Lost in the Sand of Time
Disclaimer: Rien ne m'appartient, tout est à la merveilleuse J.K. Rowling !
Pairing : HARROM (merci the hartman pour le nom, je l'adopterai, envers et contre tout !)
Précédemment dans Lost in the Sands of Time (ouais comme dans les séries, ouais ! ) :
Tom fait avouer à Harry qu'il a senti que quelque chose clochait chez lui, à savoir que Tom disparaissait peu à peu, ne pouvant exister en deux exemplaires dans une seule époque. C'est un paradoxe. Hermione et Ron leur apprennent l'existence des horcruxes, desquels ils se mettent en quête. Ils détruisent ainsi la coupe et le diadème, faisant une avancée non-négligeable dans la guerre. Ils partagent enfin une soirée plus paisible, ponctuée par un acte charnel hautement érotique. Le lendemain, après une demande en mariage proche du zéro pointé, ils conviennent de se marier afin de se protéger l'un et l'autre. Ils se marient en Irlande et rentrent pile à temps pour se faire happer dans la bataille de Poudlard qui commence tout juste. (LOL, heureusement, personne -à part quelques cinglées dont je ne citerai pas le nom !- ne lit ce résumé, ça devient nawak !)
RAR :
Emrysa : Heeey ! Tu devrais te faire un compte, comme ça, hop t'es directe au courant des mises à jour :) Puis je peux te répondre directe aussi, ça aide :P
Je te remercie, je voulais que ça fasse sens une fois l'info lâchée ! Je suis super contente que tu aies apprécié !
La lune de miel c'est un peu mort dans l'immédiat haha ! Les bébés… Hm… On verra ! Eeeeeeh ouais, translucide comme un fantôme… Mouais mauvaise comparaison.
Je te pardonne ton écart mais faut voir avec Harry :D Mais j'avoue, la chance qu'il a le petit salopard… !
Waouh ! Merci beaucoup en tout cas ! Ça me fait super plaisir !
Oui je suis bien un individu du genre féminin :D
Merci beaucoup à toi ! Bisous et au plaisir :)
astaroth671 : Nan ça fait amants maudits, j'aime bien xD Puis je suis un poil sadique alors… Merci beaucoup :)
K.S : Beaux gosses oui, enfin j'espère bien :D
Oui c'est pour ça que j'aime bien ce nom, je vais l'adopter je crois ! Merci beaucoup !
Note
Euuuuh je suis super émue de poster ce chapitre parce qu'il contient une partie importante du dénouement. Il n'en reste plus qu'un après ça. Et encore après y a un épilogue Et après… après… :'( Je peux pas le dire ! C'trop triste !
Je sais plus comment le dire en français alors thank you so much, muchas gracias, grazie mille, xiexie, arigato gozaimasu, danke sehr ! Bref MERCI !
J'espère sincèrement qu'il vous plaira, je flippe un peu pour être honnête… Rassurez-moi ou…achevez-moi haha !
Bonne lecture !
Chapitre 35
Des sorts firent trembler les fondations du château et nous nous mîmes à l'abri des débris se décrochant du plafond.
Je me tordis soudain de douleur, quelque chose comprimait ma poitrine, m'étouffait doucement. Je sentais la présence de Voldemort partout autour de moi, m'effleurant, me goûtant jusqu'à l'écœurement. Ron et Hermione se précipitèrent sur moi. Tom se releva tant bien que mal, s'agenouillant devant moi.
– Pas un pour rattraper l'autre, grognai-je alors qu'un pic de souffrance me faisait grogner de douleur.
– Qu'est-ce qui se passe, Harry ? me dit-il doucement. Ce n'est pas normal. Tes vertiges, la présence de… l'autre qui s'accentue autour de toi les derniers temps…
– Tu l'as senti aussi ? murmurai-je d'une voix défaite.
Je croisais le regard d'Hermione qui plaqua une main sur sa bouche, étouffant un sanglot.
– Tu t'en doutais, Hermione. Il n'y qu'une seule raison pour que la destruction de ces deux Horcruxes m'ait affaibli…
– Non, non, Harry, murmura-t-elle, défaite, alors que Ron posait un regard horrifié sur moi.
– Tu veux dire que…
– Un morceau d'âme de Voldemort vit en moi depuis le soir où il a tué mes parents. Je suis l'Horcruxe qu'il n'avait sans doute pas l'intention de créer. Cela explique ce qui transpire de moi et essaye de sortir depuis que nous avons détruit la coupe et le diadème. La part de Voldemort en moi essaye de prendre le dessus.
– Comment arrête-t-on ça ? demanda Ron d'une voix forte.
– Par le seul moyen possible, Ron. Comment as-tu détruit les autres Horcruxes ? Prononçai-je douloureusement alors que mes pupilles me brûlaient. Hermione, Ron… Tom et moi allons nous débrouiller, tuez le serpent, d'accord ?
Le regard catastrophé que leva Hermione sur moi, confirma ce que je soupçonnais : mes pupilles avaient dû s'étirer, formant peu à peu le regard si particulier d'un serpent. Je clignai des paupières plusieurs fois, reprenant le dessus.
– Allez ! Partez ! insistai-je plus fermement.
Ils s'exécutèrent non sans qu'Hermione ne m'ait étreint à m'en briser les os. Je me retrouvai seul avec Tom qui s'était appuyé contre le mur.
– Je sais ce que tu vas me demander, Harry, et c'est non, anticipa-t-il avec une fermeté presque brutale.
– On peut imaginer que si tu me tuais, tu tuerais cette part de Voldemort qui est en moi. Tu as une certaine influence dessus, nous l'avons vu avec la coupe et le diadème, murmurai-je. Tu es létal pour un Horcruxes puisque la seule personne capable d'en détruire un est celle qui les a créés. Or, tu as la même empreinte magique que lui… Tu peux le faire, Tom.
– Je sais que je peux, mais je refuse de le faire.
– Dans ce cas, amène-moi un crochet de basilic, que nous gaspillerons sur moi au lieu du serpent alors que nous savons tous deux qu'il y a un autre moyen de tuer ce qui est en moi !
Tom se releva, sa faiblesse momentanément oubliée par l'afflux de colère que je sentais grimper en lui. Des bruits de pas se firent entendre dans le couloir et d'un mouvement de baguette rageur, Tom abattit la moitié du plafond, bloquant l'accès aux assaillants sur notre aile du château pour un moment.
– Tu me demandes de te tuer, Harry ! rugit-il. Nous venons de nous marier pour nous protéger au mieux et tu me demandes de te tuer ?! J'ai du mal entendre tes vœux ! Ou peut-être y avait-il une close sur ton côté suicidaire écrite en tout petit au bas du parchemin ?!
– Je ne peux pas vivre avec ça à l'intérieur de moi, c'est hors de question ! lui opposai-je sur le même ton. Peut-être que ça ne me tuera pas, peut-être que ça ne tuera que ce morceau d'âme ! Les objets étaient encore viables après que nous ayons détruits les Horcruxes !
– Viables mais mal en point, carbonisés ! répliqua-t-il d'un ton sec.
Nous nous toisâmes avec une intensité extrême, chacun cherchant à faire céder l'autre.
– Ne m'oblige pas...
Et je répondis la seule chose que je pouvais répondre à ce moment-là, hébété sous la force de l'évidence avec laquelle ces quelques mots jaillirent.
– Tom, je t'aime.
Il me regarda, une émotion indicible dans le regard. Je sentis que j'avais gagné.
– Regarde ce que tu m'as fait, murmura-t-il, écoeuré, en saisissant sa baguette, des larmes de rage dans les yeux. Pour te sauver je suis même prêt à te tuer… Est-ce que c'est tout ce que nous méritons ?
– J'ai un plan, Tom.
– Il n'ira pas loin si tu meurs. Et puis avec toi, les plans ne marchent jamais.
– Fais-moi confiance. Si tu sens que tu commences à disparaître, reviens vers moi, c'est tout ce que je te demande. Accroche-toi à moi, à notre lien, de toute ton âme, j'espère que cela suffira à te maintenir un peu plus longtemps…
Il hocha la tête, hagard, et je lui retirai le pendentif, sachant ce qu'il se produirait quand il me tuerait. Ou du moins ce que je supposai qu'il allait se produire, et j'espérais ne pas m'en aller seul. Il échangea un regard avec moi.
– Le pendentif, tu penses que…
– Il contient une empreinte de chaque Potter qui l'a porté. Y compris toi. J'espère que… J'espère que tu pourras t'y accrocher si jamais…
Je le passai autour de mon cou avec un sourire triste. Je serrai le pendentif entre mes doigts. J'aurai souhaité que mes parents soient là, que Callie et Nathaniel soient là.
Je me penchai en avant, effleurant ses lèvres des miennes dans une caresse évanescente. Puis je reculai de quelques pas.
Je plantai mon regard dans celui de Tom. Des larmes débordèrent de ses yeux alors qu'il élevait sa baguette devant lui.
– Juste, fais-le rapidement, le suppliai-je presque.
Il me lança un regard tellement chargé de souffrance que je sentis des larmes rouler sur mes joues à mon tour. Il me suppliait de changer d'avis, de l'en empêcher.
Il ne hurla pas le sort, il le murmura tout bas, comme un mot d'amour. Le rayon vert fila vers moi et m'enveloppa, aspirant ma vie avec une douceur incroyable. Je me sentis tomber à la renverse, une brume lumineuse s'élevant autour de moi jusqu'à me dissimuler toute autre chose. Des visages m'apparurent. Ma mère, mon père, Nathaniel et Callidora, leurs mains soutenant mon dos pour accompagner ma chute et me déposer au sol sans fracas. L'obscurité m'engloutit et je partis loin des rives de la conscience.
Puis la douleur m'éveilla. Je sentis que quelque chose s'extirpait de moi, comme si au creux de mes tripes une créature remuait, apeurée d'être arrachée à moi. Pourtant, elle commença à être extraite, mourant à petit feu, et je voulus hurler, à l'agonie. Je revins à moi sur une surface dure, suffoquant, aspirant goulument l'air. La brume m'entourait toujours et les visages m'observaient, inquiets.
Je sentis une main vaporeuse effleurer ma joue et je reconnus les yeux de ma mère plongés dans les miens, si similaires.
– Tu as demandé de l'aide et chaque Potter dont tu as désiré la présence a répondu, murmura la voix de mon père dans un écho lointain. Tu étais en danger de mort alors le pendentif nous a rappelé.
– Papa, Maman…, chuchotai-je, le souffle court en roulant sur le côté, à l'agonie.
– On ne peut que te maintenir en vie le temps que cette chose meurt en toi.
– Ça fait tellement mal, dis-je en gémissant de douleur.
– Je sais, murmura doucement ma mère en caressant mes cheveux sans que je ne sente réellement ses doigts dans mes mèches.
– Callie, Nath'..., appelai-je d'une voix cassée, un sourire aux lèvres malgré la douleur.
Ils échangèrent un regard entendu.
– Heureux de te revoir, Harry, me dit Nath en posant sa main sur la mienne alors que je me tordais à nouveau de douleur.
– Comment peux-tu… ?
– Me souvenir de toi ? Parce que mon âme t'a rencontrée, dit-il évasivement.
– Encore ces histoires d'âme intemporelles et d'exister dans deux mondes à la fois…
– Encore ces histoires, oui, répondit Callie en m'offrant un sourire affectueux. C'est un résidu de nos âmes que contient ce pendentif. Un peu comme un Horcruxe mais fait de magie blanche. Il sert simplement d'empreinte et la seule condition pour en créer un, c'est d'aimer assez fort.
– J'avais compris ça, dis-je avant de hurler de douleur, la poitrine en feu.
Je serrai compulsivement un coin du tapis sur lequel je me trouvais.
– Shhhhht, me murmura Callie en effleurant ma joue. Quand un Potter a désespérément besoin d'aide, ceux dont il désire la présence viendront qu'ils soient vivants ou morts. Il n'est pas question de temps mais de lien du sang et d'amour. Uniquement. Nous ne pouvons rester longtemps cependant, nous ne sommes que des échos, rappelés auprès de toi pour une durée très limitée. Peut-être qu'en ce moment-même je crois rêver dans une autre vie, peut-être suis-je partie dans un autre monde, au-delà de cet univers, ou peut-être as-tu tiré mon âme du repos… Qui peut savoir ?
– Nous sommes là, c'est tout ce qui compte, confirma Nath'.
Je hochai faiblement la tête et la rejetai soudain en arrière, une douleur sourde agitant tout mon corps. Je convulsai, arquant le dos jusqu'à sentir tous mes muscles se tendre au maximum. Un gémissement remplaça le cri qui souhaitait ardemment sortir. Mes pupilles me brûlèrent alors que cette partie de Voldemort prenait le dessus. Je savais que mes yeux avaient pris l'apparence ignoble de ceux d'un serpent alors que je les écarquillai, à bout de souffle. Je savais que je ne vivais pas mon agonie mais la sienne. Et quelques mètres plus loin, je voyais le corps de Tom, inconscient, s'effacer peu à peu.
– Tom, murmurai-je et je le vis remuer légèrement.
Il ouvrit les yeux et émit un long soupir de soulagement. Il rampa jusqu'à moi, difficilement, et je le voyais disparaître toujours un peu plus, son existence s'effaçant de ce monde. Il tendit la main vers la mienne sans parvenir à l'atteindre.
– Tom, regarde-moi, ne pense qu'à moi, murmurai-je. Focalise chacune de tes pensées là-dessus. Refuse. De. Partir.
– Dire que c'est moi qu'on a traité toute une vie de narcissique, murmura-t-il avec un soupir fatigué, ses yeux se fermant peu à peu.
J'élançai ma main sur la sienne et avant que je n'aie pu la saisir, elle s'effaça de la réalité. Je hoquetai de douleur, ma main n'attrapant que du vide. Il élança son autre main sur le médaillon et disparut immédiatement. Je haletai, cherchant encore sa silhouette du regard, incapable de me faire à l'idée qu'il était… Je sentis des larmes affluer et la souffrance physique refluer à mesure que la présence de Voldemort en moi s'atténuait. Mes yeux reprirent leur forme initiale et je luttai pour laisser partir les brumes noires qui s'échappèrent de moi, aussi douloureusement que si on m'arrachait ma propre peau. Je hurlai et observai les fumerolles sombres s'élever puis se disperser pour offrir à la mort ce nouveau morceau d'âme.
Quelque chose de plus doux s'installa en moi. Une présence ténue, diffusée à travers le pendentif. Est-ce que le pendentif avait… ? Je me refusais à y songer maintenant. Je ne devais pas me laisser aller à l'espoir ou à l'abattement. Je n'avais qu'un objetcif.
Je constatai avec un accablement sans nom que chacun des Potter qui avaient répondu à mon appel était parti. Je me redressai tant bien que mal sur mes coudes. Je saisis ma baguette et me relevai, chancelant. Je fermai les yeux un instant, puisant dans mes forces pour restaurer mon corps au maximum que mes capacités me le permettaient. Je pointai ma baguette sur les pierres qui obstruaient le couloir et d'un mouvement sec je créai une brèche, provoquant une puissante explosion. Je n'attendis pas une seconde de plus et courus en direction des combats.
Le château était presque réduit en ruines et des sorts percutaient les murs, le plafond, ricochaient et se perdaient. Des éclats lumineux m'éblouissaient et je ne m'attardais que quelques secondes, lançant quelques sorts mineurs pour aider ceux que je croisais. Les regards posés sur moi en disaient long et une adrénaline nouvelle coula dans mes veines. Je pouvais. J'étais capable de mettre fin à cette guerre interminable. Je dévalai les escaliers du hall, percutant Hermione qui vint à ma rencontre, Ron protégeant ses arrières. Elle me serra à m'en faire exploser.
– Harry, Neville a tué le serpent ! Les crochets de basilic ont fonctionné ! Dis-moi que… Dis-moi…
– L'Horcruxe en moi est mort.
– Et Tom ? interrogea-t-elle alors que je la tirai sur le côté, lui évitant un sort de justesse.
– Parti, répondis-je sèchement en me détachant d'elle.
Je dévalai le reste des marches, installant un bouclier autour de moi.
– Où est Voldemort ?! rugis-je d'une voix amplifiée.
Un silence s'installa quelques secondes avant que les combats ne reprennent mais je perçus les regards de quelques sorciers vers la cour où les corps s'accumulaient.
– Hermione, Ron, restez ici, ne vous mêlez pas de ça. C'est entre lui et moi, lâchai-je, les dents serrées, en me dirigeant à grande enjambée vers la cour.
Bellatrix me barra immédiatement le passage, envoyant valdinguer une cinquième année d'un coup de baguette négligeant. Je ne lui laissai pas le temps de déverser son venin et attaquai, silencieusement, sournoisement. Elle fit dévier quelques sorts, perdant de son assurance alors que je continuai à avancer sans qu'elle ne semble représenter le moindre obstacle. Je reculai mon bras et chargeai mon sort autant que possible en une fraction de seconde. Je tendis ma main libre vers elle et je me concentrai pour l'immobiliser.
– C'est un nouveau sort, j'espère que ta mort sera extrêmement douloureuse, Bellatrix.
Je déchargeai le sortilège sur elle, pointant vivement ma baguette sur son corps immobile. Un souffle puissant souleva mes cheveux et le rayon d'un bleu soutenu la fit valser dans la cour, la désintégrant pendant son envol.
J'effectuai une brusque volteface et, d'un sort, je libérai Luna de sa prise avec Rodolphus.
– Salue ta femme de ma part, lui dis-je avant de lui lancer le sortilège de mort sans qu'il n'ait le temps de répliquer.
Un grand silence s'installa et la débâcle commença. Les Mangemorts reculaient prudemment, rejoignant leurs alliés dans la cour, en sous nombre maintenant que deux d'entre eux avaient été exécutés froidement. Je les suivis, bazardant au possible leur formation, envoyant sortilège sur sortilège, me baissant pour en éviter. Je saisis un Mangemort par le col pour prendre à ma place les trois Avada Kedavra qui me fondirent dessus.
La mêlée était entièrement centrée autour de moi et j'entendis quelqu'un hurler des ordres afin que les défenseurs du château la dispersent et me laissent atteindre Voldemort qui réalisait un carnage sans nom autour de lui. Il ne m'avait jamais paru aussi fou, et aussi humain à la fois. Je ne parvenais pas à voir Tom en lui mais je ne parvenais plus non plus à le haïr totalement. Je m'approchai de lui, me débarrassant des quelques gêneurs qui tentaient encore de percer mes défenses. Mais je n'avais qu'un objectif en tête et rien ne m'en détournerait. Et sûrement pas des Mangemorts de bas étage.
Son regard croisa le mien et un souffle attentif germa au milieu des combats acharnés. J'accélérai le pas et il se débarrassa d'un mouvement de main d'une malheureuse Serdaigle dont j'allégeai la chute, serrant les dents. Je ne décélérai pas ma course et arrivai devant lui, en terrain dégagé. Je n'attendis pas une seconde et lançai un sort visant à la désarmer. Il le contra et les deux maléfices se heurtèrent violemment, créant une onde de choc qui souffla la plupart des combattants. Tous se relevèrent rapidement et attaquèrent à nouveau, restant à bonne distance de nous. Un véritable dôme naissait de nos baguettes, nous entourant et empêchant tout assaillant d'intervenir. Je vis chaque sorcier jeter fréquemment des coups d'œil sur notre combat, l'issue de la guerre en dépendait. La victoire de l'un ou l'autre serait la victoire d'un camp tout entier.
Je brisai le lien établi entre nos baguettes, ébranlant brièvement la structure du dôme en redirigeant nos sorts vers les hauteurs. J'attaquai vivement, multipliant les sorts qu'il évitait sans broncher, comme ennuyé. Je commençai à douter d'en venir à bout, j'étais épuisé et la destruction de l'Horcruxe m'avait au moins autant affaibli que lui.
Il attaqua plus rudement et je roulai au sol, soulevant un nuage de poussière au-dessus de moi et partout autour de mon corps lorsque je me relevai, un genou à terre, et le sort de mort au bout de la baguette. Il l'esquiva, envoyant un cordage noir attraper ma cheville, me tirant jusqu'à me faire tomber à la renverse. Je me dégageai, défaisant d'un geste de la main le sortilège qui me brûlait la jambe. Je me redressai, cherchant ma baguette du regard, je l'avais perdu dans ma chute et elle était trop loin. D'un mouvement de la sienne, Voldemort l'envoya plusieurs mètres plus loin, au milieu des débris et des combats. J'entendis le hurlement d'Hermione alors que Voldemort ricanait.
– Eh bien, eh bien, Harry, susurra-t-il.
Il éleva sa baguette sur moi et mon regard fut attiré par un objet familier qui atterrit au sol près de Voldemort avec d'autres débris. Le Choixpeau magique… Je captai le bref regard que Snape m'adressa à travers le dôme, profondément inquiet. Il tentait encore une fois de me sauver.
Je tentai de gagner du temps, me déplaçant en cercle comme dans une arène. Voldemort suivit mon mouvement et je me rapprochai peu à peu du Choixpeau. J'esquivai les sortilèges qu'il me lançait, provoquant des cris de panique de Ginny et Hermione qui s'escrimaient à me venir en aide en tentant de briser le dôme que rien d'humain ne semblait pouvoir traverser. Remus, Ron et Arthur les couvraient alors qu'elles redoublaient d'effort pour me rejoindre.
– Harry, voyons, tu ne vas pas pouvoir éternellement éviter mes sortilèges, susurra Voldemort en m'en assénant un plus puissant.
Je dressai ma main devant mon visage, arrêtant à quelques millimètres de ma peau le sortilège Doloris qui souleva mes cheveux en se dispersant. Je l'avais dévié de peu, le souffle court et la posture tendue. Je fronçai les sourcils. Le Choixpeau était mon dernier espoir. Je roulais au sol pour éviter un nouveau sort qui ricocha sur le dôme et frappa la poussière qui recouvrait la cour, faisant exploser des gerbes aveuglantes un peu partout. Je profitais de mon mouvement pour attraper le chapeau rapiécé, le gardant dissimulé dans mon dos. Je sentis quelque chose peser de plus en plus entre mes mains et mes doigts s'enroulèrent autour de la garde d'une épée.
Je ne réfléchis pas une seconde de plus et m'élançai sur Voldemort, ce dernier toujours aveuglé par le sortilège qui ricochait encore. Il eut tout juste le temps de me voir fondre sur lui. Je lâchai le chapeau sentant l'épée racler le sol derrière moi. Puis à quelques mètres de lui, alors qu'il allait me jeter un sort, je bondis, m'aidant de la magie pour sauter le plus haut possible. Je brandis l'épée au-dessus de ma tête et précipitai Voldemort au sol, à califourchon sur lui et la lame fichée dans son torse, le clouant au sol. Un instant de flottement s'écoula et un sanglot s'arracha de ma gorge. Je me penchai à son oreille alors qu'il hoquetait, à l'agonie, les yeux révulsés par la peur et la douleur.
– Je t'ai aimé, Tom. C'est tout ce que tu dois savoir là où tu vas. N'aie pas peur de partir, chuchotai-je, la voix brisée.
Je sentis son dernier souffle soulever quelques mèches de mes cheveux et soudain son corps se désagrégea sous moi, me laissant seul au milieu de tous, à genoux et me retenant à l'épée de Gryffondor fichée dans le sol. Une clameur monta au moment où la plupart des Mangemorts tentaient de s'enfuir. Je levai une main épuisée et apposai une barrière anti-transplanage sur la cour, permettant aux combattants restants de n'en laisser filer que le minimum.
Puis, je me désintéressai de tout, même des voix de Ron et Hermione qui n'osaient approcher. Je serrai compulsivement le pendentif des Potter contre moi.
– Reviens, reviens, murmurai-je en boucle, fermant les yeux. Je t'en prie, Tom, reviens. Je t'ai fait une place dans ce monde, je sens encore ta présence... Reviens, je t'en supplie. J'ai besoin de toi…
Le triskèle des Potter chauffa intensément contre mon torse et la présence de Tom à travers le médaillon se faisait plus ténue. Une brise légère effleura mon visage et sécha les larmes qui coulaient sur mes joues.
A suivre…
C'est le dernier « A suivre » de cette fic, après y aura le mot fin… Puis l'épilogue et v'là !
Me tuez pas pour cette fin de chapitre s'vous plait ! xD Mais pour le coup j'ai vraiment très envie d'avoir votre avis sur celui-ci qui est quand même, somme toute, assez important ! Voir crucial ! Vous aurez remarqué que j'ai fait le choix de ne pas impliquer les Reliques de la Mort parce que voilà… de base je reprends que les éléments jusqu'au tome 4 et après c'est un joyeux bordel !
Bon sur une note plus joyeuse, merci beaucoup pour vos tuyaux sur les fics maraudeurs, slashiques tout ça :D La seule que je connais c'est « Tout pour te sauver » de Shade Dreams qui m'a faite connaître le genre et donné envie d'en lire d'autre. Je la corrige donc j'ai la chance d'avoir tous les chapitres en avant-première héhéhé… Le pouvoir ultime de la bêta ça !
La question du jour va être la suivante, comme nous approchons de la fin de cette fic, quelle fic désirez-vous que je publie en priorité parmi mes projets ? Il va de soi que celles déjà en cours seront remises à flot sous peu vu le temps que me libérera LITSOT, une fois finie !
Je rappelle que parmi les nouveaux projets il y a une HP/DM, une HP/LM, une HP/Regulus, une HP/SB, une HP/Firenze (pas de zoophilie hein, je vous rassure, Firenze est « humain » dans ce projet).
Comme ça, ça me donnera une impulsion pour terminer plus vite tel ou tel projet en fonction de vos attentes :)
Encore merci en tout cas !
J'espère que la fin sera accueillie avec une tornade de reviews ! Faut que cette fic tire sa révérence en grande pompe :') Mon bébé a tellement grandi haha !
Lot of love,
Jelyel
