Moy prima assoluta

Auteur : Angelscythe

Genre : Romance, tranche de vie, noir (on dirait que je peux pas m'en empêcher)

Couple : WinterWidow bien sûr et d'autres à venir.

Disclaimers : Tous les personnages appartiennent à Stan Lee, Jack Kirby, Joe Simon, Don Heck puis J.M DeMatteis, Ron Frenz et puis Mark Gruenwald et Kieron Dwyer (ah !). Sans doute d'autres je suppose (hormis la famille de Dolly qui sont à moi, en quelques sortes)


PARTIE 3

Sujet

Chapitre 6 : Le siège du KGB

Washington, D.C. 11 Décembre 1987

- On peut dire en quelque sorte que c'est une mission en famille !

Parlant dans son talkie-walkie, Sin avait du mal à sautiller. Avoir la permission de ses parents de pouvoir faire ce qu'on voulait, c'était extrêmement plaisant ! Surtout lorsqu'on pouvait tuer. Elle avait été créée pour ça !

Le sperme congelé de Red Skull et un ovule de femme de la race aryenne, la clé de voûte d'HYDRA. Elle était là pour tuer. Elle était ravie que ça arrive enfin. Le KGB tomberait.

Au moins une partie. Peut-être que ce n'était pas ce qu'ils devaient faire. Peut-être qu'ils savaient que ne servirait à rien. Mais Sin sentait qu'elle s'en moquait… Elle voulait venger son frère. Et si la menace du KGB demeurait… Ils trouveraient autre chose !

- Oui, c'est ça. Lui dit Natasha. Mais fait attention à toi. S'il t'arrive quelque chose…

- Oui, je fais gaffe ! Je reste dans le secteur de 'pa. Répondit-elle.

- Parfait.

Sin chercha son père de vue, sourit puis courut vers le bâtiment du KGB. Elle se recula assez sur son bâtiment pour que, lorsqu'elle s'élança, elle atterrisse directement sur l'autre bâtisse. Juste au moment où Bucky y arrivait grâce à un grappin. La petite rousse lui sourit en s'échauffant pour filer dans les étages.

- Ta mère va faire des recherches pour trouver les dirigeants du KGB.

- Tu n'as pas l'air très sûr.

La rousse eut une grimace cette fois-ci. Elle n'aimait vraiment pas ça. C'était Bucky ! C'était le Soldat de l'Hiver. C'était son père. Il ne pouvait pas être aussi peu sûr ! Il était l'homme qu'elle respectait le plus alors, forcément…

- Je me demandais juste si tu avais toujours des contacts avec HYDRA, quand je te vois si excité au sujet de tuer, tout ça.

- Peut-être que c'est juste Brock qui me donne envie de tuer.

- Et là, ça ne me donne pas envie de vous laisser avec lui.

Bucky lui fit un sourire forcé alors qu'il attendait le signal de Natasha.

- Je n'ai plus de vrais contacts avec HYDRA, si ça peut vous rassurer. Mais je peux les retrouver quand je veux.

- Hm… Lui dit Bucky.

Il la prit dans ses bras.

- Bucky ! C'est bon pour moi. J'ai besoin que vous me fassiez une distraction.

- Tout de suite ma belle.

- Redis ça et tu ne retrouveras plus jamais tes couilles. Chantonna Natasha.

Bucky eut un sourire alors que Sin tirait la langue avec un air de dégoût. Son père lui lança un sourire à sa fille avant de la prendre dans ses bras pour se jeter dans le vite, se rattrapant à un appui de fenêtre pour se projeté dans une vitre. Il la jeta au sol où elle roula dans les tessons.

Le Soldat de l'Hiver se réceptionna à son tour, sur les pieds pour sa part.

- Laisse-nous encore quelques secondes !

- J'attends, j'attends. Répondit Natasha.

Manhattan, New York

Robocop passait à la télévision et Tony était recroquevillé dans le fauteuil, une couverture autour de lui. Il ne faisait pas exactement froid mais il était toujours frigorifié. Il n'avait plus besoin de morphines quoi que des douleurs le lançaient constamment. Maria pensait que c'était davantage des douleurs fantômes…

Entendant du bruit, le jeune Stark se tendit.

- C'est moi. Tiens.

Brock posa une tasse de cacao chaud devant l'adolescent et, fusil à pompe dans la main, se laissa tomber à côté de lui.

Il étendit le bras.

- Tu me permets ?

- Ouais.

Il ferma les yeux une seconde, s'appuyant contre lui.

- Je vais bien.

- Ouais, bien sûr. Je vais te croire.

Il lui prit le menton entre les doigts, manquant de lui envoyer son fusil dans le visage, et le regarda en faisant une moue.

- Arrête…

- Quoi ? Tu me mens, je t'embête.

- 'Man et 'Pa vont régler tout ça. Tout ira mieux…

Tony haussa les épaules. Brock lui sourit.

- Ouais ! J'aurais adoré les accompagner. Ils vont s'éclater !

- En effet… s'éclater.

Tony essaya de sourire mais n'y parvenait pas. Il avait toutefois appris à simuler. Mais pas vraiment en présence de son meilleur ami. Ça lui arrivait aussi de se laisser aller en présence de Happy mais c'était parce qu'il s'ouvrait à lui et ne le jugeait jamais. Il redoutait toujours que Steven le vende et Stephen, lui, était… trop détaché pour qu'il pense à dire ce qu'il pensait vraiment.

- Ça va aller, Ton'. On va pouvoir reprendre la vie comme avant. C'est pas ça qui va t'en empêcher, hein ?

- Ouais… C'est juste chiant que 'man, maman-Maria et 'pa se disputent.

- T'es de quel côté ?

Le danseur regarda son ami. Il ne doutait pas qu'il lui demandait ça avec une pointe de pensées sociopathes mais peut-être aussi parce qu'il se souciait de lui. Parce qu'l y avait des choses qu'il ne pouvait dire qu'à Brock. Peut-être parce qu'il était tellement concerné et désintéressé en même temps…

- Je suis obligé de répondre ?

- Ce serait pas mal. Ça m'amuserait. Sourit Rumlow, sans honte.

Tony passa son bras autour de ses jambes. Il ne tenait pas à le dire à voix haute parce qu'il n'était pas sûr que ce soit acceptable.

Même pour lui.

- Tss… C'est pas une question à laquelle je veux répondre. Lâcha-t-il alors.

- Bah. Comme tu veux. Les parents adoptifs, je suppose. Je comprends. Pas souvent vu ta mère te rendre visite.

- Je vais lui rendre visite. Répondit Tony.

- Ouais. Mais pas elle.

- Elle est occupée.

Il appuya sa tête contre ses genoux.

- Je peux pas lui en vouloir d'être occupé. 'Man-'Tasha et 'Pa sont pas là non plus, je ne t'entends pas les critiquer.

- Hm. Parce que je suppose qu'ils se bougent le cul pour toi.

- Ouais… 'Pa dit qu'on va sans doute déménager…

- Pour aller où ?

- On le sait pas…

- Il a peur à ce point du KGB ?

Tony appuya son menton sur ses rotules en lançant un coup d'œil à son ami.

- Ouais, ok… Je vois. Mais ils vont tout massacrés.

Le ton de Brock était toutefois un peu tendu. Étrangement tendu. Comme s'il ne croyait pas plus au fait qu'ils puissent seulement échapper au KGB.

Pourquoi ?

- Tu as quelque chose à voir avec le KGB ?

- KGB ? Nop. Répondit Brock.

- Autre chose ?

- Buarf…

Le jeune Stark observa son ami.

- Si on déménage, on ne se verra peut-être plus…

- Tu rêves. Je te retrouverai toujours, mon chéri !

Le sourire de Tony n'était que léger. Presque forcé. Il se resserra contre lui. Terrifié de ce qu'il pouvait encore perdre…

Il n'en dirait rien bien sûr. Ces tristes pensées devaient rester siennes et il devait les noyer. Rester le Tony Stark-Romanoff que tout le monde attendait.

Washington, D.C.

- Merde !

Sin retira son couteau de la gorge d'un homme puis se tourna vers Bucky qui attrapa son talkie-walkie.

- Black Widow ?

- Je n'ai pas les informations. Elles sont absentes. Les hauts-gradés ne parlaient même pas aux chefs du KGB, seulement des intermédiaires.

- Qu'est-ce que tu as ?

Bucky tira sur un homme qui s'encourait pour en découdre.

Une folie en soi.

Sin lança un regard à son père avant de fuir dans une autre pièce juste pour massacrer un maximum de gens.

L'âme d'une enfant d'HYDRA…

- Ce que j'ai ? Le nom des personnes que vous êtes en train de massacrer ! Que c'est utile ! Pesta Natasha. Je pourrais essayer de m'infiltrer dans le KGB mais…

Bucky siffla.

- … Ils risqueraient de me reconnaître et je ne prendrais pas le risque alors arrête de me siffler dessus, idiot !

- Désolé. Je veux que tu restes en sécurité.

- Parce que…

- … Je t…

- … aime. Je sais. Pas parce que je suis une femme. Coupa Black Widow. Je sais que tu n'es pas sexiste. On ne serait pas ensemble sinon. Je t'aurais déjà tué avec un oreiller.

- Que d'amour.

Le Soldat de l'Hiver vida son chargeur sur une foule de personne qui comptaient s'enfuir mais qu'il avait vu passé dans le couloir par la porte ouverte.

- Sin ?!

- J'vais bien ! Cria-t-elle.

- Que fait-on ?

- Que veux-tu qu'on fasse ? Nous donner au KGB ou fuir ?

Le ton de Natasha était âpre et Bucky aurait voulu être auprès d'elle pour la prendre dans ses bras même si elle ne se serait pas laissé faire et qu'elle n'aurait pas manqué de l'insulter.

Il comprenait vraiment sa douleur. Fuir, avoir peur, ne jamais vraiment pouvoir se poser. Même s'ils n'en avaient pas l'air, ils avaient toujours redoutés le fait que l'organisation puisse être là, quelque part, les attendant.

Ils avaient fait pires que ça…

Ils auraient pu souffrir eux. Mais leur bébé…

- Ça s'arrangera, Black Widow. Même si on doit traquer le KGB toute notre vie… Mais je veux que tu vives heureuse. Et je ferai tout pour ça.

Natasha serra les dents.

Qu'est-ce qu'il allait faire ? Elle savait que Bucky était trop bon. Presque trop con. Et ça c'était encore spécifié lorsque Peggy avait dit qu'en un sens, elle était sûre qu'il était tombé de ce train parce qu'il n'avait pensé qu'à Steve.

Si le Soldat de l'Hiver ne s'en souvenait pas, Natasha savait que c'était tout à fait le genre de son mari…

Elle préférait de loin que son surnom lui vienne d'Alexi, de l'époque où elle devait vendre son corps… Elle ne voulait pas devenir la veuve noir de Bucky Barnes…

13 Décembre 1987

Alexander était très occupé et ça lui demandait tout son temps. Au point que sa sœur avait beau essayer de lui trouver une petite amie, il n'avait pas de temps à leur consacrer. D'autant plus que son ami de longue date avait reçu une promotion et, Lieutenant-Colonel qu'il était, il comptait bien avoir assez d'avancement pour un jour être au placé dans le S.H.I.E.L.D. Il pensait qu'il pouvait faire beaucoup de bien à l'organisation. Tout ce qu'il lui restait à faire, à partir de là, c'était prouvé sa valeur.

Et lui, dans son dos, il comptait bien l'aider.

On oubliait ses talents, on ne se rappelait que de la paperasse qu'il faisait constamment, des longues réunions, des sourires qu'il lançait à Peggy Rogers pour qu'elle ne s'énerve pas contre lui. Un travail de haut risque mais rien d'aussi palpitant qu'à l'époque où il était dans l'armée.

Le téléphone sonna. Il retint un soupir excédé et décrocha en se calculant un ton joyeux et ravi. Comme s'il avait vraiment hâte qu'on l'embête avec des problèmes dont on n'avait rien à faire.

Mais il était surpris.

Aucun numéro ne s'affichait…

- Allô ?

- Allô ? Alexander Pierce ?

- Oui. Qui le demande ?

- Hum… Ça pourrait vous surprendre.

- Dites. Somma le secrétaire.

- Avant ça… je tiens à vous dire que j'air des contacts avec Peggy Rogers. Si je n'obtenais pas ce que je désire, il se pourrait que les choses ne se passent plus du tout comme vous le pensez. Votre couverture s'effondrerait.

- Qui êtes-vous ?

Il enclencha le traceur pour trouver d'où venait l'appel.

- J'ai besoin que HYDRA démantèle pour moi le KGB et que ma famille n'ait plus rien à craindre.

- Qu… Quoi ? HYDRA ? HYDRA n'exis…

- Ne dites pas ça à l'arme d'HYDRA.

- Winter Soldier… Chuchota Alexander, les yeux écarquillés.

- Oui. Ça vous semble possible où je dois m'adresser à quelqu'un d'autre ?

- HYDRA peut détruire le KGB. Mais ça ne se fait pas en un claquement de doigt. Et pas sans force. Nous désirons récupérer notre meilleure arme.

- Je me doutais qu'il faudrait passer par là. Et j'exige la sécurité de ma famille. Ne pensez pas que je n'ai pas plusieurs tours dans ma manche. HYDRA sombrera si je n'obtiens pas ce que je veux.

Pierce fouilla dans ses affaires à la recherche du code qui rendrait son arme à HYDRA. Il savait que ce n'était pas ben loin. Il entendait bien les risques mais ce n'était pas comme si exterminer le KGB, la concurrence, le dérangeait vraiment…