Une si fragile flamme.
2e partie : le Purgatoire.
Disclaimer: tous les personnages sont à JK Rowling, sauf ces 8 là: Aurelius, Mireán, Kermar, Eric Sidle, Mathilde Soledango, Adrian Celas, Crimson Lance et Elric. Les poèmes et citations qui sont en tête de chapitres ne sont pas de moi non plus. Et la track-list, c'est juste pour l'ambiance…
Reviews:
- vega264: merci. Quant à savoir pourquoi cette fic a si peu de reviews, j'aimerais bien avoir une réponse à te donner. Et pour anticiper un
peu, tu as intérêt à prévoir les mouchoirs, parce que le professeur de potions va encore souffrir, et pas qu'un peu...
Chapitre 2: Le ministère s'en mêle.
« Au professeur Dumbledore,
Monsieur, nous vous informons par la présente de l'ouverture d'une enquête concernant la mort de Mathilde Soledango-Rogue. Il apparaît qu'il s'agit d'un assassinat, et il est probable que cet acte ait été commis par l'un des nôtres. Nous serons donc amenés à rencontrer le professeur de potions en vue de l'interroger. Veuillez donc tenir une salle à notre disposition. De plus, nous vous rappelons que le procès de Severus Rogue n'est que suspendu. Il est par conséquent possible que nous poursuivions l'audition commencée lors de la séance de lundi. Cordialement,
Cornelius Oswald Fudge »
- Cordialement… Il est gonflé ! cracha Dumbledore en reposant pour la énième fois la lettre sur son bureau.
Á voir sa mine et sa barbe –d'habitude si bien ordonnée- en bataille, il n'avait pas dormi et cette lettre l'avait finalement mis de mauvaise humeur. Snape était assis en face de lui et ne le quittait pas des yeux. Dehors, le jour se levait à peine.
- C'est après moi qu'il en a. L'occasion est trop belle.
- Peut-être. Mais j'estime qu'il n'a pas à mettre son nez dans les affaires de l'école, et encore moins à vous considérer comme coupable avant d'avoir tous les éléments en main. Si vous avez des choses à me dire, Severus, c'est maintenant ou jamais. Désolé de vous poser cette question directement, mais le ministre prendra encore moins de gants. Connaissiez-vous si bien Mathilde que ça ?
Le professeur blêmit.
- Qu'est-ce que vous voulez dire ?
- Que saviez-vous d'elle exactement ?
- C'était une sorcière, si c'est ce que vous voulez savoir. Elle avait quitté son pays pour s'installer à Londres. Elle voulait vivre comme une Moldue.
- Ce n'est pas un motif, ça. Pourquoi s'était-elle exilée ?
Dumbledore regarda Severus par-dessus ses lunettes.
- Vous l'ignorez ?
- Elle ne me l'avait jamais dit, avoua Snape. Et je n'ai jamais cherché à en savoir plus.
Le directeur se renversa sur son fauteuil.
- Fudge n'aurait pas ordonné cette enquête si il n'avait pas une idée derrière la tête. Il y a déjà eu des affaires de ce genre par le passé, mais sans que ça aboutisse à tout ce tapage.
- Vous pensez qu'elle est morte à cause de moi ?
- Je ne sais pas si c'est votre passé ou le sien qui l'a tuée. Ce qui est sûr, c'est que la situation est grave. Le ministère agit comme si Mathilde n'avait pas été qu'une simple sorcière.
- Je ne comprends pas.
- Severus, ce n'est pas un crime de droit commun. Avant, ça aurait valu à son auteur le baiser du Détraqueur sans autre forme de procès. Ils sont en pleine chasse aux partisans de Voldemort et ils ne veulent pas refaire les mêmes erreurs qu'il y a quinze ans, même si je crois qu'ils sont prêts à tout. Pour eux, vous en faites toujours partie et c'est à vous d'apporter la preuve de votre innocence. Je suis persuadé que la mort de votre femme est liée à Voldemort. Reste à savoir jusqu'à quel point. Entrez ! ajouta-t-il à l'intention de la personne qui venait de frapper à la porte.
Tout à leur conversation, les deux hommes n'avaient pas entendu la gargouille être actionnée. McGonagall entra dans le bureau, raide comme un piquet et le visage crispé.
- Et bien, Minerva, que me vaut cette mine réjouie ?
Elle se racla la gorge.
- Fudge et son équipe viennent d'arriver.
- Ah ! Bien. Jamais en retard quand il s'agit de mettre quelqu'un au pilori. Dites-leur que j'arrive. Qu'ils m'attendent dans la classe mise à leur disposition.
McGonagall fit demi-tour et disparut dans l'escalier.
- Je crois que je vais y aller. Attendez-moi là, Severus. Il y a des chances pour que le ministre veuille vous entendre dès ce matin. Je vous ferai appeler si c'est nécessaire.
Dumbledore quitta son bureau et descendit au premier étage, où l'attendaient le ministre et les Aurors qui l'accompagnaient.
- Bonjour, Cornelius.
Fudge avait son air des mauvais jours, ce qui n'était pas bon signe.
- Bonjour, Dumbledore, répondit froidement le ministre.
- Si vous voulez bien vous donner la peine…
Ils pénétrèrent dans la salle, où avaient été installées à la hâte une table et quelques chaises.
- Ne jouez pas à ce petit jeu avec moi, asséna sèchement Fudge quand Albus eut refermé soigneusement la porte.
- Quel jeu, Cornelius ? Vous m'avez demandé de préparer une pièce pour pouvoir interroger Severus Snape, et c'est ce que j'ai fait. Mon professeur de potions attend actuellement dans mon bureau que je l'appelle. Son souhait le plus cher est d'ECLAIRCIR la situation, afin qu'on retrouve l'assassin de sa femme le plus rapidement possible.
- Ne croyez pas que je vais l'épargner parce qu'il vient de perdre son épouse.
- Il le sait, répondit Dumbledore qui parvint malgré tout à conserver son flegme face à la froideur du ministre.
Fudge alla s'asseoir.
- Qu'est-ce qui vous permet de croire que c'est un sorcier qui a tué Mathilde ?
- J'ai eu le rapport dans les mains, moi aussi. Vous en connaissez beaucoup, vous, individus capables de frapper à mort sans laisser de traces ?
- Il n'y a que les Mangemorts que ça amuse, répondit Dumbledore. Mais quel est le rapport avec Severus Snape ?
- C'en est un, rétorqua un des deux Aurors.
- Il ne l'est plus ! Et avec tout le respect que je vous dois, Cornelius, il ne peut pas être responsable de la mort de sa femme puisqu'il était déjà à Azkaban.
- Qui vous a dit que je le soupçonnais ? J'ai parlé d'un Mangemort, pas de lui.
- Mais dans ce cas, pourquoi avez-vous officiellement ouvert une enquête ? Les partisans de Voldemort sont coutumiers du fait, que les victimes soient moldues ou sorcières.
Fudge parut hésiter un instant, puis il fit apparaître un dossier devant lui.
- Ce sont les autorités sorcières françaises qui me l'ont demandé.
- Pardon ?
- Elles m'ont contacté pour que j'ordonne l'ouverture d'une enquête concernant la mort de Mathilde Soledango. Cette affaire fait beaucoup de bruit là-bas.
- Mais pourquoi ?
- C'est ce que j'aimerais savoir. C'est pour ça que je dois interroger votre professeur de potions. Il pourra peut-être m'aider à comprendre pourquoi on fait pression sur moi afin que je règle cette histoire très vite. Si il a vraiment fait une croix sur son passé, c'est la meilleure occasion qu'il a de le prouver une bonne fois pour toutes. Vous ne pensez pas ?
Albus fut forcé d'admettre que le ministre avait raison.
- Si. Je vais l'appeler. Je vous demande une seule chose. Allez-y doucement. Même si il sait qu'il va devoir s'expliquer, l'enterrement de sa femme n'a eu lieu qu'hier, et il a encore les nerfs à vif.
- Vous me connaissez.
« C'est justement ce qui me fait peur », pensa Dumbledore en posant la main sur la poignée de porte. Il sortit, laissant le ministre et les deux Aurors.
- Le modérer. Et puis quoi encore ? Est-ce que les Mangemorts modéraient leurs victimes ? siffla un des deux officiers.
Fudge tourna la tête vers l'homme qui venait de parler.
- Fermez-la ! C'est moi qui mènerai l'interrogatoire. Est-ce clair ?
- Très clair, monsieur le ministre.
Prochain chapitre: Snape découvre le passé de sa femme, dit ses quatre vérités au ministre, et Dumbledore apprend la nouvelle bavure de Fudge.
