, et maintenant tu renie ton clan, tes valeurs et ton sang ! Tu crois vraiment qu'elle ferait la même chose pour toi ?
- Je ne lui demanderais jamais de faire ça, justement car je tiens à elle, ce que toi tu ne comprendras jamais.
- Je ne te reconnais plus...ce que tu dis est complètement absurde !
Elle plongea ces yeux émeraude dans les siens, tentant de voir la vérité le regard acier de son prince.
- Si je répétais ces paroles au maître, tu serais sûrement exécuté sur l'heure, mais contrairement à ce que tu pense, je tiens à toi, et je ne le ferai pas.
Le jeune Malefoy savait que Pansy était consciente de sa traîtrise, et que jamais elle n'en dirait rien au lord, mais l'entendre dire de sa propre bouche lui fit prendre conscience que malgré le fossé qui les séparait désormais, leurs destins étaient plus que jamais liés.
« En souvenir d'une ancienne amitié, en souvenir du cœur que je t'ai brisé »
Ils avaient été amis de force, amants par dépit, et cela il ne pourrait jamais l'oublier.
Leur histoire était absurde, mais loin d'être insignifiante, ils s'étaient trouvés juste car ils étaient deux enfants paumès avec le même sang coulant dans les veines, le sang pur, celui qui les destinaient directement à un avenir de mangemorts, répandant le sang au nom d'un autre, et de valeurs auxquels on les avaient forcé à croire.
Il la détestait, oui, mais une solidarité entre eux c'était formé malgré lui. Ce n'était pas vraiment une amitié, non, mais des chaînes qui les entravaient tous deux, et les menaient vers le même destin douloureux
Draco détacha son regard du siens, jeta un dernier regard vers la bataille de neige qui se poursuivait toujours dans le parc avant de s'éloigner de Pansy. il se retourna cependant une dernière fois vers elle.
- Au fait, j'ai changé d'avis, j'irai au bal...seul.
Puis il se retourna pour de bon, et partit.
Pansy le regarda s'éloigner de sa démarche princière, les autres élèves s'écartant sur son passage.
Des images lui revinrent en tête, leur première rencontre dans leur maison de famille, leur premier voyage dans le poudlard express, eux serpentards, eux insouciants, eux amis, eux amants, ses parents leur élaborant leur futur mariage, puis cette fille venant briser le monde qu'ils c'étaient formés à deux.
Tous entre eux avait été programmé depuis le début, de leur première rencontre jusqu'à un mariage comme l'espéraient leurs parents respectifs, un mariage arrangé, comme le voulait la tradition des grandes familles de sang pur, ne se préoccupant des sentiments.
Mais Pansy avait plutôt eu de la chance dans son malheur, car elle l'aimait, malgré tout ce qu'il avait put lui faire, tout ce qu'il avait put lui dire, malgré leur amitié préfabriquée, malgré leur liaison manipulée, et malgré leur destin réunis pour de mauvaises raisons, elle l'aimait.
Ce genre de liens se rompt facilement, parfois il suffit de peu pour le briser, parfois il suffit d'une fille.
Leur amitié programmé n'avait pas tenu, ce sont ces parents qui seraient déçus, bien que ça n'empêcherait pas les Malefoy de le marier de force, mais il leur restait une sorte de solidarité qui elle, n'était pas corrompue, un lien de circonstance, deux adolescents solidaires dans le pire, mais qui ne connaîtront jamais le meilleur ensemble.
« Ce n'est pas grave si tu ne m'aime pas, j'ai de l'amour pour deux. »
- De toute façon, Draco, nous avons toujours été seuls à deux...
