Peux entrer?

Oui?

Pas de tomates? Hey suis allergique! Bon ok, c'est pas au touché, mais quand j'en mange... (et j'en mange quand-même! hihihihi)

Hellooooo tout le monde!

Alors, pas la peine de vous faire du mal en vous pinçant pour savoir si vous rêvez ou pas, car c'est bien moi avec un nouveau chapitre de "Évolutions et Prophétie" !

Et vous devez cet exploit à Koda qui a accepté de m'aider dans cette aventure. Un grand merci à toi!

(Allez, je veux que tout le monde lui dise MERCIIIIIIIII)

Bon, mon chapitre était prêt depuis longtemps, mais parfois on ne peut pas faire ce que l'on veut, j'espère juste que l'attente ne vous aura pas dégouté de me lire.

Alors, demain soir je n'aurai de nouveau plus de travail (Oooooouuuuuais un peu de vacances! 6mois ½ sans pause, ça fait long), alors j'espère que mon imagination se réveillera, je veux arriver au bout de mon bébé! Car sa petite sœur a envie de suivre (A moins que là non plus je n'arrive pas à trouver mes mots...)

Maintenant, les remerciements:

A mes campeuses (Candy, Titia et Ange), on se parle moins, mais vous êtes et serez pour longtemps dans mon cœur.

Aeris45: nOOOOOn je ne laisserais pas tomber mon bébé, ne t'inquiète pas sur ce point. ;-) Je suis ravie que tu sois tombée sur ma fic par hasard et encore plus que tu l'ai apprécié. J'espère que la suite te plaira, encore désolée pour cette longue attente et un grand merci pour tes review. PS: mon poisson rouge te remercie de ne pas l'avoir kidnappé ;-) ... (Ah euh, on vient de me glisser à l'oreille que les poissons (ouais y en a plusieurs) que j'ai, ne sont pas des poissons rouges... lol)

Luna: merci pour ta review et tous les gentils mots qu'elle comportait. J'espère que tu ne m'en veux pas trop pour la très longue attente et que tu trouveras ce nouveau chapitre aussi bien que les précédants.

Marjory: enfin me revoilà! Désolée pour l'attente... Merci pour ta review, je suis contente que ma fic te plaise et merci pour tes encouragements, je vais tenter de faire vite pour la suite.

Merci pour les mises en alerte et en favori, tout ça me comble au plus haut point! Un peu de douceur dans ce monde de brutes, ça fait un bien fou!

Bon, j'espère que je n'ai oublié personne...

Les personnages appartiennent à la grande S. Meyer, je ne fais que les emprunter afin d'assouvir mon manque d'eux...

o o o o o o o o o o

Chapitre 33

Point de vue d' Edward

Nous y étions enfin, revenus sur l'ile d' Esmée, l'endroit même qui avait été le théâtre de ce qui avait changé notre vie à tout jamais et qui allait une fois de plus être le spectateur d'un nouveau tournant. J'étais stressé et, si je n'avais pas tant aimé ma femme, je crois que je me serais enfui comme un lâche, mais ça je l'avais déjà fait et j'avais failli mourir de tristesse et de douleur. Nous avions vite repris nos marques dans ce petit paradis sur terre, tout était parfait... Ici, nous n'avions pas besoin de jouer un rôle, ici, si nous voulions jouer de nos atouts, nous le faisions au grand jour. La peau de ma Bella au soleil était une merveille pour mes yeux. J'avais rarement eu l'occasion de la voir ainsi, j'enregistrais chaque image dans ma tête.

J'étais finalement parvenu à me persuader que tout irait bien, ou en tout cas c'est ce que je pensais. Tout avait été fait pour que les meilleures conditions soient réunies. Notre famille était soudée, je ne prendrai plus peur… je serai là… tout ne pouvait que mieux se passer que pour Nessie.

Une journée, trop longue ou trop courte ? Mon cœur balançait… Tant que je vivais ça avec ma Bella, j'étais prêt à tout endurer. Mais en étais-je réellement certain ?

Nous avions décidé de profiter de l'Ile durant le temps qu'il lui restait avant que son cœur éteint ne se remette à battre comme par magie. Je voulais lui montrer le grand avantage de notre condition en matière de plongée sous marine. Je voulais que nous nous détendions, elle comme moi… Que Bella jouisse de ses dernières heures en tant que vampire, qu'elle en profite et que je lui en fasse profiter… Enfin, jusqu'à ce que la naissance de notre enfant lui arrache de nouveau la vie…

Nous avions le temps… Je voulais encore la serrer dans mes bras sans avoir à me retenir de peur de lui faire du mal… Je voulais une dernière fois être avec elle.

Mais la prophétie en avait décidé autrement. Il y eut ce cri déchirant, son cri…

C'est comme cela que je m'étais retrouvé en quelques millièmes de seconde, dans la salle de bain à rattraper ma femme avant que sa tête ne heurte le lavabo de marbre blanc.

Pris dans le moment, je ne m'étais pas aperçu de suite que la vie avait réinvesti son petit corps. Mais quand l'odeur de son sang me frappa, ce fut comme si j'étais de nouveau dans cette salle de cours du lycée de Forks, assis sur ma chaise devant une paillasse de laboratoire. La première fois que mon regard s'était posé sur son corps parfait, quoi qu'elle en dise, et que le voile qui l'obscurcissait avait disparu, la première fois que ma nature avait voulu reprendre le dessus depuis des dizaines d'années, les premières questions sur le pourquoi de cette attirance intrigante et irrémédiable. Mais tout était si différent… Bella était ma femme, la mère de ma fille et bientôt, elle allait être la mère de mon deuxième enfant, notre deuxième enfant. Bella était tout pour moi et ce depuis les toutes premières minutes où elle avait mis un pied dans ma non vie.

Les sensations que je ressentais, je ne les connaissais que trop bien, je les avais apprivoisées, je les avais chéries et même regrettées.

Son cœur chantait à nouveau pour moi et son sang… Son sang était toujours extrêmement attirant et même peut être plus encore… Comme un drogué se retrouvant à quelque centimètres de sa drogue alors que son corps en a été privé depuis longtemps. Mais je me devais de faire en sorte que rien ne transparaisse. Bella ne devait en aucun cas se rendre compte de mon inconfort. Sa souffrance était grandement suffisante et à la limite de ce que je pouvais supporter.

- Bella ?

Je n'étais pas certain qu'elle soit suffisamment consciente pour me répondre. Son corps était comme une poupée de chiffon entre mes bras, perdant toute la dureté que sous-entendaient les créatures dont nous faisions parti.

- Bella, répond moi ! Que ce passe-t-il ? Parle moi, je t'en supplie !

Je m'inquiétais de ne pas la voir se réveiller, son cœur battait affreusement vite, me faisant craindre le pire. Mais elle finit par reprendre conscience. Sa bouche s'ouvrit alors, tel un noyé cherchant à reprendre son souffle. Sa poitrine se soulevait et les battements de son cœur devenaient de plus en plus forts, de plus en plus rapides, si cela été possible. Mon envie de la gouter s'amplifia, crispant automatiquement mon corps. J'avais l'impression de sentir son sang couler sous sa peau fine.

- Edward ?

Même sa voix me sembla étrange.

- Que… c'est-il passé ? Je… Ça fait combien de temps que je suis inconsciente ?

Elle était déboussolée, mais qui ne le serait pas dans sa situation. La chaleur, douce chaleur, venait envahir son corps resté froid depuis sa transformation, me faisant revivre des sensations exquises, sensations que je croyais avoir perdu pour l'éternité.

Son visage se décrispa peu à peu, amplifiant mon envie de la gouter, de la boire, je gardais le silence, regroupant toutes mes forces afin de ne pas lui faire de mal.

- Edward ? Qu'y a-t-il ?

Elle approcha sa main de mon visage, dirigeant difficilement son bras vers ma joue. Ses yeux étaient si envoutants, je fermai les miens, comme si en faisant cela, mon corps ne réclamerait pas son sang. Mais je finis par me concentrer sur l'essentiel, la survie de ma femme redevenue faible et que je devais protéger de nouveau envers et contre tous.

- Bella, tu vas bien ?

Même si les sons étaient atténués, je savais que mon inquiétude était parfaitement audible dans ma voix.

- Oui… Je crois. Mais Edward, dis moi ce qui ne va pas.

Plus de doute, elle ne se rendait pas compte de sa renaissance.

Elle accentua la pression de sa main sur ma joue, et à cet instant, je ne pus que la repousser en grimaçant, la laissant surprise de ce rejet qui pourtant n'était fait que pour sa survie. Sa peau était de plus en plus chaude, arrivant peu à peu à une température normale pour un être humain. N'y tenant plus, tout en la gardant au creux de mes bras, j'augmentais un peu la distance entre mes crocs et sa jugulaire qui me narguait par les palpitations que lui provoquait son cœur.

- Tu ne ressens rien ? Bella, tu… J'hésitai, peu désireux de la choquer plus qu'elle ne l'était déjà.

Mais l'expression que je lus sur son visage me fit prendre conscience que je lui faisais plus peur qu'autre chose.

- Non, p… pourquoi Edward?

- Bella, ton cœur !

Me faisant violence, ma main vint se poser sur sa joue si merveilleusement rosie. Un éclair de compréhension traversa alors son regard et elle porta sa main à son cœur. Ses yeux s'emplirent de larmes avant de se fixer sur moi.

- Edward, ça va ? Oh mon dieu, ce n'est pas trop dur pour toi ?

- Tu viens de t'évanouir, ton cœur c'est remis à battre et tu me demandes à moi si ça va ?

C'était bien ma Bella, toujours attentive aux autres avant de prendre soin d'elle-même, même dans sa non-vie elle avait toujours fait ainsi. Ma Bella…

- Oui, je ne veux pas que tu souffres.

- Je ne souffre pas, j'ai eu si peur mon amour. Il y a eu ce cri et je suis arrivé, tu tombais, ta tête aller taper contre le lavabo… J'ai eu si peur !

- Tu devrais t'éloigner de moi ! Je vais…

Elle tenta de se lever, mais ma poigne que je m'appliquais à faire légère l'en empêcha. Elle était ma femme, pour les bons, comme pour les mauvais moments, même si je souffrais, je ne pouvais me contraindre à ce qu'elle s'éloigne de moi.

La douleur qu'elle avait pu ressentir m'avait atteint, mon mental me l'imposait, comme une punition. Tout cela était à cause de moi, depuis que le destin m'avait mis sur son chemin, je ne lui apportais rien de bon. Allant à l'encontre de ma volonté de ne pas lui faire prendre de risques, je l'attirai dans l'étreinte de mes bras, la rapprochant de mon corps le plus possible, me laissant un peu emporté.

- Edward, tu me fais mal… Sa plainte avait presque été gémie.

- Oh… Pardon. Je…

Je desserrais immédiatement ma prise, gardant tout de même un contact raisonnable avec son corps.

- Ce n'est rien, c'est si loin tout ça. Et ta soif ?

- Ça va, tu sens si bon, mais je n'ai aucune envie de te gouter, ne pense pas à ça, tout va bien pour moi.

Honteux mensonge qui pourtant était sorti de ma bouche dans son seul intérêt, elle sembla l'accepter sans même sourcilier.

Elle voulu se relever et je dus la retenir alors qu'en perdant son équilibre, elle s'accrocha à mes vêtements. Un frisson la parcourra, son corps réagissant à la froideur du mien.

Il était certain qu'elle n'avait pas suffisamment de force pour aller jusqu'au lit, je pris donc les choses en mains. Me baissant un peu, je passai mon avant-bras sous ses genoux, elle passa alors ses bras autour de mon cou.

- Je vais te porter jusqu'au lit, il faut que tu te reposes.

Je fis le court trajet à pas humain, ne voulant pas la brusquer. Je l'allongeai confortablement et pris place à ses côtés, posant un regard que je savais brulant sur elle. Je restais un peu à distance, mais elle ne s'en formalisa pas.

- Je ne pensai pas que ça arriverait aussi tôt, je pensais qu'on avait la journée, Edward je… Commença-t-elle à la limite de la panique.

- Chut, calme toi mon amour, tout va bien, je vais appeler Carlisle. Et Alice doit être paniquée, je vais également devoir lui passer un coup de fil elle pourra rassurer tout le monde.

- Vas-y maintenant, je vais dormir un peu. Ne t'inquiète pas pour moi, je vais bien. Je t'aime.

Son cœur prenait un rythme lent et régulier, me rassurant sur sa santé. Elle s'endormait, ses yeux se fermant petit à petit.

- Je t'aime aussi. Soufflai-je à son oreille, la faisant frissonner.

Je déposai un baiser sur son front et quittai la chambre en n'omettant pas d'augmenter le thermostat de la climatisation sur une température plus chaude.

Une fois la porte fermée, je ne pus retenir un soupir, mon corps s'appuya contre le mur du couloir, mes genoux plièrent sous mon poids, je me retrouvais alors assis mes mains venant se loger dans mes cheveux en désordre.

- Je n'ai pas le choix, je ne pourrais pas supporter de la perdre, je ne supporterai pas de lui faire du mal… Je dois tout faire pour que cela n'arrive pas.

Sans réellement savoir comment, je me retrouvais près du bateau, devant le réfrigérateur dans lequel nous avions stocké la réserve de sang que Carlisle m'avait conseillé d'emporter avec nous. Il était étonnant de voir ce qu'un peu d'argent pouvait permettre dans un aéroport… Nous avions passé la douane sans encombre avec une trentaine de poches de sang humain et tout autant de sang animal.

Prenant une poche, je remerciais intérieurement mon père de penser à tous les détails.

Ce n'est qu'après deux poches de plus que je me sentis rassasié. Il était grand temps de confirmer à notre famille que Bella et moi étions bien les acteurs principaux de la prophétie qui nous avait été rapporté il y a de ça quelques mois. Alice devait déjà savoir, mais je devais la rassurer...

Je parlais à peine une seconde après avoir entendu le bruit significatif du fait qu'Alice venait de décrocher.

- Bella est humaine. Je…

- Oui, j'ai vu… Tout va bien ?

- Oui, elle va bien, elle se repose, ça a été si soudain, on ne s'attendait pas à cela.

- Elle m'a parue fatiguée…

- Elle l'est mais elle est forte.

- Et toi ?

- Je… Je vais bien.

- Edward ?

Bien sûr qu'elle n'en croyait pas un mot, c'était Alice après tout !

- Je fais en sorte que ça aille.

- Tu as peur de ce que tu pourrais lui faire ?

Je ne lui répondis pas, soupirant juste, elle avait de toute façon comprit.

- Tu ne lui feras aucun mal.

- Je le sais.

- Très bien.

- Rassure tout le monde et dis leur qu'on les embrasse.

J'écourtai la conversation et je pouvais déjà entendre ma sœur râler de mon manque de conversation. J'avais besoin de parler, mais pas à Alice…

- D'accord, embrasses Bella de notre part, dis lui qu'ici tout va bien et faites nous un beau bébé !

Je raccrochai et portai mon téléphone à l'endroit ou devais se trouvé mon cœur. Je levais les yeux au ciel en me repassant les derniers mots de ma sœur. "Faites nous un beau bébé". Mais moi la seule chose que je désirais était de garder ma femme en vie et ce pour le reste des temps.

Me sortant toutes pensées négatives de la tête, je me décidai à appeler Carlisle, il était finalement le seul qui pouvait me rassurer.

- Carlisle.

- Je sais, Alice nous a appelé. Comment va Bella ?

- Elle dort.

- Et comment vas-tu ?

- Je… C'est dur, jamais je n'imposerais cela à mon pire ennemi. Je… C'est comme si je revivais cet enfer.

- Tu es fort Edward et comme lorsque tu as rencontré Bella pour la première fois, j'ai toutes confiances en toi.

- J'ai vidé trois poches de sang.

Je grimaçai, me dégoutant moi-même d'avoir dû me gorger de sang de cette façon afin de me pas tuer ma propre femme.

- Tu as réagi comme il le fallait. As-tu toujours envie de son sang maintenant ?

- Je ne sais pas si j'ai réellement envi d'en faire le test.

- C'est nécessaire Edward.

Je soupirai, conscient de la véracité de ses dires.

- Je… Elle dort, elle ne sera pas en position de se protéger si…

- Tu ne lui feras rien. Reste juste à la porte si cela te semble plus raisonnable.

En une fraction de seconde, j'étais devant la porte de la chambre et ma main l'ouvrait. L'odeur envoutante était forte, mais soutenable, j'inspirai plus profondément, repoussant un peu mes limites.

- Elle sent si bon… Je vais veiller sur elle Carlisle, elle est toute ma vie.

- Je n'aurai eu confiance en personne d'autre que toi Edward.

- Merci. Soufflais-je, c'était ce que tout le monde me disait, mais venant de Carlisle, mon père, chaque mot semblait avoir plus d' impact.

- Je serai à jamais avec toi mon fils.

- Embrasse Esmée pour moi.

- Elle t'entend.

- Edward, on t'aime, on vous aime. Revenez nous vite.

Sa voix si douce était comme un rayon de soleil. Elle avait toujours été là pour moi, me passant toutes mes erreurs, aussi grosses fussent-elles, elle m'avait soutenu sans condition et elle continuait encore aujourd'hui. Une vraie mère, tout comme Carlisle était un vrai père, ma famille dans la seconde vie que le ciel avait décidé de m'offrir.

- Je vous aime aussi. Je… Je vais veiller de la porte. Je vous donne des nouvelles au plus vite.

- Nous les attendrons.

Je raccrochai, rassuré et décidé à ne pas les décevoir.

Des heures étaient passées, son sommeil s'était agité à quelques moments, me donnant l'espoir d'un réveil imminent, mais il n'en était rien, jusqu'au moment où sa voix ce fit présente et plus réelle.

- Edward ? Murmura-t-elle.

- Mon amour ?

- C'est réellement arrivé ?

Je me permis alors d'aller la retrouver dans le lit, la savoir réveillée me rassurait en quelque sorte. Cela pouvait sembler stupide, mais après tout, la mort ne fait-elle pas moins peur si on ne la voit pas arriver ?

- Bienvenue dans ta prophétie mon ange. Fis-je avant de déposer un baiser sur son front.

- Notre prophétie.

La rectification lui tenait réellement à cœur. Un sourire radieux étira ses lèvres, m'emplissant de joie.

- Tu t'es suffisamment reposée ?

- Oui, mais…

C'est alors que son estomac se manifesta. En riant, j'allais me positionner dans son dos, posant mes mains sur son ventre parcouru par les grognements significatifs de sa faim.

- Une humaine semble avoir une petite faim.

- Plutôt une grosse faim. Un vampire serait-il gentleman au point de préparer un petit plat pour son épouse ?

- Tout ce que tu voudras mon amour.

- Humm… pancakes et crème glacée ?

- Pas œufs au plat ? Demandai-je étonné.

- Je ne suis pas encore enceinte !

- Pas faut. Rigolai-je au faux ton outré qu'elle avait utilisé. Mais elle me ramena bien vite à la réalité.

- Edward, nous avons que très peu de temps…

Je soupirais et me crispais légèrement en sentant ses mains inciter les miennes à investir son corps.

- Tu as besoin de manger Bella.

Je la repoussais délicatement et quittais la chambre au plus vite, bien content d'avoir cette excuse, car je n'étais pas prêt à ça, pas prêt à la mettre en danger. Je savais que ce n'était que quelques minutes de gagnées, mais elles m'étaient nécessaires. Nécessaire à sa survie, à la mienne.

Amour… Un bien piètre mot pour mettre un nom sur ce qui nous unissait. Je l'aimais et au-delà de ça.

Son parfum si envoutant l'avait précédé. Je poursuivais la tache qui m'avait été incombé quand ma femme vint me rendre une petite visite dans la cuisine. Je ne me retournais pas, attendant qu'elle se manifeste. J'avais un grand sourire aux lèvres.

- Hum, hum.

Je ne me retournais pas.

- Oui, mon amour ? Demandai-je.

- Tu as bientôt fini ?

Sa question me fit sourire. Ma petite humaine était impatiente de satisfaire son estomac. Moi, à vrai dire, je tentais de ne pas penser à ce que j'étais occupé à faire. Je cuisinais beaucoup pour ma fille et Jacob, mais je pense que jamais je ne m'habituerai à ça !

- Je suis un vampire, mais malheureusement il n'y a que moi qui suis rapide ici, la cuisson elle ne l'est pas. La taquinai-je.

Je me retournai vers elle, ébloui en la voyant si belle dans ma chemise qui semblait beaucoup plus saillante sur son petit corps que sur le mien. Mais il était encore trop tôt pour moi, je me reconcentrais sur la cuisson des pancakes.

- Tu devrais aller t'installer sur la terrasse, il y a un peu de vent aujourd'hui, tu n'auras pas trop chaud.

- Je ne sais pas, si je vais dehors, je ne pourrais plus voir ça (elle s'était rapprochée de moi et avait déposé un baiser au creux de mon dos entre mes omoplates). Un homme cuisinant c'est si… sexy ! Elle frissonna alors que je ressentais sa chaleur diminuer à mon contact.

- Ecoutez un peu votre mari vampire madame Cullen !

- Et si je décide de ne pas le faire ?

- Bella !

Mon ton faussement menaçant la fit rire et après qu'elle ait eu déposé une dernière fois ses lèvres sur ma peau, je la sentis s'éloigner. Cette femme avait décidément l'intention de me rendre fou.

Cinq minutes plus tard et une assiette bien remplie à la main, j'allais rejoindre ma Bella. Elle avait pris place sur une chaise longue et parcourait l'un des derniers livres sur lequel elle avait craqué.

- Mercy se porte bien ? (Pour info, Mercy n'est autre que l'héroïne Mercy Tompson, saga que j'aime beaucoup et personnage très attachant)

- Hum… Pas trop mal, mais je pense qu'elle pourra se débrouiller sans moi, car j'ai trop faim !

Elle se redressa, posa son livre sur la table basse et leva ses mains dans ma direction, marquant un temps d'arrêt en posant son regard sur ma peau s'instillant comme des diamants au soleil, avant de se ressaisir et de s'assoir en tailleur.

- Merci. Dit-elle en prenant l'assiette pour la poser devant elle.

- Tout le plaisir était pour moi.

Elle commença à manger de bon cœur. Même la bouche pleine elle était merveilleuse et moi je me faisais l'effet d'un imbécile s'extasiant devant la plus belle créature que la terre ait porté. Elle resta silencieuse, savourant chaque bouchée comme si elle était la dernière.

- Hum… Edward ?

- Oui ?

- Tu as… Je veux dire… Pris tes précautions ? Tu sais, il y a les poches de sang dans…

Je fermai les yeux, une nouvelle fois le retour à la réalité…

- Oui… J'ai… été obligé. Je…

- Tu as fait ce qu'il fallait.

- Je ne veux pas te faire prendre de risque.

- Avec toi ? Il n'y a aucun danger ! J'ai entièrement confiance en toi. Je mettrais ma vie entre tes mains les yeux fermés.

- Techniquement, tu l'as déjà fait… Rigolai-je avant de me reprendre. Bella, je suis un prédateur et tu sais très bien comment un vampire peut réagir !

- Tu ne me feras aucun mal.

Son ton était ferme, j'aurais tout donné pour avoir les mêmes certitudes. Je pinçais l'arrête de mon nez, trop conscient de revivre une scène déjà jouée dans ce qu'il me semblait être une autre vie. Je me savais rassasié, j'avais même repris une poche de sang alors que je lui préparais ses pancakes. Pour être plus sûr…

Elle profita de ce moment de concentration pour venir me prendre dans ses bras, son odeur au combien attirante titilla mes narines.

- Bella… Je…

- Chut.

Son ton était tranchant, Bella était rarement autoritaire, mais lorsqu'elle l'était, il valait mieux lui obéir. Et puis, elle était d'autant plus attirante dans ces moments là.

Elle se mit sur la pointe des pieds, se rapprochant lentement de ma bouche, sondant mes réactions en ancrant son regard dans le mien. Instinctivement, je retenais ma respiration, éloignant de moi toutes envies de la gouter. Son souffle chaud, un peu haché, irradiait mon visage et finalement, ses lèvres prirent procession des miennes. J'aurais pu perdre tout contrôle à cet instant précis, mais j'étais fort, pour elle, pour nous.

Mon corps agissait pour moi, me dictant sa loi. Sans vraiment en avoir eu l'intention, je me retrouvai dans la petite chambre, son corps allongé en travers du lit et le mien reposant délicatement au dessus.

- J'ai confiance en toi Edward. Je t'aime. Me souffla-t-elle.

Il ne m'en fallut pas plus pour me laisser partir vers un abime de luxure. Comme pour notre première fois, mais si différent. Je voulais ressentir et le contrôle que j'avais acquis me permit de vivre et non subir ce moment si redouté.

Comment avais-je pu autant douter ?

Aaaaaah c'est frustrant ! Mais pas de lemon dans cette fic… (Ouais je sais ! Pas taper la n'auteur ! Noooon ! Attention mes campeuses je vous ai à l'œil ! mdr) Bon si j'ai le courage et si vous êtes sage (trèèèèèèès sage ! lol), peut être qu'un bonus viendra sous forme d'OS… (J'ai dit peut être !) Euh… enfin si ça vous dit un OS… hihihi

o o o o o o o o o o

Point de vue de Bella

Trop… Trop d'émotions, trop de tensions, trop de tentations, trop…

Encore une fois, je me réveillais étourdie par le moment que nous venions d'avoir il y a de ça quelques minutes, quelques heures ou même peut être quelques jours. J'avais perdu le fil du temps au moment où Edward avais enfin décidé de s'abandonner à moi, à mes envies, à mes besoins de lui, à notre prophétie. Mon corps était fait pour lui et le sien pour moi, c'était indéniable.

J'ouvris peu à peu les yeux, appréhendant un éventuel désastre, mais lorsque mon regard se posa sur son visage, je sus que tout allait bien. Edward était allongé près de moi, installé sur son côté gauche, sa tête reposant nonchalamment sur sa main. Il me fixait de ses yeux dorés, un grand sourire aux lèvres, m'éblouissant comme il savait si bien le faire… Comme les vampires le faisaient pour séduire un humain.

- Bonjour. Fis-je d'une voix encore pleine de sommeil.

- Bonsoir mon amour. S'amusa-t-il.

Un peu perturbée, je me relevai rapidement, peut être trop rapidement car ma tête se mit à tourner. Je fermais les yeux, reprenant un peu mon équilibre. Serrant le drap sur ma poitrine, mon regard enfin stabilisé se porta sur la baie-vitrée.

- Il fait nuit ? Demandai-je ahurie.

- Depuis quelques heures oui. S'amusa-t-il.

- Mon dieu ! S'il te plait, ne me dis pas que ça fait plusieurs jours que je dors ?

Il rigola de bon cœur… C'était si bon, si apaisant. Toute la peur que j'avais pu lire en lui avait disparu. Il se pencha vers moi et nos lèvres se rejoignirent pour un doux baiser.

- Tu ne dors pas depuis aussi longtemps. Fini-t-il par ajouter.

- Bien.

Un gout de fer envahit alors ma bouche, je grimaçais.

- Qu'y a-t-il ? Je… Je croyais ne pas t'avoir fait de mal, oh Bella je… Paniqua-t-il.

- Edward, stop ! Je vais bien ! C'est juste…

J'hésitais un peu, il avait fait ça pour moi et j'avais peur qu'il prenne ma remarque comme un reproche. Mais sous son regard incitant, je finis ma phrase.

- Tu as le gout du sang sur tes lèvres…

Il ouvrit grand les yeux et en quelque secondes fit un tour à la salle de bain et revint auprès de moi pour un nouveau baiser.

- C'est mieux ? Demanda-t-il amusé alors que j'avais beaucoup de mal à reprendre mon souffle après son assaut.

- Parfait !

Il traçait des chemins imaginaires sur ma peau, me faisant frissonner.

- Je crois que cette fois nous avons été à la hauteur ! Déclarai-je. Le lit est intact, les draps aussi… J'appuyais mon regard sur chaque élément que je citais, comme pour prouver mes dires à mon propre cerveau.

- Je sais me tenir madame Cullen ! Dit-il, faussement outré avant de prendre à nouveau mes lèvres.

Il s'amusait de la situation, mais je savais qu'au fond de lui, il était fièr de ce qu'il avait accompli. Ces moments de tendresse étaient encore plus intenses que lors de notre lune de miel. J'aimais irrémédiablement cet homme et lui me chérissait comme aucune femme auparavant n'avait été chérie.

Finalement, ce fut une nouvelle fois mon estomac qui mit fin à ce moment parfait. Edward soupira et je sentis son sourire sur la peau fine de mon cou.

- Va t'installer sur un transat, je te prépare quelque chose à manger.

J'acquiesçai et en une seconde Edward m'avait donné un nouveau baiser, passé un caleçon et avait quitté la chambre. Je me relevai alors, courbatue mais au combien heureuse. Je m'arrêtai devant le miroir, m'examinant presque minutieusement. Rien, aucune marque de nos ébats. Ma main se posa sur mon visage, essayant d'estomper les cernes qui avaient pris place sous mes yeux, je songeais déjà que ce n'était qu'un début... Bientôt le bébé me prendrait une grande partie de mon énergie. Puis, lentement elle se dirigea vers mon ventre encore plat, un petit être amorçait déjà sa croissance en moi, on ne pouvait le voir, mais je sentais déjà mon corps se transformer pour lui donner toutes les chances de devenir un enfant fort et robuste. Relevant le visage vers mon image, je me surpris à mordiller ma lèvre inférieure.

- Si tu savais comme tu es attendu. Tu seras notre petit miracle, tu vas voir, notre famille est fabuleuse. Alice est un peu folle, mais tu ne risqueras rien, les garçons ne sont aptes qu'à porter les paquets.

Je repensais à mon rêve… on plutôt mon cauchemar… Ce petit garçon… Je savais que notre enfant ne serait pas cet enfant… Mais j'étais intimement persuadée que ce ne serait pas une fille. Une part de moi savait que c'était écrit, c'était viscéral, il ne pouvait en être autrement. Je reprenais mon monologue.

- Par contre, je pense que tu vas adorer Emmett et que lui adorera t'apprendre des tas de bêtises. Et je te donne la permission de l'embêter quand il regardera ses matchs à la tété. Je sais qu'il ne te dira rien à toi. Il y a aussi Jasper et Rose, ils sont plus pausés, tu verras, c'est plutôt intéressant de voir comment ils agissent sur Alice et Emmett. Tu as également des grands parents géniaux, ils sont déjà si heureux de faire bientôt ta connaissance ! Y a Jake aussi, mon meilleur ami, tu ne vas peut être pas aimé son odeur, mais tu t'y feras avec le temps, il est indispensable à notre famille, c'est la personne la plus tolérante et dévouée que je connaisse et c'est aussi l'âme sœur de Nessie. Tu verras, elle est si belle… Elle sera parfaite dans le rôle de grande sœur. Crois-moi, tu seras un enfant roi et je te protégerai même si je dois en perdre la vie. Je te fais la promesse que personne ne pourra te faire du mal… Jamais.

J'avais murmuré ces quelques phrases pour moi-même, effectuant de petits cercles au dessus de mon nombril. Une fois ce petit moment en tête à tête avec moi-même passé, je me décidais à enfiler une chemise, la chemise d' Edward la même que j'avais quitté il y a quelques heures. J'avais besoin de son odeur autour de moi. Un dernier regard au miroir et je quittais à mon tour la chambre, marchant lentement vers la terrasse.

Le spectacle offert était à couper le souffle, les étoiles étincelaient sur un ciel bleu indigo. C'était magnifique. J'étais assise au bord d'une chaise longue et Edward vint se placer derrière moi, posant une assiette contenant des œufs au plat devant moi.

- Edward ?

- Mon amour ?

- Les œufs ?

- Hum… Oui ?

- Désolée, mais je ne peux pas.

Rien qu'à leur vu, mon estomac était retourné, mais lorsque l'odeur vint s'ajouter à l'image, je dus poser l'assiette sur le sol et courir vers la salle de bain, suivit pas un Edward dépassé par ce qui venait de ce passer.

- Ça va ?

Son ton si inquiet me faisait fondre, il était juste mon homme idéal.

- Oui, ça va. Mais je crois que notre fils n'est pas fan des œufs au plat !

- Et bien, il va falloir trouver autre chose alors.

Je m'éloignais des toilettes, Edward se mit à genoux, amenant sa tête à hauteur de mon ventre, le caressant du pouce avant d'y poser son oreille. Peut être que lui pouvait déjà l'entendre ?

- Tu…

- Chut.

Je me fis silencieuse, retenant presque ma respiration pour ne pas le gêner. Mais n'y tenant plus, les minutes me semblants être des heures, je posai ma main dans ses cheveux avant d'enfin lui poser ma question.

- Tu entends quelque chose ?

- Je ne sais pas trop, peut être des petits coups sourds.

- Son cœur ? Demandai-je le sourire aux lèvres et les larmes aux yeux.

- Peut être bien.

Il ne me laissa pas le temps de méditer ses dernières paroles que ses lèvres agressèrent les miennes dans un baiser plein de fougue.

C'est à cet instant que un bruit sourd ce fit entendre et qu'un éclair de lumière vint troubler l'obscurité sécurisante de la nuit. Edward me ramena sur la terrasse et nous fixâmes le point incandescent, subjugués pas le spectacle.

- Qu'est-ce que c'était ? Demandai-je en me détournant de la lumière qui perdait de son intensité avec les minutes qui passaient.

Il n'eut pas le temps de me répondre, se précipitant à l'intérieur pour décrocher le téléphone avant même que ce dernier ne sonne.

- Alice ?

- Oui, on a vu.

- Je le mets tout de suite.

Il raccrocha et vint me chercher en allumant l'écran plat au passage.

- Bella, il faut que tu voies ça.

Il posa son bras dans le bas de mon dos et m'accompagna jusqu'au canapé, m'enveloppant dans un plaid avant de me prendre dans ses bras et de nous assoir. Il attrapa la télécommande pour augmenter le son et me fit signe de regarder l'écran.

« Mesdames et messieurs, c'est en direct de l'observatoire internationale que nous prenons l'antenne. Il y a de cela une demi-heure, nous avons assisté à un spectacle aussi magnifique qu'inquiétant… »

Mon corps se tendit et mon regard se porta sur mon mari qui lui était toujours concentré sur la journaliste.

- Les Volturi… Soufflai-je.

C'était tellement évident dans mon esprit.

Le nom de nos ennemis sorti de ma bouche eu le don de faire réagir Edward.

- Non, Bella, ils n'ont aucun rapport, de près ou de loin avec ça.

Un peu perdue, je continuais à fixer mon mari, mais la voix de l'homme qui venait de prendre la parole m'interpela.

« Et bien, nous observions ces planètes depuis plusieurs jours déjà »

Des planètes ?

« Vous qui travaillez depuis des années dans cet observatoire, avez-vous déjà eu à faire à un tel phénomène ? »

Edward se mit à caresser ma joue de son pouce.

« Non, des astres tels que ceux-ci sont rarement assez proches. C'est une chose extrêmement rare. Enfin, si on considère des planètes de cette taille »

Edward ne disait toujours rien.

« Doit-on avoir peur des répercussions ? »

« Non, je crois notre planète ne devrait pas être touchée par les débris liés à l'explosion. Peut être devons nous nous attendre tout au plus à de légers changements climatiques.»

« Merci beaucoup. C'était Daphnée en direct de l'observatoire international. Ce beau spectacle ne nous coutera rien, vous pouvez dormir sur vos deux oreilles »

Les dernières images furent celle de cette lumière qui brillait fortement et que nous avions eu l'occasion d'admirer il y a de cela quelques minutes. Edward finit par éteindre la télévision lorsque la publicité d'un grand groupe de fastfood braillât les mérites d'un repas sain et équilibré.

- C'était…

- Nos planètes, Bella.

Mon esprit fit alors le lien entre ces deux astres et moi… Effrayée, ma main se porta à mon cœur et je soufflais en le sentant battre.

- Je vais bien Edward.

- Je le sais…

Il posa sa main sur mon ventre…

- Et lui aussi. Ajouta-t-il.

Je mis alors ma main sur la sienne, appréciant ce contact.

- Bella, ce bébé…

- Oui ? Dis-je inquiète.

- Ce… Ce sera le dernier…

J'étais surprise et ne comprenais pas bien. Je savais que ce bébé serait le dernier.

- Je… Carlisle a fait des recherches… Il… Ces planètes, celles qui viennent de mourir sous nos yeux… Elles…

- Edward, dis moi !

- Bella, ces planètes se rencontraient tous les quatre vingt cinq ans. Bella, tu… Nous…

- Tu veux dire que…

- Que nous aurions pu avoir la chance de vivre un peu comme si nous n'étions pas ce que nous sommes.

Il retira sa main et moi, je voyais et ressentais sa tristesse, une larme passa la barrière de mes paupières. Mais ces larmes ne reflétaient pas ma tristesse… Moi j'allais bien, avoir deux enfant de l'homme que j'aime était déjà un miracle en soit, alors je le prenais comme tel et me contentais du bonheur que le ciel avait décidé de m'octroyer.

- Mais ce bébé. Je portais la main de mon mari à nouveau à mon ventre et l'appuyais sur ma peau fine. Même s'il est le dernier, tout ce qui compte, c'est qu'il soit là et que nous soyons là pour lui.

- Mais…

- Chut.

Mes lèvres prirent possession des siennes pour un baiser que je voulu doux.

- Il est tout ce que je veux, je t'ai déjà assez fait souffrir, je n'aurais pas pu te faire revivre ce que je t'ai imposé pour Nessie et ce que je vais te faire vivre dans les prochaines semaines pour lui.

Il prit mon visage en coupe dans ses mains et encra ses yeux dans les miens, me montrant par l'intensité de son regard, tout l'amour qu'il me portait. Je l'avais rassuré et c'était tout ce qui comptait pour moi.

- Je t'aime.

- Je t'aime de tout mon cœur. Enchéri-je.

Ce soir là, nous délaissions le spectacle de nos planètes, pour nous concentrer sur nous, sur les dernières heures avant que mon corps ne porte de nouveau les séquelles du petit être qui grandissait en moi. Pour Edward et ma famille, j'espérais que ma grossesse ne soit pas aussi éprouvante que pour Nessie, mais si ça ne devait pas être le cas, je m'étais fait la promesse de faire en sorte que ma souffrance ne soit pas contagieuse, même si pour cela je devais la dissimuler à mon mari…

o o o o o o o o o o

Voilààààààà, c'est sini!

Alors?

Je veux tout savoir! N'hésitez pas à m'écrire le fond de vos pensées sur une petite review, ma boite mail me hurle qu'elle est en manque... LOL

Bon, la fin du mois va être un peu dur pour moi, mais je vais faire en sorte de me mettre sérieusement à la fin de cette fic et ne pas rester dans ma peine... Déjà un an que la maladie nous a volé mon papa et un an que je pense à lui et qu'il me manque.

Prenez soin de vous et des personnes qui vous sont chères.

*o*o*o* ANNONCE*o*o*o*

Ah oui, j'allais oublier... Un OS est né dans ma tite tête en réponse à un concours... Il s'agit d'un Nessie/Jake et je me suis inspirée de ma fic. Il y a un lemon (obligatoire pour le concours) et il est pas long. Si ça vous dit de le lire, dites le moi je le publierai sur FF.

*o*o*o* FIN DE L'ANNONCE*o*o*o*

A bientôt.

Gros bisous à toutes et tous.