Chapitre 34 : Ever Dream

P.D.V de Laito :

Assise à mes côtés, Soliana révise une dernière fois ses formules pour le contrôle de math. Je ne lui ai toujours pas dit pour son père. Pour être honnête, je l'avais complètement oublié jusqu'à ce que je me rende compte que c'est demain qu'il viendra au café. Mais hors de question d'en parler à ma Solia-chan maintenant. Elle a travaillé si dur pour réussir son devoir, je ne peux pas tout gâcher en lui parlent de son père. A la prochaine pause, quand ce sera fini.

_Allé, ranger tous vos notes, plus rien sur les bureaux on commence.

Le devoir dure au moins une heure. Lorsqu'un élève à terminer, il se lève en silence pour poser sa copie sur le bureau du prof et quitte la salle. Je termine avant Soliana, mais je reste encore un peu. Enfin, une demi-heure plus tard, elle sort de la classe. Je lui laisse juste le temps de sortir avant de la suivre. Un sourire étire mes lèvres en la voyant qui m'attend dans le couloir. Passant une main sous son menton, je lui lève doucement la tête pour effleurer ses lèvres des miennes.

_Viens, dis-je en prenant sa main. Je dois te dire quelque chose.

Elle se laisse guider à travers le bâtiment. Une fois sur le toit, je l'attire dans mes bras. Je la cajole, embrasse son cou, inspire profondément l'odeur de ses cheveux.

_Sais-tu pourquoi j'ai était appeler dans le bureau du proviseur l'autre soir ? lui demandais-je.

_Non, je n'y ai plus repensé. Je m'inquiétais pour Amara, à cause de Reiji, et après on a su que Yui était enceinte et ça a éclipsé tout le reste. Pourquoi ? Tu n'as pas d'ennuis ?

_Non, rassure-toi. C'est juste parce que… En fait ton père était venu et à demander à me parler.

Son corps se tend en quelques secondes.

_Il veut que je rentre… non… non je n'veux pas ! C'est avec toi que je veux vivre et nulle part ailleurs !

_Chut, ne pleure pas mon amour.

Elle enfouit son visage dans mon cou, pleurant et tremblant comme une feuille.

_Il voulait seulement te revoir, jamais je ne laisserais qui que ce soit t'enlever à moi.

_Me revoir ? réussi t'elle a articulé entre deux sanglots.

_Oui, je lui ai dit de venir demain dans le café qui est en face de l'école. Veux-tu le revoir ?

Elle reste un petit moment accroché à moi. Sa respiration revient à un rythme plus calme et ses larmes se tarissent.

_Quand ? demande-t-elle.

_À quinze heures.

_J'irai, si tu viens aussi.


P.D.V de Katya :

Les éclats des voix dans le couloir m'empêchent de me concentrer sur mon travail. Kou avait demandé à toutes ses fans-girls de l'y suivre, disent qu'il avait quelque chose d'important à leur expliqué. Et bien évidemment, c'est à mon sujet. Je me demande quelle histoire le blond à bien pu inventer pour les raisonnées. En tout cas, le débat a l'air vif.

_Elles vont se taire à la fin… gronde Subaru avec mauvaise humeur.

_C'est vrai… qu'elles sont bruyantes… approuve Azusa d'une voix lasse.

_Une vraie basse-cour, dis-je dans un soupir.

Pendant une seconde, Subaru esquisse un sourire. L'argenté déteste le bruit. Comme tout ce qui est susceptible de le mettre sur les nerfs. Totalement l'opposé d'Azusa, qui lui est toujours passif. Je ne suis même pas sûr qu'il se défendrait si quelqu'un lui voulait du mal.

Quand la pause sonne enfin, je monte sur le toit pour manger. Subaru m'y retrouve, silencieux comme une ombre. Ouvrant ma boîte, j'y découvre du riz avec du poulet. Ruki avait remarqué que j'ai une préférence pour la viande, du coup il en ajoute toujours un peu plus dans mes repas. Subaru ne mange pas, regardant fixement le vide. Il le fait souvent, au point que j'ai parfois peur, même si les barreaux l'empêchent de tomber.

_Ça t'arrive souvent ? demande-t-il.

_Je n'en sais rien, répondis-je en comprennent qu'il parle de mon cauchemar. C'était la première fois que je m'en souvenais en tout cas.

_Tu veux en parler ?

_Non.

La réponse est sortie dans la seconde, sans que j'y réfléchisse. Je ne veux ni en parlé, ni y penser.

_Je veux seulement l'oublié.

La main de l'argenté presse doucement mon épaule. Nous ne disons plus rien. Il n'y a pas besoin de mot pour nous comprendre. Des pas me font levai les yeux c'est Kanato. Le vampire enfantin vient en silence s'asseoir près de moi, serrant doucement son Teddy contre sa poitrine. Il doit se sentir seul… Et peut-être un peu triste, vu sa réaction quand il a su que j'allais avec les Mukami. Sans un mot, j'écarte mes cheveux en inclinent la tête pour lui permettre de boire. Sourient a cette offre, le violet mord dans mon épaule. Il boit a long trait, déglutissent régulièrement.

_Arrête, intervient Subaru au bout de cinq gorgés. Ne lui en prends pas trop.

Kanato retire ses crocs avec mécontentement, mais ne proteste pas. Un peu hésitante, je pose une main sur son bras. Ses yeux d'améthyste se braquent aussitôt sur moi. Un frisson me parcourt l'échine. Finalement, son visage d'une pâleur de craie s'éclaire d'un sourire.


P.D.V de Kou :

_J'espère que vous avez bien compris, hein ? Amara n'est pas ma petite amie.

_Oui, Kou-kun, répondit sombrement mes fans-girls.

_Vous la laisserait tranquille maintenant, d'accord ? Elle ne veut de mal à personne, mais comme vous l'avez vu, elle sait se défendre.

Nouveau murmure d'approbation. Cette fois, il ne devrait plus y avoir de problème. Normalement. Le groupe se disperse, chacune retourne dans sa classe. Il ne reste que moi et une fille de ma classe. Une petite brunette adorablement timide. C'est avec elle que j'ai passée l'autre nuit. Elle n'était pas très audacieuse, mais je m'étais quand même bien amusé avec elle. D'habitude, j'aime les amantes un peu plus téméraires.

_Tu viens, lui dis-je. On va arriver en retard.

Elle bredouilla quelque chose en rougissent, et me suivi.

_Kou.

Yuma apparaît au bout du couloir. La brune attrape mon bras en le voyant, se cachent derrière moi. Je ne peux pas m'empêcher de la trouver mignonne, ça me donne envie de la croquer comme un sucre d'orge.

_Un problème Yuma-kun ?

_Je voulais juste m'assurer que tu avais bien mis les choses au point avec tes fans.

_C'est fait, je m'en suis occupé à l'instant.

_Tant mieux.

Il repart comme il est venu. Mon regard revient sur la jeune fille.

_Hé, n'est pas peur. Il a beau être dur, au fond il n'est pas si terrible.

Sauf s'il a soif, mais ça elle n'a pas besoin de le savoir. Je passe mon bras libre autour de ses épaules. Ses joues rougissent encore un peu.

_Attends-moi ce soir, après le dernier cours, murmurais-je à son oreille.

Je sens que je vais encore passer une agréable nuit au love hôtel.


P.D.V externe :

Une fois les cours terminés, Simon quitta l'école pour rejoindre Le Démon Ivre, un bar mal famé qui n'était fréquenté que par des yakusas et autre personnage peu fréquentable. Il avait beau détester cet endroit de tout son être, Simon n'avait pas le choix. La personne qui lui avait donné rendez-vous ce soir lui faisait bien trop peur pour qu'il refuse. Personne ne lui prêta la moindre attention lorsqu'il entra. L'endroit était bondé : ici des hommes buvaient et parlé bruyamment, ici d'autre joué aux cartes, là encore d'autres descendaient un escalier pour suivre une fille de joie. Aux yeux du jeune étudient, s'était toute la laideur du genre humain qui était rassemblé ici. Et il aurait été dur de lui donner tort.

_Hé, Sim' ! Par ici !

Simon déglutit, puis rejoignit celui qui venait de l'appeler. Un autre jeune homme, qui bien qu'un peu plus grand, semblé avoir le même âge que lui.

_Vient, le boss veut te voir.

_Pourquoi moi Maxime ? Je ne veux plus rien avoir à faire avec tes histoires…

_Du calme, tout ce que tu vas faire, c'est répondre à quelques questions. C'est pas trop illégal ça, non ?

Simon ne chercha pas à répondre. Plus vite il en finirait, mieux il se porterait. Et plus vite il pourrait s'éloigner de Maxime, loin, très loin. Il était prêt à partir à l'autre bout du pays s'il le fallait. Son ancien camarade de classe l'entraîna dans une petite pièce à l'écart de la salle principale. Assis à une table, un jeune homme brun d'environ une vingtaine d'années achevé de vider un verre d'alcool.

_C'est pas trop tôt, lâcha-t-il. Max, tu t'moque de moi ? reprit-il en voyant Simon. C'est ça ton indic ? Un môme ? !

_Qui le penserait, hein ? répondit Maxime. Insoupçonnable, et bien placé là où nous en avons besoin.

L'homme leur fit signe de s'asseoir d'un geste impatient. Lui non plus ne voulait pas s'attardait. Il ne pouvait se permettre le risque d'être vu dans un endroit comme celui-ci.

_Simon, je te présente mon patron : Mr. Sanata Shiro. Mais tu peux dire Mr. S, c'est plus rapide.

_Shiro ? Comme les entreprises Shiro ?

_T'as tout compris !

_Hum… Venons-en au fait, si vous voulait bien, dit monsieur Shiro d'un ton mordent. Simon, si Max a fait appel à toi, c'est parce que tu fréquentes la même école que ma fiancée. Pour faire cour un type de cette école c'est amouraché d'elle et me l'a volé. Ce que j'attends d'toi, c'est des informations sur lui. Qui il est, où il vit, etc.

_Seulement ça, et après je n'aurais plus rien à voir là-dedans ? demanda timidement Simon.

_Seulement ça, approuva monsieur Shiro. Le reste ne te regarde pas, ce sera l'affaire de Max et des autres gars.

_Très bien, se résigna Simon. Comment je reconnaîtrais votre fiancée ?

Monsieur Shiro fouilla dans une de ces poches, don il tira une photo. Elle montrer une jeune fille aux longs cheveux brun auquel la lumière donner des reflets miel.

_Elle s'appelle Soliana Honora.


P.D.V de Yui :

_Ne soit si pudique. Ce n'est pas une nouveauté pour toi, vu ton état.

Rouge de gêne, je retire mon uniforme. Même s'il ne fait pas froid dans le laboratoire de Reiji, l'air sur ma peau me fait frissonner. Je n'ose pas le regarder dans cette tenue. Je ne porte plus que mes sous-vêtements.

_Bien, dit l'ébène avec agacement. Assis toi.

Je m'exécute. Ayato doit sans doute tourner en rond dans sa chambre comme un lion en cage, je ne veux pas m'attarder plus que nécessaire. J'ai déjà eu toutes les peines du monde à le convaincre de me laisser venir seule. Reiji se met à genoux devant moi, et palpe doucement mon ventre de ses doigts gantés.

_As-tu ressenti des douleurs, ou des vertiges ?

_Non, mais maintenant que j'y pense, aujourd'hui je me suis senti un peu étourdie en me levant.

_Ça ne t'est arrivé qu'aujourd'hui ?

_Non, ça arriver aussi quand on me prenait du sang. La seule différence c'est que je ne me suis pas sentie faible ou fatigué.

Reiji se relève en soupirent d'un air méprisent. Bien sûr, pour lui j'ai toujours été faible, et je le serai toujours tant que je serai humaine. Mais j'ai peur de changer, je ne veux pas y penser. Un bruit de papier attire mon attention Reiji écrit quelque chose dans un petit carnet. Je suppose qu'il voit ma grossesse comme une nouvelle expérience, histoire de se dire que tout ceci n'est pas sans intérêt pour lui. Ça me fait un pincement au cœur… Il considère mon bébé comme un cobaye… Comment peut-il avoir un cœur aussi noir ?

_Vient ici, dit-il en retirent toutes les affaires posées sur le bureau. Allonge-toi, je t'examinerais mieux comme ça.

Déglutissent, je me lève. Pourvu qu'il termine vite… Je fais de mon mieux pour ne plus avoir peur… Mais c'est dur, surtout avec lui…

Le bois dur du bureau me fait un peu mal au dos, mais je n'ai pas le choix. Reiji mesure mon tour de taille avec un mètre ruban. Il note le résultat sur son carnet, puis palpe à nouveau mon ventre.

_Tout semble normal, dit-il finalement. Mais revient demain. Je dois être sûre que ça n'évolue pas trop vite. Si c'est le cas ton corps d'humaine ne le supportera pas sans que j'intervienne. Mais dis-toi bien une chose : si jamais je ne peux pas t'aider a supporté la grossesse, il faudra prendre une mesure radicale.

Mon corps se fige, comme soudain pris dans la glace. Il ne veut quand même pas dire…

_Non… pas ça…

Les mots passent mes lèvres sans que j'y fasse attention. Ce n'est qu'un murmure, mais l'ébène l'a parfaitement entendu.

_C'est pourtant une option a envisagé si tu ne veux pas mourir. Laisse-moi maintenant. J'ai du travail.

Je remets silencieusement mes vêtements et sors de la pièce. Mon corps bouge sans que je ne m'en rende vraiment compte, je ne me souviens même pas être revenu dans ma chambre. Et c'est pourtant là que je suis, le visage enfoui dans mon oreiller pour pleurer. Je l'ai souvent fait, avant. Quand je n'en pouvais plus, quand ça devenait trop dur de supporter les morsures, les moqueries et tout le reste… Parfois, j'espérais m'étouffer, réussir à m'enfuir de cette vie en mourant par moi-même, plutôt que de leurs faires le plaisir de mourir de leurs mains et de leurs crocs.

Une main se pose sur mon épaule. Je ne bouge pas, laissant Ayato m'attirer contre lui. Il ne parle pas, passant simplement ses longs doigts fins dans mes cheveux. Il voudra sans doute des explications, mais pas maintenant. Là, je veux juste pleurer.


P.D.V d'Azusa :

Mes devoirs sont presque terminés. À côté de moi, Amara en est encore à la moitié. Nous nous sommes installés dans le salon pour travailler ensemble. L'humaine semble beaucoup l'aimé, parce qu'il est aussi bleu que sa chambre au manoir Sakamaki. C'est vrai que cette pièce est belle, calme, et l'atmosphère y est détendue. Un peu comme ma chambre a moi, elle aussi bleu. Dans un des fauteuils, Ruki est plongé dans un roman. Il lit presque tout le temps. Mais ce soir, j'ai comme l'impression qu'il y a autre chose, comme s'il voulait nous surveiller. Maintenant que j'y pense, Ruki avait l'air bien sombre tout à l'heure. Je veux dire plus que d'habitude.

Amara ne semble pas l'avoir remarqué. Elle aussi n'est pas comme d'habitude son visage est plus lumineux, éclairé par un léger sourire qu'elle n'avait pas avant qu'on arrive à l'école. Elle a peut-être appris une bonne nouvelle de la part d'un des Sakamaki… Elle a l'air si calme, là, écrivant tout en écoutent sa musique. Elle me laisse l'écouter aussi parfois, j'aime bien ça. Certaine sont un peu bruyantes, mais pour la plupart il n'y a pas de paroles, que des instruments. Ça change, et c'est beau.

_Tu as bientôt fini ?

Ruki est derrière moi, regardant le dernier devoir que je suis en train d'écrire.

_Presque, pourquoi Ruki-kun ?

_Je voudrais qu'Amara se couche plus tôt ce soir. Elle est un peu trop sortie avec Kou cette semaine. Si elle est fatiguée pendant les cours, Subaru sera furieux.

_Oui mais, est-ce qu'elle va repartir avec eux, ou resté encore avec nous ?

_Je ne le saurais que demain, mais dans tous les cas je ne veux pas prendre le risque qu'elle s'endorme en cours. Imagine si elle refait un cauchemar devant tous les autres élèves.

Il a raison, nous aurions un gros problème si jamais ça lui arrivait. Un quart d'heure plus tard, dès que l'ébène termine enfin son travail, Ruki l'envoie dans sa chambre. Elle prend quand même une bonne douche avant. Je l'attends, assis sur son lit. Je veux dormir avec elle, profité qu'aucun de mes frères ne la garde. En me voyant, elle me sourit. L'humaine s'allonge pendant que je m'installe contre elle, la tenant dans mes bras. Le visage en paix, elle s'endort avec ce doux sourire.