Chapitre 34

Harry tapa à la porte du bureau de Severus, il devait certainement y être à cette heure. Pour lui qu'il y ait fête ou pas cela n'avait pas d'importance quand il avait du travail qui l'attendait sur son bureau. Harry entendit des pas se rapprocher puis la porte s'ouvrir, Sev était trop prévisible parfois. Il était prêt à redonner une chance à l'homme, sans lui sa vie ne valait rien et il en était parfaitement conscient.

-Harry ?

-Je te dérange peut-être, Severus ?

-Non, entre, que puis-je pour toi ? fit Snape en retournant derrière son bureau.

-As-tu une potion pour les maux de ventre ? s'enquit le survivant en entrant dans la pièce.

Le jeune homme s'approcha du bureau du maître des potions et posa négligemment ses fesses dessus. Il déboutonna ensuite sa chemise en pensant que Severus allait vouloir l'ausculter. Le maître des potions ne put détacher ses yeux de la poitrine de Harry et pour éviter d'y penser il se leva doucement de son fauteuil, contourna son bureau en esquivant le morveux, et alla ranger des parchemins dans une grande armoire.

Le survivant n'en crut pas ses yeux, l'homme l'ignorait ! Ah non ! cela n'allait pas se passer comme ça ! Le petit brun se retourna face au maître des potions, et réfléchit à une idée astucieuse pour le faire revenir vers lui.

-Sev, tu ne veux pas regarder où j'ai mal ?

En disant cela Harry se déshabilla et se retrouva torse nu, l'homme fort heureusement avait toujours le dos tourné car il ne savait pas s'il aurait pu résister à la tentation, mais bon il ne pouvait pas non plus garder le nez dans son armoire !

-Tu as mal depuis longtemps ? interrogea-t-il en se retournant vers l'abominable gamin perfide. Non parce que tout à l'heure tu te portais comme un charme, alors si pour une quelconque raison tu voulais juste venir me voir, par hasard bien sûr, je ne serai pas fâché bien au contraire, avoua Snape en revenant s'assoir derrière son bureau.

-D'accord je n'ai pas mal au ventre ! C'est juste que je veux passer la nuit avec toi, enfin si tu veux de moi.

Harry rejoignit l'homme et s'assit sur ses genoux, un sourire naquit sur ses délicieuses lèvres quand il sentit contre son ventre le désir de Severus. L'homme aux yeux sombres prit sa bouche dans un baiser ravageur et Harry en fut fort aise. Le jeune homme qui en voulait un peu plus attrapa son amant par les cheveux et ondula délicieusement contre lui, les bouches ne se lâchaient plus.

Les deux sorciers n'avaient pas besoin de mots pour exprimer leurs envies et leurs désirs, aussi Harry fit disparaître les pantalons d'un seul geste de la main, ce qui leur amena à tous deux un sifflement de plaisir quand leurs virilités se touchèrent. Harry rejeta la tête en arrière et Severus en profita pour lui mordiller le cou, le suçoter et lui laisser une marque bleue tout en jetant à son jeune amant un sort de contraception. Le Gryffondor ne put attendre davantage, il se souleva et s'empala sur le sexe brûlant du maître des potions qui poussa un cri de plaisir quand le morveux glissa tout le long de sa hampe.

Harry le tint par la nuque et se cambra un maximum en soufflant, l'homme lui caressa tantôt le dos tantôt les fesses en se retenant de bouger son bassin. Harry n'était plus que chair brûlante, il se mordait les lèvres pour ne pas crier, puis Severus bougea et haleta quand il reprit la bouche de son jeune amant pour caresser sa langue tout en le maintenant sur son membre tendu et prêt à exploser dans son corps.

Et alors que Harry ne s'y attendait pas du tout l'homme lui murmura ces quelques mots. « Je t'aime. »

Le petit brun sentit les larmes d'émotions couler sur ses joues. Ces mots qu'il attendait depuis si longtemps il les entendait enfin. Ils étaient sortis de la bouche de l'homme qu'il aimait si passionnément, c'était tellement fort qu'il éclata en sanglot, s'agrippant au cou de Severus qui fut déstabilisé un instant. Le maître des potions doucement reprit ses coups de rein, cajolant Harry tendrement, embrassant son épaule, son cou, sa joue mouillée, sa bouche. Et dans les larmes de joie Harry lui rendit son baiser avec amour.

Quelques secondes plus tard Severus se tendit et se vida dans le corps de son amant qui sous le coup se libéra sur l'homme amoureux de lui.

Epuisés ils restèrent ainsi dans les bras l'un de l'autre.

Les deux papas parlèrent ensuite de leur fils, ils leur tardaient, aussi bien à l'un qu'à l'autre, de voir revenir le bout de chou près d'eux.

La semaine de vacances qui restait passa à une vitesse effarante. Harry avait repris son entraînement. Severus avait bien râlé mais c'était plus par inquiétude que par méchanceté, tout était revenu à la normal, quoi !

Remus passa la nuit à la Cabane Hurlante et Sirius et Rokiho l'accompagnèrent.

-Les cornichons sont de retour ! annonça Snape un jour en entrant dans les cachots pour avertir Harry qu'aujourd'hui il allait être grognon.

L'homme rouspétait à chaque fois, et à chaque fois cela faisait rire le survivant. Ghanos et Draco, eux, filaient le parfait amour. Sauf que ce soir le blond avait une petite mission à effectuer à Pré-au-Lard et que Ghanos devait résister à l'envie de le suivre pour le protéger. Il l'aurait bien fait mais Draco lui en voudrait de ne pas lui faire confiance, après tout il n'y avait aucun danger dans cette mission. Se rendre dans l'Allée des Embrumes, trouver la boutique de Jasper, prendre la commande du directeur de Poudlard et revenir, c'était pas dangereux en soi, hein !

Seulement voilà, ce qu'ils n'avaient pas prévu c'est qu'à la sortie de la boutique, Dray se fasse enlever par trois hommes complètement encapuchonnés. Son paquet tomba par terre, près du magasin et son cri fut étouffé sous la main qui se posa sur sa bouche.

-Tu cries, je te saigne ! le menaça son agresseur en lui plantant la pointe d'un poignard sur la gorge pour lui faire comprendre qu'il ne plaisantait pas.

Draco se réveilla dans une cellule un jour plus tard. On l'avait attaché aux poignets par des chaînes fixées au mur, celles-ci lui faisaient d'ailleurs un mal de chien ! Et puis il avait mal partout, faut dire aussi qu'il avait subi, hier soir, une petite séance de torture. Là c'était le matin, il percevait la lueur du jour à travers la petite lucarne encrassée et il fut rassuré, au moins il était encore en vie.

Ses jambes étaient ankylosées et le froid le faisait trembler. Il ne reconnaissait pas les cachots de Voldemort, car qui à part lui aurait pu l'enlever ?

Pourtant Draco doutait que ce soit le mage noir, alors si ce n'était pas lui ou ses hommes, qui étaient-ils ? et que lui voulaient-ils ?

Le jeune homme blond pensa à Ghanos qui devait maintenant s'inquiéter de ne pas le voir revenir, et d'après ce qu'il avait entendu de ses agresseurs il n'était pas près de le retrouver car il se trouvait très loin de l'Angleterre. Ici il faisait froid, encore plus froid qu'en écosse. Draco avait sur le dos sa chemise déchirée et son pantalon pour le protéger dans ce cachot plein de courants d'air.

Un bruit soudain attira son attention, une silhouette se tenait devant lui, il ne l'avait pas entendu ouvrir la porte tellement il était dans ses réflexions. L'homme portait une maigre pitance qu'il déposa aux pieds du blond, celui-ci de colère dégagea le tout d'un coup de pied, l'homme excédé lui asséna un violent coup de poing sur le visage qui fit hurler de rage Draco qui sentit du sang couler de sa bouche. Il essaya d'atteindre son agresseur mais ce fut peine perdu, l'autre avait reculé.

Dray se calma quand sa tête se mit à lui tourner affreusement. L'inconnu en profita et se rapprocha afin de lui souffler des menaces à l'oreille.

-Tu vas souffrir, blondinet, comme tu n'as jamais souffert. Je n'aime pas que l'on prenne ce que je convoite. Cela dit je comprends pourquoi il est avec toi, Ghanos a toujours eu très bon goût en matière d'homme, mais il est à moi !

-Ghanos !

-C'est pour lui faire mal que je t'ai enlevé, Malfoy. Tu ne l'avais pas encore deviné ?

-Tu ne l'auras jamais, répondit Draco d'une voix basse. C'est moi qu'il embrasse le soir et qu'il serre dans ses bras, le provoqua Draco qui aurait mieux fait de s'abstenir, et c'est aussi à moi qu'il fait l'amour plusieurs fois par jour alors qu'espères-tu obtenir de lui ?

L'homme sortit une dague effilée et laissa glisser la lame sur le corps de Draco qui sentit une sueur froide couler le long de son dos. Des petits filets de sang coulèrent le long de son torse et de son ventre, sa joue subit le même sort. Le jeune homme ne dit rien, il avala sa rage et ses cris de douleur, de toute façon que pouvait-il dire ? Il était prisonnier et l'autre n'allait pas le lâcher, pas avec une telle haine dans le regard.

Le tortionnaire arrêta sa torture avec un rire sadique en frottant la lame de son arme sur son pantalon. La chemise du blond, ou plutôt ce qu'il en restait, était rouge du sang des blessures qui s'écoulait lentement. Pas un son n'était sorti de ses lèvres, il avait serré les dents, pourtant la séance avait durée au moins une heure. Les plaies à vifs le brûlaient désagréablement et l'homme sourit satisfait de son travail en le regardant comme on regardait une œuvre.

-Alors, tu es moins fier maintenant, Malfoy ?

-Vas te faire foutre !

-Ce n'est pas très gentil ça ! Je vais devoir te punir un peu plus, Draco.

-Faites ce que vous voulez de moi, mais quand Ghanos vous trouvera je ne donnerai pas chère de votre peau.

-Pour l'instant c'est toi qui es en mauvaise posture, pas moi.

L'homme sortit sa baguette de la poche de son grand manteau et lança un doloris sur le jeune homme qui ne s'y attendait pas. Aussitôt celui-ci hurla de douleur et se tapa la tête contre le mur de la cellule.

-Tu vois, Draco, je peux te faire hurler moi aussi !

-Pas aussi bien que Ghanos, ricane le blond de sa voix éraillée et provocante !

L'inconnu lança un autre doloris, plus puissant et le jeune homme perdit connaissance.

-Tu n'es pas au bout de tes peines, murmura l'homme avant de disparaître du cachot.

-Il n'est pas revenu ! hurla Ghanos en allant voir Lucius Malfoy.

-Hein, qui ?

-Draco n'est pas rentré de sa mission, Lucius.

-Mais il devrait être là depuis deux bonnes heures maintenant, qu'est-ce qu'il fabrique ? s'inquiéta le blond.

-Je ne sais pas, il lui est arrivé quelque chose j'en suis sûr !

-Allons voir si le directeur à des nouvelles.

-Entrez messieurs ! fit le vieil homme qui s'attendait à la visite de Ghanos et de Lucius. J'allais justement vous faire mander !

-Professeur, attaqua le vampire avant que Lucius ne puisse dire quoi que ce soit, Draco n'est pas rentré et je veux savoir où il est exactement.

-Je sais, j'allais vous avertir, il semble qu'il se soit fait kidnapper par un ou plusieurs inconnus en sortant de la boutique.

-Qui ? demanda froidement Lucius dont le visage devint dur.

-Pour l'instant je ne sais pas, on perd la piste dans l'Allée des Embrumes, je suis désolé, messieurs.

-Des mangemorts ? demanda le blond qui voulait plus d'explication.

-J'en doute Lucius !

-Eh bien moi je ne reste pas là à attendre, j'y vais, répliqua Ghanos en faisant demi-tour.

Le vampire disparut de la pièce et se retrouve là où Draco avait disparu, dans l'Allée des Embrumes. Il entra dans la boutique de Jasper sans perdre de temps, malgré l'heure tardive elle était encore ouverte. Un homme sortit d'une petite pièce derrière le comptoir et s'avança vers lui.

-Bonsoir, monsieur, vous cherchez quelque chose de spécial, demandez je vous le trouverai.

Ghanos le toisa, méfiant, l'homme était moyen de taille, et laid. Son aspect n'était pas des plus propres, en plus de ça son air sournois ne lui disait rien qui vaille. Il ne parlera pas, admit Ghanos, pas sans menace.

-Je cherche un ami qui a disparu juste devant votre boutique, Auriez-vous vu quelque chose d'étrange ?

-Je ne sais rien, je n'ai rien vu non plus, qu'on me laisse tranquille, allez-vous en !

Le vampire se rapprocha de l'homme et l'attrapa solidement par le col de sa robe.

-Dis-moi ce que tu as vu, vermine ?

-Lâchez-moi où j'appelle les aurors !

-Dans ta boutique ! Ça m'étonnerait. Je te préviens je ne partirais pas tant que tu ne m'auras pas parlé, espèce de rat puant.

Pour donner plus de poids à ses paroles Ghanos montra au vendeur d'objets de magie noire de toutes sortes, ses crocs luisants de salive.

-Ne me mordez pas, vampire ! ne vous approchez même pas de moi ! je ne supporte pas ceux de votre race, ils sont malfaisants et vils.

-Parle, avorton, et je verrais si je te laisse en vie.

-Ils étaient trois, comme vous !

-Qu'est-ce que tu entends par, comme vous ?

-Vampires ! C'était des vampires, ils ont entouré le garçon et ont transplané.

-Tu les as déjà vus par ici ?

-Non, jamais !

-Si tu mens je reviendrai et crois-moi tu prieras pour mourir de suite !

Ghanos repartit vers Poudlard, dans le bureau du directeur, dans un état de rage indescriptible.

-Alors ? interrogea le vieil homme, anxieux.

-Ils sont trois, probablement des vampires, je pense que cela n'a aucun lien avec Voldemort.

-Pourquoi l'avoir enlevé dans ce cas, Ghanos ?

-Je ne sais pas, Malfoy, il faut que je sache à quel clan ils appartiennent, pour cela j'ai besoin d'une pisteuse et la meilleure est dans mon clan, je vais la contacter maintenant.

Le vampire ferma les yeux, se concentra puis s'assit dans un fauteuil pour réfléchir.

-Elle arrive, souffla-t-il pour avertir les deux autres.

-Dans combien de temps ?

-Là, maintenant.

Dans une envolée de cape une forme apparut au milieu du bureau, elle se précipita dans les bras de Ghanos qui se leva à son arrivée.

-Je suis désolée pour Draco, j'ai pris quelques affaires d'urgence. Allons-y immédiatement, parla la créature qui venait d'apparaître. Ghanos, tu sais que plus la piste est chaude et plus nous avons de chance de le retrouver.

-Je vais chercher mon manteau et mon sac, attends-moi ici veux-tu ?

-Fais vite !

L'homme transplana et Ghalanéa, car il s'agissait bien d'elle, se tourna nonchalamment vers Lucius.

-Bonsoir, monsieur Malfoy, dit la vampire en retirant sa capuche.

-Ghalanéa ! Ghanos ne nous a pas dit que le pisteur c'était vous !

-Je suis la meilleure pisteuse du clan Ghalanius, c'est normal qu'il fasse appelle à moi.

-Je ne savais pas que vous étiez…

-Vous ne savez rien de moi, vous vous imaginiez que j'avais une petite vie bien tranquille, que je restais au château à donner des ordres par-ci par-là. Vous êtes bien un homme, tien !

-Et bien, mademoiselle, je suis ravi de vous connaître bien que les circonstances ne soient pas favorables, dit le professeur Dumbledore.

-Oh ! pardon monsieur, je suis confuse, je ne vous ai pas salué. Je suis Ghalanéa, la sœur de Ghanos.

-Oui, j'ai cru comprendre, je suis le directeur de cette école.

Le prince, qui n'avait pas perdu de temps, revint, et tendit à Lucius sa cape et sa baguette.

-Il ne vient pas avec nous, se récria la princesse, il va nous retarder, Ghanos.

-Si Ghalanéa, il vient, c'est le père de Draco et comme tel il en a le droit !

-S'il est à la traîne tu t'occuperas de lui, je ne suis pas venu pour jouer la nounou !

Lucius était furieux qu'elle parle de lui en ces termes. Pour qui se prenait-elle, cette mijaurée ? Il n'avait jamais gêné qui que ce soit dans une mission et il n'allait certainement pas commencer aujourd'hui alors que Draco était en danger.

Ghanos, conciliant mais têtu, prit le blond par le bras et transplana dans l'Allée des Embrumes sans même attendre sa sœur.

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N'oubliez pas que cette fic est la première que j'aie écrite et que je la remets au goût du jour, lol. Désolée aussi pour les reviews, j'ai voulus finir la correction de ces chapitres avant. Merci de suivre cette histoire.