Je vous préviens c'est du M et oui il y a un lemon XD faut bien qu'il arrive.
Chapitre 36 : La confiance donnée doit être respectée.
Les 2 hommes se retournèrent et revinrent sur leurs pas :
- Je… je fais… ces derniers temps des cauchemars… et je me demandais… si, dit-elle en relevant son visage le rose aux joues, si vous vouliez… bien rester avec moi…, termina t'elle dans un souffle.
- Évidemment, rassurèrent les 2 hommes.
- Merci.
Elle les fit rentrer, c'était un gros mensonge, mais il était passé, non tout ce qu'elle voulait c'était être avec eux.
- On revient on va juste cherches quelques affaires, prévint Vista.
- Oui allez-y.
Ils partirent quelques minutes, Amandine elle se déshabilla dans la salle de bain et regarda son reflet.
Ce qu'elle pouvait ne pas aimer son corps, elle repoussa les images du passé, elle était maintenant vêtue que de sous-vêtement très sexy.
Elle se dit qu'elle pourrait mettre son pyjama léger, mais la chaleur accablante de la nuit la découragea, alors elle s'installa sur le lit et attendit.
Avec beaucoup d'appréhension, elle avait tellement peur de ce qu'elle pourrait vivre et ressentir.
Toutefois, elle voulait aussi ces gestes qui pouvaient la rendre vraiment très heureuse.
Quand elle entendit des pas se rapprocher, elle ferma les yeux et pria pour qu'elle arrive à ne pas avoir peur.
Ses amants entrèrent et la dévisagèrent un peu, mais ils eurent la même pensée, elle avait chaud donc elle était restée qu'en sous-vêtement, mais plus habillée qu'un simple soutien-gorge et une culotte.
Elle portait tout un ensemble, composer d'un corset, de bats, c'était très sexy, mais ça la couvrait plus.
- On ne t'a pas trop fait attendre ? Demanda Thatch.
- Non, balbutia Amandine.
- Ne t'en fait pas avec la chaleur qu'il fait on comprend que tu dormes habillée comme ça la nuit, rassura Thatch.
Vista approuva, la jeune femme fut soudain déçue par leur remarque, mais ne le montra pas et ils la caressèrent un peu sur les bras, mais c'est tout.
Elle eut un gémissement de frustration à peine audible, les deux hommes eurent un doute, mais crurent que c'était leurs imaginations.
Alors ils éteignirent les lumières, et Amandine pleura silencieusement dans le noir, les mots ne voulaient pas franchir ses lèvres et lui permettre de s'exprimer.
Alors elle versa des larmes, mais sans un bruit pour ne pas inquiétez ses amants :
- Bonne nuit, souffla Vista en l'embrassant sur la joue qu'il sentit mouillée et avec un goût salé, mais tu pleures, réalisa Vista.
Il alluma la lumière et tous deux virent que leur amante avait pleuré en silence :
- Ça ne va pas ? Demanda Thatch.
- Ce n'est rien, rassura Amandine.
- Menteuse, qu'est-ce qui ne va pas ? Demanda Vista.
Elle se leva et prit un mouchoir :
- Non rien… j'ai juste dû en faire trop… ou pas assez, dit-elle dans un souffle avant de se diriger vers la salle de bain.
Les deux hommes se regardèrent et un étrange puzzle s'assembla.
Ils se maudirent tous les deux, ce faible gémissement de frustration avait donc bien existé !
Pourquoi n'avaient-ils pas comprit plus tôt la demande explicite et implicite de leur dulcinée ?
C'était pourtant évident !
Aussi avant qu'elle n'est le temps de s'enfuir, ils lui prirent chacun un poignet pour l'empêcher d'avancer :
- Qu'est-ce que vous faites ? Lâchez-moi.
- Pardonne-nous de ne pas avoir compris, commença Thatch.
- Je ne comprends pas.
Thatch sourit, elle mentait encore, mais cette fois pour ne pas qu'ils se sentent coupable, c'était adorable de sa part :
- Lâchez-moi, dit-elle faiblement pas convaincue de ses propres paroles.
- Amandine, tu as le choix et tu l'auras toujours, on pensait tous les deux avoir imaginé un gémissement de frustration… mais en fait il était bien réel. J'irai droit au but, veux-tu découvrir les plaisirs de la chair ? Demanda doucement Thatch.
La jeune femme rougit instantanément à cette question, oui elle le voulait, mais non, car elle avait peur.
- Saches aussi que si jamais tu disais oui et que durant l'acte tu veux qu'on s'arrête tu auras le droit de le dire, on s'arrêtera immédiatement, continua en douceur Vista, mais maintenant c'est à toi de décider, tu as les cartes en main. De plus, souviens-toi que Père n'est pas loin, il le saura si on te fait du mal et il viendra pour te défendre si on avait l'audace de t'en faire, mais ce n'est pas notre objectif bien au contraire.
- Amandine, à toi de décider, mais nous voyons bien que depuis plusieurs jours tu hésites, alors, je vais te poser une question, je veux que tu me dises « oui » ou « non ». On ne t'en voudra pas si tu refuses comprend-le bien, veux-tu connaître le plaisir de la chair ?
Il eut un long silence, elle réfléchissait, tremblante de devoir faire un choix, elle les aimait et voulait se sentir plus aimée encore, plus vivante.
Mais les images du passé la bloquèrent, elle avait peur que ses deux amants deviennent comme ses tortionnaires.
Une voix en elle lui disait non, jamais ils ne le seront, et elle avait aussi peur d'être déçue, jamais elle n'avait prit de plaisir, sauf une fois quand Sengoku l'avait sauvé d'Akainu et de ses marques….
Mais étais-ce vraiment du plaisir, elle en douta.
Ce qu'elle allait peut-être vivre était-ce vraiment comme beaucoup le disent ? Fabuleux et intense ?
Elle releva les yeux vers Thatch qui la regardait avec tendresse, puis Vista qui avait le même regard, elle ferma les yeux et se dit que c'était à son cœur de choisir.
Le désir et la peur étaient de force égale, puis l'une vint dominer l'autre, de pas grand-chose, mais suffisamment pour décider la jeune femme :
- Je… oui, mais… j'ai… peur, dit-elle tremblante.
- Nous serons très doux et attentifs, on te le promet, rassura Vista.
- A tout moment tu peux nous arrêter, répéta Thatch.
Doucement il commença à lui défaire les pans de tissus qu'il lui restait, toujours en allant lentement pour elle.
Quand elle ne porta plus rien, elle eut le réflexe de cacher comme elle le pouvait sa poitrine et son entrejambe.
- Ça va aller, chuchota Vista.
Thatch prit en douceur les poignets de la jeune femme et les remonta tendrement pour les mettre de part et d'autre de la tête de cette dernière.
Ses mains se dirigèrent vers son intimité qu'il réveilla tout aussi doucement.
Vista passa un de ses bras sous le dos d'Amandine pour lui faire une accolade et permettre à ses mains de se saisir de ses 2 seins.
- Non n'allons pas t'embrasser car si jamais tu voulais dire « non » ça sera plus facile pour toi, rassura Thatch.
Ses pointes furent pincées faiblement, Thatch caressa avec sa main de libre le ventre de la jeune femme, qui respira de plus en plus rapidement :
- Thatch… arrête… pas le ventre.
Il arrêta aussitôt et les images qui bousculèrent l'esprit d'Amandine se calmèrent :
- Il y a d'autres endroits où tu ne veux pas que l'on te touche ?
- Tout sauf les jambes, avoua t'elle faiblement.
Ils hochèrent la tête, ses souvenirs l'avaient remué au point qu'elle ne voulait même pas de caresses même aux endroits où elle se laissait plus facilement faire.
- Tu veux que j'arrête ? Demanda Vista.
- Non….
- Bien.
Ils continuèrent de la stimuler et leurs efforts payèrent, au bout de plusieurs longues minutes, elle se détendit et commença à se laisser aller.
Son corps était maintenant prêt à les accueillir, Thatch sentait l'intimité de leur douce devenir de plus en plus humide, c'était bon signe :
- Physiquement tu es prête à nous recevoir, maintenant est-ce que mentalement tu l'es aussi ? Demanda Thatch.
- J'ai… j'ai peur… d'avoir mal….
- Je comprends, tu vois ton intimité a été stimulé comme il se doit et il a réagit positivement en créant ceci.
Il montra ses doigts humides, il voulait lui expliquer, lui faire comprendre, mais aussi la convaincre qu'elle n'avait plus à avoir aussi peur.
- C'est comment dire… désolé de parler crûment, une sorte de lubrifiant que ton corps fabrique.
Il vit son amante virer au rouge, mais ne sourit pas, il resta sérieux et posé :
- Si il y a cette réaction ça facilite la pénétration, qui en est moins douloureuse. Ce qu'ils t'ont fait c'est d'y aller directement et tu avais mal, si tu as mal ce qui peut arriver, ce sera bien moins douloureux que si ton corps n'était pas prêt. Maintenant à toi de choisir veux-tu continuer ou souhaites-tu arrêter ou attendre encore quelques minutes ?
Il eut un vrai débat intérieur, mais elle avait fait son choix et même si elle avait peur, une petite partie d'elle voulait qu'ils disent vrai.
- Con… continue….
- Vista détends-là au maximum, Amandine, tu veux bien écarter tes jambes, plus elles le seront et plus se sera facile, ajouta Thatch.
Elle hésita et écarta timidement ses jambes avant de fermer frénétiquement les yeux, elle se crispa de partout.
Vista pressa le bouton de chair de la jeune femme en même temps qu'il lui stimula sa poitrine pour la détendre de nouveau et contrer la douleur à venir.
Thatch se plaça en bonne position et était prêt :
- Tu es prête ?
- Oui…, bégaya t'elle.
Il entra tout en guettant son visage, son cœur accélérait et elle revivait ses viols, elle trembla, le commandant fit le choix risqué de débuter quelques vas et vient pour lui montrer ce qu'était vraiment l'amour.
Et il eut raison, car ses tremblements cessèrent petit à petit et elle se détendit de nouveau, soupirant faiblement de plaisir.
Il alla calmement et n'accéléra que faiblement ses coups.
C'était ça ? Faire l'amour à quelqu'un ? C'était si différent, tout son contraire, même quand Sengoku l'avait sauvé des marques d'Akainu et qu'il s'était montré plus doux, ce n'était rien, comparé à ce que ses amants lui procuraient.
C'était si nouveau, ses images d'horreurs se dissipèrent, entre ce qu'elle avait vécue et ce qu'elle ressentait, c'était incomparable.
Tous une flopée de sentiment différents se combinèrent, celui de vivre, le plaisir, le désir, l'amour, le bonheur sous sa forme brute.
Thatch alla un tout petit peu plus vite et voyant que cela procurait plus de plaisir à sa compagne que de répulsion, il continua.
Vista poursuivit ses gestes et caresses :
- Ne résiste pas, laisses-toi aller, susurra l'épéiste.
Ils la sentirent se arquer et échapper un cri non retenu, ils constatèrent qu'elle avait de plus en plus de mal à retenir ses cris.
Ils échangèrent un regard et hochèrent faiblement la tête, ils usèrent de la sensibilité de la peau de la jeune femme pour qu'elle aille au 7ème ciel.
Amandine se tendit et retient son cri, avant de s'évanouir sous son premier orgasme suite à un acte.
- Hé ça va Thatch ?
- Oui…, disons que c'est dur de se retenir, souffla le concerné épuisé, je reviens….
Il se retira et alla dans la salle de bain de la demoiselle, il se vida dans sa main essoufflé, mais heureux d'avoir aidé leur compagne à faire la différence.
Quand il revient Vista avait recouvert d'un drap le frêle corps d'Amandine, qui dormait paisiblement :
- Ça va mieux ?
- Oui, je suis épuisé, demain tu es de corvée de petit déjeuner, ria doucement Thatch.
- D'accord, je ferais un bon petit déjeuner pour notre petit ange et un immangeable pour toi, sourit Vista.
- C'est mesquin….
- Je n'aime pas recevoir des ordres de cette façon.
Ils sourirent complice et mirent fin à leur petites blagues, pour ne pas prendre plus de risque de réveiller leur dulcinée.
Ils la prirent dans leurs bras avant de tirer les draps sur eux :
- Fait de doux rêves, chuchota Vista en guise de bonne nuit.
- Bonne nuit et rêve de douceur, murmura Thatch, bonne nuit Vista.
- A toi aussi.
Le lendemain matin, c'est les premiers rayons du soleil qui vinrent titiller les yeux d'Amandine, elle ne les ouvrit pas pour autant.
Un sentiment étrange de paix émanait de tout son être, jamais elle ne s'était sentie si apaisée avec elle-même.
Son corps lui renvoya des données, ses deux amants étaient réveillés, puisqu'elle sentit Vista, sauf s'il avait changé de côté du lit, lui entortiller ses cheveux.
Thatch encerclé sa taille et lui déposait de petit baiser sur sa tête, elle savait qu'elle était nue, mais étrangement cela ne la dérangeait pas.
Puis avec la chaleur de l'île c'était très agréable et de sentir la petite brise envahir la pièce, elle en déduit qu'ils avaient dû ouvrir les fenêtres.
Elle se sentait si aimée, si importante, c'est là qu'elle réalisa pour de bon, qu'au cours de la nuit, ses amants lui avaient témoigné du plus grand des respects.
Elle leur avait donné sa confiance, difficilement, mais elle leur avait fait plus confiance et ils avaient respecté ce précieux cadeau.
Elle en avait la certitude, jamais ils ne lui feraient du mal, que du bien, les ténèbres qui avaient envahit autrefois son cœur semblaient avoir perdu de leur force depuis quelques heures.
Un petit sourire se dessina sur ses lèvres, cette fois elle en était certaine, elle allait vivre !
- Notre petit ange, tu te réveilles ? Chuchota doucement Thatch.
Il la sentit gigoter un petit peu, il dégagea le visage de sa tendre de ses cheveux et lui fit des petits cœurs sur son épaule du bout des doigts.
Amandine haussa les épaules comme pour chasser les doigts de Thatch, ça la chatouillait, il le savait et son petit sourire était toujours là.
- Laisse-la donc, gronda gentiment Vista, laisse-la se réveiller.
- Mais je la réveille en douceur, sourit doucement Thatch.
Ce dernier l'embrassa dans le cou, cette dernière se recroquevilla un peu sur elle-même, qui ne voulait pas ouvrir les yeux.
Au contraire elle voulait juste goûter encore à ce moment de plénitude, et les gestes qu'ils lui donnaient ne la dérangeaient pas.
Vista sourit tendrement et lui caressa le creux de sa main, se qui la fit glousser et réagir :
- Et c'est moi qui dois la laisser tranquille, lança Thatch, allez petit ange ouvre tes jolis yeux, chuchota t'il au creux de son oreille.
Un long frisson la parcourut, elle entrouvrit ses paupières de quelques millimètres et vit d'abord Vista lui sourire :
- Comment te sens-tu ? Demanda-t-il.
- Bien, murmura-t-elle avec un vrai et doux sourire.
Elle resserra ses doigts autour de la main de Vista qui l'avait titillé, pour le retenir, et plaça sa seconde main sur celles de Thatch qui lui maintenaient la taille.
- Merci, souffla-t-elle.
- Je t'en prie, te savoir heureuse est ce qui nous importe, continua Vista.
- Je… m'en suis rendue compte, merci beaucoup.
- Non merci pour ta confiance, car tu as dû prendre sur toi, rectifia Thatch.
- Je vous l'ai donné et vous m'avez prouvé… que je ne devais pas avoir peur de vous, j'en suis désolée d'avoir douté un peu de vous.
- On comprend, ne le soit pas, n'y pense plus, c'est du passé maintenant, tu dois vivre dans le présent, et on sera là pour t'aider à écrire l'avenir, rassura Vista.
- Merci, répéta-t-elle avec un sourire plus timide.
Vista prit entre ses doigts le visage de son aimée et l'embrassa, hésitante elle entoura son cou de ses bras.
Elle approfondit le baiser et son amant fut ravi de cette initiative, il la bascula en douceur pour la mettre sur le dos.
Thatch observa, chacun son tour se dit-il amusé, il vit qu'Amandine caressa pas très longtemps, mais tout de même un peu, le dos de son frère et ami.
Il bouillonnait de joie intérieurement, elle se lâchait enfin un peu, la peur ne l'avait pas aidé, mais il l'admirerait toujours, car ce n'était pas simple.
Thatch la vit recommencer, encore hésitante, mais moins et surtout plus longtemps, les 2 amants se séparèrent pour reprendre leurs souffles et se regarder dans le blanc des yeux.
Amandine rougit un peu sous le regard de Vista et détourna légèrement le regard, ce qui fit rire ce dernier :
- Que veux-tu faire aujourd'hui ? Demanda t'il avec un grand sourire attendrit et amusé.
- Je… sais pas.
- Je peux émettre une suggestion ? On peut aller déjeuner ? Ça serait un bon début, fit Thatch.
- Moi je veux bien, je commence à avoir un peu faim, avoua son amante.
- Bon alors il va falloir se lever, lança Vista en se relevant.
Thatch se leva, mais pas la jeune femme qui resserra son drap près d'elle :
- Tu veux un peu d'intimité ? Demanda le sabreur.
- Oui, répondit la jeune femme.
- Pas de soucis.
Les 2 hommes prirent leurs affaires et se changèrent dans la salle de bain pendant que la jeune femme plongea quelques secondes son visage dans les coussins où avaient dormis ses amants.
Ça la rassurait et l'apaisait énormément, elle se leva un peu à contre cœur et commença à se vêtir d'une robe, chose qu'elle ne faisait jamais sauf pour les grandes occasions.
Ensuite elle coiffa ses cheveux, elle les adorait, c'était le mélange des cheveux de son père et de sa mère, elle sourit et se coiffa à cette pensée.
- On peut revenir ou pas ? Demanda soudain Thatch à travers la porte au bout de plusieurs minutes.
- Oui, répondit Amandine.
Ils apparurent lui souriant, elle répondit timidement à leurs sourires :
- Heu… j'aimerai me faire une tresse est-ce que l'un d'entre vous veux bien m'aider à la faire ? Demanda-t-elle gênée.
- Non aucunement, je vais t'aider, répondit Vista, assis-toi tu seras mieux.
Elle hocha doucement la tête en rougissant un peu, ce qui la rendait adorable et mignonne.
Vista rassembla la chevelure de sa dulcinée pour les coiffer avant de les séparer en 3 mèches et de commencer à tresser cette dernière.
La jeune femme apprécia la sensation des doigts de l'homme dans ses cheveux, elle en eut des petits frissons.
La tresse se finit au milieu de son dos, et elle en fut ravie :
- Merci, dit-elle en se retournant.
- Mais je t'en prie.
- J'ai hâte de petit déjeuner, s'exclama Thatch.
- A t'entendre on croirait presque que c'est Ace, fit Vista déconcerté.
Cette remarque fit glousser Amandine, qui eut du mal à cacher son fou rire.
- Tu es vraiment un public facile, poisson clown, fit Thatch avec un gros sourire.
Cela redoubla le rire de la demoiselle :
- Ça fait du bien de t'entendre rire, alors on va manger ou pas ?
- Oui !
Elle se saisit du bras de ses 2 amants et les tira, pour décrire la course poursuite en 2 mots : 3 gosses.
Amandine gagna la course et c'est un peu gênée de son comportement enfantin qu'elle salua son père :
- Bonjour papa.
- Bonjour ma fille, tu es sûre d'aller bien ? Demanda-t-il ¾ amusé et ¼ inquiet.
- Oui, je suis en pleine forme en fait.
- N'abuse pas trop de tartelette alors, ria son père.
- Mais ! S'exclama Amandine gênée.
- Qu'a voulu dire Père ? Demanda Vista une fois attablée, je t'ai pas vue récemment manger de tartelette.
- Je ne préfère pas, après vous utiliserez ce surnom que je n'aime pas !
- Un surnom ? Mais quel surnom ? Questionna Thatch qui ne comprenait pas bien.
- Tartelette….
- Heu… je vois mal t'appeler comme ça, je ne vois pas le lien, tu peux nous éclairer ? Supplia Thatch.
- Vous avez intérêts à ne pas rire.
- Promis, firent les 2 hommes.
- Bon, je vais vous raconter l'histoire de mon prénom, qui est peu commun dans notre monde, en fait, c'est un prénom, mais surtout celui d'une pâtisserie et mes parents en sont fans…. Enfin ma mère l'était et mon père toujours, Amandine est un nom féminin signifiant « Tartelette à base d'amande ». D'où ce surnom de « Tartelette »… étant petite je le prenais bien quand ma mère m'appelait comme cela de temps en temps, mais si vous m'appelez comme ça je vous jure que je vous fais la tête !
- Mais oui ! Quel honte de ne pas y avoir songé plus tôt, s'exclama Thatch, c'est le dessert préféré de Père, mais j'avais jamais fais le lien.
- Tu te fous de nous, s'exclamèrent Amandine et Vista devant le cuisinier de l'équipage.
- Désolé, enfin par contre ce que je sais sur ton prénom est qu'il signifie « qui est aimée », se rattrapa Thatch.
- Comment tu le sais ? S'étonna la jeune femme.
- Héhé, c'est pas un prénom courant alors je me suis renseigné, j'aime connaître l'étymologie des prénoms qui retiennent mon attention, expliqua Thatch.
- Oh, fit seulement cette dernière en rougissant légèrement.
- Madame, interrompit Jazz qui courra vers elle, vous voulez bien m'apprendre à sauter ?
- Jazz, gronda son père en lui courant derrière, je suis désolé.
- Ce n'est rien, Jazz, je vais tout de même te donner ma réponse, et ce sera non, pas que je ne veux pas, c'est… plus compliqué que ça, expliqua doucement Amandine.
- Mais pourquoi ? Fit Jazz tout penaud.
- Je vais t'en donner la raison, dit-elle en se crispant du visage, tu sais qui je suis ?
- Oui, la fille de Barbe Blanche.
- Non Amandine Newgate, je préfère, j'ai souffert du fait que j'étais la fille de…, j'ai une identité, je suis une personne, alors nomme moi ainsi, tu comprends ? Reprit doucement la demoiselle.
- Oui, répondit le petit garçon.
- Le gouvernement mondial m'a fait beaucoup de mal comme tu le sais. Voici la raison de mon refus….
Elle respira calmement et se remémora ses douloureux souvenirs, mais bien moins atroces si on pouvait dire ça ainsi, que ses viols.
- J'ai été leur prisonnière pendant 15 ans, mais pendant les 10 premières années, ils avaient pour objectif de faire de moi une alliée de gré ou de force, alors… ils m'ont obligé à en plus les servir, à développer des compétences.
Tout le monde s'était tu depuis le début de son récit, ses amants réalisèrent et ce n'étaient pas les seuls à comprendre, d'où venaient certaines capacités.
Elle ne leur avait rien dit de tout cela :
- Ils savaient que j'avais débuté une formation dans l'escrime et que j'étais douée, peut-être même capable de surpasser Mihawk d'après eux, mais le gouvernement a jugé trop risqué que je continue l'escrime. Et ils ont eu raison, car j'aurais était plus apte à leur échapper à cette époque, aussi ils ont décidés de m'apprendre de nouvelles choses. J'ai été obligé par exemple à apprendre à nager et à sauter, quand je dis obligée ce n'est pas pour rien, on me montrait une fois ce que je devais faire et j'avais intérêt à retenir, car ils ne me repêcheraient qu'une fois et les autres fois je devais me débrouiller toute seule. J'ai faillit me noyer plus d'une fois, et j'ai cédé pour survivre, et pour me donner plus de chance de rencontrer mon père…. Je me répétais sans cesse qu'un jour, je ne savais pas quand, mais un jour la chance tournerait et ce jour est arrivé. La natation n'est évidemment pas le seul domaine où on m'a forcé à exceller, ils ont développé mes connaissances intellectuelles, mais tout en prenant soin de faire attention à ce que cela ne se retourne pas contre eux. Bref, j'ai jamais pris plaisir à apprendre à sauter, mais si l'autre jour j'ai fait des plongeons c'était pour avoir la sensation d'être vivante, j'en avais besoin. Et puis je me vois mal t'enseigner le plongeon, si j'étais une passionnée oui, mais ce n'est pas le cas, j'en suis désolée, mais je ne pourrais pas répondre à ta requête, termina t'elle avec douceur.
Maintenant tout le monde comprirent un peu mieux certaines facilités ou capacité de leur jeune sœur.
Cela ne devait pas être facile pour elle de les utiliser pour se défendre d'ailleurs, si c'était le cas.
- Tu nous ne l'avais jamais dis, fit doucement Thatch.
- J'ai pas préféré rentrer dans les détails, enfin voila, maintenant vous savez tout de moi.
- Tu es sûre ? Demanda Vista.
- Non, car j'ai vécu trop de chose pendant 15 ans, peut-être qu'un jour je vous ferais une révélation suite à un événement que j'avais complètement oublié. Je ne peux pas dire que je vous ai tout dis au final, mais les grands axes oui.
- Allez Jazz on y va, elle t'a donné ses explications alors qu'elle n'avait pas à se justifier, fit le père de l'enfant.
- Je sais, mais c'est triste, tenez madame, c'est un cadeau pour vous.
- Pour moi ? Pourquoi ?
- Parce que vous êtes gentille, répondit simplement l'enfant.
- Merci.
Elle l'ouvrit et y découvrit une fleur :
- Je l'ai fait en pâte à sel, expliqua Jazz en rougissant, j'ai essayé de faire mon mieux.
- Merci, c'est très gentil, j'en prendrais grand soin.
- Ça vous plaît ?
- Oui.
- Je suis content !
Elle lui fit un bisou sur la joue et il s'en alla en courant tout gêné tout d'un coup, pendant qu'Amandine ria doucement :
- Tu attires les enfants comme des aimants, remarqua Vista.
- D'ailleurs comment va Alicia ? Se rappela Thatch.
- Bien, on s'appelle 1 fois par semaine, c'est elle qui m'appelle pour être sûre de ne pas se faire surprendre, répondit Amandine.
- Et que devient-elle ?
- Elle continue toujours ses créations, elle dit avoir hâte de me revoir pour me montrer ses réalisations.
- Un jour on la reverra, ne t'en fait pas, rassura Vista.
- J'ai hâte de la revoir.
Alors ?
Une tite review ? =3
Je sais pas si j'aurais le temps d'écrire le prochain chapitre car c'était le dernier, le 37 est tout juste en cours.
