Bonjour à tous !
Merci pour l'intérêt que vous portez à Nuances. Ça me touche beaucoup. Atteindrons-nous les 400 reviews sur ce chapitre ? A vous de jouer )
ON A ATTEINT LES 50 FAVORIS WOOOOOOOOHOOO :D
Merci aux nouveaux fav/follow de cette semaine.
Merci à uneklaineuuuuuse, Klaine-Forever21Eterniy, Anna, Marion, Amber, justmoi59, Behh, CeliaCom7, Alexis, chiichan4, Guest, Klaineuse, Claire pour vos reviews.
Uneklaineuuuuuse : ta review était génial et je suis fan de tes PS ) je ne sais même pas quoi te dire à part un énorme merci pour toutes les choses gentilles que tu as dites :) Tes références m'ont bien faits rire au passage :D
Klaine-Forever21Eternity : bien sur vous saurez tout ça plus tard. Et oui, c'est le moins qu'on puisse dire : Elliott est dingue ! Même si Kurt ne le montre pas, il apprécie Joey et Mercedes :) Ce n'est pas grave, c'est déjà adorable de ta part d'en mettre quand tu as le temps ou juste l'envie :)
AnnaKlaineuse : c'est son deuxième prénom : Elliott Flippant Gilbert :) Bisous Anna.
IheartIns : coucou :) merci c'est gentil :) Oui je vois ce que tu veux dire. Mais j'ai déjà ma petite idée sur quoi en faire de cette fin justement ) mais chuuut :D Oh eh bien c'est génial. Tout le monde finit par être « contaminé » aux nuances de Grey ) Bisous Marion.
Guest : Oh je suis désolée de te faire attendre :( ne t'inquiète pas je suis là pour un petit moment encore ) Bisous Amber !
Justmoi59 : les détails sur Kurt vont arriver je te le promets :) une fin plein de guimauve oui :')
Behh : des trois tomes :)
CeliaCom7 : Oui avec du temps et de la patience et surtout son amour inconditionnel, il y arrivera :)
Anderverysue : oui je dirais que la fic durera encore 20-30 chapitres. Peut-être un peu plus. Comme je te l'ai dit tes reviews comptent beaucoup pour moi. Donc merci. Vraiment. Du fond du cœur.
Chiichan4 : Merci à toi de la lire même si tu connais l'histoire originale :)
Guest : Oh merci à toi. Ca fait tellement de bien de recevoir des reviews de ce genre **
Klaineuse : Walala Keupine ! Elliott est comme ça mais ce n'est pas de sa faute. Donc je pense que ressentir de la compassion pour lui est totalement normal. Même moi j'en ressens pour lui tu vois. LES LAPINS C'EST LA VIE ! Blainey il est trop génial et dans la série j'aimerais qu'il s'énerve plus souvent et qu'il aille boxer et que son corps soit recouvert de sueur et que ses boucles se libèrent… *Tousse* stop ! Trop d'images SUPERMEGAFOXYAWESOMEHOT ! Je pense en faire encore 30 chapitres. Ça te va ? Tu voulais les prendre dans tes bras alors qu'ils étaient sous la douche ? Comme dirait la seule et l'unique Satan WANKYYYYY ! Baby B en mode Darren chialant dans son bain ** Non pas ces images :o Moi magnique ? Non Dare est magnique tu vois ! Oui pour la page Facebook, c'est en cours de travail mais c'est pas évident à faire, tu comprends bien ) Oh ceci explique cela :) l'attention m'a énormément touché (le fan en plus et mon anniversaire que tu m'as souhaité) Mon Dieu cette performance était sublime. J'ai eu des frissons en la regardant. On a jamais assez de sa voix d'après moi. On est sœur ? CALLLLIIIIIN :D Oui moi aussi j'attends de redécouvrir à quel point Dare est talentueux ! Bisous ma désormais sœur keupine sniffouilleuse faiseuse de sourire adorée *cœur* vivement ta review Je t'adore !
Clairegleek78 : c'est adorable de ta part de prendre la peine de poster une review alors que tu es malade. J'espère que tu iras mieux vite. Hmm… je ne sais pas si je peux te dire si oui ou non c'était lui… est-ce cruel de ma part de te laisser languir ? Je te fais un bisou pour me faire pardonner ça marche ? *puppyeyesàlaDarren*
Désolée si les réponses de reviews sont bof bof mais je me sens pas très bien ces derniers jours. Je tenais tout de même à vous poster ce chapitre :)
/!\ Présence de lemon dans la fin du chapitre /!\
Sur ce, bonne lecture.
ENJOY !
Chapitre 35
Je suis tellement heureux. Un énorme sourire s'étend sur mes lèvres alors que je fixe le regard douloureux de Kurt.
Tout mon corps est retourné par cette tendre révélation. Il a prononcé ces mots tant attendus d'un ton déchirant, comme s'il demandait le pardon absolu. Je suis tellement ému que mes yeux s'humidifient à nouveau. Je n'y croyais plus et pourtant si. C'est un miracle. Il m'aime. Il est amoureux de moi.
Cette nouvelle me tombe dessus d'un coup et pourtant, je me sens plus léger. Toute la tension et l'angoisse ressenties en pensant que mes sentiments n'étaient pas partagés s'évaporent. Ce magnifique homme est brisé mais possède tout un tas de facettes. Il est courageux, discret, secret, vulnérable, froid, distant et il se déteste. Pourtant je le vois comme un chevalier brave et généreux, prêt à beaucoup de choses pour moi. Je suis rempli de bonheur mais j'ai aussi mal quand je vois toute cette douleur en lui. Mais tout va bien aller. Je suis certain que je peux l'aimer comme deux personnes. Je peux lui fournir autant d'amour.
J'enroule mes bras autour de ses épaules et rapproche ma tête de la sienne que j'aime tant. Je dépose délicatement mes lèvres sur les siennes, lui transmettant tous les sentiments que j'ai pour lui dans ce simple mais tendre geste. Je veux pouvoir gouter chaque parcelle de son corps sous cette brûlante douche. Kurt me serre dans ses bras en laissant sortir un gémissement. Il me plaque fortement contre son torse comme si c'était la dernière fois qu'il le faisait.
« Mon Blainey » me murmure-t-il d'un ton chaud, « je te veux tellement. Sortons d'ici »
« D'accord » lâchais-je à voix basse, faisant s'obscurcir son regard.
Il tourne le robinet pour arrêter la douche. Il m'entraîne doucement hors de la cabine. Il ramasse mon peignoir sur le sol et me le met sur le corps. Il prend une serviette qu'il enroule autour de son bassin et une deuxième qu'il dirige vers mes boucles. Il me les frotte doucement pour les sécher. Dès qu'il a fini, il plie la serviette et la met à côté du lavabo. Je me regarde dans la glace : mes cheveux sont dans tous les sens. Je détourne mon regard vers le reflet de Kurt dans mon dos. Nos yeux s'accrochent : le bleu électrique des siens sur le vert-noisette des miens. Je pense à quelque chose.
« Tu veux bien que je te le fasse maintenant ? »
Il hoche la tête même si un éclair d'angoisse passe sur son visage. Je prends une petite serviette dans le meuble près de la porte et je lève les bras pour pouvoir atteindre ses cheveux humides. Il s'incline en avant pour que j'ai moins de mal à les sécher. Dès que la serviette s'écarte, je vois sur ses lèvres un sourire insouciant et un air de gosse sur son visage.
« Ca fait une éternité qu'on ne m'a pas séché les cheveux. Ouais une éternité » chuchote-t-il en plissant le front comme s'il réfléchissait, « en y pensant, je ne sais même pas si on me l'a déjà fait avant »
« Je suis sûr que ta mère te l'a fait quand tu étais enfant »
Il n'a connu sa mère qu'enfant abruti !
Quel con ! Si Kurt a remarqué ce que j'avais dit, il ne relève pas. A la place, il bouge la tête m'interrompant dans mon geste.
« Elle… Elle n'était pas très attentionnée ou présente comme mère, d'après ce que je me souviens. Donc si quelqu'un me l'a fait, c'était sûrement Papa » me dit-il tranquillement.
Mon cœur se serre brièvement en imaginant ce petit bonhomme sans amour maternel pour se sentir en sécurité et aimé surtout. Heureusement que Burt était là mais je me demande comment ça se passait quand il était au travail ou autre. Ça me dégoute et ça me fait mal. J'essaye de ne plus y penser pour ne pas ruiner ce petit moment calme et intime plutôt inattendu mais tout de même bienvenu.
« Je me sens privilégié alors » souriais-je avec malice.
« Mais c'est que tu l'es Blainey. Ou il se peut que ce moi le privilégié… Je ne sais pas »
« Tu l'es Kurt. Je ne sèche pas les cheveux de tout le monde ! »
« J'espère bien » souffle-t-il.
Quand je suis satisfait de mon travail, je pose la serviette et en prends une autre avant de me déplacer derrière lui. Il me regarde dans les yeux à travers la glace. Son regard est méfiant et inquisiteur et me demande silencieusement de dire ce que j'ai en tête.
« Tu m'autorises à tenter un autre truc ? »
Il me jauge du regard mais acquiesce finalement. Dans une grande lenteur et délicatesse, j'essuie les gouttes d'eau sur le haut de son bras gauche. Je scrute avec prudence son visage dans son reflet. Il me fixe avec intensité de ses yeux bleus foncés.
J'approche mes lèvres de son bras et les pose là où était précédemment la serviette. Je vois sa bouche s'ouvrir à peine. Je reproduis le même geste de son côté droit mais dépose cette fois un chapelet de baisers de son coude à son épaule. Sa bouche s'étire en un léger sourire. Toujours aussi doucement, j'essuie le bas de son dos en faisant bien attention de ne pas dépasser la limite rouge que je vois encore un peu. C'est logique vu que je n'ai pas eu le temps de laver son dos.
« Tu peux faire tout le dos » me propose-t-il calmement, « mais juste avec la serviette d'accord ? »
Il prend une profonde respiration et ferme les yeux alors que j'efface rapidement les gouttelettes d'eau. Je prends quand même bien soin que ma peau n'entre pas en contact avec la sienne.
Je n'avais jamais eu l'occasion de voir son dos : sa peau est blanche et parfaite, ses épaules sont assez larges et ses muscles sont finement dessinés. Il fait très attention à son corps. Seules les quelques cicatrices rose détruisent ce beau tableau.
C'est difficile de ne pas les voir. J'aimerais pouvoir caresser chaque marque avec mes doigts puis mes lèvres. Mais je ne fais rien. Dès que j'ai terminé, il relâche un souffle. Je me mets sur la pointe des pieds pour pouvoir embrassé l'arrière de sa nuque. J'enroule mes bras autour de lui par-derrière afin d'atteindre son ventre et de l'essuyer. Ses yeux rencontrent à nouveau les miens dans la glace. Même si ses traits sont joueurs, je décèle un peu d'angoisse dans son regard.
« Prends la » dis-je en lui donnant la serviette que je tiens, « en Californie, tu m'avais fait me toucher en guidant mes mains des tiennes, tu te souviens ? »
Ses traits deviennent de plus en plus suspicieux mais je laisse mes bras autour de son torse. On reste un instant simplement enlacés à se jauger du regard dans le miroir : lui sa serviette autour de la taille, beau à souhait et moi en peignoir et les cheveux en bataille.
J'attrape ses doigts, qu'il me tend volontairement, et je les emmène vers sa poitrine afin qu'on l'essuie en passant la serviette dessus d'un geste gêné. Je la fais se déplacer de droite à gauche sur son torse, trois fois. Il est droit comme un piquet, immobile, collé sur ses pieds par la concentration. Seuls sa main bouge et son regard qui inspecte attentivement mes doigts qui guident les siens.
Pour une fois, c'est moi qui ait le contrôle et lui qui me suit, littéralement, aux doigts et à l'œil. La tension de Kurt est palpable et se développe jusqu'aux muscles de son dos contre ma poitrine. Malgré cela, il ne retire pas sa main de mon emprise mais garde les yeux dessus. Ses yeux assombris, voilés par l'anxiété d'être touché et de montrer ses faiblesses.
Je ne suis pas certain de vouloir le voir ainsi et de faire face à la noirceur de ce qu'il cache avec tant de force.
« Je pense que c'est bon. On a fini »
J'abandonne ses doigts et me laisse envelopper par le bleu de ses beaux yeux. Son souffle devient irrégulier et sa bouche s'ouvre légèrement.
« Tu m'es essentiel Blaine » murmure-t-il.
« Tu m'es essentiel aussi »
Et c'est tellement vrai. Je ne peux pas penser vivre une vie sans Kurt désormais. J'ai besoin de l'avoir près de moi.
« Accepte mon amour » souffle-t-il à voix basse.
« Je l'accepte »
Il me fait face, me prend dans ses bras et enroule mes jambes autour de son bassin. Sa bouche quémande la mienne. Il me boit, me vénère, m'idolâtre… m'aime.
OoOoOoOoOoO
Nous sommes totalement épanouis, encore entourés par notre nuage post-orgasmique. Nos regards sont accrochés alors que ses doigts tracent des lignes imaginaires dans mon dos. On est couché. Je suis sur le ventre, mon coussin sous mon menton et lui est sur son flanc gauche. Je profite de la sensation de ses doigts sur moi. J'ai appris que pour lui, c'était nécessaire de me caresser. J'arrive à le rassurer, à le faire se sentir mieux. Je ne peux que le laisser faire s'il se sent bien. De toute façon, je le laisserai me toucher dans tous les cas.
« J'aime quand tu es tendre »
« On dirait que je peux l'être en effet »
« Tu avais visiblement oublié comment l'être lors de… notre première fois »
« Si je dis que c'est vrai, que diras-tu ? » me questionne-t-il avec taquinerie, « le jour où je t'ai volé ton innocence »
« Hey ! Voler n'est pas le verbe que j'aurais utilisé »
Lui, il n'est vraiment pas gêné ! Tu es peut-être naïf mais pas inconscient. Quoi que…
« J'aurais plutôt dit que mon innocence t'a été proposé sur un plateau d'argent. Tu ne m'as quand même pas violé, j'étais consentant. Plus que consentant. Je le voulais et, si mes souvenirs sont bons, je n'ai pas été déçu » dis-je en me mordant intentionnellement la lèvre inférieure.
« Si mes souvenirs sont bons, je ne l'étais pas non plus Blaine. Tes désirs sont toujours satisfaits » complète-t-il d'un ton chaud.
Une expression plus sérieuse prend place sur ses traits.
« Tu m'appartiens donc. Entièrement »
Sa voix n'est plus du tout amusée.
« Oui Kurt. Tout entier. Je peux te poser une question ? »
« Oui » dit-il un peu suspicieux.
« Tu sais… qui est la personne qui a… provoqué l'accident de voiture ? »
Je voulais lui demander depuis un moment. Il baisse la tête et évite mon regard.
« Je connais seulement son nom. Mais il n'a pas survécu lui non plus »
« Tu as… appris comment qui il était ? »
« C'est mon père qui me l'a dit. Je lui ai demandé »
J'incite Kurt à continuer en le poussant du regard.
« Tu es toujours trop curieux Blaine » grogne-t-il avant de poursuivre, « ce mec n'est pas mort sur le coup alors que ma mère oui. Les pompiers sont venus sur place longtemps après l'accident. A peu près une heure. Mais j'avais peur et j'étais à côté du corps de ma mère. Une heure dans ses conditions, pour n'importe qui mais encore plus pour un gosse de six ans, c'est une éternité »
Sa voix est légèrement tremblante quand il finit sa phrase. J'essaye de respirer mais une boule enserre ma gorge. Mon pauvre petit Kurt. C'est terrible. J'ai du mal à me représenter la situation. Tout est si triste et douloureux.
« Les pompiers nous ont ramenés lui et moi à l'hôpital. Carole s'est occupée de moi et ce type a été pris en charge. Il a survécu pendant quelques années. Mon père avait finalement cédé à force que je lui demande d'aller le voir. C'était affreux mais je devais voir qui avait tué ma maman »
« Tu te rappelles de son visage ? » demandais-je à voix basse.
« Blaine, ce ne sont pas des souvenirs que j'aime particulièrement retourner. Mais oui, je m'en rappelle. Il est gravé dans ma tête »
Sa mâchoire se crispe et ses yeux prennent une teinte assassine et froide.
« Ça te dérange si on change de sujet ? »
« Excuse-moi. Je ne voulais pas te faire revivre tout ça »
Il secoue la tête.
« C'est fini Blainey. C'est derrière moi. Mais ce n'est pas vraiment agréable de remuer ces souvenirs »
« Donc je crois que tu as prévu quelque chose pour moi, qu'est-ce que c'est ? »
Je dois orienter la discussion ailleurs. Je n'ai pas envie que mon maniaque du contrôle m'expose une de ses nuances de folie. Il devient tout de suite plus calme.
« Tu es d'accord pour sortir et nous changer les idées ? Je veux te faire voir un endroit »
« Evidemment »
Je suis fasciné par son comportement qui a, comme d'habitude, changé en un claquement de doigts. Son visage affiche un grand sourire éclatant, enjoué et digne d'un gamin. J'oublie souvent qu'il n'a que vingt-quatre ans. En le voyant ainsi, je ne peux qu'être fou de joie. Il me tape malicieusement sur le cul.
« Enfile une tenue confortable. Joey t'en a sûrement mis une en préparant tes bagages »
Il se met debout et passe son sous-vêtement. Ce ne serait vraiment pas un problème de rester immobile pendant des heures pour seulement l'admirer pendant qu'il bouge gracieusement.
« Allez, lève-toi, sors ce joli petit cul de ce lit » m'ordonne-t-il avec sa voix de Dominant.
Je lui souris béatement.
Et surtout bêtement !
« Je profite du spectacle »
Il secoue la tête en levant les yeux au ciel.
Pendant que l'on s'habille, je vois que nous bougeons tous les deux en fonction de l'autre. L'un se recule pour laisser passer le deuxième. L'un se déplace à droite quand l'autre veut aller à gauche. On agit sans s'en rendre compte. Juste comme si tout était naturel et à sa place. Même s'il nous arrive de nous effleurer parfois, on se sourit maladroitement en signe d'excuses. Cette situation doit être nouvelle autant pour Kurt que pour moi.
« Ne laisse pas tes cheveux humide » m'ordonne Kurt quand nous sommes prêts.
« Autoritaire. Ça n'a pas disparu à ce que je vois »
Je lui donne une imitation de son sourire si sexy. Il s'incline vers moi pour déposer ses lèvres sur mon front.
« Ça sera toujours là bébé. J'aimerais que tu ne tombes pas malade »
Je ne peux m'empêcher de lever les yeux au ciel. Ses lèvres se retroussent dans un sourire taquin.
« Si tu veux savoir Blaine, mes mains me chatouillent toujours »
« Merci de m'en informer Kurt. Je ne voudrais surtout pas que tu perdes ton intensité »
« Je peux te dire que mon intensité va très bien. Je te fais une démonstration quand tu veux »
Kurt prend un cardigan bleu marine dans son sac, qu'il enfile par-dessus un teeshirt blanc moulant, Ô combien moulant, qui laisse entrevoir les courbes de son superbe torse. Il porte aussi un jean très serré noir. Un mannequin. Voilà ce à quoi il ressemble.
Personne ne devrait être autorisé à avoir ce niveau de magnificence. J'ignore si je suis ébloui et mon cerveau hors-service devant sa beauté ou si c'est le fait qu'il m'ait avoué qu'il était amoureux de moi mais je ne suis pas inquiet. Kurt est sublime et c'est ainsi. Il est mon maniaque.
J'attrape une serviette et j'ose enfin espérer. J'ai l'impression qu'on arrive à se stabiliser. Il faut qu'on parvienne encore à saisir et comprendre les attentes de l'autre mais je pense qu'on va s'en sortir.
Je me regarde dans le miroir. J'ai enfilé un pull vert kaki et un jean simple. Mes boucles sont dans tous les sens, mes joues sont rougies et ma bouche semble en feu. Je passe doucement un doigt dessus. Kurt et ses lèvres acharnées et brûlantes… Je souris doucement. « Oui je t'aime » Il l'a avoué.
OoOoOoOoOoO
« Tu m'emmènes où ? Je peux le savoir ? »
On est devant l'hôtel à patienter pour le voiturier. Kurt tape ses lèvres de son index et me fait un clin d'œil secret par-dessus son regard bleu clair pétillant, ne dissimulant pas sa gaieté. Mon maniaque du contrôle est très peu crédible comme ça.
Il agissait de la même façon le matin à Los Angeles avant qu'il m'emmène faire du planeur. Il va peut-être m'en refaire faire ? Je ne peux retenir mon sourire niais quand je le vois ainsi. Il me scrute du coin de l'œil avec une expression qui se veut dure mais son sourire sexy gâche l'effet. Il dépose délicatement ses lèvres sur les miennes.
« Tu n'imagines même pas le bonheur que tu apportes dans ma vie » me chuchote-t-il.
« Si… Je peux très bien l'imaginer. Tu en fais autant pour moi »
La voiturier arrive avec un grand sourire et en faisant ronronner bruyamment le moteur de la Porsche de Kurt.
C'est la journée mondiale des joyeux abrutis ma parole !
« Vous avez une voiture géniale Monsieur » bafouille-t-il en rendant les clés à Kurt.
Celui-ci lui sourit fièrement et lui file un énorme pourboire.
Je plisse sévèrement le front. Ah, il est comme ça lui…
OoOoOoOoOoO
Nous nous déplaçons dans le trafic new-yorkais. Kurt au volant ne parle pas et semble à des années-lumière de la réalité. La voix d'Adèle nous entoure dans l'habitacle de la voiture. Elle a une voix chaude, légèrement rauque et magnifique. Son timbre doux mais triste me berce. Je me laisse aller dans la musique.
« J'ai à passer quelque part avant ta surprise. Je n'en ai pas pour longtemps normalement » déclare-t-il d'un ton distrait en me tirant de mon admiration pour le morceau.
Qu'est-ce qu'il doit faire ? J'ai envie de savoir où il m'emmène après tout. Je suis totalement impatient de voir ce qu'il m'a réservé.
« D'accord. Ce n'est pas un souci »
Oh le menteur…
On dirait qu'en fait, il y a un souci. Les traits de son visage sont fermés et sérieux mais il a l'air sûr de lui. Nous nous arrêtons devant une concession de BMW. Je crois qu'on est dans Hell's Kitchen mais ce n'est pas sûr. Il coupe le contact et me regarde avec prudence.
« Tu as besoin d'une nouvelle voiture »
Je le fixe, les yeux grands ouverts. Il veut faire ça tout de suite ? Mais on est dimanche en plus ! Putain. De toute façon, on est devant une concession BMW.
« On n'achète pas une Audi ? »
Tellement brillant Anderson… Si je le pouvais, je t'applaudirais avec les pieds tellement ta remarque est profonde.
Mais je suis secrètement satisfait. Kurt est en train de rougir. Oui, ROUGIR. Il est mal à l'aise. C'est… une chose que je n'aurais jamais pensé voir.
« J'imagine qu'une voiture d'une autre marque t'irait aussi » bafouille-t-il.
Il gigote derrière le volant. Il me tend une perche là. Je suis obligé de me moquer gentiment de lui. Je lui donne un sourire léger fier.
« Ce sera donc une BMW ? »
« Oui. Une Série-3. Suis-moi »
« Tu as un truc contre les voitures de notre pays ? »
« Non. Mais les Allemands sont connus pour faire des voitures sûres et de bonne qualité Blaine »
« Tu m'avais bien dit qu'une nouvelle Audi A4 serait livrée lundi non ? »
Il me regarde d'un air qui veut dire : « Arrête de poser des questions » et « Je suis le roi du monde »
« Je les appellerai pour qu'il ne la livre pas. Suis-moi »
Il sort dehors et contourne la voiture de son habituel élégance pour se retrouver près de ma portière pour l'ouvrir.
« Et puis, c'est ton vrai cadeau de diplôme. L'ancien est cassé, on doit le remplacer »
Il me prend la main pour que je sorte de la Porsche.
« Kurt, tu n'es pas obligé tu sais ? »
« Je sais. Mais j'en ai envie. S'il te plait, suis-moi »
D'après sa voix, je pense qu'il est préférable de ne pas discuter avec lui sur ce sujet. Donc je n'insiste pas. Une BMW ? Je ne sais pas si une BMW me plait. L'Audi A4 des soumis me convenait bien en fait. Je l'adorais pour tout dire.
Bon évidemment, avec les pneus crevés et les vitres brisées, je ne peux plus en faire grand-chose. Je tremble quand je pense qu'Elliott traine librement dans New York.
On se tient par la main tandis que nous traversons tranquillement l'espace d'exposition des modèles. Tyler Brown, le responsable de la concession nous suit à la trace. Il pousse Kurt à acheter. Sa voix est désagréable. Moins il parle, mieux c'est.
« Vous désirez une BMW d'occasion Monsieur ? »
Il a une expression d'anticipation à peine cachée.
« Non. J'en veux une neuve »
La mâchoire de Kurt se crispe. Mais il est fou. Neuve ?!
« Vous savez quel modèle vous voulez Monsieur ? »
Il ne va pas arrêter avec ses « Monsieur » lui…
« Série-3, F30 »
« Très bon gout Monsieur »
« Tu la veux de quelle couleur Blaine ? » me questionne Kurt en penchant la tête sur son épaule.
« Eh bien… Noire, c'est bien non ? »
Je n'en sais rien moi, il me demande comme ça…
« Tu peux avoir une autre couleur Blaine. Noir n'est pas une obligation » plisse-t-il le front.
« Ok. Alors rose bonbon » lançais-je le plus sérieusement possible.
D'après l'expression de son visage, rose bonbon n'est pas une couleur qu'il affectionne visiblement.
« Tu as une préférence toi ? » lui demandais-je d'un ton condescendant.
Parfois il agit comme un enfant. Je m'arrête sur cette pensée. Il n'a certainement jamais eu la possibilité d'agir comme tel. C'est malheureux. Ça explique un peu son comportement.
« Rouge ou blanche »
« Rouge dans ce cas. L'Audi m'allait très bien aussi » dis-je, ayant réussi à garder sous contrôle le tourbillon de mon esprit.
Tyler perd tout son enthousiasme voyant que nous nous désintéressons de ses voitures.
« Donc vous voulez ce modèle en rouge ? » m'interroge Tyler avec empressement.
Il veut te marquer comme sien avec cette bagnole, tu en as conscience ?
« Tu prends la rouge alors ? » me questionne Kurt en me scrutant.
Je m'empourpre. C'est vrai que ça me pose problème qu'il m'achète une voiture. J'ai l'impression qu'il m'entretient. Mais ce n'est pas comme si j'avais le choix. Je ne peux pas m'en payer une moi-même. Je regarde mes mains entrelacées. Kurt s'adresse à Tyler.
« Vous savez à quel point ce modèle est sûr ? »
Tyler, reniflant une opportunité en or, sort à toute vitesse tous les nombres et faits se rapportant à cette voiture pour lui prouver sa fiabilité.
Bien sûr, Kurt demande ce renseignement, il veut que je ne sois pas en danger.
Ça me rappelle une clause de votre contrat. Bizarre…
Ignorons cette pensée. Il est un peu obsédé par ma sécurité. Enfin, j'ai bien l'impression que tout ce qu'il fait, ça tourne à l'obsession mais bon. Il écoute Tyler et est pendu à ses lèvres. Oh mon incorrigible maniaque du contrôle.
« Oui je t'aime »
A chaque fois que je penserais à cette phrase, mon cœur se gonflera. Ce superbe et parfait homme est amoureux de moi. Monsieur Parfait comme je l'appelais avant.
Un énorme sourire niais stupide nait sur mes lèvres. Il tourne les yeux vers moi et une lueur joyeuse, joueuse et curieuse les traverse. J'aimerais sauter partout et crier ma joie sur tous les toits. Je ne me suis jamais senti aussi bien.
« J'ignore à quoi tu te shootes Blaine mais je voudrais vraiment essayer aussi » me chuchote-t-il.
Tyler disparait au même moment dans le fond de la boutique.
« Je me shoote au Kurt Hummel. Plutôt bon produit »
« Ah oui ? Tu devrais faire attention, tout indique que tu es dépendant »
Il dépose brièvement ses lèvres sur les miennes.
« Je suis contente que tu me laisses t'acheter cette voiture. Je ne pensais pas que tu aurais si facilement accepté »
« Cette fois-ci, je n'ai pas le droit à une Audi A4 »
« Je ne pense pas qu'elle te correspondait beaucoup » sourit-il doucement mais fièrement.
« Elle était cool c'est dommage »
« Donc Monsieur, pour ce qui s'agit de la Série-3, je pourrais en recevoir une ici mardi » annonce Tyler avec satisfaction en revenant.
« Elle sera expédiée dans les meilleures conditions ? »
« Oui Monsieur »
« Très bien »
Kurt fouille dans la poche intérieure de son cardigan et en sort une carte bleue. La sienne ou celle de Joey ? Je ne sais pas du tout. J'espère d'ailleurs que Joey va bien et qu'il a réussi à retrouver Elliott au Phénix ou en dehors. Je passe mes mains sur mes yeux. Et si seulement c'était le seul boulet que trainait Kurt…
« Veuillez venir dans mon bureau, Monsieur… »
Tyler baisse les yeux vers la carte de crédit.
« Monsieur Hummel »
OoOoOoOoOoO
Kurt me tient la portière ouverte et m'installe dans la voiture.
« Je te remercie » lâchais-je dès qu'il monte derrière le volant.
« Je t'en prie Blaine. Ça me fait plaisir »
Kurt met le contact et la voix d'Adèle s'élève à nouveau.
« J'aime vraiment cette chanteuse »
« Oui moi aussi. Elle est mélancolique et tellement douée »
« C'est exactement ça »
« Tu veux manger ? Tu n'as avalé que la moitié de ton petit-déjeuner »
Il me regarde brièvement du coin de l'œil mais je sais qu'il n'est pas content.
Aïe, aïe Anderson, ramasse-toi !
« Oui »
« Super. Allons-y avant la surprise dans ce cas »
Kurt roule vers l'Est, prend la direction de Brooklyn puis part vers le Nord. Il fait vraiment beau à New York. C'est très agréable de pouvoir sortir pour profiter de ce temps.
Kurt semble heureux et serein tandis qu'il prend la route en direction de Bridgeport. La mélodie de Turning Tables débute. Je me demande si je me suis déjà senti aussi à l'aise et à ma place avec lui. Je ne me pose plus autant de questions sur comment agir avec lui. J'ai moins peur de ses changements de comportements fréquents. Je me sens mieux depuis que je sais que je ne risque plus ses sanctions et lui aussi est plus détendu à mes côtés.
Il continue de rouler, accompagné d'Adèle.
OoOoOoOoOoO
Il coupe le contact une heure plus tard près d'un grand port de plaisance.
« On va manger dans le coin. Ne bouge pas, je t'ouvre la portière »
Son ton m'indique qu'il ne vaut mieux pas que je lui désobéisse. Donc j'attends qu'il fasse le tour de la voiture. Est-ce que j'en aurais un jour assez ? Il m'ouvre la portière et m'aide à sortir de la voiture.
On se promène tranquillement, les bras enlacés, le long de la marina.
« J'aime bien les bateaux » soufflais-je avec admiration.
Il y en a beaucoup, des plus ou moins grands, longs, hauts. Cooper m'emmenait souvent les voir quand nous habitions encore tous les deux à San Francisco. Ce sont des bons souvenirs qui me reviennent. L'étendue d'eau devant nous s'appelle Burr Creek d'après un panneau. On peut voir des dizaines de voiles au loin. Ça fait vraiment du bien d'être loin du tumulte de la Grosse Pomme. Une brise souffle et je resserre mon pull contre moi.
« Tu as froid ? » me questionne-t-il en me serrant contre lui.
« Non. Je profite du paysage »
« C'est vrai que la vue est sublime. Je pourrais passer des heures sans bouger. Viens avec moi »
Il m'entraine dans un petit restaurant situé face à la marina. On s'installe sur les tabourets près du comptoir. L'endroit est décoré selon un type marin : les murs sont en bois sombres et sont décorés d'éléments nautiques (bouées, cordages). Les banquettes et les nappes des tables sont rayées bleu et blanc. Tout l'avant du restaurant est fait d'une baie vitrée donnant sur les bateaux. C'est chaleureux et je m'y sens vraiment bien.
« Monsieur Hummel ! » s'exclame joyeusement l'homme derrière le comptoir, « qu'est-ce que je vous sers aujourd'hui ? »
« Bonjour Morgan »
Kurt a un sourire sincère et lumineux sur le visage. Il a l'air de vraiment bien aimé cet endroit.
« Je te présente cet homme magnifique : Blaine Anderson »
« Bienvenue au Captain Cove »
Morgan me sourit aimablement. Il est métis et il est vraiment très beau. Son regard brun foncé m'examine sans être malpoli et son visage a une expression amicale. Je l'apprécie tout de suite.
« Qu'est-ce que je vous sers Monsieur Anderson ? »
Je regarde prudemment Kurt qui me lance un coup d'œil encourageant. Oh, j'ai le droit de prendre ce que je veux.
« S'il vous plait, appelez-moi Blaine. Je veux ce que Kurt choisira »
Irrécupérable. IRRECUPERABLE je vous dis.
Je donne un petit sourire maladroit à Morgan. Mon maniaque du contrôle a toujours bon gout de toute façon.
« Une bière s'il te plait. Ils servent la meilleure Russian River ici »
« Une bière ? » lui demandais-je, interloqué car il ne boit que du vin d'ordinaire.
« Hmm » acquiesce-t-il, heureux, « deux Russian River s'il te plait Morgan »
Morgan opine et nous apporte nos deux bières.
« Ils font des Fish'n'Chips géniaux aussi » déclare tranquillement Kurt.
Je rêve ou il veut savoir ce que j'en pense ?
« Un Fish'n'Chips et une bière ça me va »
« Deux Fish'n'Chips ? » interroge Morgan.
« S'il te plait »
Alors que nous mangeons, on parle plus qu'on ne l'a jamais fait avant. Kurt est serein. Il a l'air d'être un jeune homme de vingt-quatre ans, joyeux et malicieux. Oubliés tous les problèmes de notre journée de samedi. Il me détaille comment il a bâti Hummel Enterprises. Tout ce qu'il me raconte me montre à quel point il aime ce qu'il fait. Il aime venir en aide aux pays et aux gens qui en ont besoin. Il a de grands projets en ce qui concerne la faim dans certains pays ainsi que l'accès à l'eau potable.
Il est amusant, vraiment très malin, généreux, magnifique. Et il est amoureux de moi. Il me fascine et je bois ses paroles.
En échange, il me bombarde de questions sur Cooper, très peu sur mes parents - chose dont je lui suis reconnaissant -, sur ma jeunesse dans la grande ville qu'est San Francisco ainsi que sur mes courts passages à Los Angeles. Il me demande quels sont mes romans et mes films favoris. Je suis étonné de voir que finalement on se ressemble énormément.
Alors que nous échangeons, dans un coin de mon esprit je me dis que, même si comme Dorian Gray j'ai choisi de céder à la tentation, cela ne m'a pas porté préjudice. Au contraire même je pense. Je suis sorti grandi de ça et Kurt aussi d'ailleurs.
Nous terminons notre déjeuner à 14 heures. Kurt règle la facture à Morgan. Il nous salue chaleureusement lorsque nous partons.
« Ce restaurant est très agréable. Merci de m'avoir invité » lançais-je à Kurt alors qu'il enlace ses doigts aux miens quand nous passons la porte.
« Je pourrais t'y ramener si tu veux » rétorque-t-il, « pour le moment, j'ai quelque chose à te faire voir »
« Oui, je suis d'ailleurs vraiment pressé de découvrir cette surprise »
OoOoOoOoOoO
On est à nouveau en train de marcher au bord du port, nos mains liées. Il fait un petit peu frais mais le Soleil est avec nous et c'est vraiment chouette. On dirait que tout le monde s'est donné le mot pour sortir profiter de ce bel après-midi. Certains sont avec leurs chiens, d'autres seuls à admirer ou encore avec leurs enfants qui courent partout. On avance de plus en plus vers un quai où les bateaux ont l'air d'être les plus majestueux. Kurt nous stoppe près d'un gigantesque navire.
« Je me disais qu'on aurait pu aller en mer aujourd'hui. C'est le mien. C'est un catamaran »
Putain. Il est vraiment immense. J'ignore la taille qu'il fait mais… Wow. Il possède deux coques blanches éblouissantes, un pont, une grande cabine et un très haut mât le surplombe. Je ne suis pas un spécialiste en bateaux mais je sais que celui-là n'est pas comme les autres.
« Il est superbe » m'exclamais-je, époustouflé.
« Je l'ai fait bâtir par mon entreprise » annonce-t-il en levant fièrement le menton.
Il commence à se lancer dans des explications techniques. Mais je n'ai pas le cœur de le couper. Il semble passionné par le sujet. Je ressens une énorme vague d'amour pour lui à cet instant. On dirait un petit garçon. Je l'interromps tout de même parce que je sens qu'il peut continuer indéfiniment.
« Hey d'accord Kurt. Tes explications sont complètes mais ça ressemble à du chinois pour moi »
« Ce que je peux te dire, c'est qu'il est performant » sourit-il.
« Oui, il le semble en tout cas »
« Je t'assure qu'il l'est Blaine »
« Dis-moi, tous les bateaux ont un nom normalement non ? »
Il m'attrape par les épaules et me fait pivoter vers la droite pour que je voie comment il s'appelle. The Blackbird. Je suis étonnée.
« Comme la chanson des Beatles ? »
Il hoche la tête avant de l'incliner sur son épaule avec une expression inquisitrice.
« Ça te surprend ? Tu penses que c'est étrange ? »
Je secoue la tête. Ce n'est rien de tout ça. Je ne savais pas qu'il aimait ce groupe à ce point. Ça m'étonne assez.
« J'aime cette chanson Blaine. Elle représente quelque chose pour moi, d'où le nom sur le bateau »
« C'est juste que… J'ignorais que tu appréciais autant les Beatles » m'empourprais-je aussitôt.
C'est un peu bête comme remarque mais bon…
« En fait… »
Il s'arrête, prend une profonde inspiration et continue à voix basse :
« Ma… mère adorait les Beatles. Je… Je me souviens qu'elle me chantait Blackbird quand elle… Quand elle était ma maman. Ma vraie maman. Pas le monstre alcoolique »
Cet aveu me serre le cœur. Je le fixe en essayant d'ignorer la boule qui s'est formée dans ma gorge. Je laisse ses mots me transpercer. Même s'il semble éprouver du ressentiment envers cette femme, il l'aime. Rien que le fait qu'il dise « ma maman » le montre. Mon Kurt…
« Tu veux monter ? » me questionne-t-il soudainement enthousiaste.
« Bien sûr » acquiesçais-je.
Plus que content, il me tire doucement par la main afin que je m'approche d'un petit passage menant à bord. Je monte sur le pont et Kurt me suit. On ne bouge plus et je regarde ce qui s'expose à moi.
A ma gauche se trouve une sorte de coin repas avec une table et une banquette recouverte de tissu doré, qui est assez grande pour recevoir une petite dizaine de personnes. Je m'approche de la cabine pour pouvoir inspecter l'intérieur mais je fais un bond en arrière. Il y a quelqu'un dedans en train de faire je ne sais quoi. J'étais tranquillement en train d'observer un homme vraiment grand, aux cheveux aux reflets cuivrés. Il vient nonchalamment vers nous. Il porte un bermuda noir, un haut à manches longues gris et des sandales. Je me demande comment il n'a pas froid. Je pense qu'il a la trentaine ou un peu plus.
« Jamie ! » salue Kurt en souriant de toutes ses dents.
« Monsieur Hummel ! Ravi de vous voir »
Les deux se donnent une poignée de main.
« Blaine, voici Jamie McAllister. Jamie, je te présente Blaine Anderson, mon petit-ami »
Petit-ami. Je crois que je serais toujours heureux d'entendre ces mots sur ses lèvres. Il m'a déjà qualifié de cette façon avant mais je ne pourrais jamais me lasser qu'il le prononce.
C'est déjà mieux que de dire : « Hey c'est Blaine mon ex-potentiel soumis à plein temps »
« Enchanté Monsieur McAllister » dis-je poliment à Jamie en lui tendant le bras.
« Vous pouvez m'appelez Jamie » dit-il amicalement en retour avec un accent charmant, « bienvenue à bord Monsieur Anderson »
« Blaine, c'est mieux » rougis-je doucement.
Les yeux de l'homme sont gris foncés.
« Qu'est-ce que tu en penses Jamie ? » l'interroge tout de suite Kurt.
Une seconde, je me demande s'il lui pose la question en parlant de moi.
« Le petit oiseau est prêt à s'envoler à toute vitesse Monsieur » rétorque joyeusement Jamie.
Le petit oiseau ? Oh mais qu'est-ce que je suis con. Le Blackbird. Il parle du Blackbird.
Le prix de la perspicacité est décerné à… Blaine Anderson !
« Dans ce cas, laissons-le sortir du nid ! »
« Vous vous en occupez ? »
« Oui »
Kurt adresse à Jamie un coup d'œil amusé.
« Tu veux explorer le bateau Blaine ? »
« Oui, merci »
Je marche derrière lui jusqu'à l'intérieur de la cabine. J'arrive dans ce qui semble être la pièce principale. Il y a un divan en cuir beigne qui occupe l'espace placé sous une grande fenêtre qui donne une vue surprenante. Sur la droite, je vois un coin cuisine aussi bien aménagé que celle d'une maison. Elle est faite de bois et de marbre sombre. Même les appareils sont noirs.
« Ici, tu as le salon ainsi qu'une petite cuisine tout à fait fonctionnelle même si elle n'est pas immense » annonce Kurt en me montrant de la main ce qu'il dit.
Je le suis dans une sorte de couloir. Cet endroit est super grand pour voir que l'on est sur un bateau. Le sol est recouvert d'un parquet acajou. C'est simple, beau mais aussi moderne. Tout brille et est net. J'ai l'impression que personne n'est venu ici.
« Ici tu as les salles de bains »
Il tend les bras vers deux portes. Il s'avance vers le fond du couloir jusqu'à une porte en bois de la même couleur que le sol, il l'ouvre et me laisse passer pour que j'y entre. On se retrouve dans une luxueuse chambre. Il y a un lit de grande taille en bois blanc et est recouvert d'une parure bleue nuit et argentée. On dirait exactement sa chambre au Phénix. Kurt l'a peut-être décorée ainsi pour ne pas être dépaysé.
« C'est l'espace personnel du capitaine » dit-il en me fixant de son regard brûlant, « je n'ai jamais emmené personne ici. Enfin si, ma famille mais aucun homme »
Il n'en dit pas plus mais j'ai compris. Je m'empourpre sous ses yeux ardents. Mon cœur bat à tout rompre dans mes oreilles. Encore une nouvelle première fois avec lui. Il me plaque contre son torse, enroule un bras autour de ma taille, son autre main dans mes boucles et il colle ses lèvres contre les miennes pour un baiser fiévreux et langoureux. Il s'éloigne mais garde son front collé au mien alors que nos respirations sont erratiques.
« Tu sais qu'on est quasiment obligé de baptiser ce lit » murmure-t-il contre mes lèvres.
Putain on va baiser sur l'eau !
« Pas tout de suite par contre. Suis-moi, Jamie va s'occuper des réglages »
J'ignore la pointe de regret qui fait son apparition dans mon ventre et je le suis docilement jusqu'au salon. Il me montre une énième porte.
« Ici, il y a mon bureau et là, deux autres chambres »
« Mais tu peux accueillir combien de personnes là-dedans ? »
« Six. Seule ma famille est venue. C'est mon moment en solitaire quand je suis à bord. Et ça me plait. Mais maintenant tu es avec moi. D'ailleurs je dois m'assurer que tu es en sécurité »
Il se penche vers une boite près du canapé et prend un gilet de sauvetage orange citrouille.
« Avec ça, ce sera déjà mieux »
Il le place sur mes épaules et tire sur chacune des ficelles pour qu'il ne bouge pas. Un sourire en coin secret nait sur sa bouche.
« Tu as beaucoup trop de satisfaction à me ligoter »
« Je ne le ferai jamais assez si tu veux mon avis » lâche-t-il d'une voix sensuelle.
« Tu es un obsédé »
« Ce n'est pas un secret » sourit-il, joueur, les yeux pétillants.
« Mon obsédé »
« Oui, seulement le tien. Tout entier »
Dès que les liens sont en place, il me tire à lui et me donne un baiser.
« Pour l'éternité » murmure-t-il.
Il lâche sa prise sans que je dise un mot ou que je fasse un geste.
« Pour l'éternité »
Alors ça, si ce n'est pas romantique…
Les mains liées, on emprunte un escalier de quelques marches pour monter jusqu'à l'étage supérieur où se trouve le poste de commande constitué d'un large volant, d'un levier et d'une dizaine de boutons ainsi que d'un grand fauteuil en cuir noir rehaussé. En-dessous de nous, je vois Jamie se dépêchait d'installer quelques cordages.
« C'est grâce à la navigation que tu es aussi doué avec les nœuds et les liens ? » lui demandais-je sans aucune arrière-pensée.
« Eh bien, sur un bateau, tu es obligé de te débrouiller avec les nœuds »
Il me scrute attentivement.
« Blaine, tu poses beaucoup de questions. J'aime bien. Ça prouve que tu t'intéresses. Mais franchement, je te montre quand tu veux les choses fantastiques que je peux réaliser avec des nœuds et des liens »
Ses lèvres se retroussent dans un petit sourire pervers. Je ne lui rends pas mais le regarde le plus stoïquement possible lui faisant croire qu'il m'a blessé. Sa gaieté quitte ses traits.
« Tu t'es fait avoir » lâchais-je en gloussant.
Sa bouche tressaille et il fronce les sourcils.
« Il y a de grandes chances que cette insolence ait des conséquences. Soit sûr que je vais m'en charger. Mais pour le moment, excuse-moi, je dois guider le navire.
Il s'installe sur le siège derrière le volant, enclenche une espèce de levier et un léger tremblement dû au moteur se fait ressentir.
Jamie court presque le long du pont et passe sur le quai pour détacher le bateau. Peut-être que lui aussi est doué avec les nœuds et les liens. Cette pensée est apparue toute seule et mes joues me chauffent violemment.
Ton sadique te pervertit Anderson, il te pervertit.
Je regarde si mon maniaque du contrôle à remarquer mon rougissement mais non. C'est vrai, c'est de sa faute ! Il parle à la radio après que Jamie lui ait assuré que tout était bon.
Je suis à nouveau bouche bée devant les talents hors du commun de Kurt. Je ne sais pas si un jour je vais enfin découvrir son point faible. Et soudain, je me souviens son essai désastreux mais de bonne volonté de faire la cuisine dans mon appartement vendredi. Je suis satisfait par cette pensée.
Avec délicatesse, Kurt déplace le Blackbird afin de le faire sortir de sa place. Des gens se sont rassemblés pour assister à la manœuvre. Je souris à certains enfants sur le quai. J'adore les enfants en fait. Kurt me lance brièvement un regard et me tire par le poignet jusqu'entre ses jambes. Il me montre du doigt les boutons et cadrans devant moi.
« Attrape le volant » me commande-t-il de sa voix de Dominant.
Je lui obéis.
« Bien mon capitaine ! » lançais-je en riant et en faisant un salut militaire.
Il pose ses longues mains pâles sur les miennes légèrement hâlées et nous dirigeons le catamaran hors du port. En très peu de temps, on ne distingue quasiment plus les terres mais seulement les eaux foncées et profondes.
Le vent est plus fort au large et donc le bateau bouge beaucoup plus.
Je souris bêtement quand je ressens la joie de Kurt. J'aime le voir ainsi. Ça me fait chaud au cœur. Le vent souffle encore plus fort et nous pousse.
« On doit hisser les voiles ! » s'exclame Kurt visiblement enjoué, « c'est à toi de prendre les commandes. Reste dans la même direction »
Pardon ?! Il est au courant que c'est la première fois que je me trouve dans cette situation ?
« Ne panique pas bébé. Tu gardes tes mains où elles sont, tu fixes l'horizon droit devant toi. Tu peux le faire, tout ce que tu fais, tu le réussis. Quand les voiles seront en place, le bateau va partir en avant d'un coup et tu vas devoir le stabiliser. Et quand je te ferai ce geste… »
Il baisse son pouce vers le sol.
« … tu remonteras ce levier pour couper le moteur. Tu vas y arriver ? »
« Y arriver, je ne sais pas mais j'ai compris »
Mon cœur palpite en moi, totalement paniqué et stressé. Putain mais je vais nous faire couler et, si on n'est pas mort, Kurt me tuera à mains nues.
Il me donne un bref baiser, quitte son fauteuil de capitaine et descend vers Jamie à l'extrémité du bateau. Ils déplient quelques voiles, démêlent des cordages et s'activent autour d'autres mécanismes. Tous les deux ont l'air de faire du bon travail. C'est vraiment bon de voir mon maniaque plein de bonheur et passionné au point qu'il soit détendu comme ça. Jamie a l'air d'être à l'aise avec lui. Ils sont sûrement amis. Kurt parait être solitaire et donc n'a pas beaucoup d'amis autour de lui. Bien sûr, je n'en ai pas une multitude moi non plus. Sur New York en ce moment, je n'ai personne pour être franc. Mes deux meilleurs amis se la coulent douce au Mexique.
Mon ventre se tord quand je pense à Sam et Zoé. Sam me manque énormément. Plus que Zoé puisqu'elle, je suis habitué qu'elle soit loin de moi. Mais Sam, eh bien, il est toujours dans le coin d'ordinaire. Sa bonne humeur est ce qui me manque le plus. Pourvu qu'il rentre quand son petit frère, Steve, arrivera.
Kurt et Jamie installent la voile qui se bombe instantanément quand le vent la rencontre. Tellement vite que le bateau fait un bond en avant et fonce. Je ressens sa puissance sous mes doigts.
Les deux hommes hissent une voile plus petite et j'admire le spectacle : elle glisse sur le mât et le vent l'emplit immédiatement.
« Tiens le cap bébé et remonte le levier » hurle Kurt essayant de se faire entendre et en me faisant le geste.
Sa voix me parvient tout juste mais j'acquiesce, fou de joie, alors que j'admire l'homme dont je suis amoureux, les cheveux mis dans tous les sens par le vent, joyeux en train de se battre avec une poulie.
Je monte le levier, le tremblement sous mes pieds s'arrête et le Blackbird s'envole enfin librement. J'aimerais sautiller sur place, taper dans mes mains, danser. Je crois que je n'ai jamais rien vécu d'aussi grisant. Bon si, le planeur c'était cool et… la salle de torture moderne était intense aussi. Ce catamaran est rapide. Je tiens bien fort le gouvernail. Je sens la présence de Kurt dans mon dos. Il replace ses mains sur les miennes.
« Tu en penses quoi alors ? » crie-t-il pour surmonter le brouhaha du vent et de l'eau.
« Kurt, Kurt… c'est époustouflant ! »
Il me sourit de toutes ses dents d'une façon éblouissante.
« Tu verras quand le spinnaker sera hissé ! »
Il me montre Jamie, d'un signe de main, qui s'active à installer une grande voile dorée superbe. On dirait la couleur du dessus de lit de la salle de torture.
« Plutôt belle couleur » m'époumonais-je.
Il me fait un sourire en coin pervers et sexy en plus d'un clin d'œil malicieux. Oh, il l'a fait exprès !
La voile dorée se bombe et prend une forme bizarre. Le Blackbird fonce à toute vitesse, touchant à peine la surface de l'eau.
« Il a cette forme pour pouvoir donner de la vitesse »
Kurt lit dans mes pensées. Je hoche la tête épaté et ne sachant que dire.
Un sourire niais est collé sur mon visage alors que nous filons droit vers l'océan Atlantique d'après Kurt. Je me tourne pour voir Bridgeport par réflexe mais je ne vois rien, étant trop loin.
C'est dingue de pensée que tout cette beauté se trouve a à peine une heure de New York. Ici, le paysage est calme, sauvage, pure : la nature à l'état brute. Alors que la Grosse Pomme est bruyante, ravagé par l'homme, polluée et densément peuplée. Je profite de cette accalmie marine.
« Tu sais à combien nous allons ? »
« Quinze nœuds »
« J'ignore ce que ça veut dire mais merci »
« C'est presque vingt-huit kilomètres heure »
« Seulement ? Je pensais qu'on allait beaucoup plus vite ! »
Il serre mes doigts en gloussant ?
« Tu es tellement beau Blaine. J'aime voir ton visage s'illuminer quand tu ris de cette façon si sincère et si innocente. Tu es sublime. Je te vois de la manière dont Sam t'a représenté dans ses tableaux »
Je tourne la tête pour pouvoir l'embrasser.
« Tu es excellent pour changer les idées d'un homme Kurt »
« Tes désirs seront toujours satisfaits Blaine »
Il caresse mes boucles à l'arrière de ma tête et dépose un baiser derrière mon oreille gauche. Une vague électrique part de ce petit contact et se répercute dans tout mon corps.
« Je veux te rendre heureux. Tous les jours comme aujourd'hui » me chuchote-il en m'enlaçant par derrière.
J'admire la mer devant nous et me demande ce que j'ai fait pour mériter un cadeau du ciel comme mon Kurt.
Ce bonheur est peut-être éphémère après tout. J'imagine qu'il va un jour avoir besoin de revenir à ses essentiels, à ses habitudes peu conventionnelles et que notre histoire d'amour naissante ne suffira plus. Je devrais accepter certaines choses.
Mais je décide de ne pas y penser pour l'instant. Je me laisse aller contre le corps de Kurt dans mon dos en fermant les yeux. Je réfléchirais à ça plus tard. Le moment est trop agréable pour le foutre en l'air avec ces réflexions.
OoOoOoOoOoO
Après une heure environ, l'ancre est jetée dans un petit coin tranquille mais vraiment beau. Jamie a quitté le bateau à l'aide d'un canot et il est sur la terre ferme désormais. J'ignore pourquoi il est parti mais quand Kurt me tire rapidement par la main jusqu'à sa chambre alors que Jamie vient juste de s'en aller, je me dis qu'il est derrière tout ça.
Il est devant moi. Je ne sais même pas s'il sait à quel point il est sexy. Il fait glisser ses longues mains habilement aux liens du gilet de sauvetage et les dénoue. Il le laisse tomber par terre. Ses yeux à présent grands et foncés se posent sur mon visage.
Il m'a à peine effleuré et pourtant, je suis en train de flancher. Ses doigts montent jusqu'à mes joues puis redescendent sur ma mâchoire, le long de mon cou et enfin sur ma poitrine. Ce petit toucher suffit pour se faire emballer mon cœur. Ses mains se stoppent quand elles arrivent au revers de mon pull.
« J'ai envie de voir ton corps » lâche-t-il à voix basse.
Il s'incline vers moi et m'embrasse tendrement sur ma bouche à peine ouverte. J'ai le souffle court. Je le veux. Je bande comme pas possible. Il est tellement beau, il est un appel à la débauche. Il suffit de le regarder pour s'en apercevoir. L'air autour de nous dans cette étroite pièce est chargé d'électricité. Même les mouvements du bateau sur l'eau arrivent à m'exciter.
« Enlève tes habits » me chuchote-t-il, le regard enflammé alors qu'il s'éloigne.
Je déglutis mais je lui obéis de bon cœur. Je garde mon regard verrouillé au sien. J'attrape le bas de mon pull et le remonte sensuellement sur mon torse. Je fais de même avec mon teeshirt. Je profite de ses yeux assombris et chauds sur moi. Putain, je me sens surpuissant. Je perçois son envie sur ses beaux traits mais aussi… beaucoup plus bas.
J'abandonne mes hauts sur le sol et je m'apprête à déboutonner mon jean quand il m'arrête.
« Attends » m'interrompt-il, « mets-toi sur le lit »
Je m'assois sur le matelas et, avec grâce, Kurt se met à genoux devant moi. Il enlève ma chaussure droite ainsi que ma chaussette puis il fait de même avec la gauche. Il prend ma cheville droite et amène mon pied vers ses lèvres et dépose un chapelet de baisers sur la plante. Je gigote. Ça m'excite mais ça me chatouille aussi. Il se redresse et tire sur mes mains afin que je me remette debout moi aussi.
« Tu peux reprendre » me souffle-t-il en faisant un pas en arrière pour me regarder.
Je déboutonne mon jean et le débraguette. Je passe mes doigts à l'intérieur et l'abaisse lentement jusqu'à mes pieds. La bouche de Kurt se retrousse légèrement mais son regard reste ardent.
J'ignore si c'est le fait qu'il ne m'ait pas baisé mais fait l'amour doucement et avec passion plus tôt ou si c'est le fait qu'il m'ait avoué ses sentiments mais je me sens bien. Je ne suis pas gêné. Je veux que ce bel être me trouve sensuel. Je veux qu'il voie à quel point je me sens sensuel avec lui. C'est vrai, je ne suis peut-être pas un expert dans l'art de la séduction mais je demande juste qu'il m'instruise. Je sais que lui n'est pas d'un naturel patient ou attentionné. On se retrouve sur un pied d'égalité ainsi. Enfin je pense.
J'ai seulement sur moi un boxer bleu foncé d'une grande marque et donc, d'un grand prix. Je passe par-dessus mon jean parterre et reste immobile devant lui en sous-vêtements. Pour une fois, je ne me sens pas inférieur à lui. Je lui appartiens.
Il glisse ses mains dans la courbe de mes reins, caresse doucement ma peau du bout des doigts avant de retirer mon boxer et de le faire descendre sur mes pieds. Je fais un pas en avant pour m'en libérer.
Je suis à présent totalement nu sous son regard et je ne ressens aucun malaise. Il est amoureux de moi. Il m'accepte comme je suis ce n'est donc pas la peine de dissimuler mon corps. Il ne parle pas. Il m'admire. Tout ce qui compte maintenant c'est son envie et même la vénération qu'il me porte. Il y a un petit truc en plus, un truc plus profond : il me contemple avec amour.
Il prend les pans ouverts de son cardigan et les fait passer par-dessus ses épaules. Il retire ensuite son teeshirt blanc. Les courbes de son buste apparaissent. Son regard bleu narquois ne m'a pas lâché une seconde. Il enlève ses chaussures et ses chaussettes et esquisse le geste pour s'occuper de son pantalon.
« Je vais le faire » dis-je dans un chuchotement en tendant le bras vers lui.
Sa bouche forme un O parfait avant de se transformer en sourire.
« Comme tu voudras »
Je m'approche de lui, passe les pouces dans les passants de son jean et l'attire vers moi pour qu'il soit plus proche. Il a l'air surpris par mon audace d'après le léger souffle qu'il laisse sortir. Il est quand même souriant. Je le déboutonne, défait la fermeture éclair lentement en laissant trainer mes doigts sur son sexe dur par-dessus son sous-vêtement. Il balance instinctivement ses hanches pour avoir plus de contact et clôt les paupières se délectant de cet effleurement.
« J'aime que tu prennes des initiatives Blainey, j'aime vraiment ça » me murmure-t-il.
Il encadre ma tête de ses mains et dépose ses lèvres sur les miennes pour un baiser langoureux. Je mets mes paumes délicatement sur sa taille contre sa peau nue froide.
« J'aime aussi » chuchotais-je en traçant des lignes avec mes doigts sur ses hanches.
Je fais bouger mes paumes vers son ventre et je fais courir mes doigts sous son nombril puis dans son boxer. Je caresse ses poils avant de prendre à pleine main sa verge.
Un grognement guttural sort de sa bouche. Sa respiration frappe mes joues. Il me donne à nouveau un baiser amoureux. Ma main le découvre, l'enserre, le branle tranquillement. Il m'entoure de ses bras. Sa main droite est dans mon dos et me tient et la deuxième est emmêlée dans mes boucles afin que mes lèvres restent collées aux siennes.
« Mon bébé, j'ai envie de toi » halète-t-il.
Il s'éloigne de moi sans prévenir pour ôter son pantalon et son boxer d'un geste brusque et efficace. Il est superbe. Il l'est autant habillé que nu. Sa belle peau blanche est nette. Il est magnifique. Seules ses horribles cicatrices roses abiment son torse.
« Tout va bien Blainey ? » me chuchote-t-il en effleurant ma pommette gauche de sa paume.
« O-Oui. Oui. Je veux que tu me fasses l'amour »
Il me serre contre lui, envahit ma bouche et fourre ses mains dans mes boucles. Nos langues se caressent sensuellement. Il me pousse doucement en arrière jusqu'à ce que l'intérieur de mes genoux rencontre le lit. Il m'entraine délicatement avec lui sur le matelas. Il m'allonge dessus et caresse mon cou de son nez alors que mes mains s'entortillent dans ses cheveux.
« Tu sens tellement bon Blainey. Tu es enivrant, tentateur, délicieux »
Comme d'habitude, ses paroles glissent sur moi avec chaleur et allument mon corps, mettant toutes mes cellules au grade à vous. Il fait courir son nez dans le creux de ma gorge et sur mon torse en y déposant des baisers avec adoration.
« Tu es magnifique, si magnifique » me murmure-t-il.
Il prend un téton dans sa bouche et le mordille. Je lâche un petit cri et je jette mon bassin en avant par réflexe.
« Crie pour moi mon bébé »
Ses doigts descendent sur mon ventre, sur mes hanches et sur mon sexe. Il me touche à peine mais je gémis fortement. Il caresse mon érection et suce mon téton. Il me vénère. Il lâche mon membre et glisse un doigt entre mes fesses avant de me pénétrer avec. Je geins et je balance mon bassin contre sa main. Il en rajoute un deuxième et m'étend tout en torturant toujours mes boutons de chair.
Il retire ses doigts, place ses mains sur mes hanches et se rapproche de moi, entrechoquant nos érections. Je lâche un souffle bruyant et lui, sourit contre ma poitrine. Il m'attire ensuite sur lui et je le surplombe, mes genoux dans le matelas de part et d'autre de son corps. Il me donne un préservatif.
Je me baisse un peu, prends son sexe dans ma main. La tentation est trop grande alors je m'incline, suçote son gland avant de le prendre tout entier dans ma bouche. J'accentue le contact de ma langue sur les veines de son érection avant de le sucer plus franchement. Il lâche un profond gémissement et appuie sur ma tête pour qu'il s'enfonce plus loin.
Putain, il est délicieux. Je veux qu'il me prenne. Je me redresse pour l'admirer : il est essoufflé, ses pupilles sont dilatées et il me fixe avec envie.
D'un mouvement rapide, je craque l'emballage de la capote et la place sur sa verge. Il prend mes mains. J'en libère une, aligne mon entrée à son sexe et je m'empale doucement sur lui.
Un long gémissement passe ses lèvres et il ferme les yeux.
C'est tellement bon de sentir sa longueur en moi qui me comble et m'agrandit. C'est exquis. Je crie. Il enroule ma taille de ses mains et me fait descendre alors qu'il monte les hanches et remonter alors qu'il les abaisse. Putain c'est parfait.
« Mon bébé » chuchote-t-il.
Il s'assoit brusquement et colle son front au mien. Il semble dix fois plus épais comme ça et il excite chaque parcelle de mon intimité. J'halète et enroule mes bras à son cou. Lui encadre mon visage de ses paumes et verrouilles ses yeux bleus brûlants emplis d'envie aux miens.
« Mon Blainey, qu'est-ce que tu me fais ? » murmure-t-il.
Il revendique ma bouche avec une passion et un empressement torrides.
Je l'embrasse de la même façon avec la même ardeur. La sensation de plénitude de le sentir en moi m'enivre.
« J-Je t'aime Kurt » soufflais-je.
Il geint comme s'il souffrait. Il me retourne sans sortir de moi et je me trouve désormais plaqué sur le matelas, son superbe corps sur le mien et mes jambes encerclant son bassin.
Il m'admire avec dévotion et vénération comme s'il était ébloui. Je suis à peu près sûr que je fais la même tête que lui. Je pose mes mains sur ses joues pour pouvoir toucher ce sublime visage que j'aime tant. Avec douceur et lenteur, il entame les mouvements pour sortir et entrer en moi, les paupières closes.
Il n'y a aucun bruit autour de nous. Seuls nos gémissements et nos respirations haletantes brisent ce silence. Il effectue de longs et tendres va-et-vient réguliers en moi. C'est délicieux. Il met ses bras de chaque côté de ma tête. Une main dans mes boucles et la seconde contre ma joue qu'il caresse de son pouce alors qu'il pose ses lèvres sur les miennes.
Il me fait tendrement l'amour. Je me sens bien sous son corps. Il bouge à l'intérieur de moi calmement, s'occupant de chacun de mes nerfs. Je le caresse là où je sais que je peux : ses bras, son visage, ses cheveux, le bas de son dos.
Je me cambre sous lui quand il frappe ma prostate avec lenteur et avec la pression parfaite. Il reprend le même angle encore et encore. Mon souffle devient plus erratique et mon estomac se serre sous une langue de chaleur et de désir. Il dépose des baisers partout où il peut et vient mordiller le point sensible sous mon oreille. Je sens contre mon cou sa respiration se saccader à chaque fois qu'il s'enfonce en moi.
Mes testicules se serrent, mes membres tremblent et mes orteils se crispent. Oh oui, ça vient, ça vient.
« J-Je suis tellement p-proche, t-tellement proche K-Kurt'
« Oui, oui je sais mon bébé. Jouis pour moi. Je t'en prie Blainey » me murmure-t-il.
Ses mots me font basculer.
« KURT ! » hurlais-je.
Mes chairs resserrent l'étau sur son érection pulsante.
Kurt crie.
Nous nous libérons en même temps.
Voilà pour ce modeste chapitre :)
J'espère qu'il vous aura plu. N'hésitez pas à me donner votre avis dans une review :)
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Bisous bisous :)
Je tiens a vous prévenir à l'avance. Je posterai la semaine prochaine mais il y aura une pause de deux semaines dans les publis après. Je reposterai le 9 janvier. Voilà. Il y a les fête de fin d'année et j'ai besoin de repos aussi car Nuances me prend beaucoup de temps.
Donc à la semaine prochaine mes chéris.
Cindy :)
