Jack et Sam étaient ensemble dans le bureau du général Hammond, attendant nerveusement que celui-ci ne prenne la parole. Des larmes coulaient sur les joues du major Carter alors que des pensés absurdes lui venaient en tête les unes après les autres. L'attente étaient insupportable, aussi bien pour elle que pour Jack, mais Janet leur avait dit que ça ne changerait rien qu'ils s'inquiètent à l'entrée de l'infirmerie ou ici. Apparemment Jenny n'était pas en danger immédiat, bien que des examens approfondis fussent souhaités au plus vite.

- Écoutez, je sais que ce qui est en train de vous arriver est abominable, mais il me faut des explications, déclara Georges avec un ton compatissant.

Sam tenta d'essuyer ses larmes tandis que Jack voulait faire l'impossible pour la rassurer. Il lui prit alors la main, ignorant la loi de non-fraternisation devant le général.

- Le docteur Fraiser fait tout son possible pour Jenny.

- Pour notre fille, souligna Jack.

- Justement, Teal'c m'a brièvement expliqué ce qu'était le prominéras et tout et tout mais vous êtes dans l'armée de l'air et Je sais que les sentiments que vous ressentez sont réels grâces à ces souvenirs, et étaient peut-être déjà aussi là avant, mais je ne peux rien faire. Sachez que même si je tiens tout particulièrement à SG1 il y a des règles, je ne peux pas vous éviter la cour martiale. Je comprends que vous vouliez être ensemble en continuant votre travail et qu'il y a beaucoup de chose qui fait que vous n'êtes pas responsables de vos actes puisqu'on vous à fait une sorte de lavage de cerveaux mais

- Nous voulons des nouvelles de Jenny, le reste nous est égal, coupa Jack.

Georges Hammond les autorisa à sortir avec un nouveau regard compatissant, sachant qu'il ne pourrait rien faire pour eux. Il se figea soudainement à cette pensée et regarda le téléphone rouge posé sur son bureau, cherchant le courage pour demander une faveur au président en ce qui concerne le couple que formaient les deux militaires. A l'évidence, il y a toujours des exceptions à tout et Jack et Sam, qui avait un enfant depuis peu, pouvaient être les meilleurs candidats pour celles de la loi de non-fraternisation.

Janet, voyant entrée Sam et Jack dans l'infirmerie, essaya de se reprendre en main et se dirigea vers eux. Elle leur demanda de la suivre dans le couloir et ferma la porte derrière elle.

- Est-ce que Jenny va bien ? Demanda Jack après un instant.

Janet le regarda longuement sans rien dire, essayant de trouver les mots justes. Elle l'avait pourtant fait des dizaines et des dizaines de fois mais celle-ci lui semblait de trop, les mots n'arrivaient pas à sortir de sa bouche. Elle baissa alors la tête, laissant échapper une larme.

- Janet, souffla Sam qui éprouvait le besoin de l'entendre de sa bouche.

- J'ai fait tout les examens nécessaires, réussit-elle enfin à prononcer en levant le visage vers sa meilleure amie et l'homme qu'elle respectait le plus, tout porte à croire que Jenny est en pleine forme mais sa santé se dégrade de minute en minute. Ces organes fonctionnent normalement, tout est parfait mais sa respiration devient de plus en plus difficile, alors que rien ne l'empêche de respirer normalement.

Jack déglutit difficilement avant de prendre Sam dans ses bras. Une douleur lui empoigna le cœur avec force, plus forte que n'importe quelle blessure physique. Sam faisait un mouvement négatif de sa tête, ne voulant pas croire ce qu'elle entendait.

- Jenny est mourante, déclara Janet avec une voix brisée, il ne lui reste plus beaucoup de temps devant elle. Je ne peux pas dire combien de temps exactement mais elle ne passera pas la nuit Il faut que vous soyez fort pour elle. J'ai préparé une décharge pour que vous puissiez sortir de la base avec elle. Je sais que ça ne change rien à la tristesse que vous allez ressentir mais vous devriez emmené Jenny quelque part pour qu'elle puisse profiter de sa dernière journée.

Janet ferma les yeux, ne supportant pas la vue de ces personnes qu'elle connaissait tant perdre tout ce à quoi elles tenaient, regrettant alors d'être la personne qui leur avait appris que leur monde sera bien plus noir désormais.

- Je suis vraiment désolée.

→ A SUIVRE