Voila la suite. Le debut du texte est un petit clin d'oeil pour la review de Mitsy line. ^^
Chapitre 33 Les 13 premiers.
- Crétin de directeur ! Il aurait pu me le dire, lorsqu'on s'est croisé à la librairie, qu'il ferait cette stupide pièce de théâtre, j'aurais ainsi acheté Beedle le Barde plutôt que de le chercher dans cette bibliothèque à l'heure qu'il est !!
Installé au plus haut de l'échelle sur lequel il était monté, Morgan Eliacin, accompagné de son ami d'enfance, était en quête du fameux livre depuis une bonne heure maintenant dans le Bureau de Serpentard. Depuis l'annonce de Dippet sur la Réception de l'Hiver, Morgan avait voulu s'intéresser aux fameux contes, histoire de savoir ce que les parents sorciers lisaient à leurs enfants autre que La petite fille aux allumettes ou Barbe bleue, seulement les autres élèves avaient eut la même idée et, du coup, il y avait une liste d'attente de 2 semaines avant de pouvoir se le procurer, chose incroyable vu que les rares étudiants à aimer lire étaient en particulier les Serdaigle. N'ayant aucune envie d'attendre jusque là, Tom avait proposé de vérifier s'il n'y avait pas un exemplaire au bureau de son aïeul. Depuis, le voyageur du futur était en quête parmi les milliers d'ouvrages que renfermait la pièce en pestant tandis que Tom se prélassait tranquillement dans son fauteuil.
- Et puis, quelle idée de jouer des contes, continuait il à tempêter. Il ne pouvait pas choisir quelque chose de plus classique, comme Macbeth ou La Mégère apprivoisée.
- Ce sont des œuvres moldu, rappela Tom. Et depuis quand tu lis Shakespeare, toi ?
- Á part lire ou te regarder torturer quelqu'un, il n'y avait pas grand-chose à faire à l'orphelinat, répondit il en haussant les épaules.
- C'est vrai, s'amusa son acolyte. Et puis, je dois bien avouer que j'ai, moi aussi, lu pas mal de ses écrits. Je me souviens que j'avais beaucoup apprécié Othello à l'époque.
- Ah bon ?! Je n'aurais pas cru que ce soit ce livre en particulier qui t'aurait intéressé.
- Tu croyais que j'étais plutôt du genre Roméo et Juliette ? ricana-t-il.
Morgan pouffa en imaginant Tom en train de s'intéresser à ce style d'amour dramatique.
- Non, je pensais que tu aimerais plutôt Hamlet, vu le nombre de morts qu'on y trouve.
- Hum, je préférais les diverses ruses mortelles que l'on trouve dans Othello. Bon, à part ça, tu as trouvé ton livre ?
- Non, soupira le garçon, il y a trop d'ouvrage dans cette bibliothèque, il me faudrait des jours avant de tout examiner.
- Tu sais, je pense qu'en utilisant un sort tu irais plus vite. Accio livre de Beedle le Barde ! Cria-il en pointant sa baguette vers les rayonnages.
Aussitôt, un lourd grimoire de cuir se dirigea dans les mains de l'invocateur, sous le visage indigné de Morgan.
- TOM !! ESPECE D'IDIOT !! POURQUOI TU NE L'AS PAS FAIT AVANT !?
- Parce que j'adore te voir chercher pour rien. Allez, dépêche toi de descendre de là, je te rappelle que les cours commencent dans une heure et on a toujours pas pris notre petit déjeuner.
Celui-ci maugréa en commençant à descendre puis s'arrêta brusquement, l'air sardonique, et commença à réciter sur un ton théâtral :
- Oh Tom ! Pourquoi es tu Tom ! Renie ton père et refuse ton nom, ou, si tu ne veux pas, fais moi seulement vœu d'amour et je cesserai d'être un Eliacin.
Sur ces mots, le concerné regarda son ami avec ahurissement, se demandant s'il n'était pas devenu complètement fou, mais en voyant son sourire moqueur il se prêta au jeu et répondit :
- Je veux te prendre au mot. Nomme-moi seulement « amour », et que ce soit comme un autre baptême ! Jamais plus je ne serai Tom.
- Ah ! s'exclama Morgan triomphant. Tu vois que tu as lu Roméo et Juliette !
- Descends au lieu de débiter des âneries, rigola l'héritier de Serpentard, sinon je t'enferme dans ce souterrain pour le reste de l'année scolaire.
Sans plus attendre, ils quittèrent leur sanctuaire de fort bonne humeur, le livre de Beedle le Barde bien rangé au fond d'un cartable. Arrivés dans la grande salle, ils s'installèrent aux côtés de leurs nouveaux amis, ceux-ci leur avaient gardé une place et discutaient sur la sélection des contes… en fait les trois quart des élèves en parlaient entre eux.
- J'espère qu'ils ne vont pas choisir une histoire où il y a des Moldus, soupira Alecto, je les déteste.
- Moi aussi, ajouta son frère. En revanche, j'espère qu'ils joueront « Le sorcier au cœur velu », c'est le meilleur.
- Ah non, protesta Walburga, le meilleur c'est « Le conte des Trois frères »
N'ayant aucune idée de ce que relataient ces fables, Tom et Morgan préféraient ne pas participer à la conversation, ils se concentraient plutôt sur le cours de potion qui aurait lieu dans quelques minutes, révisant leur programme de deuxième année avec assiduité. Cependant, Malfoy ayant tout entendu déclara avec suffisance :
- Je suis bien de ton avis, Alecto, moi non plus je ne souhaite pas voir une pièce avec des Moldus, ce serait bien insultant pour notre école. De toute façon, je ne crois pas que mon père le supporterait et si ça devait arriver il irait de suite se plaindre eu directeur.
- Malfoy, gronda Morgan, tu pourrais éviter de nous infliger ton existence dés le matin, tu me coupes l'appétit !
- Ferme la, Eliacin ! siffla-t-il avec colère. De nous deux, c'est toi qui es le moins désiré à cette table. Alors parle-moi autrement !
- Si je suis le moins désiré comme tu dis, alors pourquoi t'acharnes-tu tellement à me provoquer ? ricana son rival. Ca prouve bien, à mes yeux, que je suis bien plus dangereux que tu ne veuilles l'admettre.
- Si je te provoque, répliqua le jeune noble de plus en plus furieux, c'est pour montrer à tous les Serpentard que tu n'as pas ta place dans cette maison.
- Et bien, vu les désastreux résultats de tes petites tentatives, on peut dire que tu n'es pas prêt de les convaincre.
- Arrête, Morgan, dit Tom d'un ton ennuyé. Il n'en vaut pas la peine et je voudrais finir de manger en paix.
- Ah, désolé, s'excusa le concerné. J'avais oublié que tu aimais le calme le matin.
Pour toute réponse, le garçon grommela. En effet, Tom Jedusor préférait savourer la tranquillité d'un petit déjeuner complet, il aimait prendre son temps pour boire son thé et avaler ses tartines. Malheureusement, Abraxas Malfoy ne semblait pas avoir compris ce détail, il continua son manège avec une assurance qui commençait dangereusement à agacer l'héritier de Serpentard… au point qu'il se demandait déjà de quelle manière il allait lui arracher la langue.
- Pathétique, tu obéis à Jedusor comme un petit toutou en compagnie de son maitre, Eliacin. C'est pitoyable. Ca prouve bien que tu n'as pas suffisamment de fierté pour appartenir à notre maison.
Morgan ne répliqua pas, c'était inutile : placé à quelques mètres de Tom, il pouvait déjà sentir sa colère rien qu'en voyant le rictus qui se trouvait sur ses lèvres, s'il s'en mêlait d'avantage, Tom ne ferait aucune différence entre lui et Malfoy.
- Tu ne réponds pas ?! Tu fais bien. Après tout, que vaut ton nom, Eliacin ? il ne représente rien. Ni gloire, ni honneur. Le nom des Malfoy figure dans chaque périodes de l'histoire et nous faisons partie des « 13 premiers ». Toi et ton mai-maitre n'avez aucune espèce d'importance. Seul les Malfoy comptent.
Cette fois, ce fut la phrase de trop. Tom, le visage déformé par la colère, se leva la baguette en main, prêt à remettre à sa place le prétentieux qui osait remettre la valeur du nom de son ancêtre en question… mais ce fut sans compter la rapidité de Walburga Travers qui gifla Malfoy avec suffisamment de force pour lui décoller la mâchoire. Ce geste surprit toute la table et les autres maisons regardaient la scène avec une curiosité avide. Même Tom en avait perdu toute fureur.
- Par Merlin, Malfoy, grondait Walburga, je peux admettre que tu te vantes, que tu humilies les autres, mais je n'admettrai pas que tu insultes ma famille !!
- Ta famille… mais… je ne l'ai pas insulté ?! s'étonna Abraxas dont la joue était devenu rougeâtre.
- Bien sûr que si ! Qu'as-tu dis à l'instant ? Que ton nom figure dans l'histoire et que seul les Malfoy comptaient ! En clair, tu es en train d'affirmer que ma famille et celle des autres ne valent rien ?! Tu souilles ma lignée et son honneur ! Et ça je ne peux le pardonner ! Je te rappelle également que ma famille fait aussi partie des « 13 premiers » alors je te prierai de te taire ! Si jamais j'entends encore un tel affront, je peux t'assurer que les Travers n'en resteront pas là, tout Malfoy que tu sois !!
Comprenant qu'il venait de faire une belle erreur, Abraxas préféra ne pas envenimer les choses. Il fit signe à ses acolytes de le suivre, jeta un dernier regard dédaigneux à ses ennemis, et quitta la Grande Salle avec dignité sous les regards moqueurs des autres étudiants. Peu à peu les bavardages reprirent de plus belle ainsi que l'entrain habituel.
- Et bien, Walby, tu l'as bien remis à sa place. Je ne savais pas que tu avais une telle force de frappe, déclara Morgan impressionné. La prochaine fois je ferais en sorte de ne plus te contrarier.
Aussitôt Walburga Travers se mit à rougir sous le compliment, gêné par le commentaire du garçon.
- Ne… ne dit pas n'importe quoi, idiot. Qu'est ce que tu crois ? Je… je ne suis pas faible, moi, s'énerva t'elle tout en gardant sa jolie couleur tomate. ET NE M'APPELLE PAS WALBY !!
Les Carrow gloussèrent devant le trouble de la jeune fille et Morgan s'esclaffait sans retenue. Seul Tom restait impassible mais la situation l'amusait : il avait fini par comprendre pourquoi sa camarade de classe rougissait depuis cette été et se demandait comment cela évoluerait. Dans tout les cas, il n'en perdrait pas une miette, persuadé que Morgan ne se rendrait compte de rien, un spectacle divertissant en somme.
- Au fait, demanda le voyageur du futur, c'est quoi les 13 premiers ?
- Tu l'ignores ? S'étonna Alecto. C'est comme ça qu'on appelle les 13 chevaliers-sorciers dont Merlin et Uther Pendragon ont reconnu la valeur du sang. Parmi eux, on retrouve les Malfoy, les Weasley, les Prince, les Travers, les Black, les Prewett, les Londubat, les Diggory, les 4 pères des Fondateurs, et enfin les Potter.
Sitôt le nom Potter prononcé, Morgan faillit s'étouffer avec son porridge, se demandant ce que cela pouvait bien signifier.
- La veille de la mort de Pendragon, les 13 chevaliers furent récompensés pour leurs pouvoirs, leur noblesse et leur courage, poursuivi Alecto. Merlin donna à chacun un objet représentant leur bannière, affirmant que le sang qui coulait dans leurs veines était aussi pur que leurs actes. Le terme Sang Pur vient de là. Après la mort du roi sorcier, d'autres familles, comme les Carrow ou les Lestrange, furent également reconnus, mais les 13 premiers ont un statut plus important car le roi lui-même a béni ces familles.
Tom avait suivi cette histoire avec intérêt, fier de savoir qu'il était un descendant des 13 premiers. Morgan Eliacin ou plutôt Harry Potter se rendait compte à l'instant à quelle point il connaissait mal sa famille. Mais était ce si important maintenant ?
Une fois le petit déjeuner terminé, les 5 élèves se rendirent en classe de potion, tout en continuant de parler. Alors qu'il venait de descendre dans le hall, Tom se mit à la hauteur de Walburga et lui demanda discrètement, un sourire sadique sur les lèvres :
- Tu es amoureuse de Morgan, n'est ce pas ?
- QUOI ! MAIS BIEN SUR QUE NON !! QU'EST-CE QUE TU RACONTES !?
Son cri fini, un silence de mort régna sur tout le couloir. Tous les élèves la regardaient, se demandant ce qui pouvait encore bien se passer. Furieuse de s'être donnée en spectacle, elle devança la petite bande et se précipita en classe. Morgan s'approcha de Tom et demanda, intrigué :
- Qu'est ce que tu lui as dit ? Elle avait l'air en colère.
- Oh rien, ricana le fourbe. Juste un petit détail que je me suis permis d'éclaircir.
Sur ce, il reprit sa route, laissant derrière lui un Morgan Eliacin abasourdi qui n'avait absolument rien compris à l'échange.
La semaine suivant la rentrée s'était déroulée au mieux, les deux amis avaient retrouvé leurs petites habitudes et leur train de vie habituel. Tom continuait à suivre les cours avec assiduité tandis que Morgan dormait ou faisait des parties de cartes avec les Carrow pendant l'Histoire de la Magie, les professeurs leurs donnaient des points et les félicitaient pour leur excellent travail et Dumbledore se méfiait toujours autant des deux prodiges.
Le soir, Morgan passait une ou deux heures hors de la salle commune, fouillant le château à la recherche de la Chambre des Secrets, cependant c'était devenu plus difficile à cause des nouveaux membres de leur petite bande, il devait être beaucoup plus discret qu'à l'ordinaire ; Et c'est faisant une de ses explorations qu'il eut une très mauvaise surprise : alors qu'il refermait avec soin la 6eme salle du second étage, il ouvrit la porte suivante et tomba sur ce qui ressemblait à des toilettes pour fille.
Un peu mal à l'aise, il pria pour qu'aucune préfète faisant sa ronde du soir ne débarque à ce moment là. Il examina de loin chaque cabine sans explorer d'avantage, d'ailleurs, il doutait que la Chambre puisse se trouver dans un lieu pareil. Septique, il s'apprêta à sortir mais perdit soudainement l'équilibre et s'affala de tout son long sur ce qui semblait être de la boue. En se relevant, il comprit qu'il avait dû glisser sur la flaque et pesta quand il vit l'état de ses vêtements.
- Il ne manquait plus que ça ! Après la poussière et les toiles d'araignée, la boue ! Á quoi sert Picott et son soi disant ménage ?
Il s'approcha d'un lavabo, dans l'espoir de retirer le plus gros des dégâts, mais aucune goutte d'eau ne sortit du robinet, sans doute devait il être bouché. Impatient, il sortit donc sa baguette et jeta un sort sur le tuyau… très mauvaise idée. Un bruit d'enfer se fit entendre parmi les canalisations et, trente secondes après, toute la tuyauterie explosa, offrant au responsable une douche monumentale. Les latrines et les cuvettes évacuaient leurs eaux sur le sol, inondant la pièce. Se remettant de sa surprise, Morgan quitta les lieux au plus vite, trempé de la tête au pied, espérant que le vacarme n'ait pas attiré du monde. En arrivant dans la salle commune, gelé à cause des nombreux courants d'air du cachot, il tomba sur Tom, assis devant la cheminée en train de lire un manuel de métamorphose, celui-ci avait dû l'attendre avant d'aller se coucher. Il le regarda avec étonnement et demanda :
- Mais qu'est ce qui t'es arrivé ?! Tu es tombé dans le lac ?
- Non, grogna le concerné, j'ai eu une divergence d'opinion avec un tuyau.
- Un tuyau ?
- Un tuyau de WC.
- Par Merlin, je ne veux pas savoir comment tu t'y es pris mais tu vas me faire le plaisir d'aller prendre une douche… et tout de suite !! ordonna-t-il d'un air dégouté.
- Merci de ta compassion ! siffla la victime en se dirigeant vers la salle de bain.
De nouveau seul, l'Héritier de Serpentard se replongea dans son livre, tout en se demandant dans quelle galère son ami avait encore bien pu se fourrer. Quelques seconde après, le concerné revint, une serviette autour des hanche, le visage coupable.
- Euh Tom, je crois que j'ai fait une gaffe.
- Laquelle ? demanda t il en s'attendant au pire.
- Je crois que j'ai fait sauter toute les canalisations de Poudlard, il n'y a plus d'eau qui coule.
- Serpentard tout puissant !! Mais qu'est ce que tu as encore fabriqué !?!
Le lendemain matin, la totalité des habitants de Poudlard eurent la mauvaise surprise de voir leur toilettage quotidien reporté. Comme l'avait deviné Morgan, les eaux ne s'écoulaient plus autrement que par les durites du deuxième étage qui, au passage, était devenu une fontaine géante qui inondait jusqu'au rez de chaussée. En voyant l'étendue des dégâts, le concierge faillit avoir un infarctus et dû être transporté d'urgence à l'infirmerie. Le directeur de l'école, ayant était prévenu cette nuit de l'accident par les préfets, n'était pas parvenu avec les enseignants à stopper le ruissèlement. Il dut réunir une foule d'élèves, encore en pyjama et de très mauvaise humeur, pour les prévenir que les cours de la journée étaient annulés. Les plus malins avaient donc décidé de se laver dans le lac, mais comme filles et garçons refusaient de laisser leur place au sexe opposé ça devint très vite un lavage mixte avec serviette comme seul cache corps… solution provisoire que les professeurs firent stopper immédiatement, trouvant cela parfaitement indécent. Pour ne rien arranger, la Gazette du Sorcier s'empara de la nouvelle et fit un article des plus intéressants sur la vétusté de la plomberie de l'école.
En fin de matinée, Dippet dû prendre une potion calmante, les dégâts infligés et les responsabilités prises attaquèrent peu à peu ses nerfs. Le seul point positif de cette histoire était que l'inondation avait été repoussée loin des cachots, épargnant les salles de cours, les ingrédients de la réserve et la salle commune de Serpentard
Installé dans un coin tranquille, Tom écoutait les explications du coupable, ayant pris soin au passage d'effacer toute preuve qui aurait pût accuser Morgan.
- Un tuyau bouché, tu as mis le chaos avec un bête tuyau bouché ? Et dans des toilettes pour fille en plus ?
Le garçon hésita entre éclater de rire et lui faire la morale, finalement il opta pour la première solution et laissa libre cours à son fou rire. De son côté, Morgan n'en menait pas large, n'arrivant pas à croire que c'était lui le responsable de cette catastrophe. Le reste de la journée se passa entre réparation par des plombiers sorciers et distraction pour les élèves à cause de ce repos forcé. Walburga Travers pestait depuis ce matin parce qu'elle n'avait toujours pas eu l'occasion de se laver, tout comme la totalité des Serpentard, et d'autres étudiants n'hésitaient pas à enfreindre l'interdit en se baignant dans le lac.
Quelle ne fut donc pas la joie du directeur quand on lui annonça que les dégâts étaient définitivement réparés, mais quand il vit la note de frais, il devint aussi pâle qu'un mort et dût reprendre une potion calmante d'urgence.
Ne pouvant déterminer s'il y avait un coupable ou si c'était un incident involontaire, on ne chercha pas plus loin et l'affaire fut très vite close. Le concierge s'était remis de sa crise et commençait déjà à nettoyer, maudissant toutes les 10 minutes le boulot ingrat de son poste, espérant vivement que des élèves seraient en retenue dans les jours à venir et l'aideraient.
Installé paresseusement dans son bureau, Albus Dumbledore repensa à tous les événements de cette éreintante journée. Il était épuisé mais ce n'était rien comparé au pauvre Armando, jamais il ne l'avait vu aussi exténué. Cette inondation avait causé pas mal de dégâts mais il y eut plus de peur que de mal, aucun élève n'avait été blessé. En revanche, il se demandait si cet accident en était bien un : les tuyaux de Poudlard avait été conçus pour durer aussi longtemps que le château tiendrait debout, c'était donc assez étrange qu'ils cèdent. Les plombiers avaient conclu à une trop grosse pression d'eau, mais il ne pouvait s'empêcher de douter. En tout cas, cette fois, il ne voyait pas Jedusor ou Eliacin faire une telle chose, ça ne leur ressemblait pas, le coupable –si coupable y avait- était ailleurs. Le plus désigné pour faire cette mauvaise blague était Peeves, il en était bien capable, mais étant un esprit frappeur, il ne se voyait pas le renvoyer de Poudlard. L'affaire était close, mais il garderait tout de même un œil sur cette histoire.
Décidément, la vie était loin d'être monotone.
Voila voila ^^ comme d'habitude, mille merci à tous pour vos reviews ^^
